Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

dimanche 6 septembre 2009

Avis d'amour...



"Réveillez-vous" en live, un peu comme l'ambiance d'hier soir...


J'ai vu le cinquième soleil, hier... Belle comme une madone argentine, pure, animée d'une énergie contagieuse, victorieuse... Après un an loin des scènes, Keny Arkana était en concert à Paris. Et j'y étais aussi.

Ca a pourtant commencé par un raté... J'ai rejoint deux amies à la terrasse d'un café où on a tranquillement siroté nos bières, sûres que le concert ne commencerait que vers 22h, comme indiqué sur le site de la Fnac. En outre, passées sur le site un peu avant, mes copines n'y avaient vu personne. Nous sommes donc arrivées sur place à 22h05. L'ouvreur prend nos billets et marmonne « 20 minutes, 30 minutes peut-être », en réponse à notre question sur le début du concert. Et là... Virginie dit : « C'est elle ! ». On se regarde, on entend pas grand-chose et comme on est sûres que c'est en extérieur (sur le site, ils parlaient de « la plage Glazart ») on se dit que ça doit être un disque en attendant... Et puis... Non ! C'est bien elle ! Dans une salle confinée, où on transpire instantanément en entrant.

La porte que nous passons donne sur l'aile droite de la scène, on la voit bien, elle est là, en plein concert déjà. Un peu étonnées, un peu dégoûtées, on oublie notre retard pour se laisser emmener, pour se laisser immerger... c'est le mot, parce que mouillées, on l'est ! En sueur de la tête aux pieds. Mais un concert de Keny, ça se mérite, alors on n'y pense pas, on s'investit, on chante, on pleure, on crie. Oui, je pleure. Quand elle entonne les mots de « Clouée au sol », je n'y tiens plus, je suis submergée par l'émotion. Car elle dit si bien les maux de notre société, l'irrespect pour la planète et que... « Changer le monde commence par se changer soi-même »... Et elle le répète. Et elle chante. De plus en plus. Par rapport aux vidéos que j'ai vues, j'ai la sensation qu'elle a pris de l'assurance, qu'elle s'investit encore plus, entre rap et chanson.

Sa voix... Et la voie qu'elle trace et qu'elle voudrait que tous suivent. En se suivant eux-mêmes d'abord. Elle y tient, ses messages doivent être compris. Elle le dit, à la fin : « C'est pas juste un concert et on oublie à la sortie ». Une fille blondinette évaporée à côté de moi dit : « Qu'est-ce qu'on peut faire ? », alors que devant, près de la scène, on susurre à Keny des réponses qui semblent la rassurer. Elle nous gratifie d'un sourire. Magique. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ben, déjà être un peu moins superficiels, peut-être, parce que poser cette question, c'est ne pas regarder autour de soi, ne pas s'intéresser au sort de la terre et au sien aussi. Elle le dit bien, Keny : « Va où ton coeur te porte ». Le soi en harmonie avec ce qui nous entoure, le monde, les autres. Elle sourie encore et... elle se barre. « Je me barre, ciao, ciao, le foyer, je me barre, je m'en vais respirer autre part, ohohoh ».

Vas-y, Keny ! Continue, ton rap est vital. Pour toi et pour nous. T'entendre ça me redonne l'Envie. La reprise de mon spectacle écolo (au Lieu, à Paris 9 !) est jeudi. Et comme par hasard, il s'ouvre sur une chanson de toi : « Terre, mère n'est pas à vendre »... Ave, Victoria.

     

mercredi 1 juillet 2009

Avis de vacance...



A l’heure des premiers départs en vacances, on sue, on transpire… Et y a comme un manque à gagner dans la société… Une vacance, quoi.

C’est vrai, on le sent : tous les prétextes sont bons pour attiser l’envie du consommateur, le motiver à acheter, coûte que coûte. Les soldes ont commencé fin juin, la crise prend ses quartiers dans les slogans publicitaires… Même TF1 fait sa pub pour montrer sa reconnaissance à ses téléspectateurs… Encore qu’on se demande si c’est pas parce qu’ils ont largement les moyens, vu que c’est quand même les grands privilégiés de la non-pub sur France Télé, justement ! Et vu la qualité du clip (bon scénar, belles images, bonne idée), on ne va pas les plaindre. Et le spot passe même au cinéma ! Alors le grand « Merci » qui s’affiche au milieu de l’écran, ils peuvent directement l’adresser à qui on sait.

