Prix Pinocchio : jusqu’à demain midi pour voter

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Dois-je encore les présenter ? Comme chaque année, les Prix Pinocchio du développement durable, organisés parles Amis de la Terre France, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires, visent à dénoncer les activités de grosses multinationales qui abusent des ressources, naturelles et humaines, de la planète.

 

Trois prix pour trois mépris
Le premier prix Une pour tous, tout pour moi récompense l’entreprise la plus agressive en termes d’appropriation et d’exploitation des matières premières.
Le deuxième, Plus vert que vert que j’aime particulièrement, tend à féliciter la société qui a le mieux utilisé le greenwashing pour (tenter de) faire croire à ses bonnes intentions et actions et masquer ainsi à peu près le contraire. Catégorie qui pourrait aussi s’appeler « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ».
Le troisième, Mains sales, poches pleines, loue les boîtes dont les projets remplissent leur portefeuilles en effeuillant des gens et/ou des territoires. Ou comment des actions inutiles sont maintenues au profit d’une poignée de nantis. Notre-Dame-Des-Landes pourrait entrer ici…

 

EDF, Shell, Perrenco and Co… Toujours les mêmes
La surprise n’est en effet pas grande, de retrouver des entreprises déjà présentes les années précédentes, que ce soit dans des catégories identiques ou différentes. On devrait commencer à les connaître, les noms de ceux qui nous enfument… et qui se fument la Terre bien roulée !
Etonnamment Shell ne fait son entrée dans les nommés que cette année, pour son exploitation abusive des gaz de schiste, à laquelle devraient s’ajouter évidemment les forages sous l’Arctique.
Et puis on retrouve EDF en Greenwashing, catégorie dans laquelle il était le grand vainqueur 2009. Perenco, multinationale franco-britanique du gaz et du pétrole, déjà nommée en 2009, 2012 , 2013 revient cette année avec son invention du pétrole low cost. Et puis GDF continue à investir massivement dans les énergies fossiles.
Ils sont fabuleux, on vous dit : ils lavent écologique, plus vert que vert, écrivent leur histoire plus noir que noir et y croit dur comme fer !

 

Les jeux ne sont pas faits
Derrière l’aspect amusant du vote et de l’anti-récompense, il s’agit évidemment d’alerter l’opinion sur les activités de ces entreprises, agissant souvent au nom du service public, ou avec son argent, et en tout cas presque tout le temps en piétinant notre bien commun : l’environnement !
Il s’agit donc pour nous, qui sommes tristement leurs con-citoyens, de leur rappeler que nous sommes leurs coloca-terre et que l’impunité à ses limites…

Même si cela peut sembler marginal, s’informer et faire savoir qu’on sait, c’est déjà un pas ! Surtout si on le fait à plusieurs…

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Pour le recyclage, y a pas d’âge !

recyclage

Avant-hier journée de la gentillesse, aujourd’hui journée du recyclage…
C’est tous les jours le jour de quelque chose, personne ne s’y retrouve et l’impact médiatique est moindre face à cette multiplicité des journées : journée mondiale de préservation de l’environnement en temps de guerre, journée mondiale de l’oeuf, journée mondiale du reggae…
Il y a réellement tout et n’importe quoi, comme on peut s’en rendre compte en parcourant la liste des journées, répertoriées sur un site spécial.

Juste une pour finir : saviez-vous que le 14 février, jour des amoureux, donc associée au symbole du coeur, est devenue la journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congétinales ?? Ils vont les chercher loin leurs associations…

Bref, là n’est pas mon propos du jour. Revenons à nos moutons et recyclons !

 

L’obsolescence programmée, c’est dépassé
En vertu de la mal nommée obsolescence programmée, on jette encore beaucoup trop au lieu de réparer, recycler, désosser.
Oui, obsolescence, c’est un bien trop joli nom pour une réalité peu glorieuse :  soit on est poussé à racheter par le fabricant car le produit est prévu pour durer peu, soit c’est le consommateur lui-même qui préfère du neuf au vieux.
Acheter ce dont on n’a pas besoin sans avoir assez de budget, c’est comme tout redécorer chez soi à l’indienne et préférer finalement le style épuré : une bonne occasion de se plaindre. Et d’être un vrai con-sommateur.

