Les vilains requins ne sont pas ceux qu’on croit…

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A l’image de Pénélope Baggieu sortant les crayons pour défendre les fonds sous-marins bafoués par les bas fonds du commerce de poisson, le dessinateur Krapo croque avec humour le sort des requins de La Réunion.

 

Requin versus grille-pain
La pêche organisée qui a cours en ce moment contre le prédateur tant redouté n’est pas la solution aux attaques de surfeurs, largement médiatisées et décriées, alors que pour graves qu’elles soient, elles sont mondialement moins meurtrières que les piqûres de moustique ou encore les grille-pain, comme je le rappelais dans un précédent article.

 

Requin versus homme pas malin
Et le dessinateur de le rappeler, les causes de la présence de requins près des plages sont multiples, mais viennent toutes des activités humaines : rejet des eaux usées qui pollue le milieu marin, renvoi d’eau douce qui diminue la salinité, déchets de pêche qui attirent les gros poissons qui attirent les prédateurs, multiplication des spots de surf au profit des gros sponsors et vendeurs d’équipement, le tout au détriment de l’équilibre de l’écosystème…

La réserve naturelle marine est de plus en plus grignotée par les autorités, mettant en danger tout un fragile équilibre déjà bien mis à mal. Les requins ne sont que les dents du problème, bien plus vaste, comme une grande bouche qu’on ne voudrait pas voir. Une bouche d’égout et de dégout, voilà ce qu’on fait de nos océans…

 

Requin + homo sapiens = c’est bien
Avant d’exterminer les derniers requins, il serait temps de reprendre le problème à bras le corps et à la source… Mettre les choses à plat et tourner sept fois la langue dans la bouche avant de crier une résolution tranchante, basée sur l’affectif et le médiatique… et les gros sous. Il n’y a pas que sur terre, les sous marins aussi ont la dent dure.

De qui veut-on le profit ? De l’homme au coeur d’un écosystème respecté et harmonieux ou de l’homme seul contre tout et tous ?
A force de contourner la question, elle pourrait bien nous retomber sur le coin de la gueule… comme une grosse vague de colère. Foi de requin.

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Des lombrics crèchent à la crèche

lombrics-terreau

A la crèche Chaumont-Lepage, dans le 19e à Paris, la direction a opté, en partenariat avec la Ville de Paris et l’ADEME, pour la mise en place d’un lombricompostage collectif, auquel les familles (des dernières années surtout) sont appelées à participer.

 

Des déchets en vers
Enfants et parents peuvent trier leurs déchets
organiques valorisables
et les faire entrer
dans l’élaboration d’un terreau à utiliser
pour l’activité de jardinage.
Et créer ainsi un cycle stable
entre pédagogie ludique
et récupération sage
grâce aux lombrics pas lubriques.

 

Des lombrics et des hommes
Le lombricompostage, procédé naturel de transformation des matières organiques par contact avec l’oxygène et l’humidité ambiante, se fait avec l’aide du travail des bactéries, champignons… et des fameux vers que les enfants adorent chercher dans le compost et tripoter ! Heureusement, les lombrics ont bon dos, et une anatomie hautement régénératrice…
Mais le mythe du lombric coupé en deux est à revoir, car le ver a comme nous un avant et un derrière. Seule la partie qui contient les organes vitaux repoussera peut-être, si ceux-ci ne sont pas endommagés ! Alors gare aux jardiniers en herbe !

Le jardinage en soi est réservé aux « grands » de dernière section. Mais les « moyens » ne devraient pas être en reste, puisqu’ils apprendront aussi à trier leurs épluchures de fruits et autres déchets de table avec les puéricultrices au moment des repas… et seront ainsi parés pour l’année d’après !

 

Du compost qu’on soigne
Tout ne se transforme pas en compost, ainsi il faut éviter les déchets d’origine animale comme la viande, le poisson, les os, le lait. Les coquilles d’oeufs en petits morceaux peuvent rejoindre le bac.
Les agrumes et leurs peaux sont à distiller en toute petite quantité, car ils ne se dégradent pas à la même vitesse que le reste. L’ail, les échalotes et oignons sont peu appréciés des vers car trop acides. Les restes de plats cuisinés et le pain ne sont pas non plus les copains du compost.

