Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

jeudi 11 février 2010

Au feu, les pompiers !



Ce matin, j'ai eu une drôle de surprise, alors que j'étais occupée à écrire sur ce même blog...

On frappe fort à la porte. Plusieurs coups répétés. A contre coeur, je me dirige vers l'entrée et ouvre... à un pompier. Grand. Comme tous les pompiers. Baraqué. Comme tous les pompiers. Un peu boutonneux. Il m'explique très gentiment que le conduit de la cheminée du monsieur du 3e qui se réchauffait a pris feu. C'est qui, ce con du 3e qui fait du feu sans avoir ramoné son conduit, je me dis. Et puis je me ravise. Je ne le connais pas. Un accident est si vite arrivé. Le pompier me demande de toucher le conduit à la place de ce qui a été jadis une cheminée pour voir si c'est chaud. Que nenni. Il m'enjoint aussi d'ouvrir la fenêtre si je sentais des odeurs de fumée. C'est tout. Merci. Au revoir.

Je reviens à mon écran... Quelques minutes plus tard, gros bordel devant ma porte. Ca sonne. Je vais pour ouvrir. "Restez pas là, mademoiselle !" Ben oui, mais vous avez sonné, alors... "Ah, pardon, pas fait exprès". Un énergumène de pompier est en train d'escalader, enfin de se faire aider par tous les autres, plutôt, pour accéder à la lucarne et au toit. Et donc à la cheminée en question, je présume. "On fait attention, y a de la neige. Je veux pas de blessé aujourd'hui", dit celui que je suppose être le chef. Enfin, il dit pas aujourd'hui, ça c'est moi qui le pense. Je referme ma porte pour les laisser oeuvrer. Pour couvrir leur boxon, je mets David Bowie "Starman"... Y a peut-être un rapport. La brigade devant ma porte vient peut-être direct des étoiles.

Faut dire que c'est pas commun. Je pensais passer une journée tranquille à écrire chez moi et c'est le grand débarquement. Après un moment, ça sonne. Et on me signifie que ce n'est pas une erreur, puisque ça sonne plusieurs fois. J'ouvre à un pompier qui s'engouffre chez moi, le temps que l'autre (le chef) m'explique qu'il faut regarder le conduit avec sa caméra à infrarouges. Je le laisse passer, un autre le suit. Et là, j'en ai marre.
Déjà que je suis pas coiffée, fringuée entre grunge et cool (pour une journée d'écriture, quoi), en plus il faut qu'ils circulent dans tout l'appart, pas vraiment rangé. Je comptais le faire plus tard dans la journée. C'est très bête, mais d'un coup, j'ai honte. J'ai beau me dire que des logements autrement pires, ils en voient tous les jours, je n'ai qu'une hâte : qu'ils s'en aillent. Et pourtant, ils sont pas méchants. Ils font leur boulot. Mais ça me plombe. Ils me saluent, rigolent quand je m'étonne de voir un truc écrit sur ma porte. "C'est de la craie, ça s'en va avec une éponge et de l'eau". J'ai pas réussi à déchiffrer, mais j'aurais juré du portugais... Ils finissent par s'en aller.

Je me sens un peu dépassée. Mécaniquement, j'attrape une éponge, l'humidifie. Mais quand j'ouvre ma porte pour rincer le tag (et tenter de le comprendre), il a été frotté. Presque déçue, je nettoie ce qu'il en reste, referme ma porte. Je regarde mon chez-moi... Frénétiquement, je me mets à tout ranger. Et croyez-moi, y avait le feu !

     

vendredi 25 décembre 2009

Telle une comète dans le ciel...



Il était une fois en Norvège, dans le ciel... Ben oui, ciel, ça rime avec Noël, et cette histoire pourrait être un conte. C'est le bon jour pour la raconter, non ? Je reprends.

Il était une fois en décembre 2009 en Norvège, dans le ciel... Un OVNI, une comète, une spirale filante et tournante, un phénomène lumineux jamais observé auparavant. Le vent n'y était pour rien, les projecteurs alentours non plus. Alors... Débarquement extraterrestre ? Aurore boréale d'un nouveau genre ?

