Articles ‘Ce qu’on veut nous faire avaler : les OGM et le reste’

Pesticide, mon amour

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Il y en a partout et pour tout le monde… Ils agrémentent l’air comme on respire.
Campagne, ville, personne n’est épargné. Et toujours pas de législation en vue…

 

Les « phytosanitaires » nous montent au nez
Que les pesticides aient un nom qui fait du bien (phytosanitaire veut dire qui soigne les plantes), ça ne leurre plus grand monde. Qu’ils soient cancérigènes, ça fait un moment que ça nous gène.
Parce que vu que le bio n’est pas subventionné, ça fait encore une bonne majorité des fruits et légumes produits, et par extension une bonne partie de l’alimentation proposée, en magasin, au restaurant, dans les cantines, qui est viciée.
Mais là où le bât blesse et où la moutarde nous monte au nez, c’est quand on constate que les pesticides… on les respire aussi !

 

Polluer au nez et à la barbe des citoyens
Présents aussi bien en ville qu’à la campagne, ils se font la part belle de notre air… Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère chargée de particules ?
Eh bien oui, il faut s’y faire : on en prend pour notre grade, parce qu’aucune loi n’existe sur le sujet !
En plus des sols, des nappes phréatiques et des rivières, pour polluer l’air aussi, les industriels ont le champ libre.

 

Les rois du pied de nez
Car nos hommes politiques s’empressent d’enterrer les volontés citoyennes en matière de biodiversité : pêche profonde ? Le chalutage n’est pas interdit à cause d’un groupe de pression qui représente pourtant trois péquins… Les néonicotinoïdes, dont rien que le nom tue les abeilles ? Ils devaient être interdits en janvier 2017, puis 2018, puis le Sénat refuse à nouveau leur suspension. Notre-Dame-des-Landes ? On y va, on bétonne. Et il n’y aura pas de taxe sur l’huile de palme…
J’en passe et des meilleures.

En fait, les hommes politiques enterrent les volontés citoyennes dans tous les domaines.
Poids des lobbys, des casseroles et des accusations de viol, et quid du 49.3 ? Le lien entre tout ça semble bien être le passage en force. L’attrait du pouvoir à tout prix et n’importe comment.
Dans ce contexte, on ne voit pas bien, effectivement, comment trouver le temps de légiférer sur la qualité de l’air.
La démocratie suffoque et nous aussi !

 

Garder la tête hors de l’eau ?
Pourtant, un peu d’espoir dans ce marasme…
Dans le cadre du nouveau Plan National Santé-Environnement 2015-2019, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a été saisie sur ce sujet.
Et les récentes recommandations de la Cour des Comptes préconisent de confier cette surveillance aux Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) comme Airparif, qui travaillent sur ces questions depuis de nombreuses années.

Mickey 3D chantait : « Il faut que tu respire, et c’est rien de le dire. Tu ne vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire… »

Eh bien, moi je dis que les pompons (qui s’agitent partout et disent l’exaspération citoyenne) valent mieux que leurs (mauvaises) raisons (de ne rien faire) !

Et que, malgré tout, il faut garder le sourire pour garder le moral. Ou l’inverse.

 

Source : Airparif

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Ma chronique dans CO2 mon amour, sur France Inter… chocolatée !

J’ai fait, sur France Inter, dans l’émission CO2 mon amour, de Denis Cheissoux,  une chronique de « testeuse »… chocolatée ! (émission du 23/04/2016)

 

Complément (d’info) alimentaire
Le chocolatier de quartier dont il est question, où la vendeuse a été ouverte au dialogue et semble prête à faire progresser l’échoppe dans le sens voulu par les consommateurs, s’appelle Passion chocolat et est situé au 122, avenue Simon Bolivar, Paris 19e.

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Leurs produits sont très bons, je les connais, et, comme la dame l’a précisé, contiennent très très peu de lécithine de soja.
De toute façon, n’hésitez pas à poser des questions, c’est comme cela qu’on crée l’échange.

 

Aveyron bien qui verront les premiers
Evidemment, si les chocolatiers travaillent en 100% pur beurre de cacao et en bio, c’est la fête !
Pour les Aveyronnais, je vous transmets un mot que Coralie a adressé à l’émission à la suite de la chronique :

« Je suis chocolatière BIO dans l’Aveyron. Je ne cuisine que du chocolat bio et commerce équitable. Mes ganaches sont uniquement cuisinées avec des intrans sans matières animales (crèmes végétales… ).
J’explique à mes clients que la lécithine de soja (qu’il y a dans les autres chocolats du commerce) est un simple volumateur. De plus c’est le plus courant allergène rencontré par les allergiques au chocolat. Donc chez moi ils peuvent à nouveau se régaler. Et découvrir que le chocolat sans toutes ces cochoncetées est un VRAI régal!
Et pour info nous sommes maraichers bio. Vous trouverez plus d’infos sur ma page Facebook « LesBIO12« . « Chocolat d’Alcas »

