Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

mardi 9 août 2011

Le mystère du Canard déchaîné



J'étais ce week-end en Bourgogne avec des copains à l'occasion d'une petite fête.
En allant rendre visite à la grand-mère de l'organisateur des festivités, celle-ci nous a montré fièrement des journaux qu'elles venaient de retrouver... qui dataient de 1919 et 1920.

En jetant un oeil sur les manchettes, j'ai eu la surprise de reconnaître un des rares journaux pas manches qui vaille encore la peine d'être lu et qui cultive soigneusement son indépendance : le Canard !



Fondé en 1915, le Canard Enchaîné est depuis toujours satirique et découvreur de scoops politiques pas toc.

Sauf que là, chose bizarre, en 1920 il se nomme "Le Canard Déchaîné"... et porte pourtant les mêmes rubriques que le "Canard Enchaîné" datant de 1919...
Nom qu'il a repris ensuite puisqu'il officie encore sous ce fameux sobriquet aujourd'hui. En continuant à briquer les sots.



Sur Internet, je n'ai rien trouvé sur la question... Rien, aucune trace de ce Canard Déchaîné !
A part un site lecanarddechaine.fr, je site : "dédié au délire, au sexe, au geek, à la bouffe. Humour torride et Kamasutra". Site d'ailleurs marqué comme décédé.

Circulez, rien à voir de ce côté-là donc. Passez le coin-coin de la rue et allez voir ailleurs.

Oui... mais où ?
Le site du Canard Enchaîné ne présente aucune source d'information, dédié qu'il est à réorienter les gens vers l'achat et la lecture du journal version papier !

Je vous avoue que je ne pousserai pas la curiosité jusqu'à des recherches en bibliothèque pour la bonne raison que j'ai d'autres canards à fouetter, n'étant pas (encore ?) payée pour écrire ce blog...

Mais cela m'intrigue, je l'avoue... D'autant que j'aimais bien l'idée de déchaîner le malheureux.
Qui l'est déjà pas mal, déchaîné. Et qui déchaîne. Les passions.

J'envoie ce jour un post à la rédac' du Canard...
Aussi volatile que ma question puisse être, j'espère bien avoir une réponse !

     

dimanche 17 juillet 2011

Pas un jeu d’enfant !


Photo : Gallimard Jeunesse

Oui, ça c’est la dernière mode, savez-vous, savez-vous, la dernière mode pour les bouts de chou, la dernière mode de chez nous… qui j’espère va se planter ! (à chanter sur l’air de "Savez-vous planter les choux"… ou pas)

Les dernières "appli" Ipod, Ipad, Iphone, enfin pour les Ifans : des logiciels ludo-éducatifs.
Qui des Trois petits cochons ou du loup soufflera trois fois puis s’en ira au su et au nez de nos petits ? Quid de la coccinelle à tripoter par écran interposé ?

Même sur Ipod et Ipad, à quatre ans, j’ai un peu de mal à concevoir qu’on soit obligé de se mettre en mode écran.
Mais alors sur Iphone, là, ça dépasse mon entendement ! Et c’est le cas de le dire, car pour moi un Iphone reste un téléphone portable pour parler et entendre des conversations.
Qu’on s’en serve en tant qu’adultes pour aller sur Internet, combattre les moustiques et autre toc, soit.

Mais qu’on soumette volontairement ses enfants à des ondes directes, direct, je dis non.
On n’a (soi-disant) pas encore le recul pour juger de la nocivité des portables (qui réduisent quand même la résistance des muscles et la fertilité), mais ne serait-ce que par principe de précaution, ça vaut le coup d’en tenir éloignée sa progéniture.

"Mais il y a le mode avion", diront certains accrocs. Oui, y a surtout la mode à la con de tout faire par ordi ou sur écran, du plus petit au plus grand, pour grands et maintenant petits.
Il existe déjà pléthore de logiciels ludo-éducatifs sur ordinateur, fixe comme portable, est-il vraiment nécessaire d’étendre la palette à l’infini pour que les chérubins n’aient plus entre les mains que du virtuel, du numérique, du binaire, de l’informa-tic ?