Une fois que la spirale a eu fini de tourner sur elle-même, elle disparut, laissant la place à un trou noir, entouré d'un halo de lumière bleue. Allait-t-il tout aspirer ? Etait-ce le néant qui guettait l'humanité suicidaire ? Point nenni. Le phénomène s'est effacé pour laisser place à la nuit noire. Et au silence... Chacun en son fort intérieur, pouvait sentir battre son coeur et s'interroger, inquiet, en ces termes : de quoi demain sera-t-il fait ? Quel augure pour cet après-Copenhague ? Les cieux seront-ils cléments, les arbres donneront-ils encore des clémentines ?

En ce jour de Noël, je me sens d'humeur badine. Et la badiane que j'ajoute à mes tisanes digestives (ben oui, faut bien !) répand sa douce odeur et me gratifie de sa belle forme... étoilée. Alors j'ai envie de voir la vie en noir et brillant, comme un ciel chargé de messages. Et si l'origine du phénomène lumineux norvégien était en fait le tir raté d'un missile russe, cela n'y change rien. Et Boulava, de son petit nom, ne me mettra pas les boules, là, va ! Tout juste au sapin.

Je continue à regarder droit devant, (et au-dessus ! et autour !) et je me dis qu'on a du pain sur la planche. Et qu'il faut y aller confiant, serein. Façon star, en somme.

     

lundi 21 décembre 2009

La petite sirène de Copenhague a du vague à l'âme...


Photo Michel Rouzier

Après les accords vagues de Copenhague, la petite sirène a du vague à l'âme, et il y a de quoi ! Les épaules un peu voutées, elle semble fatiguée. Regarde-t-elle vers l'avenir ou verra-t-elle le niveau de l'eau l'engloutir ?


Et voilà ! Tout ça pour ça... Tout ça pour rien. Pour eux, ce n'est rien, les négociations sur le climat ne se mesurent pas en électorat direct, alors à quoi bon ? Les puissants se décalent une fois de plus de ce que souhaite les citoyens. Et nous, concitoyens de la base, nous n'y pouvons rien.

Les prévisions sur l'après-Copenhague vont bon train. Et les dirigeants prendront encore de nombreux avions pour discuter ça et là d'accords politiques. Non-contraignants. On en est là. Surtout ne jamais contraindre. Même quand il en va de notre niveau de vie sur Terre. Et de notre vie tout court. Et de celle des générations futures. Quel futur ? Une augmentation de la température de 2 degrés d'ici à 2020 ferait fondre les banquises et élever le niveau des mers qui décimerait des millions de gens... Gentils, nos dirigeants, quand ils prennent des décisions du bout des doigts ?
Inconscients. Et dans "inconscient", il y a...

J'ai la gueule de bois avant les fêtes au feu de bois. 2020 ? C'est après-demain... Et tout le monde s'en fout. Alors, puisqu'ils sont fous, soyons sages et continuons à construire, à notre niveau, un monde plus équitable et vert. Bonnes fêtes, faites passer le mot !

     

mercredi 9 décembre 2009

De l'art de noyer le poisson... et les ours polaires



C'est l'heure du sommet international de Copenhague, qui doit permettre de fixer les objectifs chiffrés et contraignants auxquels les pays devront répondre d'ici 2020 pour faire baisser les émissions des gaz à effet de serre... et l'étau se resserre. Sous couvert de débats, on s'égare, on oublie l'essentiel.

J'en veux pour exemple deux articles de Rue89*, l'un dénonçant "la pensée unique" écologiste qui pose l'homme comme responsable du réchauffement climatique et l'autre soulignant qu'une chose n'est pas contestable juste parce qu'elle créée du consensus. Et de rappeler combien la pensée écolo n'a pas toujours été consensuelle, loin de là.