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Parce que le chocolat le vaut bien
Je signale aussi qu’on peut trouver, par exemple dans certaines Biocoop, des tablettes ou assortiments de la marque La table de Cana, chocolats issus de l’atelier solidaire de Gennevilliers, qui travaille avec des personnes en réinsertion.
Ils font traiteur aussi, avec la possibilité d’avoir des buffets « tout chocolat »… Moi, je dis ça, je ne dis rien ! (mais quand même, ça fait un peu rêver)

Enfin, sachez que les tablettes bio vendues en magasin bio et même en supermarché (marque Altereco par exemple) sont souvent aussi équitables, et exemptes de lécithine de soja.
Cela ne dispense pas de lire les « éthiquettes »…

Voilà, bonne dégustation !

 

article complété le 04/05/2016

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Paul François et les autres

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Ici…
Le 23 mai, des milliers de personnes marchaient contre Monsanto en France, dont 6000 à Paris, selon le Collectif Les Engraineurs. Pour dire non. Et oui aussi.
Non à l’agriculture intensive, aux produits chimiques systématiques, à la destruction de la biodiversité pour l’engraissement des multinationales cyniques, Monsanto et consors.
Et oui à un meilleur sort pour tous, au bio généralisé, à un futur sain, de terre et d’esprit.

 

…là-bas…
A Ouagadougou aussi, ce jour-là, un millier de personnes s’est exprimé contre les OGM, déjà largement utilisés dans tout le pays. Là-bas, les agriculteurs ont pu constater directement qu’en semant ces graines trafiquées génétiquement, ils semaient en même temps la stérilité des sols et la désolation.

Rendements à la baisse au fur et à mesure des plantations de semences, qu’il faut racheter d’une année sur l’autre à prix coûtant car elles sont brevetées par Monsanto. Mais aussi baisse de qualité du coton, passé de moyen-haut de gamme à bas de gamme… Les paysans y voient clair maintenant : ils veulent le retour aux semences traditionnelles !

Et un moratoire de dix ans sur les OGM, le temps d’étudier l’impact réel sur leurs sols et cultures…
Ce à quoi Monsanto répond quoi ? Que les paysans ne sont pas bien formés et n’ont pas bien usé des produits chimiques !! Evidemment, ce n’est pas la mauvaise foi qui les tuera, sinon ce serait déjà fait.

 

Et après ?
Et à nouveau chez nous, à Lyon, le céréalier Paul François a eu jeudi 28 mai son audience de deuxième instance, sur appel de Monsanto suite au verdict de 2012. Celui-ci jugeait la société « responsable » de l’intoxication en 2004 du demandeur par l’herbicide Lasso, et condamnait la firme à « indemniser entièrement » la victime pour le préjudice subi.

En effet, en avril 2004, Paul François, avait inhalé par accident des vapeurs de Lasso en ouvrant la cuve d’un pulvérisateur. Cela lui avait causé nausées et troubles divers, le conduisant à suspendre son activité pendant un an. Puis, des analyses faites en 2005 révélaient la trace de monochlorobenzène dans son organisme.
Késako ? Un solvant toxique, principal composant du Lasso dont la présence ne figurait que sur l’étiquette arrière. Et le tribunal de relever que rien n’était « mentionné concernant les risques liés à l’inhalation du produit ou la nécessité de porter un appareil de protection respiratoire ».

Ailleurs, la dangerosité du Lasso a été établie dès les années 1980, conduisant à son interdiction au Canada, en Grande-Bretagne et en Belgique. En France, on a attendu 2007, mais si l’on croit les scandales du Mediator et autres pilules seconde génération, on n’est pas franchement les champions de la rapidité.

Et Monsanto, là encore, de nier l’évidence et de déclarer que rien ne prouve la corrélation entre l’intoxication et son produit, et ce malgré… 150 preuves apportées au dossier par le concerné !

Alors, quid du verdict qui sera rendu le 10 septembre ?

En attendant que la justice persiste dans son analyse de première instance, la voix des citoyens devient plus forte chaque jour contre le cynisme et la chronique d’une mort annoncée.

Monsanto and co, no passaran !

 

© Collectif Les engraineurs

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OGM : ne soyons pas naïfs !

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Au menu : petit éclairage sur la nouvelle directive européenne concernant les OGM, adoptée le 13 janvier… Bon appétit !

