Un éclairage indispensable

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« Pour empêcher le risque de la logique guerrière : la citoyenneté terrienne ».

Je ne pourrais pas mieux dire, alors je laisse la parole à Patrick Viveret, interviewé par Reporterre.

Lisez d’urgence cette prise de parole Intelligente et claire. Merci pour cet éclairage subtil et dynamisant !

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#Je suis Charlie #Je suis Charlotte

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Parmi les nombreux dessins réalisés sur la terrible attaque survenue à Charlie Hebdo mercredi, celui-ci, de Fabrice Erre qui tient le blog « Une année au lycée » sur le Monde, me plaît pour sa juste distanciation.

Je dois dire ici que je suis admirative de ceux qui ont su dégainer le crayon, la plume ou la réaction si vite, car pour ma part je ne trouve pas cela évident après un tel événement. J’avoue que dans ce monde de Twitter et d’immédiateté, j’ai besoin de temps pour intégrer. J’avoue que les mots me manquent et que pour l’instant mon sens de l’ironie s’en est allé faire un tour… Il reviendra. Et avec lui la liberté de dire et de penser, toujours.

Bien sûr, faire l’humour, pas la guerre, défendre la liberté d’expression et la liberté tout court… et aussi réfléchir à comment mettre en oeuvre dans son quotidien les bases d’un monde plus juste et plus solidaire. Je n’ai pas de réponse toute faite…

Mais je crois que pour changer enfin de paradigme, il faut que grandissent la créativité et le bien vivre ensemble dans le respect de notre environnement commun…

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Happy new year, naturally !

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Voici venu le Nouvel An et son lot de souhaits…
2015 marquera plus que jamais le tournant de l’humanité, car l’année se soldera par le Sommet sur le climat à Paris où il va falloir que des mesures sérieuses soient prises, si on veut miser sur l’avenir…

Comme j’ai pris l’habitude ces dernières années d’illustrer mes voeux avec des photos d’oeuvre de street art, mode d’expression libre et inventif au possible, j’aimerais mettre en avant cette année du « nature art », si je puis dire.

Comme d’autres artistes le font dans la rue, David Bart jette sur les décors naturels un regard concerné teinté d’ironie. Et met en scène des panneaux utilisés par des sites marchands dans des paysages bruts. Le contraste réfléchit le monde commercialisé que l’homme Occidental pense infini dans des lieux aux ressources limitées… et menacées.

Joliment et malignement appelée « This is a gift », cette méditation photographique peut s’admirer en intégralité sur le site de David Bart. L’artiste a été finaliste de la Bourse du Talent #60 Paysage pour ce travail et est en recherche d’une galerie où exposer.

A bon entendeur…

Et très belle année, bien sûr !! A notre intelligence !

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    © David Bart

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L’après Lima : dessine-moi un climat !

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L’accord de Lima sur le climat devait être la base qui ouvrirait la voie à l’accord définitif qui sera signé à Paris fin 2015, c’était la COP2 avant la COP21, le dernier rempart avant… le dernier rempart avant… le saut dans le vide.
Quid des décisions prises ? Le flou juridique, faute d’être artistique. L’engagement « a priori » sans réelles bases contraignantes. Le « ouais bof » en somme, quand le navire prend l’eau et qu’une vraie décision n’est pas une option.

 

« Nous partageons tous le sens de l’urgence, mais nous n’avons pas confiance les uns dans les autres », a dit Vivian Balakristan, le ministre de l’Environnement de Singapour. Si elle a le mérite présenter honnêtement la situation, cette déclaration a aussi l’avantage de résumer les contradictions en présence.
C’est un peu comme de dire « J’ai bien compris l’intérêt d’être informé de l’état du monde, mais je vais quand même suivre la saga Nabilla à la télé ». Enfin, en direct de la prison… Ou quand la télé-réalité montre enfin ce qu’elle est vraiment : l’état des lieux d’une civilisation en décrépitude culturelle, qui refait le crépis avec Valérie Damidot pour cacher l’effondrement, qui n’est pas que de façade…

Les gens, politiques à leur image, confortablement assis devant leur écran, ne croyant que ce qu’ils regardent, sont incapables de se figurer que dépasser 2 degrés de réchauffement climatique, c’est ouvrir la porte à l’Inconnu avec un grand I, notamment au niveau des catastrophes climatiques. C’est livrer le rez-de-chaussée au raz de marée.
Et si les inégalités seront plus criantes encore sous le poids des changements naturels, ne nous leurrons pas : si le rez-de-chaussée y passe, c’est toute la structure qui tremble.

