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pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

dimanche 24 janvier 2010

Du nucléaire dans nos affaires ? Non merci !



Il était une fois un code de la Santé publique... censé nous protéger, notamment contre la présence de radionucléides (éléments qui émettent des rayonnements ionisants) dans les aliments, les biens de consommation et les matériaux de construction. En 2002, ce code s'est vu adjoindre des articles allant dans ce sens... en même temps que d'autres articles permettant d'y déroger. Cependant, pour que ces derniers puissent prendre effet, un arrêté était nécessaire.

Dans cette forêt législative, le petit chaperon rouge, c'est le Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) et il avait obtenu du méchant loup (le gouvernement) que cet arrêté ne paraisse jamais... mais le méchant loup du conte n'est pas fiable... et l'arrêté est paru en mai 2009.

Du coup, le Criirad a déposé un recours devant le Conseil d'Etat en juillet pour le faire annuler. En effet, l'arrêté permet d'introduire des substances radioactives dans tout, sauf les aliments, les cosmétiques, les bijoux et les produits en contact avec les aliments. C'est-à-dire ? Que les matériaux de construction pourraient intégrer des restes de déchets nucléaires et nous environner, jusque dans nos habitats. Déjà qu'il y a de plus en plus d'antennes relais ! On nous propose carrément d'irradier nos vies d'ondes diverses ! Et gageons qu'elles ne nous ferons pas voir la vie en rose... Il y a déjà, par exemple, du radium ou de l'uranium dans des réveils, des montres, des carreaux en céramique...

Et le ministère de l'Environnement dans tout ça ? N'est-il pas supposé jouer le rôle de la grand-mère ? Appliquer le principe de précaution ? Eviter le plus possible de nous exposer, d'autant que l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a donné un avis défavorable ? Ou a-t-il trop peur de se faire manger par le loup ? Ou par les deux ogres du nucléaire ?

Alors qu'ils ne savent plus quoi faire de leur déchets nucléaires, Areva et EDF se tirent dans les pattes en s'accusant l'un l'autre de ne pas assez traiter leurs restes, et font venir des bateaux russes pour emporter la merde en Russie. Et maintenant, on voudrait nous refourguer des résidus de déchets, sous prétexte de recyclage ? Car, lors du démantèlement à venir de nombreuses centrales, la crainte du Criiad est que "ce qui est valorisable ne soit plus considéré comme déchet au sens de la loi de 2006, et que cela ouvre la porte à l'exposition d'un grand nombre de personnes à une radioactivité non naturelle(..), faible mais non nulle."

"Valorisable"... Parce que le nucléaire le vaut bien, c'est ça ? On se croirait dans une mauvaise pub... A quand le débat citoyen sur la question, crénom de nom ?! Les Français payent pour les centrales nucléaires. Non seulement, ils ont le droit de savoir ce qui s'y passent, mais en plus, ils ont le droit de donner leur avis. Et, on le sait, il y a d'autres énergies à développer. Solaire, hydraulique, éolien dans certains coins, etc.

Alors le coup du nucléaire dans nos affaires courantes... ça commence à bien faire ! Une réunion était organisée lundi entre la Criirad et les services de Borloo... Affaire à suivre, donc. Pourvu que ça s'éclaire.

vignette issue de http://lecolporteur.wordpress.com
article de rue 89 sur le sujet
site du Criirad
pétition papier du Criirad

dimanche 17 janvier 2010

De saison...



Hier soir, j'ai glissé des touches de couleurs saisonnières dans un dîner... Et j'ai été saisie de la beauté de ces légumes, de ces couleurs flashy, et néanmoins 100 % naturelles, puisque mes légumes viennent de l'AMAP, donc direct de chez l'agriculteur bio. Ces fuschias, bleus, violets des betteraves, choux rouges et oignons rouges m'ont épatée. Rouge vermeil, merveille !