De toute façon, je ne regarde pas TF1, ni la télé. Et quand je tombe sur une émission de M6, j’ai peur. Pas de la peur qu’ils veulent nous insuffler pour justifier la politique sécuritaire, non, juste peur de cette médiocrité ambiante cultivée. En sommes-nous là ? Elle est là, la vraie vacance… Nous faire dire qu’on est si cons… Car, non, je ne veux pas croire que les gens se satisfont de ça.
Ainsi font, font, font, les petites marionnettes… Des fois que ce serait nous, les marionnettes, les guignols à qui ils s’adressent, on peut faire trois petits tours et s’en aller !

Et ce magasin croisé dans Paris (photo ci-dessus) m’a fait halluciner : ont-ils changé leur enseigne exprès ? Ou ont-ils oublié de le faire ? En tout cas, moi, ça ne me donne pas envie de me chausser chez eux ! En ces temps de troubles, chacun cherche chaussure à son pied.
A vos marques… Prêts ? En vacances, partez !

     

mardi 16 juin 2009

Chronique impoli-tique

Voilà, c'est fait. A voté. Le message a quand même le mérite d'être clair. Même si... Y a 60% d'abstention. Même si... Ca ne dit pas tout. Même si... On n'omet de tout nous dire.

L'UMP pétarade, alors que le pétard mouillé qu'ils ont dans les mains, quand il séchera, pourrait bien leur exploser à la figure. Le PS n'a toujours rien compris, c'est quand même affligeant : et on tire les leçons par-ci, et on en redonne par-là. Mais pas un seul d'entre eux n'a fait un pas vers la tendance verte d'Europe Ecologie qui fait quasi-autant qu'eux, voire plus : à Paris. Pas un n'a pensé à dire : « A nous deux, on fait 32%, l'orientation du vote indique clairement que les gens veulent plus d'écologie dans les décisions politiques, on va siéger ensemble et essayer de faire quelque chose ». Parce qu'il ne serait pas trop tôt ! Les tergiversations socialo-socialistes, on n'en a rien à faire ! Que ne démontrent-ils qu'ils sont un peu plus ouverts !

Ouvert. Le mot est chargé. Il parle d'élargissement... et il contient « vert ». C'est clair, Europe Ecologie est loin d'être le seul représentant de l'écologie, ni l'unique garant de son avancée. Mais il faut s'y mettre ! Et la polémique de dénoncer le passage de « Home » sur les écrans, quelques jours avant le scrutin... En sommes-nous encore là ? La Terre et l'heure tournent, les polémiques vaines et insidieuses font perdre du teint. A nos joues colorées, à nos motivations.

Malheureusement, les lois à tout va, les lois m'as-tu-vu, ne servent à rien. On l'a vu avec le Grenelle : des lois votées avec tant d'amendements et d'exceptions que la règle devient inefficace. Doit-on croire qu'il en sera autrement pour la taxe carbone ? On aimerait bien. Mais on connaît la chanson : c'est la danse des canards. Ca pérore, ça picore les idées « tendance », mais derrière, ça pisse au vent. Y en a marre !

Oui, ce vote veut dire quelque chose, et en même temps il veut dire si peu. Une goutte d'eau dans la mare. Larguons les amarres, défaisons-nous des chaînes industrielles occidentales qui rouillent à vue d'oeil. Il faut transformer l'argent sale en argent vert. En air, en eau, en vie ! Envie d'autre chose parce que leurs causes ne sont pas les nôtres.
Oui, ce vote veut dire quelque chose... Et il ne veut rien dire. Une femme ayant voté UMP me confiait l'autre jour qu'elle ne savait pas pourquoi. Et qu'en tout cas, elle n'aimait pas la droite m'as-tu-vu, celle qui soutient les capitaux contre les gens... Cherchez l'erreur.

On n'est pas à une contradiction près, alors on se prend à rêver que ceux qui dissertent encore sur ce que c'est qu'un écolo (Un baba cool à chemise à fleurs, avec ses chèvres ? Une bobio parisienne ? Voyez le niveau !) puissent mettre la main à la pâte verte. La main à l'appât. Alors : mordra, mordra pas ?

     

dimanche 24 mai 2009

Festival de Kahn

Ca y est, on est dedans ! Alors que le festival de Cannes bat son plein, la campagne pour les européennes bat dans le vide… Quid d’un débat pas très haut, et pourtant capital.