Si la proposition de loi écologiste de 2013 visant à punir l’obsolescence programmée n’a pas été retenue, la loi sur la transition énergétique d’octobre définit un cadre plus contraignant pour les fabricants qui doivent informer sur le délai où les pièces de rechange sont disponibles et la durée de vie de certains produits. Pour autant, il n’est toujours pas nécessaire d’acheter pour exister.

 

Donner une seconde vie aux objets, c’est possible
Pour soi, déjà, en faisant réparer dans des lieux dédiés, comme les Repair’Café ou autres endroits où des bricoleurs au grand coeur n’attendent que vous.
Ou même réparer soi-même en apprenant de ces mêmes bricoleurs ou en trouvant sur Internet des fiches concernant votre imprimante, sur laquelle il n’y a parfois qu’un zigouigoui à tripatouiller pour la faire repartir comme en 40.

 

Le troc, c’est pas toc
Troquer des trucs qu’on trie et dont on ne veut plus, comme les vêtements féminins, ça peut devenir un tic car c’est addictif et joyeux !
Pour pas un rond, on repart habillée de la tête aux pieds et on se paie le plaisir de voir une fille porter le pull qu’on n’aimait plus, mais que finalement sur elle, il déchire. Non qu’il soit déchiré, il lui sied à ravir.
Alors, les ravissantes, notez la prochaine Troc Party d’habits de filles du 29 novembre à Paris 11.

Evidemment, le troc n’est pas réservé aux vêtements.

 

Le prêt, c’est malin
Pourquoi acheter ce qu’on emprunter ? C’est l’idée d’associations qui proposent à leurs adhérents de pouvoir emprunter un four à raclette, un gaufrier ou une perceuse le temps de les utiliser.
C’est le cas par exemple de l’atelier « Chez René« , au nouveau lieu La recyclerie, installé dans l’ancienne gare Ornano, Porte de Clignancourt, où on peut d’ailleurs aussi faire réparer ses objets, faire du troc de vêtements et autres activités… comme donner une seconde vie à vos plantes qui tirent la tête grâce à Mama Petula.

Car quand on entre dans le monde du recyclage et du non-gaspillage, il n’y a pas de limites pour bien faire… et pour s’y mettre, y a pas d’âge !

 

Annuaire de la seconde vie des objets des Amis de la Terre ici.

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Une nouvelle troc party le 29 novembre !

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voir l’invitation en grand en cliquant ici

 

Revoici la troc party que j’organise avec Adeline Gerritsen le 29 novembre au Café Dumas dans le 11e.

L’hiver s’annonce lentement mais sûrement et vous aimeriez une nouvelle écharpe sans avoir les moyens de vous en payez une chouette chaude ?
Votre robe confortable et réchauffante est encore belle, mais vous l’avez trop vue ?

Des habits qu’on ne met plus…
des accessoires inutilisés…
des haricots magiques comme monnaie…

du troc, et ça recycle !
du troc, ça repart !

 

Venez troquer, boire un verre et vous amuser
le samedi 29 novembre de 15h à 18h à la TROC PARTY

AU CAFÉ DUMAS
201 bd Voltaire – Paris 11e
droit d’entrée : une consommation

 

Plus on est de folles, plus on rit… alors à vos penderies !

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Sacrée Croissance mardi 4 sur Arte

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Demain soir sur Arte sera diffusé le dernier documentaire de Marie-Monique Robin, Sacrée Croissanceque j’ai eu la chance de voir en avant-première.

Sacrée comme donnée la plus valable par les économistes de tous poils, la croissance a bon dos… D’autant que, comme le montre le générique, cela fait déjà des décennies que les présidents successifs de tous pays promettent de la retrouver… On se croirait chez les Monthy Piton, dans Sacré Graal, à la recherche de la coupe sainte !

Sauf qu’au nom de la croissance, on parle aujourd’hui plutôt de coupes franches (dans les budgets publics) et de sainte bourse (les marchés financiers gouvernent le monde). Tout cela est archi artificiel et il est temps de changer de paradigme… Gloups, oui mais comment ?

