Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

lundi 2 avril 2012

Ode normande


Photo vache : http://vachementbelles.blogspot.fr

De retour de Normandie où j'ai joué dimanche...

Un ptit week-end normand
Pour Charlotte la bien nommée
Ici le pilage
N’a rien à voir avec les pis
Des vaches
Mais avec les pommes
Pom pom pom
Le pilage c’est écraser les fruits
En faire sortir le jus, dis
Pour le cidre
T’es bouché ou quoi ?
Et pi l’âge, ça compte pas d’abord
Ce qui compte c’est d’être brut ou doux
Mais toujours authentique
Et toc.

jeudi 22 mars 2012

Vert comme le Cap… 2


Cliquez sur certaines photos pour les agrandir

Je vous ai raconté le début de mes aventures au Cap-Vert.
Après deux jours de visites et d'acclimatation, voici comment se sont déroulées les représentations de mon one woman show écolo. Je ne peux faire autrement que de raconter au présent car je les revis en l'écrivant !

Pedra Badejo

Lundi 19 mars, début d’après-midi, cap sur Santa Cruz, la circonscription où se trouve la commune de Pedra Badejo où je dois jouer la première de mon spectacle. Direction la mairie, très exactement.
Ou encore plus exactement, le parvis de la mairie, sur lequel les techniciens de l’Institut français doivent monter des projecteurs et des baffles pour la représentation.

Tout commence bien
Les techos font leur montage, on me présente le maire, figure politique très appréciée localement et au-delà. Sa mairie a été refaite de fond en comble il y a deux ans et en jette dans ce pays où, je le disais, bien des maisons ne sont pas finies.
Le montage avance toujours et on va bientôt pouvoir commencer la répétition technique.

Quand l’électricité s’arrête
Les pannes d’électricité sont chose courante au Cap-Vert, car l’alimentation est difficilement assurée par les ressources. Mais tout est en développement et vers le renouvelable s’il vous plaît.
A Praia, la capitale, les coupures sont partielles mais à Pedra Badejo, un arrêt et c’est toute la ville qui est en panne.
Seuls fonctionnent les réverbères. On envisage d'ailleurs un temps d’utiliser cette lumière pour un spectacle d’un quart d’heure…

En attente du groupe électrogène
Aucune solution de secours n’a été prévue d’office, alors que ma venue est dealée avec la mairie depuis belle lurette.
Dans la lorgnette, je regarde le monde autour de moi et je sens que stresser ne sert à rien. Je remets aussi en perspective le besoin d'électricité que suscite mon métier...
J’attends calmement.

Il faut y aller !
Après une longue attente, le groupe électrogène arrive. Il est 20h. La représentation était annoncée à 18h. Peu importe, maintenant il faut s’activer et donner un spectacle aux gens qui ont fini par s’attrouper.
Je me maquille à la lampe de camping dans une salle de réunion sombre où courent des cafards et des araignées que j’aperçois dans le faible rais de lumière. Je décide de prendre mon sac avec moi, là où je vais jouer, pour éviter de loger des habitants incongrus dans mes habits de rechange.



O espectáculo deve ser... (the show must go)
Le groupe électrogène fait un boucan d’enfer, le micro cravate qu’on m’a mis fait du larsen, et quand j’entends quelque chose, c’est ma propre voix et certainement pas les retours du public.
Seuls quatre projecteurs éclairent un coin de parvis qui devient un espace scénique réduit auquel je dois me tenir si je veux rester en lumière. On n’a pas eu le temps de faire la répète technique, alors les régisseurs ont tendance à m’envoyer la musique ou les noirs aux mauvais moments.

...e prosseguir-se (and the show must go on)
J’ai traduit une partie de mon texte en portugais (que je parle) et c’est bienvenu car les gens ici ne parlent pas forcément français.
Alors j’enchaîne les sketchs avec le plus d’énergie et d’intention possible. Je veux faire passer les choses dans la bonne humeur, porter la transmission, coûte que coûte malgré les problèmes techniques.