OK. Soit. Mais ces débats ne nous tirent pas vers le haut. Il y a des faits, à constater : des espèces disparaissent à une vitesse inconnue jusque-là et si on veut jouer à ça, il n'est même pas besoin de chercher la responsabilité de l'homme en termes de climat, car elle est visible à bien d'autres niveaux. L'agriculture extensive, avec ses pesticides, pollue les nappes phréatiques et tuent les abeilles, et les nitrates qu'elle rejette en masse entraîne la prolifération de l'algue verte sur les côtes bretonnes, et la mort d'autres espèces encore...
Rappelons-le, d'ailleurs, cette algue verte a même tué un cheval, comme quoi "qui tue un hippocampe, tue un cheval"...

Donc, les exemples ne manquent pas, alors si vous voulez vous rassurer sur l'inaptitude de l'homme à dégrader son environnement, c'est de toute façon raté : "Perdu ! Essaie encore."
Même pas besoin d'aller chercher les causes du réchauffement ! Et à disserter sur les causes, on n'oublie encore une fois la vraie question : qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Car à ce rythme-là, de toute façon, ça ne tiendra plus. Que l'homme en soit ou pas la cause (et y a quand même de sérieuses raisons de penser que oui), un trop grand réchauffement aura de graves conséquences, donc il faut de toute façon le LIMITER. Et pour ça, il faut se bouger, grave ! Et se responsabiliser. Maintenant.

Signez l'Ultimatum climatique

*Sources : l'article sur "la pensée unique"
l'article sur le scepticisme comme nouveau poujadisme

     

mercredi 2 décembre 2009

De l'importance du chef op'...



Je sais, je sais, une connaissance me l'a affirmé "Y a personne qui sait ce que c'est un chef op"... Ah ? A part les cinéphiles, les cinébosses (ceux qui bossent dans le cinéma, quoi), que nenni ? Les cinéphiles non plus ? Ah, d'accord... Peut-être que c'est normal. Peut-être que ça a toujours été comme ça. Ne pas percer la magie du cinéma, laisser les gens à leurs métiers obscurs...
Et pourtant, le chef opérateur, c'est lui qui fait la lumière du film ! Qui compose les plans, discute les mouvements (de caméra), parfait l'ambiance... Parfois je me demande si les gens ne savent pas parce qu'ils ne s'intéressent à rien. Ou tous à la même chose. C'est sûr, c'est pas à la télé qu'on va nous expliquer ce que fait le chef op' sur un film...

C'est vrai, mon ton est amer, d'aucuns diront prétentieux. Tant pis. L'autre jour, j'étais à la Fnac pour trouver une K7 nettoyante pour caméra mini-DV... Du coup, j'ai jeté un oeil sur les DVD... et là mon duvet de se hérisser... Où sont passés les DVD à 9,99 euros ? Les prix minimums sont à 12, voire 15. Mais bien sûr : bientôt Noël, on va quand même pas perdre l'opportunité d'entuber les con-sommateurs ! Qui, soit dit en passant, ont toujours le choix de se laisser avoir ou pas... Et voilà, la boucle est bouclée, on en revient toujours au même point : l'analyse, le sens critique... et la réactivité.

En matière d'écologie, c'est comme le reste. Moins on s'interroge, plus on est sûr d'éviter de se remettre en question et on peut continuer à faire l'autruche en taxant ceux qui se bougent de fascistes verts. Et pendant ce temps, la France se classe au 43e rang mondial de la liberté de la presse dans un silence absolu*. Même les Etats-Unis sont 20e ! Seule l'Italie est après nous en Europe : à croire que Sarko a la Berlu. Et qu'il y a (presque) plus de médias pour nous éclairer.

Parce que le coup de la grenouille, moi, j'ai pas envie de le vivre. Mais si, vous savez : l'histoire de la grenouille qu'on jette dans l'eau bouillante et qui a le réflexe de s'échapper. Alors que quand on augmente la température doucement, elle s'endort et se laisse ébouillanter... Ben voui. Je pense que je n'ai pas besoin de vous décoder la métaphore ! Voilà le genre d'histoire qu'un bon chef op saurait sûrement mettre en valeur. Alors quand on se prétend réalisateur de sa vie, la première des choses, c'est de réfléchir au scénario... et de se rendre compte que c'est nous qui l'écrivons, jour après jour.

