Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

lundi 15 novembre 2010

G 20 mais j'ai pas vaincu !


Photo : http://fr.novopress.info

...ou quand Sarkozy veut diriger la planète... mais sans se soucier de sa santé environnementale : les joyeusetés du G20 et du remaniement ministériel.

Parti au G20 dans son "Air Sarko One", avion au budget astronomique, symbole du bling-bling présidentiel, Sarkozy, à qui incombe désormais la présidence du sommet, est revenu avec des ailes. Il se voit déjà en super-héros rassembleur face à la crise mondiale et prône une réforme du système monétaire mondial, voire une modernisation de la gouvernance mondiale. Il n'a pas froid aux yeux et prendre son envol international ne lui fait pas peur.

"Waouh, super !", serait-on tenté d'ironiser face à tant de bravoure calculatrice. Et la France dans tout ça, quelle orientation lui donne-t-il avec son nouveau gouvernement ? Une direction à droite toute, en resserrant le portefeuille de postes dans la main de quelques uns, toujours les mêmes ! Et ainsi, c'est à Eric Besson qu'incombe maintenant de s'occuper des énergies...
Pour l'orientation écologique, il faudra repasser.

Nathalie Kosciusko-Morizet écope donc d'un ministère de l'Ecologie éclopé. Là où Borloo gérait l'écologie, l'énergie, le développement durable et la mer (enfin quand je dis "gérais"...), NKM récupère l'écologie, le développement durable, les transports et le logement...
Le logement ? Ce n'est pas bête si on pense à l'habitat écologique, et au fait qu'il serait temps de lier social et environnemental, mais alors les énergies aussi sont liées à la maison de demain. Et il semble que l'objectif soit bien plus de limiter le champ d'action du ministère que de l'augmenter.
"NKM ? Nike sa mère !", semble vouloir dire ce cadeau empoisonné.

L'énergie gérée par Besson ? Baissons nos pantalons ! On n'a pas grand-chose à attendre sur la remise en cause du nucléaire et l'avènement des énergies renouvelables.

Renouvelable ? Non, ce n'est pas un mot pour Sarkozy, décidément.
Reconduire quasi à l'identique son gouvernement, en le resserrant encore un peu plus dans un étau loin des réalités, ça ne va pas dans le sens de l'innovation intelligente. Non, renouvelable pour Sarko, c'est juste le mot qu'il aimerait voir coller à son mandat.
Et nous, franchement, on n'y tient pas.

article du Monde sur le ministère de l'Ecologie
article de Terra Economica sur le même sujet
article du Monde sur Sarkozy et le G20
article sur l'avion présidentiel

     

dimanche 24 octobre 2010

L'essence des choses...


une vieille pompe à essence au Mas d'Azil (midi-Pyrénées)
Photo : http://www.montrealmustang.org


Alors que la réforme tant critiquée a été adopté vendredi au Sénat, le mouvement social ne bat pas en retraite... et quelques stations de carburant sont toujours à sec*.

Ce que tout ça m'inspire, c'est qu'on est décidément face à un gouvernement qui fait passer les mesures en force en privilégiant des chevaux de bataille qui ne sont pas ceux de la plupart des Français : maintenir le bouclier fiscal, mettre les Roms dehors et crier à l'insécurité en ne faisant rien pour crever l'abcès dans les zones de conflit social ; en sucrant même, toujours plus, les sommes allouées à l'éducation nationale, aux travailleurs sociaux... à la culture.

L'intelligence est à louer, en option, si on en a encore les moyens.
La liberté de la presse s'effiloche** (43e mondial l'an dernier, la France passe cette année à la 44e place : bravo !), l'aura de la France s'amoche.

Je ne sais que dire de drôle face à cette situation maussade où les inégalités se creusent. Lutter, oui, c'est une chose. Construire autrement, vraiment, c'est ce vers quoi on doit tendre absolument. Parce que l'essence qui fait tourner cette société va s'amenuiser inexorablement, et alors il faudra bien retrouver l'essence des choses...