Tout est bien qui finit bien
J’arrive au bout du show en ne sachant plus très bien ce que j’ai fait.
Deux filles de l’Institut français me sautent dans les bras en me disant que c’était super. Je m’en remets complètement à leur ressenti. Elles me disent que les gens étaient très contents et que tout est très bien passé.
Exténuée et contente, je serre la main du maire et nous remballons.
Une araignée sort de mon sac quand je vais pour ranger mes affaires…

Praia

Théâtre au cinéma
C’est dans une jolie salle de cinéma que nous installons la scène le lendemain pour ma deuxième.
Après une répète technique en bonne et due forme, le spectacle a lieu dans des conditions plus "habituelles" et face à un public majoritairement francophone. Je laisse quand même quelques passages en portugais.



Transmission tous azimuts
Pour le Cap-Vert, j’ai certes fait quelques adaptations de mon spectacle et intégré des personnages visuels comme un oiseau ou une tortue à destination des enfants.
Mais j’ai surtout été bien en phase avec mon intention de transmettre dans la joie communicative, au-delà des langues, des différences culturelles et des âges.
Et ça a fonctionné ! Les gens ont adhéré et tout le monde est ravi. Même les enfants viennent me voir à la fin, tout contents.

Une petite fille a d’ailleurs réalisé un dessin pendant le spectacle qui me représente, ainsi que l’arbre et d’autres éléments. A mon tour d’être admirative de sa capacité à intégrer et retranscrire ce qu’elle voit avec créativité ! Et dans l’instant !

Je suis heureuse de ces représentations capoverdiennes déstabilisantes et enrichissantes qui ont élargi mon horizon, et rentre avec la ferme intention de continuer à creuser de nouvelles voies…

Vert comme le Cap… 1


Cliquez sur certaines photos pour les agrandir
(dans la suite de l'article)


Quand j’ai débarqué au Cap-Vert où j’allais jouer deux représentations de mon one woman show écolo, c’était par l’avion de nuit, donc il faisait noir ( !) et du coup, je n’ai pas vu grand-chose et pas vraiment réalisé que j’étais sur une île.
Celle de Santiago, la plus grande des îles de Sotavento ("Iles sous le vent" quand celles plus au Nord s’appellent "Sur le vent", Borlavento). Et dans la capitale administrative nationale, Praia.

Du bruit et de la vie
Je passerai sur la nuit à l’hôtel, assez bruyante car le lieu était un resto-café où les gens aiment à se retrouver. Les voix montaient et s’entendaient bien, les chaises qu’on bougeait puis les tables qu’on rangeait ont crissé jusqu’à 3h du matin… J’allais pourtant m’habituer les nuits suivantes à ce brouhaha qui fait partie du folklore local.

Au Cap-Vert, les autochtones parlent fort, chantent, dansent et font la fête.
Leur musique est d’ailleurs de plus en plus connue de par le monde et de nouveaux chanteurs s’exportent bien, s'inspirant plus ou moins librement des musiques locales comme le funaná, la coladeira et autre morna : ainsi Lura, Mayra Andrade ou encore Tcheka suivent le chemin ouvert par Cesaria Evora, décédée en fin d'année dernière.

Praia veut dire "plage" et comme ce nom l’indique en est bordée
C’est donc tout naturellement la première activité que j’ai abordée vu que mon premier matin était un samedi et que je ne jouais que le lundi soir. A l’abordage de la plage !



Alors direction "Praia de Quebra Canela"... car moi j’aime la cannelle !
J’y suis allée entre 10h et 11h le matin et franchement, c’était parfait. Plage familiale, peu peuplée, mer à 24 degrés… j’ai pris mon pied dans l’eau ! Et même mes mains pour nager et faire la planche !
Particularité ici en raison de la nature volcanique des îles : le sable est teinté de noir.

Le soleil tape sous ces latitudes
En face du Sénégal à environ 1000 bornes dans la mer, le Cap-Vert est à des latitudes presque tropicales. Avec ma peau blanche, méfiance.

Décou-verte
J’ai passé le reste du week-end à découvrir Praia et les intérieurs de l’île, grâce à l’équipe de l’Institut Français qui m’a accueillie comme une reine.
Dans Praia, tout se fait en voiture car les distances sont assez longues et les routes pas vraiment prévues pour les piétons ou les cyclistes.
En outre, depuis quelques années, des bandes sévissent dans les zones de liaison entre les quartiers, il est donc déconseillé de circuler seule le soir et à pied.

