Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

dimanche 13 mai 2012

Votez pour moi pour "La miss bio 2012" !



La Miss Bio, ça sonne un peu Miss France et pourtant... il ne s'agit pas là d'un concours de beauté, mais bien de récompenser un engagement écologique, hic !
Je fais partie des 7 candidates sélectionnées par le site www.feminibio.com pour leur démarche en faveur du développement durable.
Alors pourquoi voter pour moi ?

Pour faire d'une pierre deux bonnes actions
Pour le titre, sympa et honorifique et le coup de projecteur supplémentaire que cela peut apporter à ma transmission joyeuse, à travers mon one woman show écolo et ce blog, La touffe verte.
Et puis pour le plaisir du partage puisque le chèque de 4 000€ ou 3 000 € à gagner par les trois premières (soit la Miss puis ses deux dauphines) est à remettre à l'association environnementale de son choix. Et ceci grâce à la souscription de la marque de cosmétiques SO'BiO étic au 1% pour la Planète.

Parce que l'association que je soutiens a une action aussi jolie que son nom : Association des Amis de Domus Salviae
L'objectif de cette association est la restauration d'un lieu en Drôme provençale pour la protection de la biodiversité, de la faune et de la flore indigènes (qui vivent naturellement sur place), de l'eau et de toute énergie renouvelable et pour l'éducation du public de tout âge.
La culture et la nature dans tous les sens du terme, et la transmission au coeur de l'objectif... le mouvement et la vie, en somme !
Pour en savoir plus

Parce que vous pouvez gagner aussi
Des produits cosmétiques SO'BIO sympas et verts.
Si vous êtes un garçon, votre copine, votre soeur, votre mère sera très heureuse d'en profiter, alors oui, c'est un très bon argument !

Et pour être cohérent, puisque la marraine s'apelle Charlotte, comme moi
La journaliste qui parraine l'événement est Charlotte Savreux, animatrice de l'émission "A la bonheur", sur le bien-être, sur Vivolta.

Bon d'accord, ce dernier argument est un peu tiré par les cheveux, mais bon, je suis sûre que maintenant vous êtes convaincus !

Alors à vos claviers, prêts, votez !

samedi 12 mai 2012

Concours de dessins Rirenvert et mairie du XIIIe : je fais partie du jury !


Pour des raisons de format, j'ai dû tronquer le visuel du concours
Cliquez pour l'agrandir


Le concours "L'écologie vous transporte" a été lancé pour la semaine du développement durable et permettra à de jeunes dessinateurs d'être exposés à la mairie du XIIIe de Paris.
La date d'envoi des dessins est passée, mais si cela vous intéresse vous pouvez noter les dates suivantes.

Du 21 mai au 1er juin : des dessinateurs pour la planète, exposition
L'association Rirenvert organisatrice de l'événement est composée de journalistes, dessinateurs, consultants et juristes tous passionnés de développement -et d'humour- durable ! Elle sélectionne en ce moment 40 dessins parmi ceux qui lui ont été envoyés.
Le thème choisi devrait permettre de montrer des vision personnelles, originales et drôles de l'éco-mobilité, tout excès d'imagination étant vivement conseillé.
Les dessins pré-sélectionnés seront affichées à la mairie du XIIIe de Paris à partir du 21 juin, en même temps que ceux des dessinateurs de l'association Rirenvert.

24 mai : remise des prix par un jury hors-pair :)
Présidé par Tignous (dessinateur de presse pour Charlie-Hebdo, Fluide Glacial et Marianne), le jury est composé de professionnels de l'environnement triés sur le volet dont j'ai l'honneur de faire partie ! Je n'ai pas rencontré tous les autres membres, mais je connais le travail de certains d'entre eux et je suis sûre que l'échange autour des oeuvres proposées sera joyeux et intense.
La remise des prix sera suivie d'un moment festif, et le tout aura lieu entre 18 et 21h.

Alors il n'y a plus qu'à parier sur les nouveaux talons, euh talents !

mercredi 9 mai 2012

Zabeilles 2 : les ruches fleurissent en ville


Photo : www.ecocampus.ens.fr

Ca a commencé avec un parfum de légende, et de miel bien entendu : des ruches étaient hébergées sur le toit de l'Opéra de Paris... Incroyable ! Mais vrai.
Et depuis quelque temps, c'est l'ensemble des toits et terrasses citadins qui peuvent accueillir les abeilles menacées.