En clair : quand les bagnoles sont à sec, cela veut peut-être dire qu'à l'avenir il va falloir se mouiller !

*article du Monde
**classement annuel de Reporters Sans Frontières

     

mercredi 22 septembre 2010

Si la Terre m'était contée... (juste un poème pour la route)


Photo : www.ecogine.org

Dans une goutte d'eau, la vie
Sur une feuille gorgée de soleil, l'envie
Le mouvement, la danse dans un rayon de lumière
Dans une goutte d'eau, la Terre tout entière...

     

En vacance...


Photo : linternaute.com

J'ai pris quelques jours de break et du coup, ce site est resté en vacance...
Je suis de retour, alors de nouveaux articles promptement, promis !

     

lundi 13 septembre 2010

Chabrol et la nature... humaine !


Photo : www.gameblog.fr

Adieu l'auteur, adieu l'artiste ! Claude est parti, vive Chabrol ! C'est sûr, il laisse un grand vide dans le paysage cinématographique français, et c'est le cas de le dire, car sa corpulence généreuse était le témoignage de son amour de la vie. Un bon vivant est mort, comme c'est triste. De la Nouvelle vague à celle qui l'a emporté, il nous a laissé de quoi voir.

Alors on continuera de faire Chabrol dans la soupe en voyant ou revoyant ses films, où la bonne bouffe avait toute sa place, à l'écran ou entre les prises. C'est marrant, la première image qui me vient, c'est celle du "Boucher", avec Jean Yanne et Stéphane Audran, croquant des cerises au kirsch qui faisaient saliver. Sa façon de croquer les gens - villageois, bourgeois - et leurs travers était unique.

Démonstration magistrale dans "La cérémonie", "Merci pour le chocolat", "l'Ivresse du pouvoir", "Au coeur du mensonge", "Violette Nozière", "Poulet au vinaigre", et tant d'autres, et un peu moins habitée dans "La demoiselle d'honneur", "La fille coupée en deux". Sur 54 films, il y a forcément du moins bon. Mais peu importe, Chabrol vivait, Chabrol oeuvrait et nous livrait des films, des films, des films. Autant de lucarnes ouvertes sur le monde. Un monde étroit et biaisé, souvent. Il aimait dépeindre la nature, oui, mais la nature humaine.

Dans "Le boucher" encore, c'est d'ailleurs dans la nature que les plus bas instincts de l'homme se dévoilent. Et des gouttes de sang dégoulinent d'un rocher sur le goûter d'une écolière... L'ironie du grand maître faisait passer la satire sociale avec culot et ingéniosité.

Les anges ont de la chance, ils vont bien se marrer, ça va les changer. Quant à moi, je sèche mes larmes amères et je me dépêche de (re)voir ses films...
Mais quand même, Chabrol mort, cha fait tout drôle.

     

jeudi 24 juin 2010

On est footus, on se mange trop...



En apparence, cette chronique n'a de vert que la couleur du gazon... Mais ce qui s'est passé avec l'équipe de France est pour moi très symbolique de la décadence d'une société qui doit vraiment aller vers autre chose... Ne vous fiez donc pas aux apparences !

Tout commence dans le métro... Oui, mais trop : un placard de quatre mètres par trois, une pub pour une marque de vêtements de sport made in petits chinois, avec un gars au centre qui donne l'exemple à des jeunes autour... un certain Evra. Je me marre et me dis "décidément, qui ils vont encore nous starifier, ce gars, je sais même pas qui c'est !"... Eh ben ça donne le ton : autant je connaissais Laurent Blanc, Henry, Lizarazu, Pirès avant le début de la Coupe du monde 98, autant l'équipe de France de cette année, dès le début, j'en avais rien à foot !