Un trajet en voiture à l’intérieur de l’île jusqu’à la montagne Serra Malagueta m’a permis de découvrir comment les gens vivent.
Des maisons poussent partout où c’est possible, pourvu qu’il y ait un cours d’eau pas loin. Pas finies, elles sont quand même garnies de linge qui sèche et qui indique que la vie est là.
Des cultures en terrasse sont l’agriculture locale, forcément manuelle et peu industrialisée.



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lundi 6 février 2012

Il était un froid... l'hiver


L'îlot des Buttes Chaumont, entouré d'une mare gelée

Il était un froid... un grand froid, venu soudainement alors qu'on ne l'attendait plu... euh plus.

Février faisait briller ses atours et la promesse d'aller déjà vers le printemps et paf ! Des températures négatives, de la neige, du gel... et du moral positif quand même.

Bah oui parce qu'à condition de s'harnacher avant de sortir, ça en vaut la peine, c'est vraiment beau !
Et ça fait du bien à la terre, mine de rien, que les saisons saisonnent et assaisonnent le sol (enfin tue tous les parasites en tout cas).


Trouver Charlie... le moineau !

Hier lors d'une balade aux Buttes Chaumont, j'ai fait quelques photos et rencontres : une mare aux canards gelée, un moineau qui attendait qu'on lui remplace sa boule de graisse...

...et une drôle de maison sortie d'un conte assortie d'une petite énigme... car c'est vrai, ça : qui habite au 2, la maison du parc ?
Le jardinier ? Il n'y en a pas qu'un ! Le gardien des lieux ? Le garde forestier sans forêt ? L'ogre des Buttes butté comme un âne ?



Mystère et boule de neige...
Il y a une vraie réponse pourtant. Que vous trouverez naturellement !

dimanche 1 janvier 2012

En 2012, let's reboot !


cette oeuvre de Street art vient du site Street Art Utopia
où je vous conseille vivement de jeter un oeil et même plusieurs !



Rebooter : désigne l'action de redémarrer un système après un crash. synonymes : réamorcer ou redémarrer.

Que se passera-t-il exactement en cette année 2012 ? Tout est possible, rien n'est certain.
Ce qui est sûr, c'est que les changements cosmiques auront un impact sur la Terre et sur l'homme. De quelle grandeur, de quelle nature ? Qui vivra verra.

Et qui ouvrira son esprit à ce qui l'entoure aura peut-être plus de chance de se sentir humain...
Car en 2012 on ne reboote pas seulement l'Univers, mais l'homme !

Il est temps d'arrêter la consommation aveugle, le pillage des ressources naturelles et le remplacement de la connexion à notre environnement par la connexion virtuelle.
Ce n'est pas moi qui prônerais le retour à l'âge de pierre non plus : mais diantre, apprenons à relier les choses !

Ouvrons nos yeux, nos coeurs et transmettons dans la bonne humeur !

On se booste et on reboote ! Joyeux 2012 !

dimanche 25 décembre 2011

Fête des lumières...


Photo : © Vincent Paulic
dont j'aime beaucoup les photos à voir sur son site

En décembre et jusqu'au solstice d'hiver, le 21, les jours raccourcissent, la nuit augmente...

Marquant traditionnellement le jour du solstice justement, la fête des Lumières est aujourd'hui célébrée le 13 décembre, jour de la Sainte-Lucie, dans les pays nordiques et en Italie.
Qui a dit que les vikings et les veuves siciliennes n'avaient rien en commun ?!

Outre les processions en lien avec Sainte-Lucie, les villes et foyers se parent de bougies, célébrant la lumière retrouvée au vu des jours qui rallongent.
Ces célébrations trouve des résonances dans la Fête des lumières qui se tient à Lyon le 8 décembre bien que l'origine religieuse soit différente et en lien avec la Vierge.

Noël avant d'être la fête de la naissance du Christ était une fête païenne louant la naissance du soleil... celui qui allait à nouveau inonder les jours de ces rayons salvateurs...

Alors dans les grands banquets et beuveries, n'oubliez que tout ceci a bien un lien avec l'astre qu'est notre Terre. Et trinquez à sa santé...