 

Après une courte introduction sur la-dite croissance, Marie-Monique Robin poursuit un propos déjà entamé dans le très dense Les moissons du futurmontrer les solutions pour demain qui existent déjà aujourd’hui.
Et faire comprendre combien il est important et primordial de les cultiver, si on veut bénéficier d’un avenir certain plutôt que d’un certain avenir… incertain, qui suivra inexorablement les fluctuations et les effondrements des marchés boursiers et pétroliers.

A propos de culture, le début du film nous mène au Canada, avec de jeunes diplômés ayant tout lâché pour cultiver les terres en bordure de la ville de Toronto. Ou comment choix du futur rime avec choix de vie, dés maintenant. Le fondateur du réseau, ancien trader, a divisé son salaire par beaucoup pour vivre du maraîchage (et de la distribution à tous publics) de vrais légumes… et de vraies valeurs. Il ne regrette rien.

Le film poursuit par bien d’autres exemples passionnants, d’agriculture commune, de monnaies locales, développées ici et partout, nous emmenant avec lui et laissant de l’espoir dans son sillage.

Puis il finit au Bouthan. Ce n’est pas tout à fait ma conclusion rêvée, car le système du Bonheur National Brut, à travers mes yeux d’Occidentale, me donne un vague sentiment de « dictature du bonheur »… De par mon parcours et ma formation, je me sens clairement plus proche des canadiens de l’introduction ! Mais peu importe, c’est ma seule réserve.

 

Car le grand mérite de ce documentaire est de présenter divers types de solutions expérimentées et vécues, prouvant concrètement que les voies alternatives au système dominant sont possibles, quelque soit la culture (agricole et intellectuelle) de départ.

Et ces nouvelles routes sont nécessaires, tant il est important de garder en tête l’idée de « résilience », c’est-à-dire de capacité à être autonome.  Rappelons-le, en cas de choc naturel ou pétrolier par exemple, l’homme moderne a globalement une indépendance alimentaire très limitée.

Il faut donc clairement investir dans plus d’agriculture urbaine, plus de monnaies locales, plus d’échanges courts et de solidarité humaine. Et en intégrant ce type de réseau, on se rend vite compte qu’on est déjà des centaines, égrainées ici ou là.
Ce film nous rappelle qu’à l’échelle de la planète, cela représente des milliers, voire des millions de personnes.

Et comme chaque goutte d’eau compte pour faire communiquer les vases… ça donne envie de continuer !

A bon engraineur : demain allume ta télé !

 

A (re)voir sur Arte+7 jusqu’au 11 novembre 20h45.

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TAFTA : comment on risque de se faire ensemencer…

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TAFTA ? Tafetas ? Du taf, t’as ? Non, TAFTA : Transatlantic Free Trade Area, un charmant traité qui prévoit de libéraliser encore plus les échanges entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire en fait de donner le pouvoir aux multinationales, d’attaquer les Etats qui se refuseraient à vendre leurs produits, OGM en tête…

Le TAFTA, c’est le petit-frère de l’ALENA. Et ALENA n’est pas une starlette éphémère de téléréalité aux gros seins… c’est l’Accord de Libre-Echange Nord-Américain aux gros sous, signé entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, entré en vigueur en 1994…

Rappel des faits pour ceux qui n’ont pas suivi, et qui sont loin d’être les seuls… merci, les médias !

 

L’ALENA, le mal-nommé
Promu comme le nouvel Eden économique, comme le marché de « libre-échange » du futur, entre des pays riches, comme les Etats-Unis et le Canada, et un pays sous-développé, comme le Mexique… l’ALENA a en fait faujourd’hui des effets désastreux.

Comme l’a dit Laura Carlsen à Marie-Monique Robin : « il n’y a rien de “libre” dans l’“échange” de l’ALENA. Le marché agro-alimentaire, principal enjeu du traité, est dominé en Amérique du Nord par une poignée de multinationales qui contrôlent toute la chaîne. Leur objectif n’est pas de produire des aliments pour nourrir les gens, mais de faire le maximum de profit. Le terme “accord” est aussi trompeur : l’ALENA a été négocié directement par les gouvernements avec les multinationales. »

La suite ? Producteurs et paysans mexicains ont vu le cours du maïs s’écrouler, les OGM américains s’imposer comme référence et contaminer leurs champs (ce processus ayant été entamé bien avant), bref, même ceux qui produisent de la nourriture commencent à avoir faim !

