Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

samedi 13 août 2011

La touffe verte élu blog écolo le plus drôle par Biba !



Dans les blogs de filles préférés dans le dernier numéro de Biba, une sélection (drastique selon la rédaction) a été faite et La touffe verte y est classé comme blog écolo le plus drôle !





J'en profite pour dire que La touffe verte tourne en ce moment à 600 visiteurs par jour en moyenne...

Merci à toutes et tous !

vendredi 12 août 2011

En l'air



J'ai passé mardi soir une nuit atypique. Dans le vert, c'est sûr, mais surtout... en l'air !
Mais n'allez point croire que j'ai l'intention de vous raconter mon intimité ni que je suis complètement perchée.

Encore que si, perchée, je l'étais justement, mais dans un vrai vieux trois fois centenaire : un respectable en même temps qu'un réceptacle.
Mais oui, vous l'avez : j'ai dormi lovée dans les bras d'un chêne.
Enfin presque... Puisque j'étais dans une cabane toute de bois faite arrimée solidement à l'arbre par un ingénieux système de câbles.
Et de là-haut... la vie est nature, la vie est belle !

Les cabanes dans les arbres, ça se fait de plus en plus et ça faisait un moment que j'avais envie d'en tester une, de plus en plus.
Jusqu'à mardi où je l'ai fait !

Et mérité en plus, car avant de poser le pied dans la cabane, il faut grimper.
Assurée par un baudrier fixer à un curseur il m'a fallu gravir les 24 barreaux d'une échelle de corde et de gourdins avant de découvrir la charmante maisonnée qui allait nous accueillir.
C'est facile, je vous rassure. Gentiment sportif et hautement stimulant.



Arrivée en haut, j'ai eu la surprise de sentir la construction bouger sous mes pas, réagir, craquer. Pas le moment de craquer pourtant, il fallait savourer !
Un repas hissé dans un joli panier par une poulie nous a bien fait commencer la soirée. J'avais prévu une bouteille de vin pour agrémenter le tout, la maison qui nous recevait ne fournissant qu'une bouteille de cidre (bio et très bon).

Ceci n'est évidemment pas un appel à la surconsommation d'alcool, d'ailleurs j'avais été prévoyante et avais prévu un bouchon de liège ornée de plastique pour bien fermer le reste de la bouteille de vin qu'on ne s'est pas sifflée totalement.
Et après une nuit à écouter les sons de la cabane, les souffles de l'arbre et les grattements d'animaux, j'ai été sifflée de voir que le-dit bouchon avait disparu ! La bouteille et son contenu n'avaient pas bougé pourtant... Un écureuil a dû vouloir ajouter ce drôle de truc à sa collection, je ne vois pas d'autre explication !

Malheureusement je n'ai pas pu le voir car le froid de la nuit nous a obligés à nous tasser à l'intérieur, en portant laines polaires sous sacs de couchage plus couette (fournie).
C'est que la cabane est en forêt, à la lisière mais en forêt quand même. Et comme l'été peine à s'installer... glagla !

Mais de devoir passer la nuit à l'intérieur n'a pas sonné le glas de l'aventure... restait le plaisir d'écouter, comme je l'ai dit.
Et de se lever le matin dans cet insolite lit d'arbre. Et de prendre son thé sur la terrasse ensoleillée dans le bruissement des feuilles.

La vue plongeante sur le bois, les chevaux et le potager bio de la propriété est rassérénante.
La forêt est celle du château de Graville, à Vernou-la-Celle-sur-Seine, en Seine et Marne.
L'endroit est chouette et l'organisation bien ficelée : après avoir signé les indispensables papiers de décharge, on enfile son baudrier (ou pas, certaines cabanes ne le nécessitent pas) et on est très indépendant, ce qui est appréciable.

Je garde la satisfaction globale d'avoir passé un moment hors du temps si près de la cime... Le film, c'était "Des arbres et des cieux" !


Trouver une cabane en France : la Cabane en l'air
Site du Château de Graville qui fait des promos en semaine pour l'été

mardi 9 août 2011

Le mystère du Canard déchaîné



J'étais ce week-end en Bourgogne avec des copains à l'occasion d'une petite fête.
En allant rendre visite à la grand-mère de l'organisateur des festivités, celle-ci nous a montré fièrement des journaux qu'elles venaient de retrouver... qui dataient de 1919 et 1920.

En jetant un oeil sur les manchettes, j'ai eu la surprise de reconnaître un des rares journaux pas manches qui vaille encore la peine d'être lu et qui cultive soigneusement son indépendance : le Canard !