Enfin, il faut veiller à apporter du carbone pour compenser l’azote des pelures de fruits et légumes : filtres à café et café, sachets de thé, papier et carton par petits bouts, pour réécrire une nouvelle histoire de terreau.

 

Vers une réduction des ordures
30 % de nos poubelles sont constituées de déchets organiques pouvant être traités. Le lombricompostage collectif permet ainsi de réduire le volume d’ordures qui passe en déchetterie, avec les transports, l’incinération et le CO2 qui en découlent.
Concrètement, chaque famille a son bioseau dans lequel elle fait son propre tri et qu’elle vient vider dans le lombricompost dans la cour de la crèche où crèchent les vers.

Les déchets ainsi compostés donnent un amendement organique de qualité pour les plantes et jardinières, ainsi qu’un liquide qui peut aussi être utilisé dans l’eau des plantes, à raison d’un rapport d’un dixième.

Alors… vous reprendrez bien un peu de lombrithé ?

 

© illustration : http://eduscol.education.fr

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Electricité à 100% renouvelable ? Impossible n’est pas français !

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Que l’électricité provienne, d’ici 2050, à 100% des énergies renouvelables, c’est tout à fait envisageable. C’est ce que montre un rapport demandé par l’Ademe, qui devait être rendu public à la fin d’un colloque officiel, et qui a été déprogrammé au dernier moment. Mediapart l’a publié en intégralité.
Car voilà… Alors que le gouvernement peine à maintenir le cap des 50% de renouvelables à la même échéance 2050, le Sénat pourrait bien affaiblir encore la loi de transition énergétique et faire tomber le pourcentage encore plus bas… Le tout sans un seul débat public, évidemment !

 

La langue de bois ne brûlera pas…
A la solde du lobby nucléaire, les politiques n’en démordent pas, pour eux la France est le pays de l’atome. De la tome de vache ou de brebis, je veux bien, mais j’aimerais autant, comme bien des citoyens à qui on ne demande surtout pas leur avis, qu’on en reste là.

Ce rapport le montre, comme bien d’autres études et démonstrations avant lui (Jérémy Rifkin, par exemple), maintenir le nucléaire à tout prix ne coûtera pas moins cher que d’investir concrètement et massivement dans les énergies renouvelables. En effet, l’importation de l’uranium, la prolongation des centrales au détriment de la sécurité, le traitement des vieilles centrales qu’on ne sait comment démanteler, les déchets qu’on ne sait pas où ni comment stocker, tous ces paramètres pèsent dans la balance économique comme écologique.
Quant au danger que cela fait courir à l’ensemble de la population, il est effectivement sans comparaison possible avec aucune énergie d’aucune sorte.

 

…mais ne donnons pas notre langue au chat
En clair, que le cocktail soit mixte, avec un danger d’explosion du shaker, ou qu’il soit clair et buvable à l’envi, ça ne coûtera pas plus cher. Et c’est faisable. Vu les galères de construction de l’EPR de Flammanville et de déconstruction des autres centrales qu’on ne pourra prolonger ad vitam eternam au risque que ce soit at mortem eternam, il serait temps de mettre le curseur sur « bon sens ».
Passer l’arme adroitement dans le camp du soleil, de l’eau et du vent, pour ne pas passer l’arme à gauche. Pour que futur rime avec pur plutôt qu’avec très dur…

Bruno Rebelle, ancien conseiller politique de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, doit s’arracher les cheveux de la position de l’actuelle Ministre de l’Ecologie. Aujourd’hui président de l’association Planète Urgence il cautionne évidemment le rapport et décrie les manipulations derrière tout ça. Je l’ai vu en interview dans l’Autre JT, très bonne émission sur France 4, et il parlait pour le coup sans langue de bois !