A l'image de Putix, l'icône caricaturée par Action discrète, cette équipe s'est distinguée surtout par ses écarts et sa vulgarité. Pas de quoi m'intéresser à leurs actions sur gazon. Qui, d'ailleurs ne valent pas cher. Or un footballeur se doit d'avoir l'intelligence du ballon et pas juste le ballon de ceux se croient tout permis ! On lui demande pas de philosopher, mais de prendre corps avec le match, c'est quand même son boulot, non ? Non.

Pour ces footeux insolents et arrivés, rien ne semble compter que l'or de la partie. L'or en coupe ? Que nenni, celui qu'ils ont d'office dans leur poche en participant à de telles compétitions, comme la Coupe du Monde. Enfin, quand je dis "participer"... Même les amateurs de foot ont été frustrés par le jeu. Normal, tout est dans le "je".

L'histoire de l'hôtel hors de prix et des diverses réactions ridicules des membres du gouvernement pour les couvrir ou les accuser est à l'avenant. On nage en plein n'importe quoi, plus de repères, plus de respect. Le paroxysme est d'ailleurs atteint dans la magnifique formule sans oxymore qu'adresse un joueur à Domenech l'entraîneur. En même temps, dans une société où même le président dit "casse-toi, pauv' con, casse-toi !", faut pas s'étonner de telles dérives...

Et Brice Hortefeux d'être condamné pour injures raciales, et Woerth d'être soupçonné de tremper dans une affaire d'évasion fiscale, et Guillon et Didier Porte d'être mis à celle de France Inter... Dans ce méli-mélo confus et médusant, on ne distingue plus rien. L'expression, la liberté d'expression, c'est quoi, finalement ? Dire "je t'encule" à quelqu'un ? Ou avoir la possibilité de le dire mais ne pas le faire ? Ou le faire sans rien dire ? On ne sait plus bien...

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'en continuant sur cette voie, on est footus !

     

lundi 7 juin 2010

Le règne du tout à l'égo...


Photo : http://digest.aissen.org : miroir composé d’une caméra, et de multiples petits panneaux de bois carrés qui s’inclinent pour reproduire l’image

A l'heure où on harponne sans vergogne, au hasard thon rouge, baleine et militant d'ONG, je me sens lasse des coups d'éclats dans l'eau... De cette société de violence, de paraître, du dire à tout va sauf l'essentiel... du tout à l'égo !

Hortefeux est condamné pour propos racistes, pour un ex-Ministre de l'Immigration maintenant à l'Intérieur, c'est quand même assez malheureux... Démissionner ? Que nenni. Monsieur ose encore faire du bruit, et appel en plus.

Le langage est agressif, la comm' omniprésente, les effets de manche sans surprise, et l'efficacité zéro. On s'agite mais on ne se bouge pas. On se montre mais on ne fait rien du tout. S'investir et pas investir... Agir vraiment et pas faire semblant. Se mobiliser et pas juste critiquer. Faire le bien et pas le singe, le porc et surtout l'autruche... Sinon notre gros ballon de baudruche va se dégonfler d'un coup ! Il commence déjà à se vider d'air.

"Changer le monde commence par se changer soi-même", chante Kenny Arkana avec ses tripes... Je chante avec elle...

     

mardi 25 mai 2010

Les pieds dans les champs... et la tête à l'en-vert


Le soleil déclinant sur un champ de bouton d'or... Le pied !

Ce week-end avait lieu à Paris la grande mascarade des Champs-Elysées plantés de verdure... Pendant ce temps, j'ai pris la clef des champs (les vrais).

"Nous sommes tous des agriculteurs !". Tel le De Gaulle de l'Agriculture, Bruno le Maire s'est laissé allé à une pure réthorique de façade. Car une fois qu'on dit ça, on n'a rien dit. Une fois qu'on a fait "Nature Capitale", on n'a encore rien fait.
L'agriculture, oui, bien sûr, mais quelle agriculture ? Pour qui ? Avec quelles bases ? On démontre tous les jours la nocivité des pesticides, et qui plus est, des pesticides nouvelle génération, sur la santé des abeilles, des plantes... et a forciori des hommes. Et des hommes qui les utilisent ! Les agriculteurs... Oui, mais lesquels, dans quelle optique ? Avec quel rapport à la terre ? Dans le film de Coline Serreau, on découvre que les apprentis agriculteurs n'ont aucun cours dédié au sol, à ce qu'il contient, à la vie qu'il abrite.