Sarkozy a lancé la campagne pour l’UMP, comme ça c’est clair : président de la République est cumulable avec toutes les fonctions. Et Jean-François Kahn, le patron de Marianne, fait campagne pour le Modem, dans l’Est. S’il dit vouloir placer l’homme au cœur du système, ses arguments ne parlent encore et toujours que d’économie. Mais si on a une vocation humaniste, ne doit-on parler d’environnement ? De développement durable ? Remettre l’homme au cœur du système Terre, oui ! Sans ça, on s’en sortira pas … Mais les partis, quels qu’ils soient, préfèrent tenter de discréditer les autres, pratiquent les guégerres intestines et peinent à élever le débat.

Il y a bien Europe Ecologie… Ou les mouvements de décroissance… De toute façon, chacun cherche son choix et on fera le meilleur possible dans ce monde en crise de foi.
Que voterait donc Yoda ? C’est vrai que dans ce système nombriliste, on se prend pour les rois de l’univers. Mais si on prenait un peu plus en compte la globalité, justement ? Pas la globalisation : le global, les enjeux planétaires. On blablate mais rien n’avance pas très vite. Et chacun se blesse au bât.

Trêve de balivernes : osons le rêve, choisissons l’émoi.

Et le festival de Cannes s’achève, entre strass et paillettes, guerre des stars et piétinements, montée des marches dans la lumière… Moi, je marche à l’ombre, calmement. Mais pas du côté sombre de la force, juste sous les ombrages naturels de nos amis les arbres. Et la lumière surgit, par bribes, par rayons de beauté.
Et je m’envole. Je rêvais d’élever le débat… Ah, si nos idées avaient des ailes !

     

lundi 27 avril 2009

Insu-portables


Photo : shanghaiflow.canalblog.com

Et voilà... après le Grenelle de l'environnement, celui des antennes s'est ouvert jeudi... Mais il semblerait que ce soit un jeu dit. Et apparemment, on se noie en paradoxes. Sommes-nous bien tous sur la même longueur d'ondes ?
Les associations qui participent au débat, telles que Priartem et Agir pour l'environnement reprochent au gouvernement d'avoir orienté le débat et les conclusions d'entrée. Elles menacent donc de sortir. Leurs griefs tiennent au fait que le gouvernement mettrait l'accent sur la dangerosité du portable lui-même pour écarter celle des antennes.
Car les plaintes se multiplient : les antennes-relais troublent la santé des riverains, frappés de maux de tête et d'insomnies (quand ce n'est pas des cancers), et ils aimeraient bien passer le relais.

Le paradoxe réside dans le fait que le gouvernement oblige légalement les opérateurs à couvrir tout le territoire (et serait en passe d'autoriser un 4e opérateur face à Bouygues, SFR et Orange) et fait face à des procès pour démonter des antennes. Peut-il alors autoriser ces démantèlements ? N'est-il pas pris en flagrant délit de conflit d'intérêt ?

Mais l'intérêt du gouvernement et du ministère de la Santé, c'est censé être la santé des citoyens ! Et ceux-là crient corps et biens que ces antennes leur font du mal. Insu-portables. Qu'on se grille la cervelle en téléphonant reste soit-disant à prouver. En tout cas la responsabilité en incombe en partie à ceux qui téléphonent. Alors que planter des antennes là où ne les demandent pas, ça tient de la responsabilité de l'Etat qui l'autorise. Car elles rayonnent, ces antennes, et on ne peut pas les éteindre pour en limiter la portée. Ni mettre de la crème anti-UV. Enfin si, on peut, mais ça sert à rien face à ce problème.

Problème, vous avez dit problème ? Le débat s'est ouvert, toutes les parties promettant d'y mettre du leur... Leurre ? Ou vrai volonté d'avancer et de faire passer le citoyen avant l'opérateur ? Passera bien qui passera le dernier. Soyons vigilants et sortons nos antennes !

     

jeudi 23 avril 2009

Ecologies d'échelle


Photo : www.paperblog.com

Ca déborde de l'actualité : partout, des entreprises qui entrent dans le rouge mettent au vert leurs salariés, au nom de la crise, à la recherche de la rentabilité perdue... Ca sonne un peu Indiana Jones, mais ça ne leurre plus personne. Les salariés HS veulent mettre les dirigeants KO. Et dans ce noir merdier, d'aucuns pensent encore sauver un système plus que jamais coulé. Touchés, nous le sommes tous. Il serait temps de construire autre chose... de tendre vers... de tendre vert.