 

Pour que nous parlions tous la même langue !
Parce que la société civile est active et que bien des gens n’attendent pas que la solution vienne d’en haut, beaucoup d’inventions prennent déjà le pas sur l’existant… et se partagent efficacement !
Pour que tous puissions nous y mettre et mettre la main à la pâte, l’open source ou licence « creative common » offre à chacun le droit d’utiliser des plans, de les reproduire et même de les améliorer, à la condition de citer les sources et de partager les avancées.

Théophile Bresson, jeune inventeur, a ainsi mis en ligne son modèle d’éolienne. Il ne cache pas qu’il aurait dû dépenser entre 50 000 et 100 000 euros s’il avait voulu protéger son invention, rien qu’en Europe.
Il a en effet mis au point une micro-éolienne à axe et pales verticales qui capte le moindre souffle de vent, quelle que soit sa direction, dont il aimerait équiper les toits des villes où le vent ne cesse de tourbillonner. Haute de 1 m et d’un diamètre de 1,40 m, l’éolienne promet de développer un rendement de 40 % qui rejoint celui des éoliennes «ventilos».

Pour en savoir plus sur Théophile Bresson, c’est là, et pour faire un don pour le développement du projet sur Ulule (premier objectif déjà largement atteint), c’est par ici.

 

Parce que l’intox n’est pas où l’on croit, l’intelligence n’attend pas.

 

© www.aeroseed.com

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Le gaz de schiste fait pschitt

pschitt

Command(it)é par Montebourg quand il était au gouvernement, un rapport* visant à absoudre l’exploitation polluante du gaz de schiste en vantant une alternative « propre » (re)fait surface. Et tente de relancer le débat sur le sujet.

 

Le lobby (re)met les gaz
En fait de texte, il s’agit d’un document largement basé sur un rapport parlementaire pro-gaz de schiste rédigé en novembre 2013. Et dont la teneur était déjà connue. L’idée est de démontrer qu’il existe une extraction propre du gaz interdit d’exploitation par la loi Jacob de 2011. Donc le scoop est un tuyau percé et les arguments sont bidon (de pétrole).

 

De la fuite dans les idées
Car faire péter la roche souterraine, non plus à coup d’eau chargée de produits chimiques mais de heptafluoropropane ou NFP (non flammable propane) est une fausse bonne idée. Ou une vraie connerie.
En effet, ce liquide employé comme propulseur dans des inhalateurs contre l’asthme ou dans les extincteurs, a un potentiel par molécule de réchauffement climatique 3000 fois plus fort que le CO2. En cas de fuite, on imagine le tableau…

 

La fuite en avant
Et pour que l’exploitation du gaz de schiste soit rentable, il faudrait forer beaucoup et bien à fond, soit un peu partout n’importe comment, et le risque de pollution des nappes phréatiques et des sous-sols est bien réel.
Ceux qui vantent coûte que coûte la productivité de cette énergie (fossile) veulent calquer une cartographie américaine sur une réalité française. Pas besoin d’être une lumière pour voir que ça ne colle pas. Ni en surface ni en densité de population au mètre carré.
En outre, on connaît maintenant les désastres de l’exploitation habituelle du gaz de schiste, que ce soit par des documentaires comme par des films.
Et l’exploitation alternative promue par Montebourg et ses amis n’a jamais été testée.

Lestée d’avance, on peut parier qu’elle n’aura pas le vent en poupe et ne fera pas revenir sur la loi Jacob. Ou alors ça voudrait vraiment dire qu’on marche sur la tête et les fesses bien en l’air. A plein gaz, en somme.

 

*lire le très bon article de Libération sur lequel je me suis basée pour ce billet

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Pour ne pas que Shell scelle l’Arctique…

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Six activistes de Greenpeace ont pris place à bord d’une plateforme pétrolière trimballée en mer par Shell et à destination… de l’Arctique.