Et on voudrait continuer à se nourrir comme ça ? A se leurrer comme ça ? C'est quoi, cette dépense d'argent (4 millions d'euros) pour un épisode aussi éphèmère ? Pour amener le vert en ville, il y a bien d'autres voies... A commencer par susciter l'information, le débat... voire le rire, n'est-ce pas ? ...Où est la cohérence ? On bloque les Champs pour y planter des fleurs, des légumes et "sensibiliser" les gens... La belle affaire ! Si on poussait les gens vers les champs, les vrais, à se sensibiliser directement ? Et à comprendre pourquoi les abeilles meurent plus à la campagne qu'en ville ? J'en ai assez de la langue de bois verte !

Maintenant, il faudrait avancer !
Et plus vite qu'une voiture descendant les Champs-Elysées...

     

mercredi 28 avril 2010

Et si l'effet de serre touchait les ordis...



Aujourd'hui, voici ce qu'indiquait mon Mac quand on lui demandait la température... Non, pas mon mon mac, ni mon mec : mon Macintosch, mon ordi, quoi.

A se demander s'il n'est pas un peu victime de l'effet de serre, car même s'il fait très beau et assez chaud aujourd'hui à Paris, rien à voir avec ces chiffres. Et, en tout cas, pourvu qu'on n'y arrive jamais !

En enquêtant sur sa potentielle surchauffe, je réalise que c'est sûrement une question de paramétrages, mon ordi ayant eu son nettoyage de printemps à lui : un bon reformatage... Et du coup, il a dû passer aux degrés farenheit par défaut... Je vais me pencher sur la question.

A bon printanier, salut.

     

mercredi 21 avril 2010

Eruption et interruptions...


"Ce matin, 3000 licenciés, grève des sapeurs pompiers (...)
Toi et moi, dans tout ça, on n'apparait pas..."
Tryo

L'éruption du volcan désormais célèbre, l'Eyjafjöll, se poursuit toujours, mais il ne rejette qu'une petite quantité de cendres... Pas fol, ce cratère : il s'exprime, invitant le monde à philosopher, puis se calme, lentement, mais sûrement... Pour mieux se réveiller ? Qui sait ?

En tout cas, des théories en tous genres ont fait feu de tous débats suscités par l'éruption qui a forcé l'interruption des vols aériens en Europe du Nord. "Le volcan nous invite à la lenteur", "Le volcan est plus écolo, car il rejette moins de CO2 que le trafic aérien", etc. Sans aller par là, je dirais simplement que ça a obligé à faire autrement. Et à remettre en question la dépendance à l'avion, somme toute ultra-récente, et la "modernitude" à tout va.

Mais, bien sûr, les compagnies aériennes ne l'entendaient pas de cette oreille, et le trafic a repris, presque aussi soudainement qu'il s'était arrêté. Du jour au lendemain, sans que le nuage ne diminue sérieusement, les vols étaient autorisés. Le manque à gagner devenait trop grand pour ces grosses multinationales. Elles continuent à gouverner le monde, mais leur château de cartes tremble un peu.

La loi du marché n'aime pas les interruptions, les imprévus, les manques à gagner. Aujourd'hui, je suis allée chez Surcouf. Une partie des employés était en grève et s'en expliquait aux clients, à l'entrée. François Pinault, PDG de PPR (Printemps-Pinault-La Redoute), propriétaire de la Fnac, avait racheté Surcouf pour éviter la concurrence.
Il se débarrasse maintenant de ces deux enseignes, pas assez rentables, apparemment. Et Hugues Mulliez, un des membres de la famille fondatrice d'Auchan, Norauto, Décathlon, - parmi d'autres -, d'être l'heureux racheteur... Et de proposer aux employés de les garder à -40% de leur salaire ! Pourtant, on peut pas dire que Surcouf ne marche pas...

