Les Verts à l’Ecologie ? Poisson d’avril !

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dessin de Martin Vidberg, blog L’actu en patates
avec son aimable autorisation

Manuel Valls propose l’Ecologie élargie à l’Energie aux Verts et ils refusent…

Honnêtement, j’ai du mal à suivre… faut-il rire ou pleurer ?

Ne pas être sur la même longueur d’ondes que Valls, c’est une chose, prendre le pouvoir et tenter d’en faire concrètement quelque chose, c’en est une autre qui pourrait être autrement plus efficace que de gronder dans l’ombre…

J’ai voulu croire que c’était un poisson d’avril qui serait invalidé dès mercredi mais non, rien !

Et il y a mieux : Valls proposait d’arrêter le projet Notre Dame des Landes si les Verts acceptaient le poste !
« Non, arrête, c’est trop, je n’y crois pas. » Moi non plus !

Connaissent-ils seulement le « rien à perdre, tout à gagner en essayant ? »
Non, visiblement ils préfèrent stagner dans le « Au moins si on ne fait rien, on peut continuer à gueuler que ceux qui font, ne font pas bien » !!

C’est con-sternant.

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Pollution, je dis non

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« Pollution, je dis non
Mais à la vie, je dis oui »*

Je ne me prononcerai pas sur leur dernier film que j’avoue ne pas être allée voir et ne pas avoir l’intention d’aller voir, mais c’est un fait, je trouve que bien des sketchs des Inconnus qui m’ont fait rire petite sont indémodables… Et quand nous sommes plongés dans un pic de pollution comme actuellement en (Ile-de-)France, je ne peux m’empêcher d’avoir dans la tête leur chanson parodique.

 

Pollution, je dis non
Car, qui va dire franchement oui à la pollution, qui va assumer ouvertement qu’il est pour ? Très officiellement, personne.
Et pourtant… encore beaucoup trop de franciliens prennent seul leur voiture pour s’encastrer dans les bouchons du périph’ du matin (ou du soir). Ils évitent ainsi les bien nommés transports en commun, où l’on partage le trajet et les émotions du voisin, quand ce ne sont pas ses odeurs d’aisselles assaisonnées.

 

Aux bons transports, je dis d’accord
Mais si les trains, RER, métros et autres bus présentent des inconvénients en emportants les inconvenants et les cons venants, c’est sans compter la liste des avantages, surtout dans une capitale surpeuplée.
Rouler dans Paris en voiture, c’est un peu comme prendre l’ascenseur avec Valérie Damidot : on va vite se retrouver coincé. Et pourtant on le savait.

« Oui, mais moi, je ne peux pas faire autrement que de venir travailler en voiture, parce que moi j’habite… » On connaît la chanson.
Sauf qu’à celle-ci, déjà trop rabâchée, se substitue l’hymne du covoitureur joyeux qui s’auto-organise (c’est le cas de le dire) ou trouve preneurs via Blablacar. J’ai testé le covoiturage via ce site, je parle en connaissance de cause, c’est très sympa, on partage les frais, le trajet et le franc parler.

 

Et aux cons, je dis non
« Oui, mais nous, les conducteurs, on n’y est pour rien dans la pollution, c’est la faute des usines à charbon allemande et du chauffage à bois des scandinaves dont le vent nous ramène les particules fines ». Faute d’être de la prose fine, c’est une citation du mouvement 40 millions d’automobilistes, qui a le vent en poupe… et la bêtise à 16 soupapes.
C’est sûr qu’à se renvoyer la balle de la responsabilité, on n’avance pas et pas que dans les bouchons.

Mais, juste histoire de dire, hein, hier en Ile-de-France, l’indice était à 43, faible. Et il se trouve que c’était dimanche, jour de repos et des familles où les véhicules restent rangés au garage. Hasard ou coïncidence ? Il faut que j’y pense, mon cher Watson.
Aujourd’hui, il était remonté à 75… contre 150 la semaine dernière.

 

Au futur, je dis… bien sûr ? ou raclure ?
Alors faut-il vraiment se demander si la circulation alternée est une bonne chose ? Non, franchement, à quoi joue-t-on ? Au pollueur imaginaire ? Au crétin malgré lui ?
Quant à la conviction des politiques qui décident de ces mesures, là, c’est sûr, on mesure qu’on est en pleine campagne électorale car les contrôles aujourd’hui dans Paris étaient plutôt laxistes…

Reste la gratuité des transports, incitative, à Paris comme à Rouen, Caen, Reims, Grenoble.