Ceci dit, comme tout propos se relativise, voici une petite blague qui se raconte dans le milieu audiovisuel : quelle est la différence entre un chef op' et Dieu ? C'est que Dieu ne se prend pas pour un chef op'.
A méditer... ou pas. :)


* Source Reporters sans frontières, classement mondial

     

lundi 23 novembre 2009

Le concert de l'espoir



Hier avait lieu le concert de l'Ultimatum climatique, organisé essentiellement par Greenpeace. Tryo, Zazie, Bernard Lavilliers et Noah se sont succédés pour chanter leurs hymnes verts, engagés, ou simplement dénonciateurs des maux de notre société.

Karl Zéro orchestrait la soirée, et outre ses interventions, Fabrice Douel, journaliste de France Inter, a dressé le constat du climat. Il a fait le point sur la situation, rappelant qu'il était impératif de ne pas dépasser les 2 degrés d'augmentation de température et de limiter de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. C'est-à-dire après-demain. C'est-à-dire que c'est pas gagné. Mais qu'il faut y aller !

J'ai été émue d'entendre Zazie... Je l'avais jamais vue en "live"... Zazie au Zénith, Zazie au zénith... toujours.
Mais la vraie "star", pour les gens, c'était, semble-t-il, Noah. Il faut dire qu'il y a les vieux de la vieille qui l'ont aimé comme tennisman, et les tout jeunes qui l'aiment pour son look world cool et ses chansons. Au milieu, les trentenaires (comme moi...), se souviennent du tennisman - ah, la coupe Davis de 1996 (la seule que j'ai jamais regardée), Noah, Forget and Co dansant "Saga Africa" sur le stade ! -, mais ont une certaine affection pour le chanteur aussi, même si c'est pas ce que j'écoute chez moi. Lavilliers, lui, a pas mal la classe. Et de bons zicos. Et puis il y a Tryo... Leurs chansons à trois que le public reprend d'une seule voix... Ca fait plaisir !

Le concert était donc très bon enfant (et pourtant, la salle était bien remplie) : mélange de gens et de genres, d'âges, de sages et de moins sages. Tous ceux qui étaient présents sont susceptibles de porter la bonne parole, alors on croise les doigts. Il faut signer l'appel, franchement, et pas du bout des doigts. Il faut aussi prendre les choses en mains, pas demain, tout de suite. Agir au quotidien, tous, chacun à son niveau, oeuvrer pour un monde meilleur...

Et pour que le réchauffement ne se fasse que dans nos coeurs... Oui, bon je sais... J'ai hésité à la mettre, celle-là. Parfois, c'est dur de conclure ! Alors vous me la passerez pour cette fois. :)

Signez l'Ultimatum climatique

     

jeudi 19 novembre 2009

Changement climatique et pipole... éthique ou toc ?




Avant toute chose, ne me faites pas dire ce que je ne veux pas dire : oui, quand on en est à un stade où (presque) tous les moyens sont bons pour mobiliser, favoriser l'action, avoir recours à l'image, ou plutôt à l'image de certains, se défend.

Ainsi faon, faon, faon, les protecteurs des animaux, des espèces en voie de disparition. Ainsi fânent, fânent, fânent certaines plantes, laissant un trou dans l'écosystème. Ainsi fans, fans, fans, les vedettes s'y mettent.

La voici, cette vidéo où les pipoles nous encouragent à signer l'appel contre le réchauffement climatique pour que les politiques se bougent. Enfin, quand je dis "pipole"... C'est clair que Zazie, Tryo, Noah, Mickey 3Dn Keny Arkana (pas tous dans la vidéo, cherchez pas !) chantent depuis longtemps déjà pour sensibiliser, faire prendre conscience. Et une bonne partie de ceux-là chanteront au concert de l'Ultimatum Climatique le 22 novembre au Zénith.