Abeille des villes et abeille des champs
Contrairement à ce que l'on pensait, depuis quelques années les abeilles survivent mieux en milieu urbain qu'à la campagne où elles sont décimées par les pesticides utilisés sur les cultures.
Alors que dans de nombreuses villes, les produits chimiques ont été bannis des jardins publics, hic !

Des toits pour les abeilles... en toutes les langues !
De nombreuses initiatives ont fleuri pour accueillir des ruches sur les toits des villes : bâtiments publics ou privés, particuliers ou entreprises, tous rivalisent d'imagination pour sauver les précieuses pollinisatrices.
Ainsi, outre l'Opéra de Paris, la Tour d'argent,la mairie du 4e ou encore le toit de l'ENS ont leurs ruchers. A Strasbourg, une société d'étanchéité et isolation de toit, propose des toitures végétales qui attirent naturellement les voleuses jaunes et noirs, glaneuses de pollen.
A Londres la Bourse devait aussi accueillir une ruche selon 20 Minutes. Et Natural England propose une ruche en plastique à héberger... sur son balcon !

Les joies de l'Happy-culture
Partout en France, Un toit pour les abeilles propose un système de parrainage de ruches en échange de pots de miel personnalisés.
Car on ne le dira jamais assez, le meilleur moyen de soutenir ceux qui s'occupent des butineuses est de d'acheter leur production ! Achetez du miel soit directement à l'apiculteur, soit dans des magasins qui identifient bien le nom du récoltant.

L'essentiel est dans le miel
Riche en sucres sains et assimilables et en sels minéraux, le miel est gorgé de vitamines et de vertus.
En ingestion il aide à la croissance, à la digestion, à la fortification du squelette, à la revitalisation de l'hémoglobine. En usage externe, il est utilisé en cataplasme contre les brûlures et les petits bobos car il est antiseptique et cicatrisant.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, il est aussi excellent pour la peau. Cet après-midi, je fais le test : masque au miel ! Diverses recettes existent selon les envies : qu'elles sont "de grand-mère", c'est peu dire car beaucoup remontent aux temps de l'Egypte ancienne !

Et à tous ceux qui sommeillent en ce mercredi après-midi : surtout n'oubliez pas de compter les abeilles... Zzzzzzzz !


Le petit + :
Jetez un oeil sur les ruches des toits de Paris photographiées par Eric Tourneret, "The Bee Photographer"... et sur le reste de son travail : c'est beau et ça fait voyager !

mardi 1 mai 2012

Zabeilles



Trois pesticides sont incriminés depuis de nombreuses années par les associations d'apiculteurs comme meurtriers des abeilles, ce que de plus en plus d'études viennent confirmer : Gaucho, Cruiser et Régent, respectivement produit par Bayer, Syngenta et BASF.
Deux récentes études insistent encore sur les effets dévastateurs du Gaucho et du Cruiser.

Gaucho, arme à gauche
L'imidaclopride, matière active du Gaucho a été mis à l'étude sur des bourdons pendant six semaines. Et les résultats ont de quoi donner le bourdon, justement.
Les colonies exposées à la matière active ont pris moins de poids que les autres. Et plus fort encore : la production de reines a fortement diminué. Les bourdons n'arrivant plus à se nourrir, ils nourrissent encore moins leurs reines. Et sans reine, pas de nid !
85% de diminution des reines (et donc des nids à venir), c'est significatif.

Disparition des nids, Bayer dans le déni
L'association citoyenne Avaaz a donc mis en place une pétition pour faire pencher Bayer, le fabricant du pesticide car ses actionnaires votaient le 27 avril une motion qui pouvait mettre fin à ces produits chimiques toxiques.
Mais malgré les centaines de milliers de signataires, les actionnaires ont savamment ignoré la chose pour voter la poursuite de la vente du produit. Maintien du chiffre d'affaire, il n'y a que ça qui compte, le lucratif.

Pétition : au-delà du million
Avaaz a décidé de continuer la pétition et de la remettre au Conseil d'administration et au conseil de surveillance de Bayer quand elle aura dépassé le million.
C'est déjà le cas, mais continuer à signer leur donnera encore plus de poids !

Croisade contre le Cruiser
La 2e étude concerne le thiaméthoxam, présent dans le Cruiser et démontre que le produit augmente la mortalité des abeilles à l'extérieur de leur nid de deux à trois fois. Cela signifie que le produit interfère très probablement avec le système de localisation de la ruche chez l'abeille.
Si le Ministère de l'Agriculture a lancé la procédure de réévaluation de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, France Nature Environnement (FNE), la Confédération paysanne et l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) ont demandé l'interdiction pure et dure du Cruiser.