 

Et l’optimisme dans tout ça ? Et la poésie, l’élévation ?
Ces ressources-là aussi sont en voie de disparition, le seul animal en voie d’apparition généralisée étant bien l’autruche !
Et pourtant, il faut continuer à agir à son niveau, pour faire circuler l’info et entretenir les petits gestes qui peuvent encore faire de grands mouvements… En faisant soi-même et en rejoignant les acteurs du changement (AMAP, énergie partagée et renouvelable, achats locaux et bio, etc.).

Et le Petit Prince dirait : Dessine-moi un climat !
Mais même Saint-Exupéry est dit « Saint-Ex »… l’intelligence serait-elle définitivement d’un autre siècle ?


Comprendre le réchauffement climatique en 4… par lemondefr

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Y a plus de saison, ma bonne dame…

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Même s’il est des endroits sur la planète où les effets sont plus écrasants (désertification, perte des terres arables, salinisation des eaux potables), chez nous aussi, les effets du dégélement climatique commencent à se faire sentir. Les inondations et les tempètes sont un peu plus furieuses qu’avant et les saisons ne ressemblent plus à grand-chose.
On a beau trouver toujours quelqu’un pour se rappeler que si, le printemps 1920 était aussi pourri ou l’automne 1951 aussi bizarrement chaud, cela fait quelques années que les variations sont étonnantes. Et pas sans conséquences…

 

Ils arrivent, les envahisseurs
Très concrètement, le réchauffement a poussé les sangliers dans Berlin, et chez nous ce sont moustique tigre et frelon asiatique qui débarquent et progressent. Sans oublier la Drosophile Suzuki.

Venue du Japon, après avoir conquis l’Italie et l’Espagne à la fin des années 2000, ce nouvel envahisseur est arrivé en Corse en 2010, avant de s’installer dans la vallée du Rhône et dans le Bordelais. Cette année, elle a colonisé la Bourgogne et l’Alsace.
La Suzuki, elle suce qui ? Là où la drosophile classique s’attaque aux fruits déjà abîmés, la Suzuki se jette sur les fruits murs et intacts, gorgés de vie et de sucre. Pêche, myrtilles, pommes, prunes sont touchés. Et le raisin ne fait pas défaut.
Cette charmante créature pompe puis pond environ soixante par fruit mûr, contre une ou deux pour la drosophile classique, dévastant ainsi des hectares de récoltes.

 

Ils sont un peu aigris, les cultivateurs de fruits
Et quel est le rapport avec le climat ? Eh bien, l’hiver a été doux et synonyme de fêtes chez les insectes qui ont survécu. Ensuite, le printemps beau et sec a tué les jeunes plants mais permis à cet insecte de survivre et de s’installer. Puis l’été a été pluvieux et l’automne est devenu été indien. Ces changements conviennent à la Suzuki qui est maintenant classée espèce endémique.
Espèce de sale bête, oui, qui contraint les viticulteurs à l’intégrer comme nouveau fléau dans leurs calendriers de contraintes, ce qui n’est pas sans questionnement car il faut savoir comment traiter le parasite sans arroser les vignes de pesticides et détruire tous les auxiliaires.
Chez les Becker, que je connais bien, on déplore ces aléas, mais par amour du vin, on se bat et toujours en bio, s’il vous plaît !

 

Il impacte ce qu’on boit, le climat
Le climat a bien des effets immédiats sur ce qu’on mange… et sur ce qu’on boit ! Il est clair que son dérèglement nous concerne donc tous directement. Si les gens n’en étaient pas encore convaincus ni alertés, peut-être que l’appel de l’estomac agira comme une alerte naturelle ?