Bonne fête des lumières !

vendredi 23 décembre 2011

Dur dur l'après-Durban


Photo : L'Age de glace 4... Scrat en bave !

A l'heure des bilans à l'issue de la conférence sur le climat qui s'est déroulée en Afrique du Sud, il est difficile d'être optimiste... et pourtant rions un peu !

Ne serait-ce que parce que ces conférences au sommet sont de grandes blagues...
Deux semaines d'âpres négociations pour aboutir à une promesse de renégociation en 2015 qui cette fois donnerait lieu à un accord qui serait contraignant. Dans l'art de noyer le poisson, on atteint des sommets !

Le protocole de Kyoto visant à réduire de manière contraignante les gaz à effet de serre des pays industrialisés ne comptait déjà pas les Etats-Unis dans ses signataires. Et voilà que le Canada prend lui aussi la porte des vestiaires.
Le problème, c'est qu'il n'y a pas qu'eux qui peuvent se rhabiller.

On est tous dans le même T-shirt et gageons qu'à l'avenir il va devoir être solide pour faire face aux tensions multiples provoqués par les échauffements. Eux-mêmes dus au réchauffement.
Car pendant ce temps-là, tic-tac le climat...

Réjouissons-nous.
A Durban, les nations ont quand même reconnu qu'il y a un écart entre les engagements actuels et ce qu'il faudrait faire pour limiter le réchauffement à 2°C maxi, seuil à partir duquel les conséquences de ce réchauffement risquent d'être impactantes.
Dans ce genre de réunions, on aime les euphémismes et on sait s'en servir !

Ca permet de masquer le vide des accords. On finit donc sur un "bon pour accord".
Circulez encore plus, y a rien à voir. A décider un autre jour.
Vers 2015 donc. Et alors à ce moment-là, promis juré, l'accord sera contraignant et efficace.

En attendant, le prochain sommet de la Terre sera à Rio, en juin prochain. Alors "Si tu vas à Rio, n'oublie pas, les négoc' c'est chaud" ! Dadadi dadada
Et riora bien qui riora le dernier.

lundi 28 novembre 2011

Touffe verte, pub, etc.



Enfin quand j'ai dit hier que j'allais revenir aujourd'hui sur "des aspects plus abstraits", ce n'était pas si abstrait que ça.
Cela a rapport au fait de parler de certaines marques sur ce blog.

Soyons clairs : si je soutiens de temps à autre des marques qui se démarquent par leur démarche durable (alitération en d, ça vaut cher en littérature !*),
je ne conçois pas ce blog comme une vitrine green et ne donc peux pas relayer toutes les initiatives dont on m'informe...

Qu'il y ait de plus en plus d'alternatives éthiques, green, bio, durables, équitables ou tous les noms qu'on voudra bien leur donner, je trouve ça génial.
Que mon blog attire de plus en plus de lecteurs et compte même des fidèles, cela me réjouit.

Que dans ce contexte, on me fasse passer des infos sur des projets qui se montent, des boîtes qui se créent, des marques qui se déploient, c'est bien, ma foi (la rime, même foireuse, ça vaut cher*).

Mais quand certains parlent purement et simplement "d'utiliser mon site" pour mettre en avant leur enseigne, je trouve ça un peu abrupt.
Ce blog n'est pas destinée à faire de la pub, ce n'est pas mon créneau.

Parce que, déjà, consommer mieux, c'est aussi et d'abord consommer moins.
Et parce que ici, je donne des infos à ma sauce, développe des réflexions, partage des coups de coeur ou de gueule.

Et surtout parce que j'aime la liberté de ton inhérente au principe du blog... et comme c'est le mien, c'est mon ton, si c'est le tien, c'est ton ton !
Bah oui, c'était tentant pour quelqu'un qui aime les jeux de mots...

Revenons à nos moutons.
Bêêêê, disent-ils, "Bêêêrk, on n'aime pas trop les gens qui cherchent à "utiliser notre site"" (double guillemets, là ça vaut carrément très cher*)... enfin, c'est une image, hein, les moutons ne connaissent pas le sens du mot "site", qui pour eux correspondrait au mieux à l'espace herbeux où ils piétinent.