Mais que dire de Charles Berling ? De Mélanie Laurent ? Quelle est leur légimité à nous encourager ? Pourquoi leur parole aurait-elle plus de valeur que celle de Jean-Marie Pelt, Marie-Monique Robin ou Christian Vélot (respectivement botaniste-écologiste, journaliste (ayant réalisé 'Le monde selon Monsanto') et scientifique, lanceur d'alerte sur les OGM) ? Ou que celle de monsieur tout le monde, finalement ?

Je ne comprends pas pourquoi on accorde plus de crédit à des gens simplement parce qu'ils sont "connus". Quand je dis "je ne comprends pas"... Je comprends bien que c'est ce que véhicule notre société médiatique, c'est clair. Mais que les associations, ONG et autres structures organisatrices de l'Ultimatum Climatique jouent ce jeu-là m'interroge un peu. Bien évidemment, leurs actions ne se limitent pas à ça, c'est pourquoi je ne fais qu'émettre un avis de réserve.



Sans réserve, regardez aussi ce court-métrage sur la rareté de l'eau : "Et pour quelques gouttes de plus" de Jérôme Genevray et Camille Hédouin, et puis au-delà des vidéos : allez plus loin que la superficie, soulevez la croûte, avant que la croûte terrestre ne se soulève...
Bou-gez-vous !

Signez l'Ultimatum climatique

     

jeudi 12 novembre 2009

Un mur, des murmures...



Il y a vingt ans, la chute du Mur de Berlin marquait la fin de la Guerre Froide et promettait une réunification mondiale, ainsi que l'avènement d'un nouveau régime international basé sur la paix et la cohabitation... Il y a vingt ans... 20 temps plus tard, la valse des pantins continue, les lobbys pétroliers dirigent le monde... Et des murs s'érigent encore, séparant sans cesse, les peuples, les Etats, les continents, les hémisphères...

Une vieille dame que j'ai fréquentée me disait : "On arrive en Novembre. Oh là, novembre, c'est le mur, comme disait ma mère..." Le mur de l'obscurité et des premiers froids, c'est comme ça qu'elle le voyait. Pourtant la nuit, on peut voir les étoiles... Et dans le froid, on peut trouver de la chaleur humaine.

A propos de chaleur, la conférence de Copenhague sur le climat approche à grands pas, comme le père Noël, mais risque de ne pas de nous faire de cadeau. C'est pourquoi, il faut donner de la voix, signer la pétition et répondre aux actions de l'"Ultimatum climatique". Et continuer à créer autre chose. Un monde meilleur, plus en accord avec la nature, sans qui nous ne pourrons pas continuer.

Pour ne pas aller dans le mur, il faut croire à la lumière, celle qui nous guide. Intérieurement. Pour que les murs continuent à tomber...
Et il fera moins froid. Et Novembre sera moins pesant. Et l'avenir sera possible. Ecoutez les murmures !

     

mardi 20 octobre 2009

Ah, l'alcool de gentiane... C'est amer et ça te retourne le crâne !


Une gentiane photographiée lors d'une rando dans l'Aubrac, cet été

La jolie fleur de gentiane, protégée, donne une liqueur amère et forte, paraît-il bourrée de vertus. Bourrée j'ai bien vu, mais vertueuse c'est moins sûr...

Avec quelques compères assoiffées, on a eu l'occasion de goûter à ce prodige en fin de repas dans la super cantine nature, la bien-nommée Supernature, où j'atterris souvent (pour ne pas dire toujours) après mon spectacle, le jeudi.

Eh bien, c'est chaud, âcre et costaud... ça décoiffe ! Et même, ça désoife ! Surtout quand on le boit cul sec.
Mais en même temps, gorgée après gorgée c'est encore plus amer. C'est bien l'amer à boire, en somme.

Quant à savoir si c'est vivifiant, tonifiant et si ça fait digérer... je ne sais pas vraiment, car après ça, on est toutes allées se coucher !