Et la jolie publicité des logiciels Gallimard de nous montrer une bande de gamins assis sur une couverture dans un joli jardin… le nez dans leur Ipad, chacun le sien…
Et sur quoi planchent-ils, les chéris ? Sur la découverte de la coccinelle !

Oui, la coccinelle, l’insecticide naturel, la bête à bon Dieu, la toute belle, celle qu’ils auraient de grandes chances de rencontrer sur une plante là-bas, au fond du jardin… en vrai !
Et comble de l’incroyable, la petite bête qui monte peut même vous grimper le long du bras : pas besoin d’écran pour l’avoir au bout du doigt.

J’ai un peu de mal avec l'ultra-consommation de technologies : mp3, facebook, smartphones, tablettes numériques... hic!
Mais qu'on l'étende aux enfants sous prétexte que c’est la nouvelle manière d’apprendre, ça me laisse pantoise.

Putain, mais comment on faisait avant ? Je sais, on dirait une vieille qui se plaint du progrès. Sauf pour le langage, vous l’aurez remarqué.
Mais franchement, parfois je me sens en réel décalage avec les besoins de con-sommation qu’on se crée.

Je ne suis pas anti-progrès, non, je suis pour plus de simplicité.
Et on dira ce qu’on voudra, multiplier les terminaux et s’en rendre dépendant, c’est compliquer. Point terminal.

A bon entendeur… il est temps de décrocher !

     

dimanche 12 juin 2011

Un Crédit pas si Coopératif que ça...


un slogan... ma réponse

C'est soi-disant la banque "éthique et solidaire" par excellence, l'endroit où vos économies sont à l'abri du placement en bourse et où on voit comprend dans votre démarche différente et alternative.

Du moins, c'est ce qui est dit, à grand renfort de slogans et publicités...
Ou comment jouer du pipeau sur le thème de la solidarité, car pour ma part, j'ai testé et déchanté.

Quid du meilleur endroit où héberger le compte en banque de l'association qui produit le spectacle ? Le panel de choix cohérents ne semblait pas large et se résumait à peu près à ceci : soit la Nef soit le Crédit Coopératif.

Or la Nef (à ce moment-là du moins) n'avait pas de bureau à Paris et se servait des guichets du Crédit Coopératif...
Le choix s'est fait ainsi, par défaut. Avec le recul, je me dis que c'était déjà un signe.

Dans un premier temps, le compte a été "suivi" par un monsieur. Pas charmant ni attentif, mais bon, un monsieur correct dirons-nous.
Enfin correct, c'est-à-dire pas vraiment disponible, pas vraiment à l'écoute, mais qui finit par faire ce que vous lui demandez, comme décrocher le téléphone pour répondre à une question ou vous envoyer un chéquier... bon gré mal gré.

Malgré le fait d'être une (certes petite) association, on n'a pas vraiment eu la sensation de l'intéresser. Et un beau jour, on vous apprend par hasard qu'il est parti à la retraite ! La correction envers les clients aussi est en repos.

Avec le nouveau conseiller, l'incompréhension allait croissant, mais sans les petits pains, sur des questions de gestion assez banales.
Et puis, un autre beau jour, on nous a annoncé le transfert du compte dans une banque "spéciale associations" à l'autre bout de Paris, aux horaires très peu flexibles, fermée le samedi.

Ca me disait rien, non, de traverser la capitale pour des histoires d'argent... et pourtant, j'ai dû le faire, et même dans un sens et puis dans l'autre !
Nous avions besoin du solde du compte en liquide. Or l'agence spéciale associations n'en délivre pas. Pratique ! Il a donc fallu aller encore dans une énième agence.

Un compte plus facile à ouvrir qu'à liquider donc, car il a encore fallu faire des pieds et des mains pour obtenir les derniers relevés... et le dernier manque toujours à l'appel.

Appelés par la concurrence où l'humain semble primer un peu plus, nous sommes pour l'instant satisfaits des services rendus. Peut-être est-ce une histoire de personnes ou d'agences, je ne sais pas...

En tout cas, l'expérience au Crédit Coopératif s'est très mal agencée et les gens rencontrés n'étaient pas vraiment coopératifs !

     

jeudi 26 mai 2011

Le rhume de Grimsvötn ou quand le petit frère d'Eyjajföll s'y met aussi...