En clair, l’ALENA, c’est gagnant-gagnant… pour les multinationales ! Et pour les citoyens, la liberté de produire et de consommer, c’est perdant-perdant.

 

Le TAFTA dans les tuyaux…

Et évidemment  qui amasse des masses veut toujours plus, alors on lorgne… sur l’Europe !

Là où des Etats peuvent encore faire valoir des moratoires pour éviter la culture d’OGM au nom du principe de précaution, suivant les études qui en montrent la dangerosité ; là où prime (encore) une diversité culturelle et alimentaire ; là où les différences peuvent (encore) s’appréhender dans la positivité… même si « appréhender » est de plus en plus pris au pied de la lettre, et que chacun est le Rom de l’autre.

Et pour faire au plus court, le TAFTA, ainsi qu’un autre traité du même acabit entre l’UE et le Canada, sont négociés dans le plus grand secret, entre les multinationales et les institutions européennes, histoire de se superposer aux Etats… de quoi nous mettre, nous citoyens, dans tous nos états car notre représentativité est tout simplement bafouée ! Les négociations doivent aboutir en 2015, donc il nous reste un peu de temps…

Alors pour faire court, disons que le TAFTA, c’est clair, on n’en veut pas, et que NON, le TAFTA ne passera pas.

Et pour faire cours, qui caftera sur TAFTA, un bon pas fera, car quand l’info manque, il faut la faire circuler, coûte que coûte.

Et pour faire rivière au long cours, soyons plusieurs gouttes d’eau, passons le mot, soyons fous, soyons beaucoup !

 

Pétition à signer d’urgence contre le TAFTA ici, l’objectif étant d’atteindre le million car il s’agit d’une pétition européenne, donc ayant une réelle valeur de contre-pouvoir. Cela avait été le cas pour les OGM, le million de signatures récoltées avait permis d’étendre les moratoires sur la culture des maïs OGM en Europe… même si le combat continue, puisque, écartés d’un côté, les OGM reviennent via les négociations en cours…

Il faut courir signer, je vous dis !

 

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Journée de l’alimentation… et de l’anti-gaspillage

non-gaspillage

Quelque soit le sujet dont on parle, de toute façon on peut dire : « le changement, c’est maintenant » (même si cette phrase peut aussi être associée à de vaines promesses)… Le changement d’habitudes élémentaires, notamment. Alimentaire, mon cher Watson.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’alimentation, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Et en France, c’est en plus la journée nationale de lutte contre le gaspillage. La plupart du temps, on entend parler d’un tiers, mais des chiffres officiels énoncent qu’on perd ou jette jusqu’à la moitié de la nourriture produite, du champ à l’assiette… et puis aussi après l’assiette !

 

Il me paraissait logique que l’industrie agro-alimentaire, de par la multiplication des intermédiaires et la rigidité des normes de péremption, soit responsable d’une bonne partie de la perte. Et elle a effectivement la médaille d’or du gâchis.
Néanmoins, la médaille d’argent va aux con-sommateurs, la restauration n’ayant que le bronze ! Encouragés par la pub et les promos, les gens achètent trop. Puis, apeurés par les dates de péremption, jettent.

Je pensais qu’on sortait doucement de cette caricature… et pourtant, elle a la peau dure. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), on jette en moyenne 20 kg de nourriture par an et par personne, dont 7 kg de produits encore emballés…

 

Pour ma part, l’idée de jeter des aliments me rend plus malade que de prendre le risque d’une intoxication en mangeant des produits moisis ou à l’odeur suspecte. Je me dis qu’il y a toujours moyen d’enlever les parties incriminées, et de faire des soupes ou des compotes, voire des gâteaux au yaourt, si c’est le yaourt qui a un peu tourné… Chauffer sauve souvent la mise… Pas toujours.
Mon cas individuel ne suffit pas, comme aiment le dire ceux qui refusent de changer leurs comportements. Mais si tout le monde réduisait sa part de gaspillage en achetant plus près de ses besoins réels, en cuisinant plus et avec plus d’improvisation, en n’ayant pas peur de réchauffer les restes… on n’en serait peut-être pas là.