 

Entrée : une vieille directive foireuse
Nouvelle directive ? Mais je ne connaissais même pas l’ancienne, me direz-vous.
Eh bien ces 15 dernières années la directive 2001/18 donnait pouvoir à la Commission européenne pour décider si un OGM pouvait être cultivé en Europe ou non. Les Etats n’avaient leur mot à dire que dans une certaine mesure, puisque pour invalider le choix de la Commission, les  CONTRE doivent représenter au moins 55 % des États et regrouper au moins 62% de la population de l’Union Européenne, selon une loi bien bureaucratique… et contre tout bon-sens démocratique.
D’autant que la Commission n’est pas élue par les citoyens, rappelons-le.

Ainsi 5 OGM ont obtenu une autorisation de culture dans l’UE, mais les maïs BT176 et T25, et la pomme de terre Amflora ont été abandonnés. Seul était cultivé jusque-là le maïs MON810 de Monsanto, qui a demandé le renouvellement de son autorisation.

Et en février 2014 est arrivé ce qui devait arriver.
Le maïs TC1507 de Pioneer a été autorisé alors que seuls 5 Etats y étaient favorables et 19 (dont la France) NON !
4 abstinents ont fait figure de mauvais élèves, aidant la balance à pencher du côté des pour.
Les Etats contre représentaient bien 55% des Etats membres, mais « que » 52,64% de la population…

5 Etats imposent donc leur choix à 19 contre et 4 « sans opinion »… et à 500 millions de personnes !

Pour le maïs MON810, les Etats avaient réussi à faire valoir bon an mal an (et moyennant quelques rebondissements pour la France) des moratoires, interdisant la culture sur leur territoire.
Impossible pourtant d’interdire la commercialisation du produit fini, qui envahit les assiettes, via les granulés des élevages et la lécithine de soja ou de colza utilisée à gogo dans l’agro-alimentaire.

Alors face à ce charivari législatif communautaire, on peut penser la nouvelle directive mieux adaptée… Que nenni !

 

Plat principal : une nouvelle directive hypocrite
Il faut rester conscient que la Commission est à la botte des lobbys et des multinationales et ne fait pas grand-chose pour aller dans le sens des citoyens. D’ailleurs, elle n’est pas élue par eux, contrairement au Parlement.
Ainsi, les négociations du TAFTA ont commencé dans le plus grand secret, avant qu’elles ne soient dénoncées par un certain nombre d’associations et d’ONG.
Et ce que la nouvelle directive permet, c’est ni plus ni moins, ce que ce traité voudrait étendre à toutes les marchandises : la possibilité pour les grosses entreprises de contester le refus d’un Etat de commercialiser leurs produits.
Où ça ? Potentiellement devant des instances d’arbitrage commerciales qui sortent du champ de compétence des cours traditionnelles… soit des tribunaux à la solde des multinationales, qui possèdent déjà les experts qui font référence en terme de risque sanitaire.

Donc en clair : la nouvelle directive dit que la Commission continue à décider (et à dire oui aux OGM), mais que chaque Etat peut dire non. Waouh, super ! Ben non, puisque si l’Etat dit non, c’est là que la multinationale directement négcocier avec lui, et l’amener devant des tribunaux mal définis.

Evidemment, il est présenté dans les communiqués officiels que la nouvelle directive est plus respectueuse du pouvoir national, mais c’est une façon de tourner les choses. De les retourner, même.

 

Fromage ET dessert : stop au cynisme !
Sur le sol européen, les OGM sont pour l’instant majoritairement cultivés en Espagne, mais aussi au Portugal, en République Tchèque, en Roumanie et en Slovaquie. Ce n’est pas beaucoup, même si, encore une fois, l’Europe est déjà massivement importatrice de produits finis.
Mais c’est justement parce que les citoyens ne sont pas d’accord avec la culture OGM et que l’Europe résiste que les multinationales veulent forcer les barrières.

Il faut donc suivre de très près ce qui se passe et signer dés que possible les pétitions qui sont porteuses de signatures dans le cadre législatif européen, car elles ont un poids réel. Il faut demander une meilleure évaluation indépendante des risques, comme l’étude de Gilles-Eric Séralini, ou même cette étude égyptienne faite récemment.
Il faut aussi surtout continuer à informer autour de nous, car le meilleur ami des profiteurs et vendeurs de m…, c’est l’opacité !

A bon éclaireur, allume ta bougie car la lumière est (forcément) au bout du tunnel.