Le géant pétrolier poursuit son projet fou de vouloir forer sous le Pôle Nord à la recherche de réserves d’or noir.
Mais si l’entreprise persiste, c’est notre mort qu’elle signe. Le forage dans cette zone fragile est trop risqué pour l’écosystème et le pétrole est une énergie à enterrer. A laisser enterrée, du moins, comme le préconise un rapport publié dans la revue Nature (un tiers des réserves de pétrole, la moitié des réserves de gaz et plus de 80% des réserves de charbon devront rester sous terre pour limiter le réchauffement climatique à 2°).

Il est temps de penser au futur, d’arrêter l’emballement du climat et de remballer Shell et les autres du même acabit, leurs profits à court terme et leur homicide volon-terre.

Grâce à la mobilisation de militants de par le monde, Lego a dénoncé son partenariat historique avec la marque qui s’est octroyée un coquillage pour polluer incognito. Ca suffit comme ça, ne transigeons plus sur le climat.
Que cette occupation de plateforme soit le climax de l’histoire avant un dénouement efficace, il faut y croire, encore et encore…

Et faire valoir votre voix pour préserver l’Arctique ici.

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     © Greenpeace

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Climat et avenir : cap sur les solutions !

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Demain… Le climat, l’avenir…
J’en parlais dans mon dernier article sur l’économie circulaire, il est temps de penser aux solutions. Elles existent déjà et sont portées par des associations, des collectivités ou par des PME. Inventivité et innovation sont les maîtres mots.

La Fondation Nicolas Hulot a décidé de les mettre à l’honneur, via la création du site Mypositiveimpact.org.

 

My Positive Impact
L’idée est que 100 initiatives qui répondent aux problèmes du changement climatique sont soumises au vote du public, via deux sessions présentant 50 projets à chaque fois.
10 solutions remporteront une véritable campagne de communication en mesure de leur apporter la crédibilité et la notoriété nécessaire pour attirer investisseurs, compétences, partenaires, débouchés….
On le sait, aux grands maux les grands remèdes… et aux meilleurs en comm’ les grands moyens ! Donc en conjuguant les deux, ça peut donner une vraie chance à ceux qui oeuvrent déjà pour demain… de continuer demain !

 

I do it my way…
Dans les solutions proposées, on trouve par exemple Cité Green, l’application qui récompense les microgestes vertueux, une commune pratiquant la thalassothermie, transfert d’énergie entre l’eau de mer et les habitations ou encore Coeur de forêt Cameroun, qui promeut la protection du Moabi, arbre séculaire menacé d’extinction, en misant sur la fabrication éthique et écologique du beurre de Moabi, utilisé en cosmétologie, issu de l’amande de ce même arbre… Il y en a plein d’autres, tout aussi inventives et enthousiasmantes !
Et ça, ce ne sont que les 50 premières, pour faire partie des 50 prochaines actions proposées, inscrivez-vous.

 

Notre positive way à tous
Alors, c’est vrai, Mypositiveimpact, ça favorise les anglicismes, mais bon, comme les initiatives se situent sur différents territoires, étranger compris, c’est sûrement pour accentuer le côté international des actions et rappeler que la fraternité mondiale est inhérente au développement d’un monde plus juste et équilibré.
Et en quoi ça peut concerner chacun d’entre nous ? Eh bien, les solutions montrées ici sont celles qu’il faut absolument réussir à « banaliser » pour construire notre avenir !

 

Voter, ça peut vous rapporter aussi
Parce que faire émerger les solutions qu’on préfère, c’est déjà super.
Et ensuite parce que par un système de points, au nombre de votes et de parrainage de gens qui vont voter à leur tour, vous pourrez gagner des lots.

 

Voilà, vous l’aurez compris, en faisant connaître des projets innovants grâce au soutien des citoyens, la Fondation Nicolas Hulot mise sur le fait que les politiques et décideurs vont bien être obligés de suivre la durable tendance…

Il faut donc se dépêcher de la donner !