Fondé en 1915, le Canard Enchaîné est depuis toujours satirique et découvreur de scoops politiques pas toc.

Sauf que là, chose bizarre, en 1920 il se nomme "Le Canard Déchaîné"... et porte pourtant les mêmes rubriques que le "Canard Enchaîné" datant de 1919...
Nom qu'il a repris ensuite puisqu'il officie encore sous ce fameux sobriquet aujourd'hui. En continuant à briquer les sots.



Sur Internet, je n'ai rien trouvé sur la question... Rien, aucune trace de ce Canard Déchaîné !
A part un site lecanarddechaine.fr, je site : "dédié au délire, au sexe, au geek, à la bouffe. Humour torride et Kamasutra". Site d'ailleurs marqué comme décédé.

Circulez, rien à voir de ce côté-là donc. Passez le coin-coin de la rue et allez voir ailleurs.

Oui... mais où ?
Le site du Canard Enchaîné ne présente aucune source d'information, dédié qu'il est à réorienter les gens vers l'achat et la lecture du journal version papier !

Je vous avoue que je ne pousserai pas la curiosité jusqu'à des recherches en bibliothèque pour la bonne raison que j'ai d'autres canards à fouetter, n'étant pas (encore ?) payée pour écrire ce blog...

Mais cela m'intrigue, je l'avoue... D'autant que j'aimais bien l'idée de déchaîner le malheureux.
Qui l'est déjà pas mal, déchaîné. Et qui déchaîne. Les passions.

J'envoie ce jour un post à la rédac' du Canard...
Aussi volatile que ma question puisse être, j'espère bien avoir une réponse !

jeudi 4 août 2011

Alerte à l'algue verte



En France aussi, ça sent l'algue*. Sur les plages bretonnes, c'est l'alerte.
Point de Pamela aux seins rebondis et redondants pourtant. Point de noyés d'ailleurs. Mais des sangliers. Morts.

Ca mord, tout le monde en parle, tout le monde y va de son avis : pour ou contre la responsabilité des algues vertes ?
Vers quoi on va, je n'en sais rien. Mais où on en est, ça je le sais.

En pleine confusion et même en pleine effusion des cons, si vous me permettez.
Car il suffit qu'un scandale éclate, autour d'une situation bien réelle, et on crie à "l'intégrisme" écologique.

Mais p..., les écolos n'inventent rien, un cheval et des chiens sont morts à cause des algues vertes et une bonne partie du littoral breton en pâtit !
Du pâté fait avec les cochons de ces élevages intensifs dont le nitrate dégazé est responsable de la prolifération de l'algue, je ne voudrais pas.

Et il est urgent de faire quelque chose, c'est un fait avéré.
Qu'un plan soit prévu pour "combattre efficacement les algues vertes notamment par un changement des pratiques agricoles" mais doive encore être validé avant d'être enfin mis en oeuvre, très bien.
- Même si j'aimerais bien savoir de quoi il en retourne exactement quant à ces "changements de pratique", tant on a du mal à manger et élever moins de viande, seule issue possible...-

Mais qu'on diabolise ceux qui veulent trancher concrètement, analyses à l'appui, sur la responsabilité de l'algue dans la mort de 36 sangliers depuis début juillet, pardon, ça me gonfle !
Ce n'est quand même pas une tare de vouloir savoir !

Et si de sombres rumeurs d'empoisonnement par le propriétaire de bois envahis par les-dits sangliers circulent, les analyses rendues le 1er août indiquent quand même une forte présence de taux d'hydrogène sulfuré (H2S) dans le corps des animaux.
Ce gaz toxique est dégagé par les algues en putréfaction.

Mais les taux relevés diffèrent d'un animal à l'autre, ce qui rend soi-disant impossible la con-clusion.

Heureusement que dans la série Pamela et David étaient plus rapides que ça pour sauver les noyés.
Sinon, y aurait eu des morts...

*voir article Touffe verte précédent "A Fukushima, ça sent l'algue"
Article du Nouvel Obs
Article de Sud Ouest

mercredi 3 août 2011

A Fukushima, ça sent l'algue


Algue rouge : rien à voir avec Parachlorella sp. binos
mais je la trouvais jolie !


Il y a toujours des fuites dans la mer et l'état d'esprit est toujours dans l'amer.
A Fukushima la situation ne s'améliore pas. Pas vraiment.