Photo : www.svtweb.net

Depuis dimanche dernier, un autre volcan islandais est entré en éruption, sans que le trafic aérien soit en interruption, cette fois.
Cela avait été le cas l'an dernier aux moments des frasques d'Eyjajföll*. Pas de quoi s'alarmer donc. A priori...

Les autorités et compagnies aiment nous dire qu'elles gèrent et, apparemment sans grosse prise de risque, ont laissé continuer les vols. On prévoit même une accalmie totale pour cette fin de semaine ou ce week-end.

Grimsvötn n'en est déjà plus qu'à cracher la vapeur d'eau qu'il lui reste et semblerait avoir ravalé sa grosse colère.
Il est celui parmi les volcans islandais qui a le plus de mal à se contenir et se laisse aller parfois. Mais ses éclats sont souvent courts et réduits... en cendres, bien sûr !

Espérons donc que les frangins islandais d'Eyjajföll et Grimsvötn ne s'y mettent pas aussi...

Car la Terre a l'air pas mal en activité ces temps-ci !
Mais ceci n'est peut-être qu'une tremblote, un rhume passager et pas un éternuement en chaîne... et mes folles idées sont sûrement de l'ordre du conte de Grimm.

Un petit mouchoir, Grimsvötn ?


*voir article Un volcan éternue... à nos souhaits sur La touffe verte

     

jeudi 21 avril 2011

Dans l'air du temps...


Photo : par Patricia sur linternaute.com

Moi qui commençais le mois avec un titre tiré d'un bon vieil adage, "en avril ne te découvre pas d'un fil", j'avoue que j'ai moi aussi dû céder à la chaleur de ces dernières semaines et enfiler des habits plus légers... Tout en me disant que le froid peut revenir d'un coup !
Alors quoi ? L'été en avril ? L'automne en été ? Et après ?

C'est ce qu'on a pu observer ces dernières années : les mois de juillet et/ou août étaient tout pourris, puis venaient septembre et octobre où l'été indien s'étirait de tout son long calumet. La hache de guerre était déterrée d'un coup, quand vers la mi-novembre, il fallait passer sans transition du t-shirt au manteau en serrant les dents et maudissant le temps.

Perdre ou gagner 10 à 15 degrés d'un coup, d'un jour à l'autre ou parfois dans la même journée, ça restait quand même assez rare jusque-là. Les saisons de mon enfance étaient quand même assez bien marquées, avec bien sûr quelques exceptions.

Et voilà que cela devient le lot commun... qu'on a de plus en plus de mal à prévoir les températures et qu'elles font leur propre mode en changeant tout le temps de tenue !

Puisque le climat dodeline de la tête, se cherche, ne sait pas, se trouve parfois et puis réhésite, pas besoin de tergiverser sur le terme de "réchauffement climatique"... qui d'ailleurs en anglais est plus clair (Global Warming), car il veut bien dire que si ça se réchauffe globalement, cela ne veut pas dire qu'il fait partout tout le temps plus chaud.
Au contraire, cela reviendrait à accentuer les extrêmes...

Alors sans être extrémiste, je crois que l'homme a une (grande) responsabilité dans les déréglements et que plutôt que de se plaindre, il doit s'adapter... et respecter à nouveau son environnement, sa maison, sa planète !

Au risque sinon que réchauffement rime carrément avec refroidissement... atchoum !

     

jeudi 14 avril 2011

La Chouette et le Hulot : une Joly fable ?



Hulot a annoncé hier officiellement sa candidature aux présidentielles.
Homme providentiel pour certains, peu crédible en politique pour d'autres, pour moi, le débat n'est pas là.
Puisse-t-il simplement trouver un accord avec Eva Joly et Europe Ecologie et changer ainsi la fin de cette fable !

Jadis le Hulot tenait petit écran
Et fondation sur la nature.
Un jour, il voulut devenir plus grand
Pour convaincre et protéger le futur.

Jadis la Chouette se faisait juge
Et contre la corruption oeuvrait.
Puis, elle voulut lutter contre les transfuges
Et guider le peuple opprimé.