Ne zappons pas les abeilles
Car sans pollinisateurs, pas de reproduction de plantes, pas de légumes, pas de fruits... pas de vie !
Ne laissons pas la planète aux mains des firmes chimiques qui détruisent la biodiversité et seraient heureux que nous ne mangions plus que leurs plantes trafiquées gorgées de leurs pesticides... voire que nous ne nous nourrissions que de cachets : leurs cachets.
Ce qui reviendrait à avaler la pilule, en somme.

Ne zappons pas l'essentiel
En Chine, déjà, à certains endroits le travail de pollinisation se fait à la main... C'est payer bien cher ce que mère Nature fait pour nous gratuitement.
Réouvrons les champs des abeilles... et des possibles !


Voir aussi Le gâchis du Gaucho
et Zzzz, elles nous aiment

jeudi 26 avril 2012

Sur la piste du Marsu : déçue !



Je misais sur un film distrayant et rigolo, et j'avais lu que l'aspect écologique voulu par Franquin, le créateur de la BD, avait été respecté. "Que du bonheur en perspective, houba !", me suis-je donc dit.

Un humour marsupiau
Eh bien, l'humour absurdo-décalo-comique des Nuls et de Chabat dans "La cité de la peur", "Didier", "Namstérix et Cléopâtre", s'est édulcoré ici en humour pour enfants, et encore de 6 à 7 ans !
Jamel m'a arrachée quelques sourires avec sa désinvolture naturelle mais dans l'ensemble je ne me suis pas vraiment poilée.

Un humour à poil
Restent quand même les séquences avec le marsu, plutôt bien faites.
Mais en termes d'humour à poil, je passerai sur la séquence un peu consternante du chien qui s'excite sur l'oreille de Jamel, pour ne retenir que le meilleur : Lambert Wilson déshabillé en Céline Dion ! Vêtu d'une micro-robe à paillettes et d'une perruque, il se donne et se déhanche dans une prestation à la fois drôle et saisissante... il a même un côté Mercury que je ne lui aurais pas soupçonné.
Pour moi, le pompon, c'est lui !

Une aventure tirée par la queue
Pour l'histoire en elle-même, elle est un peu ennuyeuse et plutôt prévisible, avec tous les poncifs de la comédie familiale : reconnaissance du père (dans un sens pour Chabat qui veut la gratitude du sien et dans l'autre pour Jamel qui veut être cru de ses enfants adoptifs), méchants très bêtes et bientôt punis, caricature du monde de la télé très froid et de celui de la nature, très verte, etc.
Et le concept d'"animal en voie d'apparition", pourtant bien trouvé, reste assez anecdotique...

Vous me direz que ne pas trop aimer un film, ce n'est pas grave, et vous aurez raison.
Reste qu'on peut se demander où sont passés les 40 millions d'euros* qui ont servi à le produire...
(*et comme je suis bonne joueuse, je fais référence à un article dont l'auteur a plutôt aimé le film)

mercredi 25 avril 2012

Le nucléaire, on n'en veut plus !


Illustration : www.7ecologique.eu

Ce qu'il faut savoir, c'est que quelque soit le candidat qui passe le second tour de l'élection présidentielle, celui-ci n'envisage pas de sortie du nucléaire, même si l'un est peut-être pire que l'autre en la matière.
Quoiqu'il en soit, il faudra donc faire monter la pression citoyenne pour se faire entendre !

Si tu es déjà convaincu, passe à l'avant-dernier paragraphe
Sinon, sache que selon un sondage CSA demandé par Greenpeace, 88% des Français se sentent sous-informés quant aux risques liés au nucléaire... tu dois bien en faire partie, non ?
On nous dit qu'ici tout est sûr, que rien ne peut arriver. Mais Tchernobyl et Fukushima, ça fait réfléchir... Et chez nous aussi, il y a déjà eu des accidents, comme à Marcoule. Ou des fuites et des incendies comme à Tricastin.
Et encore on ne sait rien ! Et c'est justement ça le premier reproche ! Pas de transparence tue la confiance.