A coups de pied dans la fourmilière, les futurs chômeurs de Caterpillar s'insurgent contre les plans de licenciements proposés. Sarko promet de sauver le site... "Sarko-mence", pensent les intéressés, "paroles, paroles et encore des paroles"... Même Obama peine à mettre bas les mesures de son plan de relance et à satisfaire le géant américain. C'est le chantier, quoi.
A Continental, on perd les pédales. La sous-préfecture de Compiègne a été mise à sac, les ouvriers, plumés, ont perdu leur pneu. Et comme le "ministre de la Relance", Patrick Devedjian a fait état d'une proposition sérieuse, le groupe a rappelé qu'ils avaient des propositions toutes les semaines, mais qu'il fallait faire le tri. Triste poste que celui qui échoue à Devedjian : il est plus probable qu'il tienne de la marionnette que du messie... Mais si, assure Sarko, la relance va arriver... Bientôt.

Et il n'est pas le seul.. Que dire de ces spécialistes, économistes, analystes financiers et autres défenseurs du capitalisme qui prévoient tous azimuts, un coup la relance, un coup même la croissance et un autre la rerechute ? Quid des meilleures sorties, orchestrées par Le Canard enchaîné (du 15/04/09 ) : "C'est (le redéclenchement de la croissance) en train de monter en charge. Et ça va s'accélérer en 2010", déclare un conseiller de Christine Albanel. Ce que tempère Jean-Pisani Ferry, du CAE : "En 2012, la situation sera très difficile car les effets de la reprise ne seront pas encore là." Faites votre choix. Bip ! Perdu. Dans tout les cas, on ne sait pas ! On est juste sûr que nos ailes brûlent...

Et pour sauter de l'avion, tous ne sont pas si démunis, d'aucuns trouvent même des parachutes dorés. Au vu et au sus de tous. A la suée des salariés. Au grand dam de toute la société. Qui pourtant soutient ce genre d'issue. Puisque la justice ne condamne pas. Puisque la loi n'encadre toujours pas. Sarko promet et puis recule. Sarko-phage.

Les riches boivent, les autres trinquent. On verse dans la caricature. Et les poubelles débordent. Et l'écologie est relayée au second rang des priorités. Mais sans recréer le lien avec notre Terre, comment repenser la vie, le travail, le développement de l'après-merdier ? Car on est dedans, mais si bouée de sauvetage il y a elle ne peut avoir que deux couleurs : le vert de l'espoir et le rouge de la rage, "mais pas celle qui fait baver", comme le dit si bien Keny Arkana, celle d'avancer.
Avé, les avertis !

     

jeudi 2 avril 2009

OTAN pour nous !


Crédit photo : lepoint.fr

J'étais à Strasbourg, la ville où j'ai grandi, le week-end dernier... Le grand chantier avait déjà commencé... A partir de samedi se tiendra dans la capitale alsacienne (et accessoirement européenne, pour ceux qui l'ignorent encore) le très controversé sommet de l'OTAN. Et pour cause...

Cela fait quelques semaines que les Strasbourgeois voient s'ériger sous leurs yeux et leurs fenêtres un véritable arsenal de guerre. Guère que quelques mesures de précaution selon les services du préfet, il s'agit en effet de prévenir les risques de violence et de terrorisme lié à la présence de 28 chefs de l'Etat sur place, dont Obama himself. Et gare à ceux qui expriment leur pacifisme ! En marge du sommet, on a sommé le fils d'un membre du collectif anti-OTAN de retirer le drapeau « Pace - no to Nato » multicolore qui était accroché au balcon. Contraint, forcé, il s'est exécuté. Avant que son père ne raccroche l'étendard, criant au déni de démocratie et portant plainte. La représentante de la préfecture s'est dit « désolée » au tribunal administratif qui traitait l'affaire... On a affaire a une grosse machine qui s'emballe.

De grosses machines sont postées un peu partout : il y a même des missiles sol-air de la défense aérienne installés dans un champ près de Hoerdt, là où d'habitude on fait pousser des asperges ! Des hommes grenouille feront trempette aux alentours du Parlement européen et des hommes armés seront postés à proximité : pour le coup, on a même abattu les rangées d'arbres qui empêchaient la visibilité... Et la foi d'Obama, sage conscient des problèmes écologiques de la planète ? On en fait fi et au lieu de préserver notre poumon mondial, l'Amazonie, les dirigeants nous pompent l'air.