Parce que l’intelligence aussi quand c’est gratuit, c’est permis ! A moins que ce ne soit le contraire.

 

*pour revoir la chanson des Inconnus, c’est ici à 50′

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A Brinv’, c’est déjà le printemps !

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Des plats du jour à déguster sur place, et surtout à emporter car ils sont légers.
Pas peu nourrissants pour autant. Et jolis à regarder.
Brinv’, c’est l’adresse verte et fraîche des travailleurs du 9e, des pressés dans leur jus qui veulent des breuvages de fruits frais et centrifugés, des soupes et des plats aux légumes variés. Ambiance snack, certes, mais de qualité.

 

Un petit air de campagne
Pourquoi Brinv’ ? « Parce que c’est l’abréviation de Brinvilliers, la maison de campagne de mon grand-père. Il m’a donné un coup de main pour monter ce lieu, c’est ma manière de le remercier », raconte Vincent, le chef et gérant de l’endroit. Avant d’ajouter que si c’était à refaire, il choisirait peut-être autre chose car les gens ne savent pas trop comment prononcer. C’est « Brainve », tout simplement, et pas « Brinnve » ou « Bringue »…
Ou peut-être qu’il referait exactement pareil car au moins cela fait parler, cela crée le dialogue ! Et faute de le dire bien, ce nom, les gens le retiennent. C’est ce qui compte.

 

Un petit air de printemps
S’il n’est pas phonétique, l’accent ici est mis sur la cuisine et la qualité des produits, travaillés dans des soupes, quiches, salades et plats du jour savoureux ou le légume est roi. Par exemple purée rustique de patates et topinambour à tomber, accompagnant un filet de lieu noir dans sa feuille de blette. Les salades allient légumes croquants et riches de goûts et les soupes sont très agréables : carotte et curcuma, lentilles corail au curry ou légumes de saison.
Et qui dit saison dit variation, et comme il n’a pas fait très froid, ça sent déjà le printemps…

Aux plats changeants salés (façon de parler car chez Brinv’ on évite de trop saler et c’est appréciable), s’ajoutent des desserts du jour, y compris sans gluten pour satisfaire tous les mangeurs. La mousse au chocolat est sans oeuf aussi, pour plus d’arôme et une meilleure conservation. Elle est saupoudrée de baies de goji… Go, j’y vais !
(moi, ce sont mes jeux de mots plus ou moins heureux que je saupoudre, chacun son truc…)

 

Un petit air d’écologie
De 70 à 80 % bio, les produits sont aussi choisis pour leur proximité. Quelque part entre l’écolo et le locavore, il faut trouver le bon mix.
Restauration à emporter oblige dans ce quartier où bien des gens ne prennent pas le temps de s’attabler (et où les loyers exorbitants limitent les places assises disponibles), Vincent privilégie aussi les emballages recyclés et biodégradables. Carton, mais aussi maïs compressé pour les couverts. Et bientôt même les coupelles en plastique des desserts seront recyclables.

 

Un petit air frais
L’esprit du lieu fait souffler un vent de fraîcheur sur la vente à emporter et vu la qualité de ses plats, je n’ai pas manqué de demander à Vincent s’il lui plairait d’ouvrir plus tard un « vrai » restaurant avec des vraies assiettes… « Peut-être », a-t-il murmuré, prudent.

Il est clair que pour l’instant, il lui faut faire connaître Brinv’ à un maximum de gens … il s’y attelle d’ailleurs via facebook en publiant en ligne les menus du jour : malin ! Puisse aussi ce modeste article apporter sa contribution…

Allez, bon vent au Brinv’, Vincent !

 

Brinv ́(ouvert du lundi au vendredi de 12h à 15h)
34, rue de la Victoire – 9e
tél. : 01 45 26 29 98
www.brinv.fr

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Mars, demandez le programme !

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Voici venu le mois du printemps… et des giboulées !