Si tu veux en savoir plus, continue à t'informer
Car 67% des Français pensent que la France est trop dépendante de l'énergie nucléaire et 54% qu'il serait bon de s'en passer et de développer les énergies renouvelables.
Il est primordial de s'informer et de faire valoir que nous voulons des ailes, euh des éoliennes ! Et du solaire ! Enfin des alternatives, quoi.

Si tu veux que les choses bougent, signe ici
L'appel de Sortir du nucléaire se propose de montrer que les Français restent mobilisés.
Et des manifestations organisées par Sortir du nucléaire et par Greenpeace ont lieu dans toute la France.
Et pour agir concrêtement, change de fournisseur d'électricité et opte pour Enercoop, seul fournisseur à produire de l'énergie 100% renouvelable.

Si tu as de la joie au coeur, frappe dans tes mains !
Non, je sais, ce n'est pas un sujet très drôle... mais justement, il faut garder l'espoir et le courage de dire non !

lundi 23 avril 2012

C'est l'hymne de nos montagnes


Des cheminées de fée, appelées aussi demoiselles coiffées,
que dans les Alpes suisses j'ai photographiées


C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes,
De la vie, man
Tryo

Comme vous l'avez peut-être constaté
en lisant ce blog, je ne me prononce pas sur le vote à suivre en ces temps électoraux. Soit contre, soit pour, soit pas, à chacun de voter en conscience (même si la montée de l'extrême-droite et de la haine de son prochain me désole).
Ce qui m'intéresse, c'est de continuer à partager ce qui me touche et me semble important pour notre mieux être et celui de la planète.

Ils descendent la montagne sans cheval...
...mais à coups de marteaux piqueurs, de coulis de béton armé, de projets immobiliers dévastateurs et débilitants. Les stations de tourisme s'étendent au détriment des paysages naturels et les touristes avides de nature créent le paradoxe.
La vipère se mord la queue.

Montagnes russes
Les pressions d’équipement demeurent pour satisfaire la demande malgré les bonnes intentions affichées de donner dans la valorisation du patrimoine naturel, le bio, etc...
Mais ce qu'on gagne d'un côté (soutien à l'agriculture bio par exemple), on le perd de l'autre quand de nouvelles constructions vite et mal pensées envahissent les vallées et les hauteurs. Ce sont les montagnes russes.

La montagne, ça vous gagne !
Alors oui, la montagne est de ces lieux qu'il est urgent de préserver et dont l'avenir doit être pensé en termes réellement durables...
Trois ONG Mountain Wilderness (MW), la Commission Internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA France) et l’Association Nationale des Centres et Foyers de ski de Fond et de montagne (ANCEF) ont lancé un APPEL clair et fort qui a été rejoint par diverses personnalités :
moins de capital machine, moins de spéculation financière, et plus de capital humain !

A nous de signer et de nous associer au changement de perspectives... avec un nouveau regard sur les monts y pitons !
("y", c'est "et" en espagnol... ouais bon, d'accord, c'est limite pour un jeu de monts, euh de mots, mais bon)

dimanche 22 avril 2012

Mon portrait sur M6 hier soir !


Cliquez sur l'image pour voir le reportage

Ca s'appelle "Des femmes pour la planète" et ce programme court présente dix femmes engagées au quotidien et à leur manière pour le développement durable.

Hier soir, c'était mon portrait qui était (re)diffusé à 19h35 sur M6.
(la première diffusion ayant eu lieu le 18/03/12)

Vous pouvez le (re)voir ici.

vendredi 20 avril 2012

Un documentaire à voir absolument rapidement



Le bonheur est dans le pré
Cours-y vite, cours-y vite,
Le bonheur est dans le pré,
Cours-y vite, il va filer...

On n'a pas couru assez vite apparemment !
Car il a bel et bien filé, s'est fait la belle au bois dormant.
A moins qu'on ait couru trop vite... ou trop fort justement.
(Fort étant le nom de l'auteur de cette comptine
pour ceux qui ne savaient pas)

Et que trouve-t-on aujourd'hui dans le pré ?
Le bonheur ? L'amour ? L'amor ? Que nenni. Plutôt la mort.
C'est le titre de ce documentaire d'Eric Guéret, diffusé mardi soir sur France 2*, qui fait enfin la lumière sur le mal de l'agriculture : le mal des agriculteurs. De cultiver à trop plein de produits chimiques, ils en sont malades, au propre comme au figuré.
Enfin quand je dis propre...