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TAFTA : comment on risque de se faire ensemencer…

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TAFTA ? Tafetas ? Du taf, t’as ? Non, TAFTA : Transatlantic Free Trade Area, un charmant traité qui prévoit de libéraliser encore plus les échanges entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire en fait de donner le pouvoir aux multinationales d’attaquer les Etats qui se refuseraient à vendre leurs produits, OGM en tête…

Le TAFTA, c’est le petit-frère de l’ALENA. Et ALENA n’est pas une starlette éphémère de téléréalité aux gros seins… c’est l’Accord de Libre-Echange Nord-Américain aux gros sous, signé entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis et entré en vigueur en 1994…

Rappel des faits pour ceux qui n’ont pas suivi et qui sont loin d’être les seuls… merci, les médias !

 

L’ALENA, le mal-nommé
Promu comme le nouvel Eden économique, le marché de « libre-échange » du futur entre ‘des pays riches’ (les Etats-Unis et le Canada) et un pays ‘sous-développé’ (le Mexique)… l’ALENA a en fait aujourd’hui des effets désastreux.

Comme l’a dit Laura Carlsen à Marie-Monique Robin : « il n’y a rien de “libre” dans l’“échange” de l’ALENA. Le marché agro-alimentaire, principal enjeu du traité, est dominé en Amérique du Nord par une poignée de multinationales qui contrôlent toute la chaîne. Leur objectif n’est pas de produire des aliments pour nourrir les gens, mais de faire le maximum de profit. Le terme “accord” est aussi trompeur : l’ALENA a été négocié directement par les gouvernements avec les multinationales. »

La suite ? Producteurs et paysans mexicains ont vu le cours du maïs s’écrouler, les OGM américains s’imposer comme référence et contaminer leurs champs (ce processus ayant été entamé bien avant), bref, même ceux qui produisent de la nourriture commencent à avoir faim !

En clair, l’ALENA, c’est gagnant-gagnant… pour les multinationales ! Et pour les citoyens, la liberté de produire et de consommer, c’est perdant-perdant.

 

Le TAFTA dans les tuyaux…

Et évidemment  qui amasse des masses veut toujours plus, alors on lorgne… sur l’Europe !

Là où des Etats peuvent encore faire valoir des moratoires pour éviter la culture d’OGM au nom du principe de précaution, suivant les études qui en montrent la dangerosité ; là où prime (encore) une diversité culturelle et alimentaire ; là où les différences peuvent (encore) s’appréhender dans la positivité… même si « appréhender » est de plus en plus pris au pied de la lettre, et que chacun est le Rom de l’autre.

Et pour faire au plus court, le TAFTA, ainsi qu’un autre traité du même acabit entre l’UE et le Canada, sont négociés dans le plus grand secret, entre les multinationales et les institutions européennes, histoire de se superposer aux Etats… de quoi nous mettre, nous citoyens, dans tous nos états car notre représentativité est tout simplement bafouée ! Les négociations doivent aboutir en 2015, donc il nous reste un peu de temps…

Alors pour faire court, disons que le TAFTA, c’est clair, on n’en veut pas, et que NON, le TAFTA ne passera pas.

Et pour faire cours, qui caftera sur TAFTA, un bon pas fera, car quand l’info manque, il faut la faire circuler, coûte que coûte.

Et pour faire rivière au long cours, soyons plusieurs gouttes d’eau, passons le mot, soyons fous, soyons beaucoup !

 

Pétition à signer d’urgence contre le TAFTA ici, l’objectif étant d’atteindre le million car il s’agit d’une pétition européenne, donc ayant une réelle valeur de contre-pouvoir. Cela avait été le cas pour les OGM, le million de signatures récoltées avait permis d’étendre les moratoires sur la culture des maïs OGM en Europe… même si le combat continue, puisque, écartés d’un côté, les OGM reviennent de l’autre, via les négociations en cours…

Il faut courir signer, je vous dis !

 

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OGM : la loi des séries

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Voici en exclusivité, cinq épisodes d’un coup de la série OGM, les feux de l’amour et de la haine. Les grands feux, même, car on oscille entre autorisation et destruction. Et l’équilibre est sur le fil du rasoir. Piqûre de rappel.

 

* avril. Du maïs contaminé OGM en France
Greenpeace dénonce la présence de six OGM différents dans des semences de maïs “certifiées sans OGM”. Le ministre de l’environnement s’en inquiète et décide de faire enquêter la DGCCRF, la direction générale de la répression des fraudes…

 

* 5 mai. La France interdit les OGM
Pendant ce temps-là, la FNSEA, dans le rôle du sombre conspirateur à la botte des multinationales, saisit le Conseil d’Etat par la voie de sa branche maïs (L’Association générale des producteurs de maïs). Objet : demander la suspension de l’arrêté qui interdit la culture et la commercialisation du maïs OGM MON810. Motif : l’urgence et le fond de la mesure.

Le Conseil d’Etat délibère… en faveur du maintien de l’arrêté ! Il considère qu’il n’y a aucune urgence démontrée, au regard de la situation de la branche maïs en France. Ouf ! Mais la situation n’est pas arrêtée… en effet, les requérants déposent un recours.