Quel intérêt de venir perturber la vie d'une ville pour une réunion militaire ? Ils pouvaient pas squatter dans une zone excentrée, facile à sécuriser ? En pleine crise, on bloque l'activité économique pendant une semaine ! Car tous les Strasbourgeois qui le peuvent fuient aujourd'hui. Les universités sont fermées depuis le début de la semaine... Et les commerçants ne savent pas sur quel pied rester. Car il y aura bien les médecins et avocats, qui sont d'astreinte, obligés d'être là « au cas où »... Mais que craignent-ils donc ? 30 000 hommes sont mobilisés : 15 000 Français et 15 000 Allemands, pour que les grands de ce monde puissent planifier la guerre en Afghanistan tranquillement ! Grands ? On a plus l'impression d'un jeu de guégerre d'enfants grandeur nature... Enfin, quand je dis nature...

Et les contre-manifestants ? Ils sont parqués à Ganzau, dans un camp éloigné des opérations et du centre-ville. Oui, « camp » est bien le terme employé. En Alsace, ça ressemble à de l'humour macabre... Une surveillance acérée les met sous pression, même si la préfecture dément avoir donné des ordres dans ce sens. Des échauffourées ont déjà éclatées mardi soir. La tension est palpable. Le tracé de la manifestation de samedi est délimité lui aussi et ne passe par le centre. « Nous voulons y passer si ça nous dit », c'est que disent en substance les responsables anti-OTAN, qui voudraient une meilleure visibilité de la démocratie.

Démocratie ? Mais on en est déjà à faire passer des lois sans qu'elles soient votées par le Parlement : sur la publicité et l'audiovisuel, sur le retour dans l'OTAN, justement... C'est cruellement ironique de voir que d'aucuns pensent manifester pacifiquement contre une organisation militaire, qui par les moyens qu'elle mobilise pour se protéger, assimile les contre-manifestants à de dangereux terroristes et en les parquant dans des camps, les pousse à être violents pour se faire entendre... La boucle est bouclée, le cercle est vicieux.

On sert la ceinture des Strasbourgeois, des contre-manifestants, de la démocratie, et pendant ce temps, Obama, Sarkozy et compagnie vont s'en mettre plein la panse. Où ça ? On ne sait pas encore, car le lieu de restauration est tenu secret et peut même changer, stratégie oblige. Un restaurateur me confiait qu'il espérait qu'aucun officiel ne finirait chez lui en dernier recours. Car il n'avait pas envie de faire du zèle. D'ailleurs le zèle, même avec de la mayonnaise, c'est jamais très bon... Au temps pour moi !

Loin de ce sommet de l'Alliance atlantique, de l'autre côté de l'Atlantique, à Londres, Alain Robert a tenté d'atteindre un autre sommet, celui du Lloyds building. Cet homme, qui a déjà escaladé à main nue plusieurs tours emblématiques, voulait alerter l'opinion sur le réchauffement climatique... Il s'est fait interpelé et a fini gelé par la police. Autant pour lui !

     

samedi 21 mars 2009

On a marché sur la Terre...



On n'est pas sortis de l'auberge... On sature, on gamberge. Mais ne serait-il pas temps qu'on converge ? Les problèmes écologiques ne datent pas d'hier. Ils s'ancrent, ils s'imposent... Il n'est pas temps d'une pause. Le monde explose. On avance, pas à pas. Pas dans le bon sens ? A contre-pied du bon sens ? Sans souci Lucie, « y aura qu'à rectifier le tir après »... Après ? Quand ?

Je ne suis ni sans voix ni sans voie et pourtant, c'est vrai, je ne sais pas toujours où parler, où marcher. Creuser un sillon ? Oui, mais un nouveau qui se frayerait un chemin entre abeilles et grillons. Voler. Non, pas dans les magasins, mais s'élever un peu, contacter d'autres cieux. Je ne parle point de Dieu mais de la Nature, de l'Univers. Tendre vers le global relativise les soucis du local, de l'individuel. Pas la globalisation économique qui nous nique. Un tout, notre « environnement ». Ce n'est pas un vain mot. Construire un monde plus équitable, plus en accord avec le vivant, ce n'est pas un vain maux. Ca en vaut la peine. Libérer la planète de sa double peine. La soulager, lui enlever ses fers...