Pour l’heure, après des suées et des peurs, la cuvée 2013 d’Alsace sera finalement très bonne pour les raisins sauvés, mais n’atteindra pas les rendements escomptés.
Ou comment, déjà, le climat donne un prix à la rareté… Tous ces effets sont donc à méditer et pour vous aider, vous pouvez relire mon compte-rendu de la conférence sur le climat de Nicolas Hulot… Pourquoi pas en savourant un petit verre ?

A la santé du climat !

 

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La conférence de M. Hulot

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Lundi soir, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence sur le climat, donnée par Nicolas Hulot à l’Ecole Militaire. Portant le focus sur le climat comme facteur majeur d’instabilité, il s’agissait pour l’intéressé d’informer concrètement un auditoire majoritairement âgé.

 

Exit les climato-sceptiques
Nicolas Hulot a claqué dés le départ la porte au doute, invitant ceux qui ont encore des réserves à lire le paquet d’études compactées depuis des dizaines d’années par le GIEC, montrant la responsabilité de l’homme dans les dérèglements. Nous récoltons aujourd’hui le produit des 150 ans passés, le succès des industries et de la technologie s’étant fait au détriment des ressources fossiles, limitées.
Dette démographique, dette écologique, chaque Occidental pèse aujourd’hui 6 fois plus sur l’environnement qu’il y a 150 ans.

D’un monde d’abondance (illusoire), nous allons passer à un monde de rareté, voire à un monde de pénurie, si nous ne prenons en compte les limites de notre planète. Inutile de préciser que la pénurie n’est pas souhaitable car ingérable… et donc évidemment vecteur de conflits.

 

Les effets concrets du dérèglement climatique
Déjà, les contraintes climatiques pèsent, pour les Africains par exemple. Dakkar, 2,3 millions d’habitants, a dû accueillir dernièrement 300 000 migrants, dont les 2/3 ont été poussés loin de chez eux par la désertification croissante. Ailleurs aussi ce phénomène progresse, comme la salinisation des eaux potables et la perte de terres arables.
En Syrie notamment, la perte de productivité de 80% et la disparition des troupeaux ont porté 1,5 millions de personnes à quitter leur lieu de vie. Si ce n’est pas la cause directe de la guerre, ce facteur n’a rien arrangé et s’est bien porté comme variable aggravante.

 

Les Occidentaux touchés aussi
Aux Etats-Unis, le prix des catastrophes naturelles, de plus en plus fortes, de plus en plus sauvages, ne cesse d’augmenter, se mesurant en milliards de dollars. Ne serait-il pas temps alors d’investir dans les mesures préventives qui vont nous permettre de limiter ces phénomènes ? Chez nous aussi, on voit bien combien les inondations ou tempètes deviennent plus violentes. Et l’érosion des cotes va concerner tous les pays, car 50% des habitants du globe vivent à moins de 50 km de la mer…
Pas moyen de continuer à clamer « Après moi, les mouches ». Car après nous… ce sont nos enfants qui trinquent. Et pas nos arrières-petits enfants. Les conséquences sont là, demain. Alors l’action, c’est ici, maintenant.

 

Un verdict sans appel
Pour Nicolas Hulot, il va falloir au Sommet de Paris fin 2015 une vraie volonté de la part des Etats pour contenir le réchauffement climatique à 2 degrés. Cela va supposer de baisser drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, de laisser enfouies 70% des énergies fossiles et d’abandonner évidemment les inepties comme le gaz de schiste.
Et le nucléaire ? Un vieux militaire n’a pas manqué de posé la question, sous-entendant que c’était une énergie propre, ce que M. Hulot a réprimé, ne serait-ce que par « respect pour les victimes ». Il a souligné la spécificité française (58 réacteurs en action), avec laquelle il fallait bien traiter, mais dans le but d’une transition, c’est-à-dire sans plus augmenter le parc, et en investissant dans le renouvelable. Il a dit qu’il était hors de question d’implanter du nucléaire ailleurs ou alors il faudrait beaucoup de centrales partout, et l’accident ne serait plus une probabilité mais une évidence. Il a reparlé aussi du coût du traitement et stockage des déchets, du problème des démantèlements et de l’importation d’uranium et de plutonium. Il a redit que sa conviction était que l’avenir était aux énergies renouvelables.