Je jouerai mon one woman show en Alsace pour la Semaine d’Alternative aux Pesticides :
- mercredi 26 à Herrlisheim (Bas-Rhin)
- jeudi 27 à Guebwiller, théâtre municipal
- vendredi 28 à Strasbourg-Cronenbourg

Plus d’informations dans le programme complet (activités classées par département)

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Le 8 mars, soyez femme en troquant vos vêtements !

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Voir ici l’invitation en grand

 

Des habits qu’on ne met plus… des accessoires inutilisés… des haricots magiques comme monnaie…

du troc, et ça recycle !

du troc, ça repart !

 

Venez troquer, boire un verre et vous amuser
le samedi 8 mars de 15h à 18h à la TROC PARTY
que j’organise avec Adeline Gerritsen

AU CAFÉ DUMAS
201 bd Voltaire – Paris 11e
droit d’entrée : une consommation

 

C’est la journée des femmes et cela tombera bien à propos car on peut aussi être féminine et se vêtir en recyclant et en échangeant !

… ce qui est sûr c’est que plus on est de folles, plus on rit, alors à vos penderies !

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Encore trois jours pour soutenir la viticulture bio !

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Encore une histoire de fous… de gens qui marchent sur la tête ! Mais n’est pas le fou celui qu’on croit…

 

Le fou du roi
Branle-bas de combat à la préfecture de Côte d’Or : parce qu’on craint, peut-être, une invasion de cicadelles dans les vignes, le préfet fait passer un arrêté radical… Il s’agit de traiter chimiquement les vignes pour éviter une épidémie de flavescence dorée, maladie mortelle et contagieuse pour la vigne.
Les dorures du palais ont fait tourné la tête du fou du roi qui n’a aucune idée de ce qu’est concrètement l’agriculture sur le terrain. Ou comment par une mesure à la con, on arrête radicalement l’intelligence.

 

The fool on the hill
Car c’est là que le deuxième fou de l’histoire entre en scène. Un fou, oui, mais de nature. Il s’appelle Emmanuel Giboulot et en a dans le ciboulot. Il est viticulteur bio et est à la fois dans le pragmatisme et la rêverie. La rêverie d’un monde qui aille dans le sens de sa marche, c’est-à-dire que face à cette obligation de traiter ses vignes, il choisit une méthode naturelle, car, cela tombe bien, il en existe… et plein encore !
Ainsi, se dit-il, les abeilles pourront continuer à voler et polliniser, au lieu de tomber raides mortes, tuées par les pesticides. Car « The fool on the hill, Sees the sun going down, And the eyes in his head, See the world spinning ’round »

 

Fou à lier
Cependant pour les autorités, ç’en est trop. Etre plus intelligent qu’eux et trouver des solutions naturelles à des injonctions qui ne le sont pas, ce n’est pas acceptable. C’est ce que dit l’inspecteur zélé de la direction régionale de l’Agriculture à Emmanuel Giboulot, alors qu’il visite ses terres, sans y avoir été invité, évidemment.
Parce qu’il n’y a pas de trace de pesticides, M. Giboulot va être poursuivi… et risque la prison ! C’est à se demander qui est fou à lier dans l’histoire… seulement celui qui risque de l’être physiquement n’a pas beaucoup de recours.

 

Fous de bassan
C’est là qu’il faut nous faire entendre, nous les fous de bassan, oiseaux grégaires qui n’hésitent pas à plonger bien profond pour se nourrir quand cela est nécessaire. Bassement pragamatiques ou fortement rêveurs, comme Emmanuel Giboulot, nous voulons un monde meilleur, un monde où les institutions soient au service du peuple, de sa santé, de ses intérêts et de ceux de son environnement, un monde où la justice… soit juste ! Waouh, effectivement, ce n’est pas gagné.

Concrètement, le procès, c’est lundi, et Emmanuel Giboulot risque jusqu’à six mois de prison et 30 000 euros d’amende. Plus il aura de témoignages de soutien, plus il aura de chance de faire valoir sa voix… et les nôtres !
Ce sont les multinationales pollueuses et peu scrupuleuses de santé qui devraient se faire juger !
L’Institut de Protection de la Santé Naturelle porte donc un texte à signer ici.

 

Il n’y a rien à perdre à exprimer son opinion, son opi-non ! Plutôt tout à gagner… pour espérer, peut-être, pouvoir être fous de joie.