Ferrer mes pieds, tel était mon objectif de la journée. Ca paraît anodin, ça ne l'est pas. Eviter le made in China, oui mais... Préférer la qualité, laquelle ? Et ne pas soustraire trop vite mon porte-monnaie à la gravité. L'instant n'est pas grave, mais il faut faire un choix... Alors je me retrouve à sillonner la rue d'Alésia, aux magasins de stocks, bradés donc. J'ai un penchant pour la marque Naturalista, des chaussures tout en matériau bio. Mais les modèles que je trouve ne me donne pas d'ailes et leurs prix ne sont pas jolis... Je rencontre alors une paire de « chaussures confortables »... Allemandes, évidemment, marque Tamaris. Alors le cliché, c'est que confortable veut dire moche, à l'esthétique toc. Mais ce n'est plus vrai. Se chausser joli et étique, c'est possible. Et toc ! C'est de plus en plus « in ». Le made out China a donc de l'avenir. Reste juste à trouver le sens de nos achats : on achètera une ou deux paires de brodequins au lieu de plusieurs paires en plastique à 20 euros.

Mais ils nous porteront littéralement. Car je les enfile, mes beaux souliers rouge... Je les sens bien. Je me sens bien. Le cuir est tout souple, comme une seconde peau et, coup de pot, il est vernis, donc pas besoin de le traiter, d'y ajouter de l'imperméabilisant chimique ! Chic et choc. Et comble du top : le talon en bois est juste étudié pour soutenir le dos, ne pas le brusquer. Ca renvoie dos à dos les théories de l'inesthétique de l'équitable et des tics des écolos équitables qui n'auraient aucun goût et se gaveraient de tofu fade...

Mes chaussures, c'est que du bonheur ! Alors aux rabats-joie, je dis que les anges ont des ailes et les sages des pieds bien chaussés. Ca me fait penser que les chaussettes de l'archi-duchesses sont sèches et archi-sèches. Et la Terre aussi... On a trop marché sur elle. Alors marchons vers d'autres lieux communs.

Exemples de marques de chaussures bio et/ou équitables :
El Naturalista, baskets Veja
Exemple de marque confort :Tamaris

     

mercredi 28 janvier 2009

Glagla, bling-bling et Obama


Photo : http://img.jamespot.com

Par ces froids hivernaux, ça y est, la Maison Blanche a officiellement investi de ses pouvoirs son président noir… Quant est il de sa verdure ? Ecolobama ?

Malgré la froidure, il y avait foule lors de l’investiture. Le blizzard n’a pas empêché Bush d’applaudir en gardant ses gants.. . Bizarre. Qu’il s’agisse de gants ou de chaussures, Bush a toujours l’esprit mal placé. Après des pompes en pleine face, le voici à ses deux mains et ses lendemains qui déchantent. Il aurait pu frapper du pied ! Exit Bush, donc.

Obama, donc a pris le pouvoir à bras le corps et annoncé avant-hier son intention de ratifier, enfin, le protocole de Kyoto. A l’appui, un discours musclé, critiquant vertement la politique de Bush, et des actions concrètes : Barack Obama a demandé à son gouvernement un réexamen immédiat du refus opposé par l'administration Bush à ce que l'Etat de Californie (celui du Terminator écolo) impose ses propres règles, plus strictes que celles de l'Etat fédéral, pour limiter les émissions automobiles de gaz à effet de serre.
Il a aussi demandé à son administration de faire en sorte qu’une loi de 2007 sur la consommation de carburant s'applique aux véhicules dès l'année 2011. La loi imposait que le parc automobile américain affiche d'ici à 2020 une consommation moyenne de 35 miles au gallon (plus de 56 kilomètres pour 3,78 litres), mais les règles d'application n'ont pas été publiées. Concret, Obama. On attend la suite.

Et Sarko dans tout ça ? Parce que c’est bien joli, mais M. S. se sent délaissé. Obama lui vole la vedette. Et Nicolas d’ajouter que s’il avait déployé en France le 10e du faste américain lors de la cérémonie d’investiture, qu’aurait-il entendu. Que répondre à ça ? Que la France n’est pas l’Amérique ? Et surtout qu’en matière de fric on ne va pas le plaindre, non. Peut-être d’ailleurs que si on n’entend rien, en France, c’est « qu’on nous cache tout, on nous dit rien ». Car sans le Canard Enchaîné, comment saurait-on que ledit pauvre petit président s’est octroyé une rallonge de 9,2 millions d’euros en fin d’année 2008 ? Une « autorisation d’engagements », normalement votée par le Parlement, mais là passée grâce à un décret cosigné par Fillon et Woerth… Il est étonnant de la ramener après ça. Mais personne ne le sait et c’est vrai, après tout, que risque-t-il ? D’être définitivement gelé dans une image d’incompétent, tout au plus.
Du bling-bling au glagla, il n’y a donc qu’un pas. Et vice versa.