 

L’espoir du Sommet sur le Climat 2015 ??
J’ai été agréablement surprise par cette conviction sans faille et sans compromis. Il est clair que nous n’avons plus le temps pour la langue de bois. Nicolas Hulot a souligné combien la fenêtre est mince entre ce que nous pouvons faire collectivement et ce que nous subirons si nous ne faisons rien, alors que les conséquences, elles, seront bien différentes.
Il en appelle à la responsabilité des Etats pour  ce qui est pour lui « la dernière chance de sursaut pour l’humanité » lors de la COP21, la grande conférence sur le Climat de Paris fin 2015, avec son préalable, la COP20 de Lima dans quelques jours, qui doit définir les bases de l’accord à finaliser à Paris.

Désormais « Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète », Nicolas Hulot a l’air déterminé à utiliser sa notoriété et sa qualité d’expert auprès des politiques.
Il faut que la société civile lui donne raison en continuant à faire savoir que nous voulons des mesures claires et contraignantes concernant la transition énergétique, pour l’instant réduite à des projets.

On ne changera pas de paradigme en regardant le ciel… ou alors si, mais brutalement. Car il pourrait bien finir par nous tomber sur la tête.

 

NB :
Pour visionner la conférence sur le site de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, c’est ici
et pour lire le billet de Nicolas Hulot sur le tournant de 2015, c’est .

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Prix Pinocchio : jusqu’à demain midi pour voter

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Dois-je encore les présenter ? Comme chaque année, les Prix Pinocchio du développement durable, organisés parles Amis de la Terre France, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires, visent à dénoncer les activités de grosses multinationales qui abusent des ressources, naturelles et humaines, de la planète.

 

Trois prix pour trois mépris
Le premier prix Une pour tous, tout pour moi récompense l’entreprise la plus agressive en termes d’appropriation et d’exploitation des matières premières.
Le deuxième, Plus vert que vert que j’aime particulièrement, tend à féliciter la société qui a le mieux utilisé le greenwashing pour (tenter de) faire croire à ses bonnes intentions et actions et masquer ainsi à peu près le contraire. Catégorie qui pourrait aussi s’appeler « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ».
Le troisième, Mains sales, poches pleines, loue les boîtes dont les projets remplissent leur portefeuilles en effeuillant des gens et/ou des territoires. Ou comment des actions inutiles sont maintenues au profit d’une poignée de nantis. Notre-Dame-Des-Landes pourrait entrer ici…

 

EDF, Shell, Perrenco and Co… Toujours les mêmes
La surprise n’est en effet pas grande, de retrouver des entreprises déjà présentes les années précédentes, que ce soit dans des catégories identiques ou différentes. On devrait commencer à les connaître, les noms de ceux qui nous enfument… et qui se fument la Terre bien roulée !
Etonnamment Shell ne fait son entrée dans les nommés que cette année, pour son exploitation abusive des gaz de schiste, à laquelle devraient s’ajouter évidemment les forages sous l’Arctique.
Et puis on retrouve EDF en Greenwashing, catégorie dans laquelle il était le grand vainqueur 2009. Perenco, multinationale franco-britanique du gaz et du pétrole, déjà nommée en 2009, 2012 , 2013 revient cette année avec son invention du pétrole low cost. Et puis GDF continue à investir massivement dans les énergies fossiles.
Ils sont fabuleux, on vous dit : ils lavent écologique, plus vert que vert, écrivent leur histoire plus noir que noir et y croit dur comme fer !

 

Les jeux ne sont pas faits
Derrière l’aspect amusant du vote et de l’anti-récompense, il s’agit évidemment d’alerter l’opinion sur les activités de ces entreprises, agissant souvent au nom du service public, ou avec son argent, et en tout cas presque tout le temps en piétinant notre bien commun : l’environnement !
Il s’agit donc pour nous, qui sommes tristement leurs con-citoyens, de leur rappeler que nous sommes leurs coloca-terre et que l’impunité à ses limites…

Même si cela peut sembler marginal, s’informer et faire savoir qu’on sait, c’est déjà un pas ! Surtout si on le fait à plusieurs…

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Pour le recyclage, y a pas d’âge !

