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mardi 6 décembre 2011

Noyautées !


"Coucou" depuis la centrale de Nogent-sur-Seine
Photo : www.greenpeace.fr

Ou la preuve que les centrales nucléaires n'ont rien de si sûr, avec l'intrusion des activistes de Greenpeace dans plusieurs sites français ce lundi.

Ce n'est toujours pas drôle en soi mais à nouveau, la situation est ubuesque.
Trois hommes et six femmes de tous âges ont réussi à s'introduire facilement dans la centrale de Nogent-sur-Seine où ils sont arrêtés relativement rapidement... mais en ayant quand même le temps de peindre le signe danger sur l'un des dômes...

Mais il y a mieux ! Au même moment, d'autres activistes occupent d'autres centrales dont Greenpeace ne donne ni le nombre ni les noms, mais en ayant pris soin de prévenir les médias depuis 6h, heure des premières intrusions.

Commence un jeu de chats et de souris digne de Tex Avery avec des rebondissements étonnants.
Par exemple, une banderole est déployée à Chinon sans que l'incident soit signalé. Où sont donc les patrouilles de sécurité soi-disant en alerte ?

EDF, Areva, Guéant et Besson clament d'abord qu'il n'y a aucun dysfonctionnement dans le dispositif de sécurité... et puis Guéant finit quand même par accepter de parler de "défaillances".

Le dernier activiste est délogé à 21h à la centrale de Cruas... Cela fait 15h passées au coeur du réacteur...

L'histoire parle d'elle-même et chacun pourra tirer ses conclusions selon qu'il est plus ou moins de mauvaise foi.
Car je suis toujours aussi fascinée par ceux qui affirment que les irresponsables sont ceux qui ont tiré l'alarme !

Et tout ceci trouve une étrange résonance dans l'expérience de deux députés auprès des troupes de sécurité lors de deux simulations d'alerte la semaine dernière.
Ca vaut le détour.

Si vous voulez continuer à alerter Guéant, le chemin est balisé par là.

Ce qui est sûr, c'est qu'il faut continuer à noyauter le nucléaire !

jeudi 1 décembre 2011

Nucléaire : vers un débat explosif


Photo : www.fond-ecran-image.com

Certains fument la moquette, d'autres tirent à boulet rouge sur les alternatives vertes, d'autres se vantent, d'autres encore se prennent des vents...
C'est la folle actualité du débat sur le nucléaire... qui aussi superficielle soit-elle a le mérite de commencer à émerger.

Alors qu'à Fukushima le combustible de trois réacteurs a fondu, percé les cuves et commencé à attaquer le béton protecteur et que le directeur de l'usine est mystérieusement hospitalisé, le gouvernement français continue de s'accrocher au nucléaire et d'en vanter le non-impact environnemental.

Sont-ils mentalement atteints ou juste (boni)menteurs professionnels ?
A l'heure où de plus en plus de faits témoignent du problème insolvable des déchets dont on ne sait pas quoi faire et qui restent radioactifs pour des milliers d'années, de l'incapacité à démanteler en France les centrales qui doivent être arrêtées, et où surtout on a sous les yeux la plus grosse catastrophe de tous les temps avec Tchernobyl, franchement, ils ne manquent pas de bile !

Passons sur l'ineptie des débats politiques pour revenir vers les citoyens.
J'étais hier à la fête qu'Enercoop donnait pour le 10 000e consommateur à avoir souscrit à cette offre unique d'électricité 100 % verte. Le fait est qu'après la catastrophe de Fukushima, Enercoop est passé de 200 adhésions par mois à 600 ! Chiffre qui n'a pas faibli depuis.

Preuve que les gens sont peut-être moins bêtes qu'on veut nous faire croire. Et n'ont pas la mémoire aussi courte que certains.
Et quand on veut nous manipuler, chiffres indécents à l'appui, et que cela se retourne contre ceux qui mentent effrontément, ça devient vaudevilesque.

Comme l'expression d'Anne Lauvergeon, ancienne dirigeante d'Areva débarquée par Sarko, qui taxait Henri Prodglio (nouveau dirigeant) d'avoir "fumé la moquette" en parlant de 1 million d'emplois qui seraient supprimé avec l'arrêt du nucléaire.
Les vrais chiffres, c'est 410 000 emplois directs et indirects (selon le rapprot de PriceWaterhouseCoopers, cabinet d'audits internes). Et c'est sans compter ceux qui seraient créés avec les filières renouvelables.

La seule chose de renouvelable dans le paysage politique est le débat où on a pourtant plutôt tendance à recycler les mêmes vieux idiomes.
Normal, au royaume des apparences, les idiots sont rois. Mais quand ils commencent à se tirer dans les pattes, la mascarade perd de son apparat.

Continuons à dire non au nucléaire... pour qu'il n'y ait que le débat qui devienne explosif !