Je pourrais d’ailleurs aller plus loin en compostant… encore faudrait-il que j’ai quelqu’un à qui donner le compost, car mon balcon ne contient pas assez de plantes pour accueillir la production qui en découlerait ! Voilà pourquoi les bacs à compost de la Ville de Paris, qui font partie des projets gagnants du Budget participatif, paraissent une bonne idée.

 

Au niveau de la restauration, il faut aller dans le sens de la récupération. Par exemple, mes compatriotes de la Promotion du Paris Durable, EcologiOil collecte les huiles de cuisson des restaurants, qui entrent ensuite dans la composition du Diesel. Quant à la restauration collective, elle a déjà recourt au compost ou à la méthanisation, par obligation légale.

 

Pour un rééquilibrage plus global, il s’agirait surtout de redistribuer le surplus de nourriture, de là où il est jeté vers ceux qui en manquent. C’est l’objectif de plusieurs associations, ainsi que le concept des Disco Soupe qui fleurissent un peu partout sur le territoire ces dernières années. Décliné à l’envi (SmoothieParty, Discosalade), il s’agit d’allier récupération des fruits et légumes, épluchage et convivialité, avant de déguster en musique soupes, salades et jus, et de danser !

En résumé, il y a certes beaucoup à faire encore, mais ne gaspillons pas d’énergie à le déplorer. N’en jetez plus… dansons !

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Promotion 2014 du Paris Durable : parrainée par Marie-Monique Robin

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Hier soir, c’était la remise des prix de la Promotion 2014 du Paris Durable, dont je fais partie, avec neuf autres sélectionnés.

Et notre marraine de promo est la réalisatrice Marie-Monique Robin, ce qui me fait évidemment très plaisir !
J’ai déjà parlé ici et ici de ses films et de son travail exigeant. A l’occasion de la diffusion prochaine de son film Sacrée Croissance sur Arte, elle a mis en place une exposition en partenariat avec la Ville de Paris. L’adjointe à la Maire de Paris au développement durable, Célia Blauel est d’ailleurs sur la photo avec nous : au premier plan, avec des lunettes. Marie-Monique Robin sur la photo se trouve facilement : suivez mon regard (je suis en rouge) ! Il y a juste une personne entre nous.

Outre la dame au premier plan à droite, Antoinette Guhl, adjointe à l’économie circulaire, tous les autres sont mes camarades de promo.

 

Et à droite derrière elle, on trouve Louis pour son entreprise Bioburger.
Louis est le co-fondateur de Bioburger, le premier fast-food 100% bio. L’idée est venue aux deux futurs associés sur les bancs de leur école de commerce, car ils avaient l’envie commune de manger de vrais burgers avec de vrais bons aliments. L’exigence 100% bio s’allie avec la proximité des fournisseurs et la fraîcheur des produits. Ca se passe comme ça chez Bioburger (c’est Louis qui le dit !).

A gauche derrière Célia Blauel, on a Do pour Carton Plein.
Récupérer gratuitement et à domicile les cartons de déménagement… Puis reconditionnés, les revendre pour un déménagement plus écologique et solidaire. Employer aussi des personnes en situation précaire… Plus besoin, du coup, d’acheter des cartons neufs ou de galérer à en récupérer, ni de devoir ensuite encombrer la poubelle jaune. Idée simple et efficace qui va faire un carton !

Derrière Do, à droite, c’est Guillaume pour l’Atelier de Développement Durable.
Ce collectif, créé par des habitants du 3e, a organisé des débats et des ateliers citoyens sur la transition énergétique, labellisés dans le cadre du débat national. Notamment, le Défi Familles à Énergie Positive a été relevé depuis 2 ans, et aujourd’hui 80 familles y participent activement… Et cela est parti pour s’étendre… et pour durer !