Entendons-nous. Des échanges de liens et de bons procédés peuvent se faire.
Je suis juste pour le gagnant-gagnant... dans la cohérence. Et pour avoir ma liberté de choix.

Si on me propose des produits à tester, je ne refuse pas.
Mais il est nécessaire que cela ne m'engage ni à écrire un article, ni à n'en dire que du bien le cas échéant !

Très bêtement, La touffe verte n'est pas une façade... en somme, je blogge comme je suis.

Et même, je blogge donc je suis. Ce qui se passe. Et je fais passer.


*si vous vous demandez à quel jeu mystérieux ces figures de style plus ou moins scabreuses peuvent valoir des points, j'ai envie de dire : "inventons-le" !

lundi 7 novembre 2011

G vain


Photo : www.cardstacker.com

Le château de cartes financier tremble sur ses fondations.
Et si les sacrosaintes banques parviennent encore à sortir de leurs bourses de l'argent virtuel pour proposer de "racheter" par exemple la moitié de la dette grecque, cela revient à changer quelques cartes usagées par d'autres mais ne renforce pas l'ensemble de la structure.

Dette grecque : as de coeur ?
On en rêverait : faire semblant de croire que par un bel élan de solidarité et de coeur, les autres pays européens, France et Allemagne en tête, main-dans-la-main-mais-couteau-dans-le-dos-on-ne-sait-jamais, ont "sauvé" la Grèce, l'Europe,- que dis-je, le monde ! - du gouffre. Sarko la bouche en fleur nous ferait presque pleurer.

Ou de pic ? Ils ne s'y attendaient pas, les sauveurs, à ce que le premier Ministre grec les renvoient dans leurs quartiers en proposant un referendum pour valider ou non cette proposition. L'idée s'est retournée contre lui et ses jours de gouvernance sont comptés, mais la pique était là.

G 20 : roi de trèfle ?
Ou comment les dirigeants veulent nous faire avaler des nèfles.
"Les pays développés s'engagent à adopter des politiques de nature à renforcer la confiance et à soutenir la croissance, et à mettre en oeuvre des mesures claires, crédibles et ciblées pour rééquilibrer leurs finances publiques."

Ou le G vain dans le texte... Comment toutes ces mesures sont "en train d'être prévues d'être mises en place"... un jour peut-être.
Et bien sûr pour la fameuse taxe sur les transactions financières prônée récemment par Sarko, il faudra repasser. Pas sa faute, hein, n'ont pas voulu les méchants Américains.

Ballet Sarkobama : valet de pic ?
Ou comment faire des claquettes pour faire oublier la vassalisation de la France...
Franchement, il vaut mieux aller voir The Artist !

Politique de rigueur de Fillon : 2 de carreau ?
2, c'est la note qu'on peut mettre au tandem Sarko-Fillon pour la cohérence de ses actions. Réussir à maintenir qu'augmenter la TVA, les impôts sur les revenus du capital ne contredit en rien la "non-augmentation généralisée de la fiscalité", c'est osé ! Mais ça passe mal.

Et encore une fois, en pleine crise d'un système financier et au-delà des valeurs de la société occidentale en entier, qui est supposé se serrer la ceinture, se tenir à carreau ? Les con-tribuables uniquement.
Et la réduction du budget de la défense ? La réduction des effectifs douaniers au lieu de les renforcer et déniant au passage l'espace Schengen ? La réduction du budget alloué à des supercheries comme le vaccin contre la grippe aviaire qui a fait perdre des millions à la France ? Tout cela, bien sûr, on n'en parle pas...

On devrait plutôt réduire encore le nombre des profs et affaiblir l'éducation déjà pas aidée... Histoire que les gens avalent plus facilement que changer trois cartes donne forcément un bon jeu.

mercredi 2 novembre 2011

L'en-vert du décor : lettre ouverte aux théâtres parisiens



Il arrive souvent en ce moment qu’on me demande quand et où je vais rejouer mon one woman show écolo.
Eh bien, "Charlotte Normand se met au vert..." se met au vert justement !

Depuis quatre ans que je le tourne et le fais évoluer, il s’est frotté à bien des publics, a commencé à voyager et s’est fait remarquer par différents médias comme Arte, Métro, Madame Figaro, Ushuaïa TV ou L’Express.
Récemment j’ai obtenu via Biba le Prix des femmes du développement durable 2011 co-organisé par Mondadori et la Fondation Yves Rocher.