Pas jolies-jolies, les méthodes des firmes qui les ont piégées...
Car il s'agit bien d'un piège, d'un traquenard, d'un cauchemar, comme le disent si bien les protagonistes du film, qui ont cru un temps aux promesses des pesticides qui ont permis d'augmenter les rendements...
Pour ensuite laisser la place à la triste évidence, les ventes de pesticides engraissent les portefeuilles des grosses firmes, pas la terre ni la qualité des plantations, ni encore la santé de ceux qui les mangent et surtout pas des premiers à leurs contacts : les paysans eux-mêmes.
Leucémie, cancers de la prostate, de la vessie, du pancréas, lymphomes... toutes ces saletés au nom fleuri ont éclôt comme autant de bourgeons de mort.

Il y a Yannick, Frédéric, Paul... et les autres.
Tous ceux qui vivent le même calvaire, les mêmes mises en danger, les mêmes remises en question. Les agriculteurs sont victimes aujourd'hui des produits chimiques qu'ils manipulent depuis des années sans méfiance.
Tous veulent quitter l'enfer pour un nouveau paradigme. Et trouvent le courage de s'exprimer, d'intenter des procès aux grandes firmes ou de se convertir à l'agriculture biologique...

Suivez leur histoire et leur évolution, parfois dramatique, mais qui font réfléchir.
Oui, qui réfléchit : car les maux dits par ces agriculteurs sont les maux de toute notre société qui n'est vraiment pas dans son assiette.
Pourtant on a encore le choix, ne serait que dans la fourche(tte) !

Pour s'informer et réagir :
*revoir le documentaire "La mort est dans le pré" jusqu'à mardi
en savoir plus sur la campagne "Tous candidats" des Colibris
Réseau AMAP

dimanche 15 avril 2012

Bluff juridique total



Troisième manche du procès contre Total pour le naufrage et la marée noire de l'Erika. Le fin mot sera donné le 24 mai par la Cour de Cassation.
En attendant, l'avocat général a rendu ses recommandations.
Et ça sent l'engluement.

C'est l'amour à la plage
En première instance et en appel, les juges ont pris en compte les lieux d'impact de la marée noire, les côtes et plages françaises de Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes.
Souillées, endommagées, privées de leur biodiversité, elles constituaient un triste plat de côtes.
Le tribunal leur a rendu un peu de leur dignité en dédommageant les régions, ainsi que des associations comme la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).

Money, money, money must be funny
L’affréteur Total, la société de certification italienne du navire, l’armateur et le gestionnaire du navire ont été condamné à verser pénalement les amendes maximales pour délit de pollution maritime et civilement des indemnités de réparation pour préjudices "matériel, écologique et moral".
Eh bien, ces charmants messieurs ne se sentent pas responsables et se donc pourvus en Cassation.

Sensuel et sans suite
Et l'avocat général de recommander de classer le dossier sans suite pour "incompétence de la cour".
En effet, les lieux de référence pour le procès ne seraient pas ceux touchés par la marée noire, mais l'exact endroit du naufrage. Or celui-ci, bizarre coïncidence, a eu lieu dans les eaux de la ZEE (Zone Economique Exclusive), zone où la juridiction compétente est celle du pavillon du bateau, qui est maltais.
C'est un gros poisson qu'on veut noyer.

Erika, métisse de Malta a toujours sa vertu
Encore plus fort, dans la ZEE seule s'appliquerait une loi internationale datant bien opportunément de 1973 quand la pollution aux hydrocarbures n'incluait pas de "préjudice écologique"...
Si cet argument falacieux passait, cela blanchirait Total et nous draperait carrément Erika dans une robe virginale... puisqu'alors autant dire que la marée noire sur les côtes françaises n'a pas existé !

Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir ?
Quand le procureur général s'appelle Marin, on se dit qu'il sait où il mène sa barque et franchement, ses voies ne sont pas avenantes. Plutôt genre le Styx que les puissants auraient le droit, eux, de survoler en hélicoptère.
Car l'enjeu crucial est celui de la justice à venir : en créant un précédent, toutes les marées noires seraient ensuite jugées dans le pays dont le bateau a la nationalité, comme le Libéria, Chypre ou Vanuatu... autant dire bien souvent des pays où la justice est corruptible* !

Mais quand bien même on peut douter de ce que sera le dernier mot, le dernier mot n'a pas été dit...
Espérons que pourvoi soit plus qu'un simple anagramme de pouvoir !


*article "Erika : une justice à la coule", Canard Enchaîné du 11/04/12

lundi 9 avril 2012

Votez bio !