Derrière Guillaume, à droite, on a Christine pour EcologicOil.
Cette entreprise collecte gratuitement, puis recycle les huiles de fritures auprès des restaurants, cantines, entreprises ou industriels agroalimentaires. Nettoyées et filtrées, ces résidus vont ensuite entrer dans la composition du diesel. EcologicOil aimerait aussi récupérer les huiles des particuliers, qui finissent à l’égout. Apparemment, c’est la goutte d’huile qui fait déborder le vase…

A gauche de Christine, une autre Charlotte pour Kelbongoo.
Partis du constat qu’ils avaient du mal à bien manger pour peu cher, deux étudiants ont décidé de créer leur circuit court, en démarchant directement des producteurs de Picardie, et en ramenant les produits à Paris. Solidaire, l’association s’adresse aux plus démunis… mais pas seulement. Parce que le bon goût se partage.

A gauche de Charlotte, en sautant Marie-Monique Robin,
on tombe sur Clémence pour Extramuros.
Association relevant de l’économie circulaire, mais également sociale et solidaire, son but est de valoriser de manière créative des déchets de bois, en les transformant en mobilier et objets utiles. Comment ? Via des ateliers collectifs et des chantiers éducatifs à destination des jeunes éloignés de l’emploi. C’est extra !

A gauche de Clémence, me voici.
Je rappelle en deux mots que je suis promue pour mon action de transmission joyeuse à travers mon one woman show écolo « Charlotte Normand se met au vert » qui a déjà beaucoup tourné, pour la pièce à trois acteurs « Au royaume du pétrole les ours blancs sont verts », et pour ce blog !

A ma gauche, c’est Laurence pour l’Etablisienne.
Un établi dans Paris accessible au besoin ? Vous en rêviez, Laurence l’a fait. Location d’établis et d’outils mutualisés, achat de visserie et de quincaillerie à la pièce ou de la peinture à la dose, cours, stages et autres formations… Bricoleurs, vous y trouverez votre bonheur !

Derrière, le grand qui se cache dans la lumière,
c’est Jean-Jacques pour le Jardin Santerre.
Jean-Jacques a eu envie de sensibiliser les gens de sa résidence à sa passion du compost. C’est ainsi qu’est née la tribu Santerre (du nom du révolutionnaire et de la rue à proximité). Et la création d’un jardin collectif avec mini-verger, parcelles cultivées, ruches, nichoirs, poulailler, et bien sûr compost, a amené les habitants à cultiver, récolter et manger des fruits & des légumes bio, du miel et des œufs… Un véritable Eden en pleine terre, sans rire !

Enfin, le Madison Hôtel, qui a l’exigeant label Green Globe récompensant les structures touristiques respectueuses de l’environnement, n’a pas pu être représenté.

Je suis heureuse d’être « l’artiste de la bande », puisque c’est ainsi que j’ai été présentée lors de la remise des Prix. C’est clair, ce sont des actions comme celles de mes co-promus qui me motivent, pour continuer à transmettre dans la bonne humeur l’envie de changer de paradigme.

A bon acteur durable… salut !

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© Christophe Noel – Ville de Paris

 

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Lego quitte Shell… bonne nouvelle !

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J’en parlais encore il y a un mois… C’est maintenant officiel depuis hier, inscrit sur le site de Lego et relayé évidemment par Greenpeace qui a conduit la campagne Legolution… Lego cessera son partenariat avec Shell.

Le coquillage jaune n’apparaîtra donc plus sur les briques à construire pour les enfants, la marque de jouets numéro 1 arrêtant de cautionner la publicité insidieuse en faveur du géant pétrolier prêt à tout, y compris forer sous l’Arctique. Et toc !

Evidemment il ne s’agit pas d’une victoire écologique en soi, mais le fait que la société Lego ait pu être influencée par l’opinion montre que les citoyens ont toujours intérêt à faire entendre leur conviction. Et désormais Shell devra trouver autre chose pour s’acheter une bonne conscience.

Continuons à rêver d’un autre monde et à le faire savoir, cela pourrait bien le rendre possible !

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Chaussures : stop aux toxiques !

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« -Alors, surtout, vous allez les imperméabiliser avant de les utiliser, hein ? »

Qui a pu échapper à cette question au moment d’acheter des chaussures ? Et je vais poursuivre avec une autre interrogation : au-delà de l’intérêt de vendre des produits, est-il vraiment nécessaire d’imperméabiliser une chaussure en cuir ?