Ce prix m’a été donné car mon action de transmission écolo de manière drôle et décalée, par le spectacle et le blog La touffe verte, a été jugée "impertinente et pertinente" par le jury.
Et le prix correspond notamment à une dotation de 10 000 euros pour l’association qui produit le spectacle. C’est beaucoup. Et pourtant, au regard du travail effectué, du chemin parcouru et de l’investissement induit, ce n’est pas trop.
Et cela doit servir à poursuivre l’action engagée et monter de nouveaux projets, comme la pièce à trois acteurs que je viens d'écrire, toujours sur l'écologie traitée de manière légère.

Ce prix ne doit pas être dilapidé en trois coups de cuillers à pot en frais d’exploitation. Oui, les exploitants de salle parisiens portent bien leur nom. A Paris, dès lors qu’on possède un théâtre ou un lieu idoine, tous les coups de théâtres sont permis et surtout tous les tarifs.

Si Paris est la ville de tous les possibles, c’est aussi la ville de tous les excès.
Toutes les salles même les plus petites pratiquent le principe du Minimum Garanti par représentation, montant dû à la salle par la compagnie quoiqu’il arrive (et ce même si la recette est insuffisante). Il est de 80 à 300 euros en moyenne dans les salles de 50 à 80 personnes, et de 300 à des milliers d’euros dans les salles plus grosses, plus centrales et surtout plus renommées. Et une fois le MG atteint, après, il y a souvent encore partage de recettes avec la salle.

Pour les petites ou moyennes structures, présenter un spectacle de manière régulière à Paris, parmi les centaines de spectacles proposés, veut dire jouer dans une petite salle excentrée pour pouvoir rentrer dans ses frais.
Et verser les cachets (aux comédiens et aux techniciens), ce qui est loin d’être possible à chaque représentation.

Ainsi, j’ai joué dans la petite salle du théâtre Darius Milhaud (Paris 19e) de janvier à juin 2011, mais si j’ai pu commencer à avoir des cachets en mars, c’est grâce à l’argent rentré par la tournée du spectacle en province…
Oui dès que le spectacle est joué ailleurs qu’à Paname, on dit "qu’il tourne", ne cherchez pas.
Et là, au mieux les théâtres ou structures vous achètent le spectacle, au moins ils vous proposent un partage de recette de 50-50. Des dates sont d’ailleurs en train de se monter pour l’année prochaine.

Ainsi face à la providentielle province, la cupide capitale ?
Ce n’est évidemment pas aussi simple car le nombre incroyable de salles à Paris en fait un lieu de culture et de théâtre incomparable où tous les brassages sont permis. C’est là que les programmateurs de toute la France viennent découvrir les spectacles et c’est donc souvent de jouer à Paris qui permet aux spectacles de tourner ensuite.
C’est aussi là qu’il est possible de se lancer, dans des petites structures tremplin comme l’est le théâtre Popul’air où j’ai rodé le spectacle pendant deux ans.
Mais aussi attachantes soient-elles ces scènes tremplin sont aussi faites pour être quittées, pour évoluer vers d’autres sphères, dès lors que le spectacle gagne en professionnalisme et que l’on veut vivre de son métier.

Et c’est là que les choses se corsent pour les raisons évoquées plus haut.
Ceux qui parviennent à sauver la mise sont les boîtes de production qui peuvent investir dans des grosses campagnes de communication, dans le métro, sur le Net et sur les plateaux télé…
On est dans une époque de matraquage publicitaire et le théâtre ne fait pas exception.

Alors, certes le Prix des femmes du développement durable pourrait permettre d’amortir ce genre de frais. Mais recevoir un tel prix, qui récompense l’action et la cohérence, me fait m’interroger.
Car mon action s’est construite dans la cohérence, et si le spectacle s’impose de plus en plus comme impertinent et pertinent, c’est par son cheminement aussi.