Et même si ici on prend bien soin de faire silence radio et de promouvoir encore le nucléaire, l'opérateur Tepco ne sait plus comment faire pour décontaminer le site radioactif japonais.
Pire : pour arrêter de contaminer à tout va, les côtes, la mer, et toute la population humaine, animale, végétale et minérale qui va avec.

Tout le monde est touché même si ici tout le monde s'en fout.
Ils ne sont plus seulement cyniques et stupides, ceux qui nous gouvernent. Ils sont fous.

Alors que l'horreur est sous nos yeux, accessible... réelle.
A Fukushima, dans la centrale, quelque part entre les réacteurs, un nouveau pic de radioactivité a atteint hier sans que l'on sache pourquoi.
Il serait temps de brancher les réacteurs de conscience !

Faute de quoi, pour l'instant, on pare comme on peut (c'est-à-dire presque pas) au plus urgent : faire baisser la radioactivité sur le site de la centrale et commencer à décontaminer l'eau qui y est stockée. Avant, peut-être, de pouvoir espérer s'attaquer aux côtes nippones.

En binôme et sur la base de recherches américaines, l'institut de Kitasato et l'entreprise Kaneka ont travaillé sur le développement de Parachlorella sp. binos.
C'est une algue capable de fixer naturellement des éléments radioactifs de l'eau de mer pour en faire des morceaux solides que l'on peut extraire.

Les expériences réalisées sur un litre d'eau radioactive comparable à celle en attente de traitement à Fukushima sont prometteuses, aussi ce procédé pourrait-il permettre de faire avancer les choses...
...même si on ne sait toujours pas quoi faire des déchets solidifiés...

Alors plutôt que de miser sur les algues une fois la catastrophe intervenue, développer celles capables de produire de l'électricité et éviter de passer par le nucléaire pourrait aussi être une idée bienvenue !


Source : article de rue89

vendredi 29 juillet 2011

Fast Food Nations



Cet article est paru aussi sur Cinethinktank, blog d'un collectif qui décode l'actualité à travers le cinéma.
Allez y faire y faire un tour (de moto en hommage à Lelouch par exemple) !

"La vérité sera dure à avaler"... c'est le sous-titre du film Fast Food Nation.
C'est écrit en rouge sur l'affiche, entre les mains du bébé qui se tendent pour attraper les mamelles alléchantes et hamburgerisées de la nation modèle dans laquelle il est venu au monde.

En guise d'apéro, le film s'insinue du côté de la frontière mexicaine, là où les immigrants tentent la chance de leur vie : être de l'autre bord d'abord. Et puis travailler. A tout prix, de toute façon ils seront mieux payés que chez eux.
Seulement voilà... Dans la vaste usine de fabrication du steak haché et surgelé spécial Big One, tout n'est pas rose. On y voit plutôt très rouge.

Sans concession, le scénario a pourtant pris des libertés avec le livre dont il est inspiré. En effet, l'enquête d'Eric Schlosser qui avait fait grand bruit aux Etats-Unis était conduite de manière journalistique et énonçait des faits.

La force du film est de nous faire suivre trois personnages centraux dont les vies sont liées par le Big One, le dernier né hamburger de la chaîne Mickey's (à peine fictive) : l'un (Greg Kinnear) le commercialise pour sauver sa carrière, l'autre (Ashley Johnson) le vend pour payer ses études, la dernière (Catalina Sandino Moreno), émigrée du Mexique avec son copain et sa soeur, participe à son élaboration.
Petits maillons d'une gigantesque chaîne qui n'a au bout du compte plus rien d'alimentaire, ils vont se trouver confrontés aux erreurs et aux horreurs d'une vaste machine destinée uniquement à faire des gros sous.

Des gros souls aussi peut-être, tant la réalité peut donner envie de boire pour oublier.
Ce n'est pourtant pas ce que font les personnages, décidés chacun à leur manière à affronter les choses. S'il semble plus difficile de trancher pour celui qui promeut, d'autres se retrouvent pro-meuh. Ou carrément digérés par le système. C'est selon.

La réalisation est maligne, oscillant sans à-coups de la vitrine aux coulisses, prenant des allures de film promotionnel pour mieux montrer l'envers du décor dans une ambiance quasi-documentaire.
Les acteurs ont la ligne malgré le sujet et de l'ardeur à revendre : Ethan Hawke en tête nous offre une diatribe jouissive sur le système de con-sommation. Bruce Willis, Avril Lavigne, Paul Dano complètent et illuminent le casting.