Tout se solde quelques heures plus tard, au Sénat. La seconde Assemblée adopte à 172 voix contre 147 la proposition de loi interdisant la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié… Une loi interdisant tous les maïs OGM : plus fort qu’un arrêté. La contamination d’avril a sûrement aidé à la prise de décision.
C’est une victoire en France. Cocorico !

Seulement, c’est sans compter les 81 sénateurs UMP, qui dans le rôle des corrompus, saisissent le Conseil constitutionnel, jugeant que la primauté du droit communautaire n’est pas respectée. En effet, l’Europe autorise la culture de maïs transgéniques interdits en France. Et s’apprête à tolérer de nouvelles variétés.
Pour sortir la France de l’illégalité sans être obligés de subir les OGM, il faut donc faire changer les règles au niveau de l’Europe ! Tantantan…

 

* 11 juin. L’Europe assouplit les règles sur les OGM
C’est là que ça se complique. Car l’Europe est une grosse puissance où se jouent de sombres batailles d’influence. Et il semble que la balance penche du côté des multinationales, avec les tractations pour le TAFTA
Même si la force des citoyens commencent à se faire entendre, portée par des collectifs et quelques politiques.

Et le 11 juin, la directive, examinée par le Conseil des ministres de l’environnement, propose de rendre les Etats plus autonomes en ce qui concerne la culture de plantes transgéniques. Ce qui, selon l’orientation prise, peut être une très bonne ou une très mauvaise chose.

En effet, que chaque Etat puisse décider paraît sain et, somme toute, logique.
Sauf que, comme le souligne Corinne Lepage, «le texte du Conseil ne donne aucune base juridique solide pour réellement interdire la culture d’OGM et confère un poids exorbitant aux compagnies de biotechnologie dans le processus de décision», leur ouvrant la porte à d’éventuels recours… ce qui rejoint la volonté du TAFTA, de rendre clairement les multinationales plus fortes que les Etats, plus fortes que la justice ! Oups…

 

* 24 juin. L’étude de Séralini republiée
Au même moment… Rebondissement. Est republiée l’étude controversée qui montre que les OGM sont dangereux à long terme sur le métabolisme des rats, qui contractent des tumeurs pas franchement bénignes. Face aux lobbys des pro-OGM déclarant que l’étude avait des failles de procédure, celle-ci avait été dépubliée.

Rappelons juste que les études menées par les vendeurs d’OGM le sont par des scientifiques payés par eux, qui ne se donnent pas la peine d’étudier les effets sur des périodes aussi longues que celles du Pr Séralini. A qui on a reproché d’utiliser telle espèce de rats… utilisée pourtant dans les études des vendeurs d’OGM. Bref, tout ceci se déroulait dans un épisode précédent, que je vous invite à revoir si vous n’avez pas suivi.

Petit pied de nez aux loueurs de transparence, dont les pères ne sont pourtant pas vitriers, l’étude est republiée chez Environmental Sciences Europe (groupe Springer), revue qui fonctionne en “open source”. Ce qui permet de consulter toutes les données citées. Que les vendeurs d’OGM en fassent autant avec les leurs !
On risque surtout de rire… Jaune. Jaune maïs.

 

* juillet. Destruction des champs de maïs OGM contaminés
Après un travail d’investigation, la DGCCRF a effectivement identifié 168 hectares de maïs potentiellement contaminés en régions Aquitaine et Poitou-Charentes.
Les agriculteurs concernés ont détruits eux-mêmes les maïs avant la floraison pour éviter le risque de contamination. Ils ont été dédommagées par le distributeur auprès duquel ils s’étaient procurés ces semences. Qui étaient certifiées sans OGM.

La DGCCRF suit pourtant un plan de contrôle. Qui a pourtant été contourné. La France va-t-elle le renforcer ? Et va-t-elle faire poids auprès de l’Europe pour faire pencher la balance de l’autre côté… notre côté, celui des citoyens ? Suspens.

 

La suite s’écrit, jour après jour. Les pressions font rage. La plupart des gens et des politiques dorment ou se laissent endormir…
Pas tous non plus. Wake up !

Pour interpeler les marques de l’agro-alimentaire, afin qu’elles n’utilisent pas d’OGM dans la fabrication de leurs produits, c’est par ici.