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BONUS :

Les vidéos d’annonce :

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Economie circulaire, un concept qui ne tourne pas en rond

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On en parle beaucoup ces derniers temps et elle sera prochainement inscrite dans la loi, l’économie circulaire a le vent en poupe… Quoi de plus normal, donc, que la réunion à la Mairie de Paris ce matin, à laquelle j’étais conviée, s’intitule « Cap sur l’économie circulaire ! ».
Au-delà du concept, cette nouvelle façon de penser l’économie semble bien prometteuse pour mettre en avant des solutions d’avenir et ouvrir la voie à la COP 21.

 

La maire au pied du mur
Devant plusieurs centaines de personnes qui officient dans les sphères du développement durable, Anne Hidalgo herself a ouvert l’échange en présentant l’économie circulaire comme porteuse d’innovation et de performance pour répondre à la transition énergétique et replacer la dignité humaine et l’environnement au coeur du fonctionnement de nos sociétés.
Elle l’a clairement rappelé, on est au pied du mur et il est temps d’agir.

Il s’agissait, globalement, de dresser un portrait de ce qu’est l’économie circulaire aujourd’hui et de voir quels seront ses impacts sur le monde de demain, notamment en milieu urbain. Bon, alors au final, késako ?

 

Les définitions, ça circule !
Les intervenants, tous convaincus, ont rappelé par diverses formules qu’il faut passer d’une société du bien à une société du lien, que l’économie linéaire (production, bien, consommation, profit) telle qu’elle existe aujourd’hui ne fonctionne plus, puisqu’elle génère de la surproduction, du gaspillage et de la pollution.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » : ou comment ce qui était considéré comme un déchet devient en fait de la matière première. Papier, plastique, déchets de chantiers, chutes de textiles, chaleur issue des égouts, de l’incinération ou carrément des ordinateurs… tout peut se récupérer et resservir !
Et pour que le cycle soit vertueux, il faut penser à économiser l’énergie nécessaire aux transports, à la production et à la récupération en elle-même. Tous les paramètres comptent.

 

L’économie de la formule ?
Avant, ce genre d’action s’appelait « écologie industrielle », le concept d’économie circulaire est venue de celui de « Cradle to Cradle » (CTC, du berceau au berceau), qui peut intégrer aussi les concepts d’économie de l’usage, économie du partage, économie verte… Une chercheuse, professeur à la Sorbonne, a osé un bémol en disant que le circulaire, c’est chouette, mais que le mot économie présente le danger d’oublier de repenser nos comportements à la base.
En gros, trier, récupérer les déchets et les utiliser comme matière première, c’est bien, mais moins consommer et moins jeter, c’est mieux.

 

Le monde de l’occasion
Il a aussi été souligné que le commerce (et les commerçants) devrai(en)t devenir le marché (les marchands) de l’occasion, puisque, apparemment, un Français sur deux serait prêt à acheter plus de cette manière. Et le succès croissant du Bon Coin, entre autres sites, le prouve.

 

Et le troc dans tout ça ?
Je n’ai pu m’empêcher de m’interroger sur le troc qui se développe, que cela soit en termes de services ou de vêtements et d’objets. Comme les gens échangent, cette pratique sort du domaine de l’économie (après l’achat du bien au départ du moins). Or ce secteur est en plein essor et la solidarité d’aujourd’hui, et a fortiori de demain, passe aussi par là. Peut-être justement qu’on touche ici à la limite de cette appellation « économie circulaire »…

 

Un seul mot d’ordre : en avant, marche !
De même, les jardins partagés des particuliers sortiraient de cette définition. En revanche, le développement de l’agroécologie urbaine y rentre.
Donc bref, l’idée, c’est que l’économie circulaire soit vectrice d’initiatives porteuses d’avenir et de lien humain et respectueuse de l’environnement. Après que cela soit un peu vague, ce n’est pas grave, car, comme il l’a été rappelé, si on attend d’avoir clairement défini les concepts, on peut débattre des jours et des nuits… Alors que le tout, c’est de s’y mettre !