La prochaine fois, la gentiane, je l'essaie en phytothérapie, car ils précisent bien "en usage externe" : au moins, je n'aurai pas à la boire...

     

jeudi 15 octobre 2009

Changement climatic-tac



Tic-tac, l'heure tourne, la Terre aussi... enfin, jusqu'à nouvel ordre. Et ce nouvel ordre, que sera-t-il ? Cette aire où l'air se trouvera changé, de par l'évolution naturelle, certes, mais surtout, surtout, de par les faits d'une seule espèce...

Cette espèce d'espèce qui se croit en tout supérieure, qui méprise la nature sous prétexte d'éternel progrès technique... Eternel ? Sûrement pas. Et ce progrès n'aura pas de sens dans un monde sans essence. Sans pétrole, mais surtout sans profondeur, sans âme.
Car si nous sommes de plus en plus nombreux à en appeler à la responsabilité des politiques à l'occasion du Congrès de Copenhague sur le changement climatique, c'est parce qu'on veut une société cohérente dans un monde global. Ils nous ont assez bassinés avec la globalisation, sorte de bête noire incontournable, générant tour à tour profits et crise. Profits pour quelques uns, crise pour tous. Et il faudrait faire abstraction de la crise planétaire, environnementale, humanitaire qui se prépare ?

Car quand on parle de climat, on parle bien d'une situation globale. L'accumulation des gaz à effets de serre dans l'atmosphère change la donne. Elle aura une influence sur les températures, la répartition de l'eau, le niveau des mers, la sécheresse, et donc, l'alimentation, la santé, les migrations (d'espèces animales et de l'homme), l'habitat... les habitudes. Et c'est bien celles-là qu'il faut changer.
Mais pas seulement à un niveau individuel, car c'est trop facile de se débarrasser du problème en culpabilisant les citoyens. On fait ce qu'on peut. Toujours plus et toujours mieux. Mais il serait temps que ça suive un peu "en haut". Il faut que le sommet de Copenhague débouche sur des accords stricts et à la hauteur des enjeux, il faut encadrer sérieusement l'effet de serre, c'est-à-dire que les pays industrialisés réduisent de 40% leur émission de gaz carbonique d'ici à 2015.

Apportez votre pierre à l'édifice d'un monde plus respectueux... et qu'il nous soit possible de rester au monde ! Car le monde n'est pas l'homme, le monde est multiple. L'homme a pourtant défait le monde, bien centré dans son égoïsme. L'homme peut aider à le refaire, l'homme peut se refaire... s'il veut rester sur Terre...
Il ne sert à rien d'être fatalistes, soyons juste responsables. Et demandons à nos soit-disant responsables de l'être au moins autant !

Cet article s'inscrit dans l'opération "Blog Action Day" : dans 148 pays, plus de 8500 blogs éditent aujourd'hui leur article sur le changement climatique.
Au temps venu de faire le point sur le climat, il faut qu'on soit un max, pour que nous retrouvions un état de climax* !

*climax veut dire "apogée, point culminant", mais aussi "orgasme"... Alain Bashung avait appelé ainsi l'un de ses best-of... Eh oui, Bashung est encore dans l'air du temps...

site du Blog Action Day
et vous pouvez signer en ligne la pétition pour demander aux leaders mondiaux de se bouger... pétition

     

lundi 21 septembre 2009

Tic-tac le climat



Du 7 au 12 décembre aura lieu la conférence de Copenhague, au Danemark, la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la plus importante depuis celle de Kyoto en 1997.
Aujourd'hui à 12h18, partout en France, les horloges ont sonné pour que les gens (et les gouvernements !) se réveillent. Moi, j'étais à la mobilisation devant le Sacré-Coeur à Paris...
Debout ! Le climat n'attend que nous !

En effet, si on ne fait rien, on court à la catastrophe, on commence à le savoir. La hausse des températures ne sera qu'un des effets du réchauffement climatique, qui va conduire la planète à devenir plus humide, mais avec une répartition des pluies accentuant les inégalités existantes. En outre, la fonte partielle ou totale des glaciers entraînerait une élévation moyenne du niveau des océans comprise entre 9 et 88 centimètres.
Le seul moyen de freiner cette évolution est de réduire les émissions des gaz à effet de serre, méthane et gaz carbonique.
Nique l'effet de serre, serrons-nous les coudes !