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Encore trois jours pour soutenir la viticulture bio

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Encore une histoire de fous… de gens qui marchent sur la tête ! Mais n’est pas le fou celui qu’on croit…

 

Le fou du roi
Branle-bas de combat à la préfecture de Côte d’Or : parce qu’on craint, peut-être, une invasion de cicadelles dans les vignes, le préfet fait passer un arrêté radical… Il s’agit de traiter chimiquement les vignes pour éviter une épidémie de flavescence dorée, maladie mortelle et contagieuse pour la vigne.
Les dorures du palais ont fait tourné la tête du fou du roi qui n’a aucune idée de ce qu’est concrètement l’agriculture sur le terrain. Ou comment par une mesure à la con, on arrête radicalement l’intelligence.

 

The fool on the hill
Car c’est là que le deuxième fou de l’histoire entre en scène. Un fou, oui, mais de nature. Il s’appelle Emmanuel Giboulot et en a dans le ciboulot. Il est viticulteur bio et est à la fois dans le pragmatisme et la rêverie. La rêverie d’un monde qui aille dans le sens de sa marche, c’est-à-dire que face à cette obligation de traiter ses vignes, il choisit une méthode naturelle, car, cela tombe bien, il en existe… et plein encore !
Ainsi, se dit-il, les abeilles pourront continuer à voler et polliniser, au lieu de tomber raides mortes, tuées par les pesticides. Car « The fool on the hill, Sees the sun going down, And the eyes in his head, See the world spinning ’round »

 

Fou à lier
Cependant pour les autorités, ç’en est trop. Etre plus intelligent qu’eux et trouver des solutions naturelles à des injonctions qui ne le sont pas, ce n’est pas acceptable. C’est ce que dit l’inspecteur zélé de la direction régionale de l’Agriculture à Emmanuel Giboulot, alors qu’il visite ses terres, sans y avoir été invité, évidemment.
Parce qu’il n’y a pas de trace de pesticides, M. Giboulot va être poursuivi… et risque la prison ! C’est à se demander qui est fou à lier dans l’histoire… seulement celui qui risque de l’être physiquement n’a pas beaucoup de recours.

 

Fous de bassan
C’est là qu’il faut nous faire entendre, nous les fous de bassan, oiseaux grégaires qui n’hésitent pas à plonger bien profond pour se nourrir quand cela est nécessaire. Bassement pragamatiques ou fortement rêveurs, comme Emmanuel Giboulot, nous voulons un monde meilleur, un monde où les institutions soient au service du peuple, de sa santé, de ses intérêts et de ceux de son environnement, un monde où la justice… soit juste ! Waouh, effectivement, ce n’est pas gagné.

Concrètement, le procès, c’est lundi, et Emmanuel Giboulot risque jusqu’à six mois de prison et 30 000 euros d’amende. Plus il aura de témoignages de soutien, plus il aura de chance de faire valoir sa voix… et les nôtres !
Ce sont les multinationales pollueuses et peu scrupuleuses de santé qui devraient se faire juger !
L’Institut de Protection de la Santé Naturelle porte donc un texte à signer ici.

 

Il n’y a rien à perdre à exprimer son opinion, son opi-non ! Plutôt tout à gagner… pour espérer, peut-être, pouvoir être fous de joie.

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Quand on trouve les chercheurs…

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C’est une initiative nouvelle et pour le moins salutaire, même si, bien sûr, d’aucuns argueront que c’est une tempête dans un verre d’eau, préférant disserter sur les genres et autres fumeuses balivernes consternantes.
Et pendant ce temps-là, comme on dit… le monde continue de tourner, certes, mais toujours un peu à l’envers.

 

Il était une fois…
Alors voilà une histoire de chercheurs qui en dit long sur notre société et ses penchants. Et qui a le mérite de faire quelques vagues dans le milieu de la recherche publique.

Tout commence par la demande à l’INRA d’un rapport sur l’agriculture biologique commandé par le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective (CGSP), institution rattachée au Premier ministre. Réalisé sous la direction du directeur scientifique agriculture de l’institut le rapport est rendu en octobre 2013 et a valeur de synthèse scientifique… ce que contestent justement 119 scientifiques, du CNRS, de l’INSERM… et de l’INRA !

 

Les 119 parlent d’une seule voix
Dans ce document rédigé collectivement, des agronomes, géographes, économistes, sociologues, généticiens ou encore chercheurs en cancérologie reconnus, dénoncent les approximations du rapport qui compare par exemple cultures biologiques sans et avec herbicides… quand on sait que le béaba du bio, c’est de faire sans pesticides, quels qu’ils soient, c’est assez édifiant. Cela va même plus loin, puisque le rapport va jusqu’à conseiller l’utilisation de pesticides dans l’agriculture bio pour en augmenter les rendements !

En mettant « bêtement » en balance agriculture conventionnelle et biologique sur la base des rendements sans tenir compte des spécificités propres à chacune, le rapport omet évidemment de mentionner les impacts positifs de la non utilisation de pesticides sur la santé et l’environnement… alors que les études fourmillent, qui prouvent le contraire.
Les chercheurs contestataires soulignent encore que les ouvrages cités en référence au rapport sont ceux de climato-sceptiques, hic, et que la méthodologie générale est douteuse.