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Avant-hier journée de la gentillesse, aujourd’hui journée du recyclage…
C’est tous les jours le jour de quelque chose, personne ne s’y retrouve et l’impact médiatique est moindre face à cette multiplicité des journées : journée mondiale de préservation de l’environnement en temps de guerre, journée mondiale de l’oeuf, journée mondiale du reggae…
Il y a réellement tout et n’importe quoi, comme on peut s’en rendre compte en parcourant la liste des journées, répertoriées sur un site spécial.

Juste une pour finir : saviez-vous que le 14 février, jour des amoureux, donc associée au symbole du coeur, est devenue la journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congétinales ?? Ils vont les chercher loin leurs associations…

Bref, là n’est pas mon propos du jour. Revenons à nos moutons et recyclons !

 

L’obsolescence programmée, c’est dépassé
En vertu de la mal nommée obsolescence programmée, on jette encore beaucoup trop au lieu de réparer, recycler, désosser.
Oui, obsolescence, c’est un bien trop joli nom pour une réalité peu glorieuse :  soit on est poussé à racheter par le fabricant car le produit est prévu pour durer peu, soit c’est le consommateur lui-même qui préfère du neuf au vieux.
Acheter ce dont on n’a pas besoin sans avoir assez de budget, c’est comme tout redécorer chez soi à l’indienne et préférer finalement le style épuré : une bonne occasion de se plaindre. Et d’être un vrai con-sommateur.

Si la proposition de loi écologiste de 2013 visant à punir l’obsolescence programmée n’a pas été retenue, la loi sur la transition énergétique d’octobre définit un cadre plus contraignant pour les fabricants qui doivent informer sur le délai où les pièces de rechange sont disponibles et la durée de vie de certains produits. Pour autant, il n’est toujours pas nécessaire d’acheter pour exister.

 

Donner une seconde vie aux objets, c’est possible
Pour soi, déjà, en faisant réparer dans des lieux dédiés, comme les Repair’Café ou autres endroits où des bricoleurs au grand coeur n’attendent que vous.
Ou même réparer soi-même en apprenant de ces mêmes bricoleurs ou en trouvant sur Internet des fiches concernant votre imprimante, sur laquelle il n’y a parfois qu’un zigouigoui à tripatouiller pour la faire repartir comme en 40.

 

Le troc, c’est pas toc
Troquer des trucs qu’on trie et dont on ne veut plus, comme les vêtements féminins, ça peut devenir un tic car c’est addictif et joyeux !
Pour pas un rond, on repart habillée de la tête aux pieds et on se paie le plaisir de voir une fille porter le pull qu’on n’aimait plus, mais que finalement sur elle, il déchire. Non qu’il soit déchiré, il lui sied à ravir.
Alors, les ravissantes, notez la prochaine Troc Party d’habits de filles du 29 novembre à Paris 11.

Evidemment, le troc n’est pas réservé aux vêtements.

 

Le prêt, c’est malin
Pourquoi acheter ce qu’on emprunter ? C’est l’idée d’associations qui proposent à leurs adhérents de pouvoir emprunter un four à raclette, un gaufrier ou une perceuse le temps de les utiliser.
C’est le cas par exemple de l’atelier « Chez René« , au nouveau lieu La recyclerie, installé dans l’ancienne gare Ornano, Porte de Clignancourt, où on peut d’ailleurs aussi faire réparer ses objets, faire du troc de vêtements et autres activités… comme donner une seconde vie à vos plantes qui tirent la tête grâce à Mama Petula.

Car quand on entre dans le monde du recyclage et du non-gaspillage, il n’y a pas de limites pour bien faire… et pour s’y mettre, y a pas d’âge !

 

Annuaire de la seconde vie des objets des Amis de la Terre ici.

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Une nouvelle troc party le 29 novembre !

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voir l’invitation en grand en cliquant ici

 

Revoici la troc party que j’organise avec Adeline Gerritsen le 29 novembre au Café Dumas dans le 11e.