Justement parce que j’ai obtenu ce prix je n’ai plus envie de payer pour jouer, mais de pouvoir investir dans le montage de nouveaux projets.
Justement parce que j’ai eu ce prix j’ai envie de jouer dans des lieux où travailler ensemble soit la motivation majeure, dans des conditions équitables pour tous.
Oui, j’ai envie que la pratique de mon métier de comédienne aussi soit durable !

Parce que j’aime ce que je fais, je suis fatiguée d’avoir affaire à des gens qui ne pensent qu’à leur tiroir caisse alors même qu’ils gèrent des lieux de culture.
Parce que j’aime ce que fais, je n’ai plus envie de traiter avec des gens qui ne pensent qu’à assurer leurs arrières, même si cela doit se faire au détriment des artistes… qui pourtant font tourner la boutique... J’en ai assez de cette vaste hypocrisie.
Ailleurs, il est possible de travailler en intelligence et ensemble. Cela doit bien être envisageable à Paris aussi.

Miroir, mon beau miroir, dis, où sont-ils donc ces lieux à Paris ?
Sésame… ouvre-toi !


Car par les retours réguliers que j’ai sur mon spectacle et sur mon blog*, je sais que mon one woman show écolo a de l’avenir et un potentiel de public.
Et j’ai envie de continuer à emmener les gens dans mon uni-vert pour les faire rire, leur faire passer un bon moment tout en suscitant, peut-être, des pistes de réflexion.

J’ai envie d’ouvrir des portes vers de nouvelles collaborations, c’est pourquoi j’écris aujourd’hui ce mot ouvert (faites la liaison, vous verrez).
Alors si vous êtes teneur d’un lieu et avez envie d’accueillir mon spectacle dans des conditions respectables ou si vous connaissez des lieux ou des gens qui pourraient être intéressés, n’hésitez pas à me contacter !

Je reste confiante et vous dis à bientôt on stage…


*le blog La touffe verte compte actuellement en moyenne 650 visites par jour

dimanche 9 octobre 2011

De Wall Street à World Street : les cités aux citoyens !



Voilà déjà des semaines que des groupes de personnes occupent divers places stratégiques à New York pour protester contre le capitalisme déshumanisé et la corruption de nos dirigeants.
De la Liberty Plaza à la Freedom Plaza, il n'y a qu'un pas ou presque qu'on franchi divers mouvements qui se passent le relais.

Les premiers étaient ceux du mouvement "Occupy Wall Street", puis d'autres comme "Stop the Machine, Create a New World" sont arrivés. Des people se sont joints aussi, c'était les conjoints pas cons du mouvement.
Mais qu'importe la chronologie, dans cette contestation, les derniers sont les premiers. Et de dernier il n'y a pas, car mieux vaut réagir plus tard que jamais !

Et ces gens, nos concitoyens pas cons, ont pris les devants en sortant dans la rue crier leur désaccord avec la déshumanisation du système et le pouvoir de l'argent envers et contre tous. En-vert et contre tout car évidemment, comme les gens, la planète trinque.
Ecologistes à la base ou pas, on voit bien dans ce mouvement que tous ceux qui veulent vivre dignement et en respect se rejoignent. C'est un mouvement global pour le global.

Evidemment les printemps des pays arabes ont ouvert la voie. Evidemment les pays arabes ont ouvert la voix.
Il y a eu des cris, du sang, des rires. Et il devra y avoir des effets, du mieux, de la vie.

Gageons que le tour de la France viendra... En attendant, il faut soutenir ceux qui sont en action en signant la pétition sur le site d'Avaaz.
Et à ceux qui rétorquent que signer une pétition en ligne ne sert à rien, je ne peux que rappeler qu'Avaaz était avec Greenpeace le lanceur de la pétition anti-OGM au niveau européen qui a recueilli plus d'un million de signatures et obligé les élus européens à la prendre en considération. Et si.

Dire que ça ne sert à rien et ne rien faire, c'est la porte ouverte à tous les excès... contre nous.
Penser très fort que faire un petit peu c'est déjà beaucoup, ça augmente la portée positive... et soutient ceux qui se bougent !

The show must go on, let's support it !

Comme disait Patrick Bruel dans un style hautement rebelle et philosophique (et même si sa vision mondiale se joue aujourd'hui surtout au niveau du poker) : "Tu dis que c'est trop facile, tu dis que ça sert à rien... mais c'est encore plus facile de ne parler de rien... Alors regarde ! Tu verras tout ce qu'on peut faire si on est deux"...