 

Plutôt deux fois qu’une
La direction de l’INRA, qui n’avait pas souhaité répondre à ces chercheurs, a fini par dire son mot suite à la parution de l’article de Reporterre. Et sa réponse compte cinquante pages, là où la lettre commune des chercheurs en comptait dix : cinq fois plus, ouais ! Est-ce que la bataille se joue aux billes ? Non, on est bien à l’INRA. Et INRA bien qui INRA le dernier car le directeur de l’institut refuse de retirer le rapport incriminé et se réjouit du débat engendré.

Sauf que entre temps l’affaire a été reprise par certains députés qui demandent, en phase avec les chercheurs, au Ministre de l’Agriculture de commander un nouveau rapport sur le même thème, rédigé par un collectif.

 

Sera-t-il une fois ?
On espère fortement qu’ils seront entendus car ces querelles de gros sous deviennent fatigantes… derrière les défenseurs de l’agriculture intensive, ce sont toujours les mêmes enjeux et les mêmes multinationales représentés, toujours le même système qui se mort la queue et qu’on a trop peur de changer… alors on tergiverse, on tergiverse.

 

Mais à force de couper les cheveux en quatre, on peut aussi se retrouver sans poil sur le caillou !

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Débiles profonds

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C’est l’histoire d’une pêche absurde en eaux profondes… et d’une pétition de consommateurs pas cons qui voudraient changer la donne ou plutôt la prise… puis d’un vote mal orienté qui ne va pas dans le bon sens mais qui aurait voulu y aller… de quoi donner un peu le tournis et le mal de mer, en somme.
C’est l’histoire du chalutage profond… profondément débile !

Greenpeace et Bloom : comme une fleur pour ouvrir les esprits
Tout a commencé en 2011, quand Greenpeace et Bloom donnaient l’alerte contre le chalutage, pêche stupide et néanmoins subventionnée, pratiquée en Atlantique (ainsi qu’en Afrique de l’Ouest, mais on en parle moins) et menaçant les ressources des fonds marins.
Le principe du chalut, qui peut être aussi large qu’un terrain de football et aussi haute qu’un immeuble de trois étages est de racler, grâce à des rouleaux qui font avancer ce filet, le fond de l’eau et de ramasser tout ce qui s’y trouve, coraux, poissons, coquillages, pour ne garder au final que quelques malheureux poissons et rejeter tout le reste cul par dessus bord… mort.
Aussi terrifiant que les Dents de la mer, aussi débile que Piège en haute mer… sauf que Steven Seagal est loin et que les innocents ne sont pas sauvés à la fin !

BD virale vs pirates des profondeurs : la rançon de Pénélope 
En juillet 2012 déjà la Commission Européenne reconnaissait cette technique comme dangereuse pour l’équilibre des fonds marins et en envisageait l’interdiction… d’ici deux ans (nous y sommes) et à condition de voter la réglementation afférente (nous y étions presque).
C’est donc en vue du vote du Parlement européen du 10 décembre que Bloom a lancé une pétition citoyenne pour faire peser l’avis de l’opinion.

Et Pénélope Baggieu a eu la bonne idée de récapituler l’histoire en BD pour la rendre accessible et absurdement marrante… ce qui a provoqué un buzz monumental et augmenté les signatures en conséquence !
Preuve s’il en faut que l’humour permet de dire des choses ! (on notera pour les intéressés qu’un super one woman show aborde les thématiques écologiques de cette manière…)

Au Carrefour des choix : Casino contre-attaque
Forte de cette participation record (plus de 750 000 signatures), la pétition a été médiatisée et les lobbys ont tout tenté pour la discréditer, ce qui en général prouve qu’il y a du fond… et c’est le cas de le dire.
Les supermarchés sont directement visés car ils sont les acheteurs de ce type de poissons, Intermarché en tête. Une semaine avant le vote du Parlement européen, Casino annonçait renoncer à vendre les espèces issues du chalutage. Une semaine après, Carrefour suivait la voie.
Ne restait plus qu’à ce que les députés européens portent leur voix !

Un vote con-plétement à l’en-vert : le Parlement les pieds dans le tapis
Seulement voilà… l’interdiction du chalutage profond a été rejeté, à 9 voix près… alors qu’a priori une majorité de députés semblaient pour. Explication selon Bloom ? Les complications du vote qui consistait à voter d’abord contre un premier amendement pour pouvoir ensuite se prononcer sur les suivants dont le chalutage faisait partie…
Pardon, mais les députés européens, si on peut juste résumer, ce sont bien des acteurs politiques, issus du vote citoyen, dont la présence sur les listes électorales est légitimée par leurs études, leurs carrières, leurs compétences, leurs capacités, notamment en matière de Droit, non ?

