Le soleil déclinant sur un champ de bouton d'or... Le pied !

Ce week-end avait lieu à Paris la grande mascarade des Champs-Elysées plantés de verdure... Pendant ce temps, j'ai pris la clef des champs (les vrais).

"Nous sommes tous des agriculteurs !". Tel le De Gaulle de l'Agriculture, Bruno le Maire s'est laissé allé à une pure réthorique de façade. Car une fois qu'on dit ça, on n'a rien dit. Une fois qu'on a fait "Nature Capitale", on n'a encore rien fait.
L'agriculture, oui, bien sûr, mais quelle agriculture ? Pour qui ? Avec quelles bases ? On démontre tous les jours la nocivité des pesticides, et qui plus est, des pesticides nouvelle génération, sur la santé des abeilles, des plantes... et a forciori des hommes. Et des hommes qui les utilisent ! Les agriculteurs... Oui, mais lesquels, dans quelle optique ? Avec quel rapport à la terre ? Dans le film de Coline Serreau, on découvre que les apprentis agriculteurs n'ont aucun cours dédié au sol, à ce qu'il contient, à la vie qu'il abrite.

Et on voudrait continuer à se nourrir comme ça ? A se leurrer comme ça ? C'est quoi, cette dépense d'argent (4 millions d'euros) pour un épisode aussi éphèmère ? Pour amener le vert en ville, il y a bien d'autres voies... A commencer par susciter l'information, le débat... voire le rire, n'est-ce pas ? ...Où est la cohérence ? On bloque les Champs pour y planter des fleurs, des légumes et "sensibiliser" les gens... La belle affaire ! Si on poussait les gens vers les champs, les vrais, à se sensibiliser directement ? Et à comprendre pourquoi les abeilles meurent plus à la campagne qu'en ville ? J'en ai assez de la langue de bois verte !

Maintenant, il faudrait avancer !
Et plus vite qu'une voiture descendant les Champs-Elysées...