Le Hulot avait large audimat
Et réseau étendu et varié,
Pas toujours adéquat
Lui reprochaient ses prétendus alliés.

La Chouette était rigoureuse
Et ne s'en laissait pas conter,
Elle avait la mine triste et sérieuse
Selon ceux qui d'elle se méfiaient.

Le Hulot pouvait toucher les gens,
La Chouette, convaincre par ses talents.
Aussi complémentaires qu'apparemment impuissants
Ils se retrouvèrent tout deux compétents...

...et compétiteurs dans une course ambigüe
A un pouvoir usé et décrédibilisé
Par ceux qui s'en étaient trouvé pourvus
Lors d'un contexte économique fragilisé.

De devoir entre les deux choisir
Afaiblit la cause commune qu'ils défendaient
Alors que si patte dans la main, sans rire
Ils avaient su convaincre et marcher
La cause écolo aurait pu franchement avancer...

     

dimanche 3 avril 2011

En avril ne te découvre pas d'un fil...


Le bourgeon du chêne, un peu flou, un peu fou
et un morceau de toile, morceau d'étoile


"En avril ne te découvre pas d'un fil". Et pourtant on en a besoin, de légèreté, de tout enlever, voire de tout envoyer bouler !
Aux premiers rayons d'aucunes sortent tongs et décolletés, d'aucuns T-shirt et lunettes solaires. Mais mai est encore loin et la pluie reste (radio)active.

En ces jours d'actualité mondiale morose et de tension palpable, je n'ai pas envie de me lancer dans un billet exhaustif et complet qui ferait le tour de la question.
Et puis d'abord de quelle question ? Trop d'actualité tue l'actualité.
Besoin d'une pause, de profiter des rayons de lumière qui percent les nuages (radioactifs).

En avril, ne te découvre pas d'un fil, donc. Et allège ton esprit pour le rendre disponible.
Non pas aux pubs Coca-cola avec leur dose d'aspartame intégrée, mais à la nature sur le point d'éclore ou déjà fleurissante (l'état d'avancement dépend des lieux) et à ses messages...

Des petits maronniers poussent sur mon balcon... Un petit chêne vient de les rejoindre. Minuscule mais fier comme tout d'avoir tenu le coup, il pointe son petit bourgeon vert.
On a tant à apprendre des plantes plutôt que de les piétiner...

Pour ma part, je me mettrai au vert dans différents lieux ce mois-ci... Rejoignez-moi !


"Charlotte Normand se met au vert..." sera joué :

- à Paris les lundis 4, 11 et 18 avril à 21h15
au théâtre Darius Milhaud, Paris 19e (métro porte de Pantin)

- le 7 avril à l'ESC Toulouse dans le cadre
des Assises nationales étudiantes du développement durable

- le 12 avril à 20h30 à l'Illiade à Illkirch-Graffenstaden (Alsace)

- le 22 avril à 20h30 au Spotlight à Lille

- le 30 avril à 21h à Rive-de-Gier (Rhône-Alpes)

Plus d'infos sur www.charlottenormand.com/spectacle.php

     

mardi 8 mars 2011

Des moineaux dans le bambou


A gauche un mâle et à droite deux femelles
(pas tout à fait à la même échelle)


Non, il ne s'agit pas d'un titre de polar à la San Antonio, mais bien d'une réalité !
Tous les jours ou presque, sous mes yeux émerveillés, se joue sur ma terrasse le bal des moineaux...

Ca volette, ça pépille, ça pépite, ça s'agite : les passereaux passent par ici et repasseront par là. Et piaillent piaillent piaillent. Je ne parle pas le tchip tchip tchip, mais je crois comprendre qu'ils s'appellent les uns les autres, rallient un point et puis un autre, tout ça dans une danse effrénée et passionnante.

Je ne sais pas ce qu'ils cherchent, mais ils remuent la terre, la font déborder, la boulotte et la recrache, font leurs besoins. Je ne sais pas mais je suppute évidemment qu'il doit s'agir de nourriture, donc sûrement de petits insectes ou crustacés vivants dans le terreau bio des bambous.