 

Tout le monde n’est pas verni
Je ne parlerai pas des nubucks, daims et autres matières perméables, qui ont certes besoin d’une couche protectrice pour ne pas se transformer en passoires. Les chaussures vernies sont un cas à part puisqu’elles sont déjà parées ! L’entretien le meilleur étant… celui de la salive sur un chiffon. Véridique. C’est un cordonnier qui me l’a dit.
Attention truc de grand-mère !

Mais justement, une fois de plus, si on se penche, c’est le cas de le dire, sur ce trivial sujet de chaussures, on se rend compte que revenir aux trucs de mamies n’est pas une mauvaise manie.
Et comme dans la série je consomme moins et mieux, je me suis offert une belle paire de bottines en cuir faites artisanalement en Espagne, je me demande légitimement comment faire pour bien les traiter.

 

Tout le monde en bave
En fouillant dans le placard à balais, euh, à chaussures, je dégote deux vieilles bombes que j’ai depuis des lustres et qui promettent, en plus de le lustrer, d’imperméabiliser le cuir. Mais que contiennent-elles ? Et qu’est-ce-que je vais vaporiser au juste sur mes shoes et sur mon balcon en utilisant ces aérosols ?
Déjà, l’étiquetage et les logos presque clignotants me paraissent peu enageants… sans rire, j’ai acheté ça un jour, moi ? Bah oui, euphorisée sûrement par le vendeur qui me disait que c’était super… Et nécessaire. C’était il y a longtemps, tout ça… Enfin bref, après une petite recherche, j’arrive juste à trouver que l’un des sprays contient « un solvant, des agents imperméabilisants et une résine fluocarbonnée ». Mouais, bof, pour la précision, on repassera… Reste le sigle de la grosse croix pour « produit irritant ».

Et le mieux, c’est l’autre, qui titre sur sa composition à la cire d’abeille, genre c’est super naturel. Et quand on le retourne, on trouve ce logo que je ne connaissais pas, avec un poisson sur le dos, agonisant, et un arbre mort qui semble avoir pris la foudre. Atmosphère à la Sleepy Hollow de Burton, la créativité en moins. images

« Nocif pour l’environnement » veut dire cette charmante vignette.
Cela paraît anodin, mais des milliers de personnes imperméabilisant à tout va, fenêtres grandes ouvertes, ça en fait des stocks de produits qui s’envoient en l’air !

 

Le soleil brille pour tout le monde
En continuant à traquer la composition du produit pour en connaître les effets, je comprends qu’outre des produits toxiques, il contient de la silicone qui va créer cette couche supposée protéger mes chaussures.
Mais, comme me l’a joliment dit un ami « Le cuir, ça respire ! ». Si tu l’asphyxies, il sera moins apte à se défendre tout seul et il va s’user plus vite. En outre, à moins de marcher des heures sous la pluie, entretenir mes chaussures au cirage ou à la crème paraît suffisant.
Même aux pieds, pas besoin d’attributs en silicone, je ne suis pas de ces filles-là…

Et en termes de cire, quoi de mieux que la naturelle, qui nous vient de nos amies les abeilles… J’ai un baume spécial qui nourrit et protège déjà mes autres chaussures. Je décide donc de faire fi de l’appel des vendeurs et de zapper la phase « d’imperméabilisation ». Pour miser sur le naturel. Définitivement.

Et je prends le pari que mes chaussures ne s’en porteront pas plus mal !

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La journée de la Transition, c’est demain

moi-citoyen

Les Colibris, Bio Consom’acteurs, les AMAP, Enercoop, les Amis de la Terre, Artisans du monde… Autant d’acteurs qui s’associent au Collectif pour une Transition Citoyenne pour parler transition et changement, concrètement. Avec en point d’orgue la Journée de la Transition, demain partout en France.

Moi, citoyen. Et toi ?
La campagne « Moi citoyen » est lancée depuis le 1er septembre pour encourager les gens à s’engager dans une action claire, pour se fournir en électricité durable, en produits sains et locaux ou donner du sens à son argent.

La Journée de la Transition
Des événements organisés un peu partout en France reprennent ces thématiques pour informer, sensibiliser et permettre d’avancer vers un nouveau modèle de société. Plus durable. Plus tourné vers les citoyens.

En avant, car la transition, c’est maintenant !

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