Dans le débat des présidentielles, ça ne vole souvent pas haut.
On se traite de "c'est toi qui l'es" et de noms d'oiseau...
L’environnement, le développement durable, les enjeux écologiques sont le plus souvent absents des discours et des perspectives, pourtant ils sont indissociables des enjeux de société.

Bio-logique
Des associations et ONG comme les Colibris ou Greenpeace se bougent pour faire exister d’autres paroles, notamment autour de l'énergie.
Et l’association Bioconsom’acteurs porte une démarche forte auprès des candidats pour faire valoir l’agriculture biologique.

Quand l’opinion dit nion, enfin non
La demande d’une agriculture en lien avec la santé des sols et des personnes est de plus en plus soutenue.
La France reste le premier consommateur européen de pesticides.
Et les gens prennent conscience que cela n’engraissent que les multinationales.
L’intensif et la soi-disant "recherche OGM", ça suffit !

Les candidats ne peuvent plus dire oui
Il faut que les politiques et décideurs prennent la mesure du mécontentement des gens et il faut leur mettre la pression.
C’est par ici la pétition.

La culture bio doit augmenter
La surface des terres cultivées en agriculture bio n'est que de 2% aujourd'hui. L'objectif est de passer à 20% d'ici 2020 et c'est tout à fait possible, en arrêtant de subventionner les pesticides, ce qui est le cas quand on parle d'agriculture "traditionnelle".
Traditionnelle de quoi ? Des produits pétrochimiques jusque dans nos plats ?

Vous reprendrez bien une louche de pétrole, très chère ?
"Non merci" ?
Alors, c'est simple, pour l’avenir, votez bio !

samedi 7 avril 2012

De la polarité des ours


Photo : www.greenpeace.fr

Knüt
On dirait un bruit de klaxon, mais c’est le prénom de cet ours polaire au triste parcours, polarité négative.
Né de parents en captivité, adopté par le zoo de Berlin et surtout par un gardien qu’il prenait pour son papa, l’ours est décédé à à peine quatre ans d'une mort qui a défrayé la chronique, apparemment provoquée par une infection du cerveau foudroyante en mars 2011.

Mort et vie d'une star animale, d'une étoile polaire
Il faut dire que depuis la mort soudaine de son bienfaiteur, fin 2008, Knüt avait enchaîné les problèmes : cohabitation avec des ourses brutales, blessure au pied, tâches sur le pelage... Il avait beau avoir un fan club mondial, la gloire ne l'a pas rendu heureux.
It's a sad sad story.

Anori, another one
Un ours est mort, une oursonne est née. Peut-être sous une bonne étoile, cette fois, polarité positive ?
Espérons que cette petite femelle s’acclimate mieux à son environnement que son aîné.

Captivité active
Car je l’avoue, je ne comprends pas bien l’intérêt de détenir ces ours en captivité.
Espèce protégée qu’on aide à se reproduire, comme le panda, ne leur faisons-nous pas des coups pendables en les détenant si loin de leur milieu naturel, aussi fragile soit-il ?
Le sujet est complexe, je l’entends.

Protéger le milieu naturel polaire
Cap sur l'Arctique qu'il faut faire déclarée réserve naturelle mondiale comme l'Antarctique en 1991.
Les exploitants de pétrole ne doivent rien pouvoir écrire noir sur blanc sur la banquise. Qui s'amoindrit déjà avec le réchauffement climatique et qui ne survivrait pas à une marée noire. Enfin, la faune en tout cas, déjà bien fragilisée, n'y survivrait pas.

Moins de pétrole, plus de vie !
Non, l'important n'est pas de préserver son rythme de consommation à tout prix, oui, on peut faire tourner les voitures à autre chose qu'à l'essence et surtout les utiliser moins.

Alors dire à Shell d'aller voir ailleurs si on y est !
Ou plutôt nulle part... car c'est sur cette planète qu'on aimerait pouvoir rester, en paix avec les ours polaires. Et les autres.

NB : 10/04/12.
Je viens d'avoir un mail de réponse (automatique j'imagine) de Shell suite à l'envoi de la demande d'arrêt d'exploitation en Arctique via le site de Greenpeace.
On y parle d'exploitation responsable, de savoir-faire, et même d'échanges avec les communautés locales qui profiteraient de l'exploitation des ressources !
Ce n'est plus de la langue de bois, c'est de la langue de glace !
(je mets le contenu du mail de réponse dans les commentaires)

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