Grégaire, le moineau sort en bande et à ses sauts sympathiques et son petit cri enchanteur et attachant, on pourrait croire qu'il s'amuse follement. Quelle est la part de jeu dans ce ballet envolé ? Je ne saurais le dire... Mais j'adore les regarder ! Et les laisser faire...

J'apprends à l'instant que cette tolérance et intérêt de ma part à leur égard s'appelle le "commensalisme", c'est-à-dire qu'il s'agit d'une relation où le "commensal" se nourrit de ce que lui laisse son "hôte" sans rien lui donner en échange... que le bonheur de balayer la terrasse et de remettre de temps en temps du terreau au bambou.
Ah, les ingrats grégraires, pires qu'une bandes de jeunes !

Je rigole, évidemment, la joie qu'ils me procurent à les admirer vaut tous les cadeaux du monde. Et nous faisons copains-copains, car quand je ralentis mes mouvements, ils me laissent les approcher... à travers la fenêtre pour l'instant, mais qui sait ?
Un de ces jours, je causerai peut-être avec Pierrot (autre nom du moineau) ou taperai le carton dans le bambou avec Jeanine (ça, c'est le nom que je donne à la femelle moineau, qui ne s'appelle pas la moineaute, eh non).

A les observer, je trouve les mâles, au plumage brun tressé de beige, un peu plus jolis, mais je vous arrête tout de suite si vous pensez me faire tirer de là des généralités !
D'ailleurs, pour vous calmer, sachez que "moineau" vient de "moine". La robe du piaf rappellerait les tons de la bure des moines, et sa calotte grise la fameuse tonsure. Des moineaux et des Dieux.

Ou plutôt des moineaux et des yeux. Car je n'en ai que pour eux, aussitôt mon thé du matin servi (bah oui, faut ce qu'il faut pour me réveiller quand même !).

Et je les vois qui arrivent, alors tchip tchiiip !
(au revoir en langage moineau)

     

lundi 21 février 2011

Farewell facebook !


Magritte, Le jeu de mourre


Et voilà, je quitte facebook, eh oui ! En quelques lignes, voici pourquoi.

Sur facebook, ça part dans tous les sens.
La plupart des gens postent pour ne rien dire ou pour dire beaucoup. Dans tous les cas, y en a de partout, il faut trier, le plus souvent masquer certaines personnes... A quoi ça sert alors d'accepter des gens comme "amis" si c'est pour les masquer ensuite ?
A ceux qui me diront "augmenter le nombre d'amis pardi", je répondrais que j'ai toujours préféré la qualité à la quantité...

Sur facebook, beaucoup de faux-amis.
Bah oui, du coup, forcément ! Et ceux qui sont déjà vos amis... eh bien, sont vos amis ! Et ceux qui ne le sont pas... ne le seront sûrement jamais ! Ils disent "j'aime", ils vous lancent une vanne ou deux... mais tout ça, c'est de l'attention virtuelle et ça les fait même pas forcément venir au spectacle...

Oui, je l'avoue, c'est quand même ce que j'avais derrière la tête en créant un profil. Mais je ne crois pas être une exception. Chacun y va pour parler de soi, de ce qu'il fait ou partager ce qu'il l'intéresse.
En ce sens, on pourrait dire "la preuve que ça donne de vraies informations"...
Mouais, sauf que le fait d'attendre plus ou moins le "j'aime" des autres fait qu'on tourne les choses d'une certaine manière... Voire que certains finissent par vivre les choses pour les raconter sur facebook !

Du coup, on peut dire que facebook, ça entretient l'ego, quand même un peu... et c'est peut-être même pour ça que ça marche autant... mais "chacun fait fait fait ce qu'il lui plaît, plaît, plaît".
Et moi, plaît-il, ça ne me plaît plus... alors voilà, c'est donc ici que vous me retrouverez, si vous le souhaitez. Car, paradoxalement, même si je tiens un blog aussi pour qu'il soit lu, je ne m'y soucie pas de déplaire. J'écris, je crie, je dis, très simplement.