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Quand on trouve les chercheurs…

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C’est une initiative nouvelle et pour le moins salutaire, même si, bien sûr, d’aucuns argueront que c’est une tempête dans un verre d’eau, préférant disserter sur les genres et autres fumeuses balivernes consternantes.
Et pendant ce temps-là, comme on dit… le monde continue de tourner, certes, mais toujours un peu à l’envers.

 

Il était une fois…
Alors voilà une histoire de chercheurs qui en dit long sur notre société et ses penchants. Et qui a le mérite de faire quelques vagues dans le milieu de la recherche publique.

Tout commence par la demande à l’INRA d’un rapport sur l’agriculture biologique commandé par le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective (CGSP), institution rattachée au Premier ministre. Réalisé sous la direction du directeur scientifique agriculture de l’institut le rapport est rendu en octobre 2013 et a valeur de synthèse scientifique… ce que contestent justement 119 scientifiques, du CNRS, de l’INSERM… et de l’INRA !

 

Les 119 parlent d’une seule voix
Dans ce document rédigé collectivement, des agronomes, géographes, économistes, sociologues, généticiens ou encore chercheurs en cancérologie reconnus, dénoncent les approximations du rapport qui compare par exemple cultures biologiques sans et avec herbicides… quand on sait que le béaba du bio, c’est de faire sans pesticides, quels qu’ils soient, c’est assez édifiant. Cela va même plus loin, puisque le rapport va jusqu’à conseiller l’utilisation de pesticides dans l’agriculture bio pour en augmenter les rendements !

En mettant « bêtement » en balance agriculture conventionnelle et biologique sur la base des rendements sans tenir compte des spécificités propres à chacune, le rapport omet évidemment de mentionner les impacts positifs de la non utilisation de pesticides sur la santé et l’environnement… alors que les études fourmillent, qui prouvent le contraire.
Les chercheurs contestataires soulignent encore que les ouvrages cités en référence au rapport sont ceux de climato-sceptiques, hic, et que la méthodologie générale est douteuse.

 

Plutôt deux fois qu’une
La direction de l’INRA, qui n’avait pas souhaité répondre à ces chercheurs, a fini par dire son mot suite à la parution de l’article de Reporterre. Et sa réponse compte cinquante pages, là où la lettre commune des chercheurs en comptait dix : cinq fois plus, ouais ! Est-ce que la bataille se joue aux billes ? Non, on est bien à l’INRA. Et INRA bien qui INRA le dernier car le directeur de l’institut refuse de retirer le rapport incriminé et se réjouit du débat engendré.

Sauf que entre temps l’affaire a été reprise par certains députés qui demandent, en phase avec les chercheurs, au Ministre de l’Agriculture de commander un nouveau rapport sur le même thème, rédigé par un collectif.

 

Sera-t-il une fois ?
On espère fortement qu’ils seront entendus car ces querelles de gros sous deviennent fatigantes… derrière les défenseurs de l’agriculture intensive, ce sont toujours les mêmes enjeux et les mêmes multinationales représentés, toujours le même système qui se mort la queue et qu’on a trop peur de changer… alors on tergiverse, on tergiverse.

 

Mais à force de couper les cheveux en quatre, on peut aussi se retrouver sans poil sur le caillou !

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Des thés militants, merci Kokopelli !

thé-kokopelli

Vous aimez le thé ?
Vous aimeriez commencer la journée en buvant une tasse de ce prodigieux breuvage et en faisant par là-même une bonne action ?
Que non seulement votre boisson soit bio et savoureuse, mais qu’en plus elle permette à des paysans de par le monde d’échanger graines et savoir-faire, loin des multinationales qui veulent contrôler le marché des semences ? …c’est possible !

 

Tous les goûts sont dans la nature
Noir, vert, blanc, rouge, il y en a pour tous les goûts… et toutes les bourses. En effet, chaque thé proposé est décliné en sachet de 100 g (7,50 euros) ou en tube de 100 g (un rien plus cher : 8,50 euros).