Ca me rappelle un dialogue hivernal entendu dans la rue. Un gars s’étonnait des basses températures et des implications sur les voitures (problème de démarrage, etc.) . Et d’expliquer à sa copine : « Tu vois, je suis monté dans la tienne, il faisait moins 5, puis dans celle d’Etienne : moins 5 aussi ! C’est dingue ! »
Glagla, bling-bling : quand en on finira-t-on avec le blabla ? A la Saint Gling-gling !

     

mardi 6 janvier 2009

Et après ? Et avant… Pffff !

A l’avant-première de « Et après », le film de Gilles Bourdos avec Romain Duris qui sort le 14 janvier, je n’étais pas la dernière à arriver… Et donc à attendre… Et avant ?
Eh ben, ça fait longuet, quand même, une heure à guetter l’entrée en scène de l’équipe qui donne le feu vert de la projection de leurs exploits. Et il faisait chaud dans cette salle ! Autant dire qu’enlevé les quelques couches que j’avais superposées pour affronter le vrai hiver qui nous enveloppe (et faute de faire la marmotte, je fais l’oignon), je suis arrivée à l’ultime couche montrable et néanmoins chaude… Le système de climatisation-chauffage était-il défectueux ? Mal géré comme 90% de ces systèmes ? Ou prévu pour que la jolie Evangeline n’ait pas froid, même en haut dénudé ?

Car Evangeline Lilly, l’héroïne de « Lost » était de la partie. Avec Romain Duris, et John Malkovich, ils sont les trois acteurs principaux. J’ajouterai quand même une mention pour Pascale Bussières, qui joue Anna la Russe. Ils sont tous bons, mais la vraie star n’est pas celle qu’on croit… « Malko » donne à ses répliques un peu répétitives une ambiguïté et une profondeur telle qu’on est captivé. Le film est beau, avec de beaux plans et de magnifiques paysages. L’histoire ? Elle se tient. Malgré tout. Même si elle lasse par moments, la trame est bien menée. Jusqu’à la fin. Je n’en dirai pas plus, évidemment, je vous laisse sur votre faim.

Pour ne pas feindre le rapport de cette chronique avec l’intitulé de ce blog, une réflexion me vient : à sa manière de filmer (magnifiquement, certes) la nature comme un Eden oublié ou souhaité, le réalisateur m’a fait réaliser que beaucoup d’entre nous ont développé cette idée. A force de vivre en ville, les citadins se déconnectent de la nature… et l’idéalisent. Et en oublient leurs liens -et leur responsabilité- avec et envers elle. C’est aussi bête, enfin humain, que ça.

Et après « Et après », à la soirée VIP, j’ai bu quelques BIP ! Censuré, vous saurez pas. Et en sortant, surprise, j’ai battu un pavé encore blanc. La neige y a tenu. C’est vrai que le réchauffement climatique n’est pas toujours perceptible… Mais néanmoins présent… Un peu comme un certain halo dans le film…

     

vendredi 2 janvier 2009

Nouvel An… Vertes et pas mûres…


Photo : www.banlieusardises.com

C'est une histoire banale… Une histoire de conversation volée dans le métro… Un peu mais pas trop, car je rêve de rêver la suite…

Elles discutent dans mon dos. Leur âge m'est égal, leur responsabilité est de tous les instants face à un monde en péril. Elles discutent mascara, puériles. Morceaux choisis, sûrement un peu ajustés mais pas trop.
" J'ai une drôle de tête aujourd'hui, quand même…
- Ben… T'es maquillée, pourtant.
- Ben… Ouais… Ah mais, c'est ça !
- Quoi ?
- J'ai pas mis mon mascara Dior !
- Ah, j'adore ! T'as du mascara Dior ?
- Ben ouais, depuis longtemps. J'ai du Guerlain aussi.
- Ouais, ça je savais. Mais Dior ! Quand je pense que moi, j'ai des mascaras pas chers…
- (faussement ironique) Mais toi et moi n'avons pas les mêmes valeurs !
- (faussement amusée) C'est sûr… Nous n'avons pas les mêmes valeurs…"
Elles rient et parlent ensuite de leur réveillon du 31.
Que dire ? Rien. Et pourtant… J'ai envie de chanter "Réveillez-vous !" de Keny Arkana à pleins poumons… De leur matraquer que ce qui compte, ce n'est pas la marque, mais ce qu'il y a dedans ! Que plus on monte en gamme, plus le nombre de composants nocifs augmente, que ce qu'on paie, c'est la marque, la pub et la comédienne qui l'a faite, mais qui, jamais au grand jamais ne se tartinerait de la-dite crème, parce qu'elle le vaut bien, qu'il est temps de se préoccuper de ce qu'il y a derrière les lumières de la rampe…
Je rampe… Je rame. J'étouffe presque une larme. De tristesse ? De rire ? Je ne sais plus. Clown triste, je réajuste mon nez rouge et aspire une lampée d'air. Sous les lampes néonnes du métro, j'erre. Je suis sortie à cette station, éphémère. Je change de rame. En station debout, je me laisse porter par la houle du wagon, du vague à l'âme. Je pense encore aux paroles de Keny Arkana "Changer le monde, commence par se changer soi-même".