Faut quand même pas déconner, les gars ! Avant de voter, se renseigner sur la procédure, c’est un minimum. Que ce soit un chouia compliqué, voire fait pour compliquer à dessein, je n’en doute pas, mais on va pas vous faire un dessin, ça fait partie de votre boulot, c’est bien pour ça qu’on vous a élus ! Si le poste ne consistait qu’à se remplir les poches sans siéger, on aurait directement envoyé Zézette au Parlement et pi voilà ! Au moins elle aurait eu de quoi se refaire le dentier…

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Zézette prépare son élection…

 

Non, franchement, l’argument pour moi a du mal à passer. « On aurait bien voulu, mais c’est qu’on s’est trompés dans la façon de voter. Dommage, hein. »

L’opinion dit non : l’aventure continue
Reste que malgré cette bourde politique, la Scapêche, qui pêche pour Intermarché et pèche par ses pratiques, a fait savoir qu’elle voulait aller dans le sens des consommateurs… Mouais, ça reste des mots pour l’instant mais c’est déjà ça.
Suite des opérations ? Atteindre le million de signatures sur la pétition de Bloom pour peser auprès du Président (et lui dire quoi voter bien à l’avance).
Et évidemment éviter à tout prix d’acheter les espèces suivantes sur l’étal des supermarchés (source Bloom) :

  • Le sabre noir
  • La lingue bleue
  • Le siki
  • Les sébastes
  • La saumonette
  • Le grenadier
  • L’empereur
  • Le flétan du Groënland
  • Le hoki

En image, ça donne ça (source Greenpeace) :

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A bon acheteur, salut !

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Monsanto ? Non, sans façon !

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Dans le cadre de la World Food Day qui aura lieu le 16, c’était hier la journée de marche mondiale contre Monsanto, la grosse firme américaine aux mille surprises, dont le PCB, la dioxine et le round-up n’étaient qu’une mise en bouche avant les OGM.

A Paris, place Stalingrad, nous n’étions pas assez nombreux (400 ?), mais « c’est le geste qui compte », comme on dit…

Soupe populaire vs grosses affaires
A l’initiative du collectif citoyen Les engraineurs le rendez-vous parisien était fixé place Stalingrad et commençait par une distribution gratuite de soupe à base de potimarron et autres légumes cédés par des coopératives bio ou sauvés de la poubelle pour éviter le gaspillage.

Bons mots vs gros maux
Une tribune était dressée, petite certes, mais fière dans l’adversité.
Au micro se sont succédés des intervenants de talent décrivant la situation intensive agricole française et mondiale et engageant à l’alternative agroécologique et à la solidarité consommateur-agriculteur via notamment les AMAP, comme Laurent Marbot (réseau AMAP Idf) ou Marie-Monique Robin.
Robin des bois n’a qu’a bien se tenir.

Qui vivra n’ALENAra pas
Hélas si des moratoires sur les OGM que Monsanto voulaient introduire en Europe ont été posés dans différents pays, Monsanto a plus d’un tour dans son sac.
Ces tours dont j’ai déjà parlé car ce n’est pas d’aujourd’hui que Monsanto, via l’Europe, veut nous supplanter.
Ces tours que mon pote Guillaume Meurice, de la partie aussi, a bien traduit dans sa chronique humoristique à la tribune.
Et alors que Geneviève Azam d’ATTAC a présenté le scénario catastrophe contenu dans le TAFTA, accord de libre échange sur le modèle de l’ALENA voulu par Monsanto et Consorts qui doit être voté prochainement par le Parlement Européen (j’y reviendrai très bientôt), la multinationale s’est vu offrir le « World Food Prize » 2013, sorte de prix nobel de l’agriculture…

Et déclare, magnanime, qu’elle peut comprendre que des gens ne partagent leur vision du monde… Philanthropique, ouverte, décontractée, qui pourrait douter des propos de cette entreprise cool ?

Un peu d’ardeur dans un monde de dupes
A Berlin, Montréal, Ottawa et bien d’autres villes du monde, d’autres gens se sont réunis, par centaines, prouvant que le lavage de cerveau n’efface pas toutes les tâches. Le record est détenu… par Bruxelles avec 750 personnes !

Avec tout ça, il ne me reste plus qu’à ressortir la fameuse citation de Margaret Mead :
« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. En vérité, c’est ainsi que cela s’est toujours produit. »

A bon engraineur, salut.

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Quelques visuels glanés sur le Net pour l’occasion…

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