Le compte est bon. Le 18/12 s'achèvera la conférence de Copenhague. Des décisions concrètes doivent être prises. A 12h18 aujourd'hui, dring ! Sur les marches du Sacré-Coeur, j'avais un peu mal au coeur. Nous n'étions que 300-400, mais les médias étaient là en masse. Dans cette société on s'adresse plus aux médias qu'aux gens, ou aux gens à travers les médias. Mais où est le vrai dialogue ? Le pouvoir de l'échange, de la transmission directe ? C'est dans cet esprit que je fais mon one woman show écolo, parce que j'aime parler directement à l'humain, de préférence avec humour.
Humain, humour, ces mots pourraient avoir la même racine.

Et les maux de la planète ont tous la même racine... La suractivité industrielle et consommatrice de l'homme !
Alors en être ou ne pas en être ? Il faut bouger et faire bouger, évidemment. Et je rêve souvent de construire un monde qui cultive l'intelligence, qui pousse sans pesticides ! Je souhaite qu'on favorise le respect de la nature et de la nature de l'homme, tout à la fois profondément animale, organique, et si puissamment spirituelle.

Comme dans mon spectacle, je rêve qu'on puisse rire de tout ça plutôt que d'en pleurer... Oui, quelque soit la forme, le fond du message est clair... Réveillons-nous, ça chauffe !

     

dimanche 20 septembre 2009

De vertes émeutes émeuvent la Chine



Je parlais dans l'article du 17 septembre de l'espoir lié au potentiel éolien chinois... Cependant la réalité actuelle est encore bien loin du compte... et du conte.

Des émeutes « vertes » secouent le continent, car il en va de la santé des gens, et notamment des enfants. Dans la province côtière du Fujian, les habitants montrent les dents. On leur répond à coup de fusils.
En effet, des milliers d'habitants de Fengwei ont protesté récemment contre la pollution causée par une tannerie et une raffinerie de pétrole. Les déversements de ces usines auraient empoisonné l'eau, bue ensuite par les habitants. Atteints de cancers de l'estomac et de l'œsophage, ils ont alors entamé une manifestation pacifique. Sans réaction des autorités. Ils ont frappé plus fort, prenant des officiels en otages. Lors de la confrontation avec la police, il y aurait eu des tirs d'intimidation et des dizaines de blessés.

Les émeutiers du Fujian condamnent des stockages de déchets dans de vastes bassins à ciel ouvert, qui menacent notamment l'économie ostréicole locale. Depuis ces troubles, des grands-mères se sont dévouées et montent la garde devant ces dépôts. Ainsi, on évite «d'exposer de jeunes hommes ou femmes» et les preuves ne peuvent être enlevées par les autorités locales... Miyazaki n'aurait pas imaginé mieux !

En Chine, le nombre de «villages cancéreux», comme on les appelle, serait en forte augmentation à travers tout le pays. Ainsi, plus de 2000 enfants sont touchés par le saturnisme, la maladie liée à l'empoisonnement par le plomb, parce qu'ils vivent près d'usines métallurgiques. Pour autant doivent-ils aller vivre sur Saturne ? Même s'il a été reproché à des plaignants d'être membres de la secte interdite Falun Gong, les autorités ont tout de même fermé les usines mises en cause par précaution et des patrons ont été arrêtés. Des enquêtes seront ouvertes.

La pollution, devenue une question de sécurité publique, provoque de plus en plus «d'émeutes sociales». Après les dégâts des dernières décennies, les nouvelles installations industrielles sont en pointe dans les normes ou innovations environnementales. Mais l'inertie ou la corruption des autorités locales brouillent souvent la donne. Pékin a donc promis de s'atteler au problème. Des émeutes vertes pour de vertueux efforts !

     
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