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mercredi 28 janvier 2009

Glagla, bling-bling et Obama


Photo : http://img.jamespot.com

Par ces froids hivernaux, ça y est, la Maison Blanche a officiellement investi de ses pouvoirs son président noir… Quant est il de sa verdure ? Ecolobama ?

Malgré la froidure, il y avait foule lors de l’investiture. Le blizzard n’a pas empêché Bush d’applaudir en gardant ses gants.. . Bizarre. Qu’il s’agisse de gants ou de chaussures, Bush a toujours l’esprit mal placé. Après des pompes en pleine face, le voici à ses deux mains et ses lendemains qui déchantent. Il aurait pu frapper du pied ! Exit Bush, donc.

Obama, donc a pris le pouvoir à bras le corps et annoncé avant-hier son intention de ratifier, enfin, le protocole de Kyoto. A l’appui, un discours musclé, critiquant vertement la politique de Bush, et des actions concrètes : Barack Obama a demandé à son gouvernement un réexamen immédiat du refus opposé par l'administration Bush à ce que l'Etat de Californie (celui du Terminator écolo) impose ses propres règles, plus strictes que celles de l'Etat fédéral, pour limiter les émissions automobiles de gaz à effet de serre.
Il a aussi demandé à son administration de faire en sorte qu’une loi de 2007 sur la consommation de carburant s'applique aux véhicules dès l'année 2011. La loi imposait que le parc automobile américain affiche d'ici à 2020 une consommation moyenne de 35 miles au gallon (plus de 56 kilomètres pour 3,78 litres), mais les règles d'application n'ont pas été publiées. Concret, Obama. On attend la suite.

Et Sarko dans tout ça ? Parce que c’est bien joli, mais M. S. se sent délaissé. Obama lui vole la vedette. Et Nicolas d’ajouter que s’il avait déployé en France le 10e du faste américain lors de la cérémonie d’investiture, qu’aurait-il entendu. Que répondre à ça ? Que la France n’est pas l’Amérique ? Et surtout qu’en matière de fric on ne va pas le plaindre, non. Peut-être d’ailleurs que si on n’entend rien, en France, c’est « qu’on nous cache tout, on nous dit rien ». Car sans le Canard Enchaîné, comment saurait-on que ledit pauvre petit président s’est octroyé une rallonge de 9,2 millions d’euros en fin d’année 2008 ? Une « autorisation d’engagements », normalement votée par le Parlement, mais là passée grâce à un décret cosigné par Fillon et Woerth… Il est étonnant de la ramener après ça. Mais personne ne le sait et c’est vrai, après tout, que risque-t-il ? D’être définitivement gelé dans une image d’incompétent, tout au plus.
Du bling-bling au glagla, il n’y a donc qu’un pas. Et vice versa.

Ca me rappelle un dialogue hivernal entendu dans la rue. Un gars s’étonnait des basses températures et des implications sur les voitures (problème de démarrage, etc.) . Et d’expliquer à sa copine : « Tu vois, je suis monté dans la tienne, il faisait moins 5, puis dans celle d’Etienne : moins 5 aussi ! C’est dingue ! »
Glagla, bling-bling : quand en on finira-t-on avec le blabla ? A la Saint Gling-gling !

mardi 6 janvier 2009

Et après ? Et avant… Pffff !

A l’avant-première de « Et après », le film de Gilles Bourdos avec Romain Duris qui sort le 14 janvier, je n’étais pas la dernière à arriver… Et donc à attendre… Et avant ?
Eh ben, ça fait longuet, quand même, une heure à guetter l’entrée en scène de l’équipe qui donne le feu vert de la projection de leurs exploits. Et il faisait chaud dans cette salle ! Autant dire qu’enlevé les quelques couches que j’avais superposées pour affronter le vrai hiver qui nous enveloppe (et faute de faire la marmotte, je fais l’oignon), je suis arrivée à l’ultime couche montrable et néanmoins chaude… Le système de climatisation-chauffage était-il défectueux ? Mal géré comme 90% de ces systèmes ? Ou prévu pour que la jolie Evangeline n’ait pas froid, même en haut dénudé ?

Car Evangeline Lilly, l’héroïne de « Lost » était de la partie. Avec Romain Duris, et John Malkovich, ils sont les trois acteurs principaux. J’ajouterai quand même une mention pour Pascale Bussières, qui joue Anna la Russe. Ils sont tous bons, mais la vraie star n’est pas celle qu’on croit… « Malko » donne à ses répliques un peu répétitives une ambiguïté et une profondeur telle qu’on est captivé. Le film est beau, avec de beaux plans et de magnifiques paysages. L’histoire ? Elle se tient. Malgré tout. Même si elle lasse par moments, la trame est bien menée. Jusqu’à la fin. Je n’en dirai pas plus, évidemment, je vous laisse sur votre faim.

Pour ne pas feindre le rapport de cette chronique avec l’intitulé de ce blog, une réflexion me vient : à sa manière de filmer (magnifiquement, certes) la nature comme un Eden oublié ou souhaité, le réalisateur m’a fait réaliser que beaucoup d’entre nous ont développé cette idée. A force de vivre en ville, les citadins se déconnectent de la nature… et l’idéalisent. Et en oublient leurs liens -et leur responsabilité- avec et envers elle. C’est aussi bête, enfin humain, que ça.