Vous connaissez beaucoup d'autres endroits où acheter DVD vierges, disques durs, etc ? Moi, pas trop, je l'avoue. Donc, je me suis trouvée bien coincée. Pour les légumes, y a les AMAP. Pour les fringues, y a des créateurs et des initiatives fiables, basées sur le "made in sur place" ou sur la provenance équitable des tissus. Pour le reste de l'alimentaire, y a le bio, en et hors magasins spécialisés. Mais pour l'informatique ? Là, j'avoue, je bugge. Alors, si quelqu'un connaît un vendeur d'informatique éthique à des prix abordables, je suis preneuse.

A tout prendre, arrêtons de voir la vie en micro(processeur), voyons plus grand, vivons global... Et solidaire, tant qu'à faire ! Pour que "toi et moi, dans tout ça", on apparaisse un peu plus...

     

samedi 17 avril 2010

Un volcan éternue... à nos souhaits !



Mercredi, le volcan islandais l'Eyjafjöll a éternué. Ca l'a pris comme ça, ça faisait quelques semaines que ça le démangeait (apparemment il y aurait eu des signes avant-coureurs depuis le 24 mars). Et comme il est situé sous le glacier d'Eyjafjallajokull, un nuage de cendres s'est formé sous l'effet du refroidissement rapide du magma par la fonte des glaces. Et ses postillons entraîne un lot de conséquences... conséquentes.

A cause de l'incident du 15 décembre 1989, où un boeing 747 de la compagnie KLM ayant traversé le panache de cendres volcaniques du mont Redoubt lors de l'approche d'Anchorage, Alaska, avait ingéré quantités de cendres, les compagnies aériennes sont sur la brèche. En effet, ses réacteurs avaient cessé de fonctionner, mais l'avion avait fini par se poser. Moyennant quoi, les quatre réacteurs avaient dû être changés.
Ce souvenir cuisant rend les aéroports fébriles. Ils ont donc décidé de fermer leurs ports, d'abord jusqu'au 16 avril 20h... Puis jusqu'à ce soir 20h... Et un géologue vient d'annoncer que l'activité du volcan s'accroissait. Qui sait combien de temps ça peut durer ? La dernière fois, ce volcan s'était exprimé pendant deux ans durant.

Ce que ça m'inspire, moi, c'est que nous y voilà. Ah, il a l'air malin, l'homme : dès que la nature fait un pet de travers ou crache un peu, comme avec l'épisode des inondations récentes, tous ses acquis s'écroulent. Enfin, ses acquis modernes, parce que c'est "grâce" aux technologies qu'on s'est mis à construire des super-digues là où le bon sens le défiait, et à prendre l'avion à tout vent. Et comment ils font, maintenant, les gens ? Eh ben, ils s'adaptent. Enfin, ils essaient. Se ruer d'assaut sur les trains ? Une grève SNCF paralyse les réservations. Découragent les uns, poussant les autres à voyager gratos. Et profiter de la situation. Pour le train-train, faudra repasser. Comment on faisait avant ? On intégrait les aléas naturels dans les perspectives de route. En somme, on prévoyait qu'il y aurait des imprévus !

Alors, on revient au local, ou au moins... au logique. Je n'éprouve pas de pitié pour ces mutlinationales qui vont perdre des bénéfices et devoir changer leur plan de vol. Mais en bons voleurs qu'ils sont, évidemment, ils sauront faire retomber ça sur les travailleurs plutôt que sur les dirigeants. Notre système est malade. Et si déconnecté de son environnement qu'il ne peut qu'en subir les conséquences quand des événements, somme toute naturels, perturbent un peu les cycles artificiels. Leur petite bourse ne fait pas le poids face aux éléments un peu secoués.
D'ailleurs, c'est mercredi aussi qu'une boule de feu a traversé le ciel du Midwest des Etats-Unis, conséquence probable d'une pluie de météorites...