L’hiver s’annonce lentement mais sûrement et vous aimeriez une nouvelle écharpe sans avoir les moyens de vous en payez une chouette chaude ?
Votre robe confortable et réchauffante est encore belle, mais vous l’avez trop vue ?

Des habits qu’on ne met plus…
des accessoires inutilisés…
des haricots magiques comme monnaie…

du troc, et ça recycle !
du troc, ça repart !

 

Venez troquer, boire un verre et vous amuser
le samedi 29 novembre de 15h à 18h à la TROC PARTY

AU CAFÉ DUMAS
201 bd Voltaire – Paris 11e
droit d’entrée : une consommation

 

Plus on est de folles, plus on rit… alors à vos penderies !

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Sacrée Croissance mardi 4 sur Arte

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Demain soir sur Arte sera diffusé le dernier documentaire de Marie-Monique Robin, Sacrée Croissanceque j’ai eu la chance de voir en avant-première.

Sacrée comme donnée la plus valable par les économistes de tous poils, la croissance a bon dos… D’autant que, comme le montre le générique, cela fait déjà des décennies que les présidents successifs de tous pays promettent de la retrouver… On se croirait chez les Monthy Piton, dans Sacré Graal, à la recherche de la coupe sainte !

Sauf qu’au nom de la croissance, on parle aujourd’hui plutôt de coupes franches (dans les budgets publics) et de sainte bourse (les marchés financiers gouvernent le monde). Tout cela est archi artificiel et il est temps de changer de paradigme… Gloups, oui mais comment ?

 

Après une courte introduction sur la-dite croissance, Marie-Monique Robin poursuit un propos déjà entamé dans le très dense Les moissons du futurmontrer les solutions pour demain qui existent déjà aujourd’hui.
Et faire comprendre combien il est important et primordial de les cultiver, si on veut bénéficier d’un avenir certain plutôt que d’un certain avenir… incertain, qui suivra inexorablement les fluctuations et les effondrements des marchés boursiers et pétroliers.

A propos de culture, le début du film nous mène au Canada, avec de jeunes diplômés ayant tout lâché pour cultiver les terres en bordure de la ville de Toronto. Ou comment choix du futur rime avec choix de vie, dés maintenant. Le fondateur du réseau, ancien trader, a divisé son salaire par beaucoup pour vivre du maraîchage (et de la distribution à tous publics) de vrais légumes… et de vraies valeurs. Il ne regrette rien.

Le film poursuit par bien d’autres exemples passionnants, d’agriculture commune, de monnaies locales, développées ici et partout, nous emmenant avec lui et laissant de l’espoir dans son sillage.

Puis il finit au Bouthan. Ce n’est pas tout à fait ma conclusion rêvée, car le système du Bonheur National Brut, à travers mes yeux d’Occidentale, me donne un vague sentiment de « dictature du bonheur »… De par mon parcours et ma formation, je me sens clairement plus proche des canadiens de l’introduction ! Mais peu importe, c’est ma seule réserve.

 

Car le grand mérite de ce documentaire est de présenter divers types de solutions expérimentées et vécues, prouvant concrètement que les voies alternatives au système dominant sont possibles, quelque soit la culture (agricole et intellectuelle) de départ.

Et ces nouvelles routes sont nécessaires, tant il est important de garder en tête l’idée de « résilience », c’est-à-dire de capacité à être autonome.  Rappelons-le, en cas de choc naturel ou pétrolier par exemple, l’homme moderne a globalement une indépendance alimentaire très limitée.

Il faut donc clairement investir dans plus d’agriculture urbaine, plus de monnaies locales, plus d’échanges courts et de solidarité humaine. Et en intégrant ce type de réseau, on se rend vite compte qu’on est déjà des centaines, égrainées ici ou là.
Ce film nous rappelle qu’à l’échelle de la planète, cela représente des milliers, voire des millions de personnes.

Et comme chaque goutte d’eau compte pour faire communiquer les vases… ça donne envie de continuer !

A bon engraineur : demain allume ta télé !

 

A (re)voir sur Arte+7 jusqu’au 11 novembre 20h45.

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