Le pied de nez ultime.
J'ai voulu envoyer un message via mon profil pour prévenir les gens et dire qu'ils pouvaient me donner leur mail pour recevoir ma newsletter mensuelle. Et pour partir en grande dame, je n'ai pas voulu faire de message groupé, car alors quand quelqu'un répond, tout le monde voit la réponse, et du coup les coordonnées.
Pas démontée, j'ai donc commencé à envoyer un message à chacun de mes "amis", un à un...
Eh bien au bout d'une vingtaine de mails, j'ai eu ce gentil message : "votre comportement est abusif et dangereux pour les destinataires, vous ne pouvez plus envoyer de messages".

J'ai donc rangé mon orgueil au vestiaire : après tout, je ne fais que quitter facebook, on ne va pas non plus en faire tout un plat !
Alors pour ceux qui veulent rester en contact, c'est ici.

Belle suite aux autres, et en chevauchant dignement (et en faisant gaffe de rester bien accrochée) dans l'ocre du couchant, je dis : "farewell facebook !"

     

lundi 14 février 2011

She loves you, yeah yeah yeah !


Photo : www.developpementdurable.com


Eh oui, aujourd'hui, c'est le jour des amoureux, et plus globalement de l'amour. Et donc de l'amour du globe... non pas celui de l'oreille, mais celui qu'on veut crier à notre jolie planète !

Patchamama, Terre mère, mère Nature, Gaïa, planète bleue, une fois n'est pas coutume : plutôt que de te piétiner et te labourer, l'homme te prouvera peut-être qu'il t'aime.
Une foi n'est pas coutume, j'ai envie de croire que c'est possible, que tout est encore possible !

Car c'est cela aussi que permet l'amour, le don, le reçu ! Oui, je sais, le parallèle entre ces deux derniers mots et les formules lucratives et globalisées est facile.
Mais que diriez-vous de dépasser le sacro-saint cliché commercial de la Saint-Valentin, s'il vous plaît, pour nous élever ? De parler d'Amour sans preuves et sans argent, de Global sans globalisation et de Rayonnement même sans soleil ?

Il peut faire beau dans nos coeurs, oui, et comme je parlais plus haut de nous élever, je vais développer.
Il n'est point pour cela besoin d'ascenseur ni d'école éducative, simplement de réouvrir les yeux sur ce qui nous entoure, des choses du quotidien aux beautés de la nature, ses cycles, son incroyable ingéniosité.

Tenez, la Saint-Valentin semblerait avoir pris une connotation amoureuse au 14e siècle en Angleterre, où l'on a pris conscience que certains oiseaux commençaient à s'accoupler à cette période...

Si c'est pas la preuve qu'on a pas toujours été aussi déconnectés de la nature ! Alors ? Prendre du recul, agrandir l'échelle...
Allons bon, voilà que j'en vois un qui fait fi de mes mots jolis et pour décrocher la lune à sa bien-aimée tire sur son escabeau.

Pourtant sous la pollution et le pragmatisme... le monde, il est beau !

     

samedi 12 février 2011

L'infiltré


Mark Kennedy et Humphrey Bogart...
toute ressemblance serait purement voulue !

Les Egyptiens ne crient plus "Moubarak !" (pour demander le départ d'un dictateur) mais "Mabrouk !" (pour se féliciter de son départ hier soir). Il n'y a qu'un "a" d'écart qui fait pourtant un grand pas. Vers quoi ? Ca, c'est ce qu'on verra.

Aujourd'hui, j'ai envie de revenir sur une autre fiction devenue réalité ou plutôt sur un fait où la réalité a dépassé la fiction... ces moments semblent magiques et pourtant c'est ça la vie : le pouvoir du revirement, l'embrassement des possibles hors des ornières et des sentiers battus.

Le chemin avait été bien balisé pour Mark Kennedy... non, rien à voir avec la famille américaine du même nom, Mark, avec son petit air Bono aux cheveux longs, anglais, avait été envoyé par Scotland Yard pour espionner un groupe d'activistes écolos, Earth First !.
Aux frais de la princesse, il a participé à diverses actions de par le monde, escaladé un pylône électrique pour l'ultimatum climatique... et franchi des montagnes.

Peu à peu, ses convictions ont évolué et il a fini par embrasser la cause de ceux dont il a dénoncé les faits et gestes quotidiens pendant près de six ans. Preuve s'il en est que les valeurs humaines et de bon sens de l'écologie sont contagieuses !
Après, chacun les défend à sa manière : désobéissance civile, activisme, militantisme, journalisme, groupements associatifs, changements significatifs dans son quotidien, il paraît qu'il existe même un one woman show sur le sujet...