C'est sûr. Même si j'aimerais, même si je voulais… Je ne changerais pas le monde. Je ne changerais personne. Que je m'occupe de moi, de ce que je peux faire et ce sera déjà pas mal. Le sourire me revient : la liberté, c'est bien de jouir de la sienne jusque là où commence celle de l'autre. J'ajouterais simplement que dans "l'autre", il y a la Terre aussi. Eh ouais, bêtement. Plus que jamais la Terre est allégorie. Et plus que jamais aussi elle préfère quand on rit. Franchement. Et l'esprit ouvert. En route vers 2010, via 2009, je dis donc : "Ouvrons-nous ! Ouvrons la verte voie vers un monde plus gai."
Bonne année Patchamama.

     

mardi 16 décembre 2008

Il y a le feu au lac


Photo : voleurdimages2.bleublog.lematin.ch

Ils se sont réunis les 11 et 12 décembre à Poznan… "Ils" : les ministres de l'écologie de 192 pays, lors de la conférence sur le climat des Nations-Unis. Objectif déclaré : préparer la conférence de Copenhague de fin 2009, en discutant les grandes mesures visant à limiter le réchauffement climatique. Objectif effectif : ils nous servent du réchauffé !

Sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, on n'avance pas d'un tuyau de poêle par rapport à Bali. Balivernes et compagnie, les pressions du Canada, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie ont eu raison de la bonne volonté des autres pays industrialisés, alors qu'ils étaient vraiment prêts à des efforts… Même les Etats-Unis !
Il semble que la mouvance Obama reprenne effectivement les injonctions d'Al Gore et John Kerry… A voir. Mais c'est tout vu du côté de l'aide au pays en voie de développement pour faire face aux changements climatiques et pour moins polluer : niente, nada, queue de chi ! C'est la crise, hein, "ils" vont quand même pas dilapider l'argent là-dedans !
Quant au débat sur les limitations de la déforestation, les représentants du de l'Australie, Canada (décidément… tabernacle !), des Etats-Unis et de l'Inde se sont montrés hostiles à la reconnaissance de l'importance de la biodiversité forestière et des droits des populations autochtones et autres communautés forestières. Pas clairs.

Pas encore vraiment possible de savoir de quoi il en retourne, à quel climax de climat on aura droit. Bashung (rendons à César...) avait intitulé son best-of "Climax", qui veut dire apogée et/ou orgasme... Les perspectives seront-elles à l'apogée du mauvais ou à une meilleure jouissance des températures et de la nature sur Terre ? Va-t-on enfin desserrer l'effet de serre et les serres de ces chefs de gouvernements qui n'en démordent pas ? Car ça urge, nom d'une courge ! A Poznan, c'était donc la pause Naan, le quatre-heure de ces messieurs qui gouvernent le monde et veulent le beurre et l'argent du beurre. Espérons que les eurodéputés y mettront un peu plus du leur et un peu moins de leurre, ce mercredi à Strasbourg.

Mais ce n'est pas gagné, tant les positions allemandes, polonaises et italiennes tirent le dispositif vers le bas. "L'Europe ne va réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre que de 4 % entre aujourd'hui et 2020 et rate une occasion unique de doper les investissements dans les technologies du futur", commente Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Concernant le marché des quotas d'émissions, les dérogations accordées aux industriels sont si nombreuses, que seules 4% des émissions polluantes de ce secteur vont être soumises aux enchères, ce qui est peu cher payé.
Va-t-on devoir payer pour ce que voteront demain les eurodéputés sur ces mesures du "paquet énergie-climat", comme on l'appelle ?
Il serait bien qu'ils ficellent par le haut…

     
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