On sent que faire partie de cet opus était important pour eux, pour faire passer le message.
Ou comment pour nourrir les gens, on leur sert de la merde sans que ce soit une image. Où pour créer de l'embauche, peu importe les conditions puisque ceux qui ont toujours plus à gagner que perdre sont nombreux : les immigrés, les étudiants, les chômeurs... le fast-food est une aubaine pour eux !

Ce slogan est d'ailleurs directement utilisé par MacDo dans les pubs que nous connaissons "Nous créons des emplois et de magnifiques opportunités de carrière", mon frère.
Le bonus sur le DVD présente l'auteur qui nous rappelle combien les forces en action aux Etats-Unis sont les mêmes en France.

Pas de doute, ce film qui date de 2006 est bien d'actualité, et à (re)voir partout.
Car d'une nation à l'autre, il n'y a qu'un pas et pas (toujours) pour le meilleur !

mercredi 20 juillet 2011

Une vidéo pour les Trophées du Tourisme Responsable pour Voyages-sncf.com



A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 5 septembre, sur le site de Voyages-scnf.com, dans le cadre des Trophées du Tourisme Responsable, vous pouvez voir une pastille vidéo que j'ai écrite et jouée !

(cliquez sur les vignettes pour activer les liens)

lundi 18 juillet 2011

Contre la touffe verte... la queue de voile !


Photo : http://www.aquarium32.com

Cela fait partie des hasards Internet qui vous enchantent.

Des homonymes, des référencements par analogie, des réponses triées de telle manière que vous trouvez ce que vous ne cherchiez pas… c’est la joie des moteurs de recherche, moteurs parfois de nouvelles ouvertures.

C’est ainsi que j’ai découvert* que la touffe verte est aussi une algue. Une algue parasite que les férus d’aquarium connaissent bien.

Envahissante, la touffe verte peut recouvrir rapidement le sol du bocal, même si elle ne s'établit pas sur les autres espèces (et reste correcte, en somme).

Mais pour ceux qui ne veulent pas voir leur bocal noyé sous son épanouissement, il existe une solution... le poisson queue de voile !

Pas de lubricité ni de bizarre rapprochement entre espèces là-dedans. Il s’agit simplement pour d'une sorte de poisson rouge capable de grignoter l’algue et de nettoyer ainsi l’aquarium.

Car la touffe verte est fameuse et si elle sait s’imposer, elle est avant tout nourrissante...

....toute possibilité de parallèle entre cette espèce biologique
............et un blog éco-logique portant le même nom
...............serait évidemment purement fortuite !


* ici

dimanche 17 juillet 2011

Pas un jeu d’enfant !


Photo : Gallimard Jeunesse

Oui, ça c’est la dernière mode, savez-vous, savez-vous, la dernière mode pour les bouts de chou, la dernière mode de chez nous… qui j’espère va se planter ! (à chanter sur l’air de "Savez-vous planter les choux"… ou pas)

Les dernières "appli" Ipod, Ipad, Iphone, enfin pour les Ifans : des logiciels ludo-éducatifs.
Qui des Trois petits cochons ou du loup soufflera trois fois puis s’en ira au su et au nez de nos petits ? Quid de la coccinelle à tripoter par écran interposé ?

Même sur Ipod et Ipad, à quatre ans, j’ai un peu de mal à concevoir qu’on soit obligé de se mettre en mode écran.
Mais alors sur Iphone, là, ça dépasse mon entendement ! Et c’est le cas de le dire, car pour moi un Iphone reste un téléphone portable pour parler et entendre des conversations.
Qu’on s’en serve en tant qu’adultes pour aller sur Internet, combattre les moustiques et autre toc, soit.

Mais qu’on soumette volontairement ses enfants à des ondes directes, direct, je dis non.
On n’a (soi-disant) pas encore le recul pour juger de la nocivité des portables (qui réduisent quand même la résistance des muscles et la fertilité), mais ne serait-ce que par principe de précaution, ça vaut le coup d’en tenir éloignée sa progéniture.

"Mais il y a le mode avion", diront certains accrocs. Oui, y a surtout la mode à la con de tout faire par ordi ou sur écran, du plus petit au plus grand, pour grands et maintenant petits.
Il existe déjà pléthore de logiciels ludo-éducatifs sur ordinateur, fixe comme portable, est-il vraiment nécessaire d’étendre la palette à l’infini pour que les chérubins n’aient plus entre les mains que du virtuel, du numérique, du binaire, de l’informa-tic ?