Partout, des actions concrètes sont déjà mises en oeuvre, il va juste falloir faire savoir aux politiques (nationaux surtout) que c’est ce modèle de société que nous voulons défendre pour passer du micro au macro.

Mais, au vu du nombre de participants et de l’état d’esprit général ce matin… l’avenir est en marche et c’est tant mieux !

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BONUS :

Sur le plafond de l’hôtel de Ville aussi, on discute économie circulaire :

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- Regarde, il n’est pas beau ce casque ?
- Oh si ! Et avec le haut on peut faire une superbe passoire à pâtes !

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Promotion 2015 du Paris Durable : vous pouvez candidater !

paris-durable-2015

Comme vous le savez sûrement si vous lisez ce blog, j’ai été sélectionnée pour mon one woman show écolo pour faire partie de la Promotion 2014 du Paris Durable, avec dix autres projets jugés innovants pour faire avancer le développement durable dans la capitale.

Parce que la conférence sur le Climat qui se tiendra à l’automne à Paris va faire parler d’elle (du moins on l’espère), la Promotion 2015 a été avancée pour s’intégrer à ce calendrier et les candidatures sont désormais ouvertes jusqu’au 30 mars.

Vous êtes porteur d’une initiative, comme une copropriété mobilisée autour de travaux énergétiques, une braderie organisée entre voisins, un service de livraison qui propose des plats locaux de saison, un compost installé dans une copropriété ? Ou vous êtes une entreprise qui se lance dans la récupération et le recyclage d’une ressource en particulier (huile alimentaire, cartons, …) ? Vous pouvez vous inscrire pour tenter de promouvoir votre action !

Les projets sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement et d’une visibilité parisienne renforcée, alors à vos clics… Bonne chance !

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Une salade de lentilles à la betterave et carotte crues, relevée à l’ail, échalote et oignon rouge

lentilles-salade

C’est le printemps (énergétique), mais pas tout à fait (météorologique)… Alors pour aider le physique, mettre de l’huile dans le moteur, une salade de lentilles, quoi de meilleur ?

Légumineuse riche en fer, cuivre, manganèse, phosphore, zinc, vitamine B6, ainsi qu’en anti-oxydants, la lentille a de nombreuses vertus qu’il faut mettre à profit.

J’ai cuit celles que j’avais (du Berry) dans de l’eau avec du laurier et un oignon garni de clous de girofle.

Pour en faire une salade de saison, j’ai ajouté aux lentilles refroidies de la betterave rose et blanche (magnifique) râpée crue et de la carotte, râpée aussi. J’ai coupé en tout petits morceaux du chou rouge cru et haché de l’ail rouge, cru toujours, car tout ceci est très bon pour stimuler et détoxifier le foie endormi par l’hiver. J’en ai fait de même avec une échalote.

J’ai fait revenir de l’oignon rouge dans un fond de beurre, et une fois les lamelles souples et fondantes, je l’ai incorporées au reste. En le débarrassant de ses clous de girofle, j’ai découpé aussi l’oignon qui avait servi à la cuisson (je n’aime pas jeter ce qui peut être mangé, en l’occurrence, cet oignon était bien parfumé, mmm !).

Pour l’assaisonnement, j’ai choisi de mélanger huile d’olive, moutarde en grains, vinaigre de cidre et une pointe de balsamique, une petite touche de miel au safran et du sel de l’Himalaya et un coup de moulin des cinq baies… (tous les ingrédients étaient bio, cela va sans dire)

Eh bien, je vous laisse deviner le verdict… un vrai régal !

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Mon spectacle dans l’Eure le 28 mars

SAP- Verneuil

Voici venu le mois de mars, mois du printemps et de la Semaine d’Alternative aux Pesticides !

A cette occasion,
je jouerai mon one woman show
à Verneuil sur Avre, dans l’Eure :

- samedi 28 mars à 15 h
à la MJC de Verneuil sur Avre

Informations et réservations :
06 19 70 67 02
saep.verneuil.est@gmail.com

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