Et mieux, Patrick : si on était plein de chez plein ?!


La pétition à signer ici
Site d'Avaaz
Article de la Tribune de Genève

Et si vous n'avez toujours pas vu le super docu-fiction "Cleveland contre Wall Street", c'est le moment !

jeudi 6 octobre 2011

Remise du Prix des femmes du développement durable 2011


Avec moi sur la photo, deux Christine : Régnier, la rédac-chef de Biba
et Oberdorff, la journaliste d'Ushuaïa TV (cliquez pour agrandir)


La remise du Prix des femmes du développement durable 2011 a eu lieu mardi au musée du Quai Branly.

Je vous l'ai dit, ce prix qui récompense via les huit magazines partenaires des femmes qui s'engagent au quotidien pour le développement durable, que ce soit par une action sociale, économique ou de sensibilisation écologique.

C'était d'ailleurs très marrant de nous voir toutes les huit réunies, offrant un beau panel d'actions différentes et complémentaires pour la construction d'un monde plus vert et plus équitable... j'aurai l'occasion d'en reparler.

Pour ma part, c'est ma transmission écolo dans la bonne humeur a séduit la rédaction de Biba qui l'a décrite comme "impertinente et pertinente" et le Prix englobe l'ensemble de mon action spectacle / blog. Voici qui va me permettre de continuer à di-vert-ir !

En guise de conclusion, j'ai envie de vous copier le discours que j'ai fait... Voilou :

Bonjour. Merci beaucoup pour ce prix, merci à Ernesto Mauri et Carole Fagot de Mondadori et à tous ceux que j'oublient. Merci à Jacques Rocher. Merci évidemment à Christine Régnier rédactrice en chef de Biba.
Si j'ai bien compris, nous sommes toutes des ménagères*... En tout cas, en tant que fille, en tant que femme, comme c'est aussi le cas dans Biba, je me suis demandée ce que j'allais bien pouvoir mettre aujourd'hui...

De super marques équitables et écolos** pouvaient me prêter des habits mais rapport au temps, c'était trop chaud ou trop froid. Ah, ça maintenant qu'on a bousillé le climat, faut bien s'adapter !
Finalement cette tenue, à base de pièces de créateurs et sans aucun made in china, est directement recyclée... de mon placard ! Mais pour recevoir un prix des femmes du développement durable, je me suis dit que c'était à propos.

Mais, me direz-vous, la tenue la plus durable, c'est peut-être encore de ne rien porter ! Alors à un moment, j'ai pensé faire un strip-tease. Et puis je me suis dit "Soyons sérieux".
Quoique...

Mon credo, c'est l'écolo rigolo, celui qui transmet dans la bonne humeur. Comme vous l'a dit Christine, je joue un one woman show écolo et j'ai un blog aussi, La touffe verte. Biba m'a choisie, je dis Biba be loula !

Du coup, je me devais de faire un discours à la fois intelligent, spirituel et drôle. Ca commençait comme ça :
"I had a dream"... mmm, pardon : "J'ai rêvé"... - tout de suite, c'est beaucoup moins classe -
"J'ai révé d'un monde où vert rimerait avec terre, où étiquetable rimerait avec équitable, où humain rimerait avec demain, où écolo rimerait avec range-ton-vélo-Marco-les-voitures-roulent-avec-de-l'eau-et-de-l'eau-y-en-a-à-gogo !

J'ai rêvé... et je me suis réveillée... Dring ! Tic-tac, le climat, tic-tac, la planète, tic-tac !
Réveillons-les mes soeurs, réveillons-nous mes frères !
Réagissons pour que dans quelques années en se retournant sur nos mauvais tics, la seule chose à esquisser soit un joli mouvement de zygomatiques !"


* le sujet des ménagères de moins de 50 ans ayant été abordé, je l'ai recyclé ici
** les marques, c'était Ideo et bilum dont j'ai déjà parlé et Pampa&Pop dont je reparlerai car ce sont de magnifiques vestes en cuir, équitables et gaies


Présentation du Prix des femmes du développement durable 2011
sur le site de Mondadori

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