Un volcan s'exprime, on voudrait qu'on le réprime, les faiseurs de sous dépriment, faisons souhait qu'on se l'imprime : changeons d'air !

     

samedi 27 février 2010

Canto Allègre


photo : http://www.points2vue.com/

On connaît la chanson de Claude Allègre. Régulièrement, il nous ressert la même rengaine, en changeant à peine les paroles... "L'homme est parfait, l'homme n'a rien à se reprocher, Ce n'est que vision scientifico-fantasmagorique que la thèse du réchauffement climatique... hic !"

Sauf que pour proposer autre chose, affirmer, contrer des scientifiques, il faut y aller de toute sa stature crédible et vérifiable, et non juste de sa carrure éléphantesque et de sa grande gueule. Et la rigueur, dans toute thèse scientifique, c'est quelque chose. Et Le Monde* de pointer du doigt des aberrations - il n'y a pas d'autre mot - qui truffent le livre de M. Allègre.

Déjà, le minimum est quand même de vérifier les sigles, références, et autres citations que l'on met en exergue. C'est à se demander si M. Allègre a écrit son ouvrage. "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage", disait Boileau. Si c'est vrai quand il s'agit de poème, alors quand on veut démontrer l'indémontrable...
Pour commencer, alors qu'il s'attaque aux conclusions du GIEC, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, l'auteur le définit comme le "Groupement International pour l'Etude du Climat". Jolie approximation ! Mais l'auteur ne prétend pas faire de la poésie. Dommage.

J'aime beaucoup aussi sa façon d'affirmer en toute simplicité : "Au total, l'Antarctique ne semble pas fondre. En tout cas, ce n'est pas perceptible"... et de montrer par là-même son manque de rigueur (ou son incompétence ?), car la réduction des glaces de l'Antarctique n'est pas due à une fonte mais au glissement des glaciers dans la mer. Qui est apparamment très perceptible, car grâce à des données satellitaires, les scientifiques ont pu mesurer qu'entre 2002 et 2006, l'Antarctique a perdu, en moyenne, 104 milliards de tonnes de glace par an. Entre 2006 et 2009, ce taux est passé à 246 Gt par an. Et c'est bien parce que les glaces se sont éparpillées dans la mer que les pôles voient une augmentation de la navigation. En raison des glaces dérivantes, cela pose d'ailleurs la question des icebergs isolés... mais c'est un autre problème que celui du Titanic, hic.

Comble de l'amateurisme, M. Allègre parvient à citer des études qui n'existent pas ou qui n'ont pas du tout le même objet que celui prétendu. J'aime beaucoup l'exemple du "vote (prétendument contre la thèse du réchauffement climatique) qui a eu lieu parmi les spécialistes américains du climat le 19 octobre 2009". Interrogé, Paul Higgins, - à ne pas confondre avec Paul Haggis, le cinéaste -, un responsable de l'American Meteorological Society, dit se souvenir de cette enquête... qui concernait, en fait de "spécialistes américains du climat" des présentateurs météo des chaînes de télévision américaines !
C'est comme Laurent Cabrol, qui lui aussi a écrit un livre sur le réchauffement climatique (si, si !) : ils ont quand même un super-diplôme de speaker météo, merde ! C'est pas rien...

C''est par rien non plus que de prétendre, de tous ses poumons, chanter un air différent et original, mais en plaçant mal sa voix. Voie du milieu ? Mon oeil, oui. C'est même dangereux, tant on dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre : "ne faites rien". A vouloir être juste populaire, on oublie l'essentiel : non, l'air de la Terre n'est pas inépuisable pour les hommes, et oui, c'est à eux de savoir s'ils veulent continuer à y respirer...

Vous chantiez ? Eh bien, dansez maintenant !

*l'article en question est ici
article sur la navigation dans les pôles

     
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