Et rien que la lecture des compositions met les papilles en éveil : « thé noir, réglisse, chips de carottes, cacao, orange » ou « thé blanc, gingembre, pétales de fleurs (bleuet, rose, mauve, lavande, souci, tournesol), vanille » ou encore « rooibos sauvage, anis, cumin, fenouil, coriandre, rose »… j’ai ce dernier que je savoure régulièrement comme une tisane (pas de théine dans le rooibos) et j’ai offert et goûté le thé blanc. Ces mélanges sont délicieux et surprenants. Tout un programme !

 

Tout le charme est dans la tournure
…et tout un poème ! Car, ces thés sont militants, dans le sens où sur chaque paquet ou tube un euro est versée à l’association Kokopelli, « association pour la libération de la graine et de l’humus ».

Et ce militantisme-là fleure bon l’onirisme et l’idéal concret : ainsi les noms des thés, comme les jolis petits pitchs sur les étiquettes, sont inspirés et inspirants : Parfum de résistance, Le chant de la terre, Le joueur de flûte, Rêve éveillé de Gaïa.

 

Tout le talent est dans la droiture
Rêve éveillé de Gaïa, cela fait référence à notre douce terre mère, d’accord, mais aussi à la marque qui s’est intelligemment associée à Kokopelli pour nous proposer ces merveilles : les Jardins de Gaïa.

Basée en Alsace et travaillant équitablement avec les producteurs, cette société fait du boulot sérieux depuis de longues années et leurs produits sont commercialisés en magasins bio, comptant déjà de nombreux adeptes. J’en fais partie depuis un moment aussi, mais le petit plus de ces thés militants… c’est que vous ne les trouverez pas dans le commerce, c’est une exclusivité sur le site de Kokopelli et de Gaïa.
Il faut donc se l’offrir, à soi et aux autres, cela fait du bien à tout le monde. C’est le cas de le dire.

 

C’est bien pensé, c’est bien vu, j’ai la peau du palais bien tendue… merci Kokopelli !

 

PS : d’autres idées de cadeaux fertiles.

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Faune éthique

cigognes

Au vu des engouements médiatiques toqués des tics de gens aux divers tocs, voire pathologies, incluant l’hystérie et la provocation compulsive,  c’est à se demander si l’homme, vraiment, vaut mieux que la faune dont il est si fier de se différencier. Outrancier, volage, excessif, égoïste et intolérant, l’homo sapiens, ça pense… mal. Et ça pionce sévère, du côté de la beauté, du calme et de la volupté !

Et quand l’homme s’occupe de faune, c’est malheureusement peu souvent dans le respect des espèces et des écosystèmes… Forcément, cet « éco » -là ne tient pas des gros sous, plutôt des subtils dessous… de mère Nature. En effet, en termes d’effort il y aurait fort à faire…

 

Requin-quer le squale blanc
Inscrit depuis 2001 à l’annexe 2 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), le grand requin blanc est protégé, notamment d’une pêche incontrôlée qui pourrait menacer la survie de son espèce. Chassé au mieux pour sa chair et ses dents que les touristes se mettent en pendentif, au pire pour ses ailerons qu’on lui prélève vivant avant de le rejeter en mer, la terreur des mers en prend pour son grade.
Prédateur ? Certes, mais seulement par nature. Et si des morts par attaque de requin sont à déplorer chaque année, c’est à peu près 10 fois moins que les méduses ou 500 fois moins que les scorpions… mais surtout c’est 200 fois que les grille-pains !

Inutile de dire la bêtise de la volonté du gouvernement australien de passer outre la protection du grand blanc au nom des sept morts en trois ans que le poisson a fait sur ses côtes et d’autoriser de tirer à vue sur les spécimens de plus 3m. Bien intelligents aussi les pièges à appâts, qui attirent justement les animaux près des plages. Une fois de plus, on se demande à qui profite ces mesures…

requin-toaster

   la campagne « Rethink the shark » de 2008

 

Que la captivité ne soit plus captivante
C’est clair, l’homme met l’homme en cage, au moins médiatiquement parlant. Mais l’homme se laisse faire, voire aime ça. Il n’en va pas de même pour les animaux et notamment les oiseaux migrateurs. J’ai eu un pincement au coeur en parcourant l’animalerie de l’Orangerie à Strasbourg, lieu que j’affectionnais pourtant étant petite. Les animaux en cage y sont mal lotis et malheureux, ça se voit : cages trop petites, peu fournies en végétation, grillages très présents et très bas…