Et après « Et après », à la soirée VIP, j’ai bu quelques BIP ! Censuré, vous saurez pas. Et en sortant, surprise, j’ai battu un pavé encore blanc. La neige y a tenu. C’est vrai que le réchauffement climatique n’est pas toujours perceptible… Mais néanmoins présent… Un peu comme un certain halo dans le film…

dimanche 4 janvier 2009

Coup de sang, coup de sangliers


Photo : www.paperblog.com

Sanglier y es-tu ? A Berlin, les enfants ne jouent plus au loup, mais à la laie… Et pour de vrai ! Ils ont réellement peur de s’approcher des bacs à sable au risque d’être la cible des mères des marcassins qui envahissent les aires de jeu. Une nouvelle ère de jeu ?

Depuis quelques années déjà, les sangliers ont envahi Berlin. Le réchauffement climatique a permis à l’animal de doubler son rythme de reproduction (un peu comme pendant les vacances d’été pour l’homme)… Et les laies accouchent donc plutôt deux fois qu’une chaque année ! Bonne année, les laies ! Laids, les petits marcassins ? Non, plutôt mignons… Mais grognons ! Et ils prennent leurs aises. Alors les gens prennent les ailes à leur cou quand ils en croisent un, voire plusieurs, petits ou grands, au détour d’une rue… Ou d’une route. La routine, à Berlin.

Quelques centaines d’accident de voiture sont causées par les sangliers évadés des bois alentour. La région de Berlin leur offre un met privilégié : le maïs. Corn à disposition pour bête sans cornes. Mais à défenses… Défense de passer, « no passaran ! », crient les sangliers ! Ils font la loi, logent dans les immeubles désaffectés, les quartiers résidentiels. Pas bêtes, ils se nichent dans la foule quand ils sont poursuivis par les chasseurs.

Car la chasse est ouverte. Plus de 7000 têtes peupleraient la capitale allemande… Ca sent le gibier ! Et la mairie a interdit aux habitants amoureux des bêtes de leur donner à manger. Mais ceux qui sont tués sont-ils mangés ? Ce ne serait pas perdu pour tout le monde… Là où le monde perd des espèces à une vitesse accélérée, il gagne en surpopulation d’autres espèces… Equilibre ? Précaire… Instable.

Dans le bac à stable des espèces, j’aimerais construire un château en Espagne, une arche de Noé en kit ou un zoo géant à espèces menacées. Mais le mieux, ce serait ptet quand même de veiller sur le grand parc naturel qu’est notre jolie Terre !
C’est fini, les fêtes, la dinde est mangée. Faisons donc les faisans de la faisanderie, plutôt que le dindon de la farce.

vendredi 2 janvier 2009

Nouvel An… Vertes et pas mûres…


Photo : www.banlieusardises.com

C'est une histoire banale… Une histoire de conversation volée dans le métro… Un peu mais pas trop, car je rêve de rêver la suite…

Elles discutent dans mon dos. Leur âge m'est égal, leur responsabilité est de tous les instants face à un monde en péril. Elles discutent mascara, puériles. Morceaux choisis, sûrement un peu ajustés mais pas trop.
" J'ai une drôle de tête aujourd'hui, quand même…
- Ben… T'es maquillée, pourtant.
- Ben… Ouais… Ah mais, c'est ça !
- Quoi ?
- J'ai pas mis mon mascara Dior !
- Ah, j'adore ! T'as du mascara Dior ?
- Ben ouais, depuis longtemps. J'ai du Guerlain aussi.
- Ouais, ça je savais. Mais Dior ! Quand je pense que moi, j'ai des mascaras pas chers…
- (faussement ironique) Mais toi et moi n'avons pas les mêmes valeurs !
- (faussement amusée) C'est sûr… Nous n'avons pas les mêmes valeurs…"
Elles rient et parlent ensuite de leur réveillon du 31.
Que dire ? Rien. Et pourtant… J'ai envie de chanter "Réveillez-vous !" de Keny Arkana à pleins poumons… De leur matraquer que ce qui compte, ce n'est pas la marque, mais ce qu'il y a dedans ! Que plus on monte en gamme, plus le nombre de composants nocifs augmente, que ce qu'on paie, c'est la marque, la pub et la comédienne qui l'a faite, mais qui, jamais au grand jamais ne se tartinerait de la-dite crème, parce qu'elle le vaut bien, qu'il est temps de se préoccuper de ce qu'il y a derrière les lumières de la rampe…
Je rampe… Je rame. J'étouffe presque une larme. De tristesse ? De rire ? Je ne sais plus. Clown triste, je réajuste mon nez rouge et aspire une lampée d'air. Sous les lampes néonnes du métro, j'erre. Je suis sortie à cette station, éphémère. Je change de rame. En station debout, je me laisse porter par la houle du wagon, du vague à l'âme. Je pense encore aux paroles de Keny Arkana "Changer le monde, commence par se changer soi-même".

C'est sûr. Même si j'aimerais, même si je voulais… Je ne changerais pas le monde. Je ne changerais personne. Que je m'occupe de moi, de ce que je peux faire et ce sera déjà pas mal. Le sourire me revient : la liberté, c'est bien de jouir de la sienne jusque là où commence celle de l'autre. J'ajouterais simplement que dans "l'autre", il y a la Terre aussi. Eh ouais, bêtement. Plus que jamais la Terre est allégorie. Et plus que jamais aussi elle préfère quand on rit. Franchement. Et l'esprit ouvert. En route vers 2010, via 2009, je dis donc : "Ouvrons-nous ! Ouvrons la verte voie vers un monde plus gai."
Bonne année Patchamama.