J'ai composé une salade de betteraves crues, rapées, déposées sur lit d'échalotes, de vinaigrette avec une pointe de crème, et de lardons juste revenus... Ceci pour accompagner des toasts de pain d'épice chauds avec tranchettes d'époisses fondues... Puis une compotée de choux rouges, pommes et oignons, revenus et laissés à confire avec du laurier et un bâton de cannelle, a soutenu le rosbeef, les pommes de terres fondantes et les panais sautés... Toutes ces saveurs, tous ces aliments sont locaux et de saison, et c'était un bonheur !

Du vin bio complétait ces mets, et j'ai eu une pensée pour ce bête procès... Des producteurs de raisin traînent le MDRGF devant le tribunal, pour avoir osé "déformer", selon eux, des informations sur l'utilisation abusive de pesticides sur les raisins, en parlant, par exemple de "contamination" pour dire pesticides=danger. Or l'association s'est basée sur un rapport alarmant (selon lequel 99,2% des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides) pour alerter l'opinion. Quant aux termes utilisés ou non, il en va de la liberté d'expression, et il y a de grandes chances que l'association ne soit pas condamnée.
Du moins, on espère bien !

Alors que cette histoire de raisins résonne et fait raisonner, je pense à Rohmer et à ses raisons que le coeur de tous ne connaissait pas forcément. Pourtant, ces films m'ont toujours interpellée, touchaient une petite corde sensible, qu'ils faisaient vibrer dans leur aura. Hourrah Rohmer, même mort ! Et vive son style bien à lui, et ses films frais et gais, moqueurs et intelligents. Et même si ce n'est pas la saison, je finis avec cette bande-annonce-là...
Car de l'hiver à l'été, parfois, il n'y a qu'un film...

samedi 9 janvier 2010

Ondes de choc



En ce début d'année morose et neigeux, moi, j'ai le complexe du flocon. Du petit flocon qui tombe, s'accroche à une veste moltoneuse et se love, au chaud. Dans un cocon. Puis se liquéfie. Je reste dans mon nid douillet. Mais pour ne pas fondre de flemmardise, j'ai ma petite parade en tablettes. Un ou deux carreaux de chocolat, noir forcément, et hop !, me voilà revigorée... parée.

Non, je ne suis pas barrée, ça se sait que le chocolat contient bien des substances pour nous stimuler : de la caféine, de la théobromine. Et de la phényléthylamine, bon antidépresseur. Et de l’acide oléique (acide gras mono-insaturé) que l’on trouve également dans l’huile d’olive, et des anti-oxydants (flavanoïdes) qui contribuent au bon fonctionnement de notre système cardio-vasculaire. La teneur en magnésium est excellente, celle en fer un peu moindre mais néanmoins présente. Excitant, non ? D'ailleurs, il paraîtrait que les femmes aimant le chocolat auraient une meilleure vie amoureuse... Avis aux amatrices.

Evidemment, on préférera un chocolat très noir, riche en cacao (au moins 50 %), avec moins d'additifs qu'un chocolat au lait, plus lourd. Evidemment, on préférera le chocolat bio ou artisanal, garanti sans lécithine de soja, sinon c'est "OGM garanti". Car, même si le commerce équitable a favorisé des pratiques durables et éthiques sur les plantations de cacao et mis un terme aux revenus faibles, au travail des enfants, à l’utilisation exagérée de pesticides, à la déforestation et à l’appauvrissement des sols, il ne garantit pas une non-utilisation absolue de pesticides sur la plante, puis d'OGM dans sa fabrication. Donc le mieux, c'est bio et équitable. Ou, encore une fois, artisanal. Mais artisanal de chez l'artisan, pas du supermarché ! Donc il faut connaître. Encore que... le tout est encore et toujours de bien lire les étiquettes.

On m'en a ramené de la maison Daranatz à Biarritz... dans de jolis emballages colorés, il retient son parfum... avant de fondre dans ma bouche où il diffuse son onde de choc, son onde de chocolat. Et me regonfle à bloc. Pour affronter le froid ad hoc.
Alors, comme dirait Chabrol, "merci pour le chocolat" !