C’est aussi le cas de l’enclos des cigognes, pourtant estampillé haut lieu de reproduction et de protection du volatile volubile, symbole de la région. Au-dessus du grillage qui empêche les cigognes de s’envoler viennent se poser des conseurs en liberté et en migration, c’est le pompon. Du moins pour celles qui sont en dessous.
Autant dire que je ne comprends pas toujours très bien la façon dont l’homme procède pour protéger…

 

Que la liberté prenne son envol
C’est plus drôle quand la faune prend sa revanche et fait des pieds de nez à l’homme, venant jouer sur son terrain. Ainsi, en Australie à nouveau, un aigle malin a volé. De ses belles ailes, oui, mais en ayant pris soin de dérober une caméra. Les gardes-forestiers l’avaient mise en place pour filmer des crocodiles, mais cela n’était pas au goût du rapace, qui leur a donc volé… la vedette.

Il s’est donc improvisé réalisateur, en filmant son vol sur plus de 110 km. Ce qui dure 30 secondes ! Mais, les hommes le savent bien, ce n’est pas la durée qui compte mais l’intensité.
Et elle est à son comble quand le fieffé coquin regarde la caméra et devient acteur grandeur nature.

 

Avoir l’éthique de respecter la faune, c’est mieux que de faire les vaseux communiquants. Et de la phonétique de basse-cour.

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En 2014 sortons de notre coquille !

Calimero

Nouvel An « calimeresque »
A l’instar de Calimero, petit poussin noir plaintif, sorte de vilain petit canard sympathique, on peut aborder l’année qui s’amorce en déclamant : « C’est vraiment trop injuste » en toutes circonstances.
Et c’est sûr, les occasions ne manquent pas, se rangeant au choix dans les catégories suivantes : l’état de la planète maltraitée par les hommes en quête de profit ou l’état des hommes maltraités par les hommes en quête de profit.
Schématique ? Oui, et malheureusement tellement vrai…

 

Même Calimero se renouvelle…
Des motifs de se plaindre à gogo donc et Calimero, qui a pourtant perdu son père spirituel l’année dernière, qui revient sur les petits écrans en 2014. La nouveauté ? L’esquise esquisse prend des traits plus 3D et apparemment un ton plus optimiste… Ah bon ? Mais alors, si même Calimero…
Eh bien, on ferait ptet bien de s’y mettre, à l’optimisme alors ! Pas au bateau, non, qui n’a d’optimiste que le nom tant il est difficile de rester enthousiaste quand la coque en boîte d’allumette n’avance pas, prend accessoirement l’eau, et qu’au moment de virer vous vous recevez la barre en pleine poire, tous les enfants ayant pratiqué cette discipline nautique vous le diront.

 

En 2014 surfer sur l’optimisme
Non, pour 2014 l’idée serait bel et bien de rester optimiste coûte que coûte. Mais quand je dis « coûte », rien à voir avec le pouvoir d’achat ou la sacrosainte croissante, non juste garder le cap du sourire à toute épreuve, d’avoir foi en l’avenir, de croire, eh oui, que l’homme a les moyens d’être moins con et qu’il va les mettre en oeuvre.
« Moyens », « oeuvre », ces deux termes ne sont-ils pas antinomiques économiquement parlant ?
Tout dépend… économie solidaire, circulaire et tous les systèmes gratifiés de néologismes basés sur le troc, l’intégration de données plus humaines et la redistribution des ressources le prouvent : avec un peu d’imagination et de bonne volonté… l’homme est aussi capable du meilleur !

Alors ras-le-bol de râler, laissons le pessimisme au vestiaire… Le tout, c’est de sortir de sa coquille et de faire son coming out ! Allez, je me lance…
C’est décidé, en 2014 je suis optimiste !!

 

PS : en bonus pour pour rire un peu, revisitez cette « Leçon d’écologie » par Calimero : elle date des années 60 et ça se sent… Ou comment on nous vendait les « fertilisants » comme des adjudants de la nature… et comment l’écologie n’incombait qu’aux individus jetant leurs déchets dans la verte plaine, aux bûcherons isolés et certainement pas aux institutions et industriels. Heureusement, ça a bien changé depuis ! N’est-ce pas ? Non… Ah… déjà un coup dans l’optimisme… oups.

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