Et la jolie publicité des logiciels Gallimard de nous montrer une bande de gamins assis sur une couverture dans un joli jardin… le nez dans leur Ipad, chacun le sien…
Et sur quoi planchent-ils, les chéris ? Sur la découverte de la coccinelle !

Oui, la coccinelle, l’insecticide naturel, la bête à bon Dieu, la toute belle, celle qu’ils auraient de grandes chances de rencontrer sur une plante là-bas, au fond du jardin… en vrai !
Et comble de l’incroyable, la petite bête qui monte peut même vous grimper le long du bras : pas besoin d’écran pour l’avoir au bout du doigt.

J’ai un peu de mal avec l'ultra-consommation de technologies : mp3, facebook, smartphones, tablettes numériques... hic!
Mais qu'on l'étende aux enfants sous prétexte que c’est la nouvelle manière d’apprendre, ça me laisse pantoise.

Putain, mais comment on faisait avant ? Je sais, on dirait une vieille qui se plaint du progrès. Sauf pour le langage, vous l’aurez remarqué.
Mais franchement, parfois je me sens en réel décalage avec les besoins de con-sommation qu’on se crée.

Je ne suis pas anti-progrès, non, je suis pour plus de simplicité.
Et on dira ce qu’on voudra, multiplier les terminaux et s’en rendre dépendant, c’est compliquer. Point terminal.

A bon entendeur… il est temps de décrocher !

dimanche 10 juillet 2011

Welcome to the junte


Happy World : Birmanie, la dictature de l'absurde
par happy-world_tv


Welcome to the junte
We got fun 'n' games
We got everything you want
Honey we know the names
We are the people that can find
Whatever you may need
If you got the money honey
We got your disease

In the junte
Welcome to the junte

En remplaçant "jungle" par "junte", ces paroles de "Welcome to the jungle" de Guns 'n Roses (oui bon, on a les références qu'on a, hein) s'adaptent très bien... à la junte birmane racontée de manière inédite et décalée par deux lascars français partis filmer le pays clandestinement.

L'un, Tristan Mendès France, journaliste, a eu l'idée originale de ce documentaire et l'autre, Gaël Bordier, réalisateur, l'a aidé à la mettre en oeuvre et en images.
En outre, des petites séquences d'animations rigolotes où ils font les pitres rythment le propos en illustrant les chapitres.

Regardez et vous verrez !
On y parle de la vie quotidienne en Birmanie (que l'on est censée appeler "Myanmar"), des aberrations du système mis en place par la junte... et même d'une cutlure qui se veut écologique judicieusement baptisée "propagande verte" par les auteurs.

Le tout est saisissant et plaisant. Saisissant par ce qu'il montre de l'absurdité de la situation en Birmanie, où la main mise de la junte rime avec fascisme de pacotille.
Plaisant par la forme ludique et humoristique choisie pour raconter les choses... d'ailleurs sur leur site, y a plein de bons bonus aussi.

Pourtant, les deux compères ont risqué la prison. Ils l'expliquent bien dans le "making of", lui aussi super bien fait.
Et je suis ahurie de voir qu'une fois de plus, un docu qui a des couilles (et pas que parce qu'il est réalisé par des mecs) n'a été financé par aucune aucune télé* ! Ainsi, Cinquième étage production, qui fait essentiellement des documentaires, et Upian, boîte de création multimédia, l'ont autoproduit.
Décidément, le formatage du journalisme en France (comme de la culture) prend racine...

Mais je ne finirai pas sur un coup de gueule car ce n'est pas l'esprit de cette initiative, que vous pouvez, au choix, télécharger, partager, faire connaître... soutenir !
En effet, l'objet de cette "hypervidéo" est bien d'être une expérience de partage Internet inédit...

Alors allez les gars ! Merci pour votre professionnalisme et votre fantaisie... Bon vent !


Site Happy World ici

*Cependant le film a tout de même été diffusé sur Planète le 8 avril 2011 !

vendredi 8 juillet 2011

Du troc pas toc, c'est éthique, et toc !


Photo : par Cécile sur le blog d'Ideo

Hier soir, dans les locaux d'Ideo*, la marque de vêtements équitables, était organisée la 2e soirée de troc d'habits de filles.
J'y suis allée et je trouve que c'est une belle initiative à suivre...