Blague et mégalomanie à part, le cheminement de ce converti est une mine pour un scénario. "Mine", c'est le cas de le dire, car le coup le plus significatif est celui de l'occupation de la plus grande centrale à charbon du Royaume-Uni en 2009. Montée sur l'insistance de Mark, l'opération avait permis l'arrestation d'une centaine de militants. Peu après, la vraie nature de l'agent est percée à jour par ceux qu'il côtoie.

Caché à l'étranger par peur d'être traqué, M. Kennedy a depuis refusé de témoigner contre les activistes concernés. Ce revirement a permis un dénouement original, génial : la fermeture du procès contre les occupants de la centrale à charbon.
Mark a en outre clairement avoué son nouveau penchant pour des idées vertes et radicales et fait part de ses remords pour avoir trahi tant de monde.

C'est l'arroseur arrosé. Ou l'infiltré infiltré. Ou l'objet devenu sujet et actant pour sa rédemption... Gageons que ce sera bientôt le sujet d'un film !


Plus d'infos dans l'article de Rue89

     

vendredi 4 février 2011

Ils s'indignent !


Pendant ce temps-là, la Terre aussi fait sa révolution...
Photo : www.dinosoria.com

Les Tunisiens et les Egyptiens ont pris la rue, car comme le dit Keny Arkana "Ils pourront pas voler car la rue nous appartient"...
Qui ça "ils" ? Pas le même que celui de mon titre, car d'un ils à l'autre, il y a une foule d'individus qui grossit de jour en jour. Dans les pays arabes les poings se lèvent, portant bien haut le point sur le i de l'indignation.

Les cartes politiques ne sont pas les mêmes en Tunisie et en Egypte, et pourtant... Là, la population est éduquée, les femmes comme les hommes vont à l'école, à l'université, la dictature est un rien voilée, même si les gens sont constamment fliqués... là-bas la dictature s'assume carrément et les femmes sont voilées.
Là dès le début un mouvement mélangé d'hommes et femmes. Là-bas, un mouvement qui s'est vite élargi aux femmes et aux enfants. Et de leur bouche sort la vérité : "A bas les tyrans, plus de libertés !".

Et en France, nos héros nationaux s'empêtrent dans leurs contradictions. Ainsi font font les petites MAMrionnettes : non-contente d'avoir planifié ses vacances de fin d'année en Tunisie alors que la révolution avait commencé, et de s'être octroyé les loyaux services de jet de la belle-famille Ben Ali, la ministre des Affaires étrangères a ensuite proposé des troupes françaises en soutien au régime décrié.
Et Sarko, lui, de la soutenir en disant "avoir voulu éviter les morts". Depuis Ali est baba et Sarko-phage, puisque des morts il y en a eu, mais pour "la bonne cause", comme on dit.

En Tunisie, espérons que la révolution qui sentait le jasmin ne se mette pas à sentir le roussi, car la transition peine à se faire. En Egypte, les Etats-Unis tentent tant bien que mal de tirer les ficelles, alors que les pro-Moubarak tirent sur la foule. Les affrontements font rage. Et les Egyptiens ont décrété qu'aujourd'hui serait "le jour de départ".

Et après ? Ce seront quels régimes pour quelles libertés ? On change et on remet les mêmes ? Ou on se la fait à l'occidentale où la consommation et la croissance sont les maîtres maux de sociétés qui déstructurent l'environnement et les hommes ? Ou alors on trouve des voies médianes comme celles tentées au Brésil ou en Bolivie ?

Qui sait, le modèle viendra peut-être de ceux que les Occidentaux ont tant méprisés ?

J'ai commencé avec ses mots, j'en terminerai de même en citant Keny Arkana, parce que l'indignation et la rage, c'est la même substance.
"La rage de voir ce putain de monde s'autodétruire et que ce soit toujours des innocents au centre des tirs,
La rage car c'est l'homme qui a créé chaque mur, s'est barricadé de béton, aurait-il peur de la nature ?"

     
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