L'idée est simple et avenante : on vide ses placards, on trouve quelques fringues dont on ne veut plus ou autre immettable à l'avenant.
On s'en empare sur le postulat que ce qui semble immettable pour l'une peut devenir la pièce branchée et unique pour l'autre.

Une fois sur place, chaque pièce est troquée contre un haricot. Rien de magique à ça, Jack, on n'est pas là pour faire pousser des plants, mais échanger les habits et les bons (plans).
En "achetant" ensuite un autre habit pour un haricot, on a mathématiquement droit à autant de pièces que celles qu'on a apportées (non, ne dites rien, je sais que ma capacité à calculer est impressionnante).

Donc on farfouille parmi les robes, t-shirt, pantalons et autres curiosités exposées sur des tréteaux coiffés de planches solides.
La soirée troc est un peu ce qu'est l'apéro au camping : dans une ambiance joyeusement récup' on papote, on essaye, on se conseille.

Et je dois dire que j'ai trouvé super-agréable de voir un gilet ou une jupe, que je ne portais plus mais encore de bonne tenue, porté par une autre fille et destiné à vivre une autre vie en nouvelle tenue...
Ca fait chaud au coeur et prouve que tout circule...

L'échange dans l'éthique, ce n'est pas une vue de l'esprit ! On se sent participer à un mouvement plus humain et plus solidaire...
Tout ça dans une ptite soirée troc façon vide grenier, me direz-vous ? Ben oui, tout ça dans si peu, c'est ça l'opulence dans la sobriété.

Je suis repartie avec un bas de pyjama joliment brodé, un haut fuschia d'une ancienne colec d'Ideo (comme quoi, tout se récupère), un ptit gilet angora près du corps pour l'hiver, une robe un rien rétro, made in France, svp.
Le tout dans les roses... pour voir la vie de la même couleur !

Qui a dit que ce qui a attrait au vert est triste ?? Sûrement pas moi...


*boutique-atelier Ideo
1-2 rue Robet et Sonia Delaunay
Paris 11e - M° Alexandre Dumas
site d'Ideo

mercredi 6 juillet 2011

Fessenheim à confesse...



A pirori, c'est-à-dire selon le récent rapport de l'ASN (Agence de Sûreté Nationale), la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne française, devrait être maintenue en fonctionnement pour encore 10 ans.

En fait, c'est-à-dire selon les obligations européennes post-Fukushima, une batterie de tests commencés en mai permettra de dire à la mi-septembre ce qu'il en est.

Enfin, c'est-à-dire selon une bonne partie de l'opinion, il serait heureux de reconsidérer les choses.

Assorti de conditions, l'avis de l'ASN paraît un peu paradoxal.
En effet, il y est souligné la nécessité de renforcer le radier, socle en béton sous le coeur du réacteur. Car dans le cas où celui-ci entrerait en fusion, il serait trop mince pour éviter le contact du corium avec le sol... en clair, du socle au sol il n'y a qu'un saut de jet de métal en fusion.

Cela m'inspire deux choses : déjà, comment se fait-il qu'on puisse envisager l'hypothèse de la fusion si nos centrales sont si sûres que ça ? Ensuite, on n'a jamais consolidé un radier sur une centrale en activité... Alors, gros challenge ou vraie connerie ?

L'autre condition est de prévoir une source froide alternative... toujours en cas d'incident... décidément, le mythe des centrales infaillibles a bien veilli. Ainsi, il s'agit d'ajouter une retenue d'eau dans l'hypothèse où les prises d'eau conventionnelles seraient bouchées, comme à Fukushima.

Les trav'eau doivent être réalisés avant la fin de l'année prochaine, ceux concernant le radier... avant juin 2013 !
Entretemps ? No problemo, évidemment.

Et le tout coûte la bagatelle de 100 millions d'euros. Qu'EDF est prête à mettre, évidemment.
Avec les ronds des factures des contribuables qui vont considérablement augmenter, évidemment.

Mais le nucléaire, c'est pas cher, évidemment ! Alors que les éoliennes... ouh là là... on va pas vous donner les chiffres, tellement on vous prend pour des billes !
En outre, Fessenheim est construite en zone sismique... mais ça n'est pas le problème, évidemment. Ils maîtrisent, on vous dit !

Pour ceux, dont je fais partie, qui avaient signé pour l'arrêt immédiat de Fessenheim, la pilule est amère. Sa mère, on n'a plus qu'à espérer que l'audit commandité par l'Europe porte ses fruits en salant tellement la facture qu'EDF renonce !

Amen !


article de Libération
article des Echos
article du Figaro

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