Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

lundi 16 juin 2008

Tombent les grèves

Debout sur la grève, j’observe les grèves.

SNCF, routiers, chaînes publiques radio et télé, journalistes, pêcheurs, agents portuaires … Tous les jours, une nouvelle bonne raison d’arraisonner. Et d’assaisonner la vie des concitoyens : blocages en tous genres, manifs, manip’ des médias… La sauce prend là. Car on en génère du hiatus, on en veut du conflit de canard. La société, les gouvernements, nous cuisinent comme ça, maintenant.

Jetons l’éponge. Jetons les ponts entre les dérives. J’aimerais vrombir, comme ces moteurs hybrides, passer à la vitesse supérieure. Car la guerre du pétrole n’aura pas lieu, c’est un non-sens : « On n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens, il faut qu’on avance ! », chantait Souchon. Soufflons que si… Parce que du pétrole, il y en a encore, de toute façon. Et qu’on peut faire sans. Dans l’autre sens, oui, parce qu’on va bien être obligés de reposer sur nos lauriers une couche de terre pour replanter, refaire, réessayer. Revenir à nos lauriers, nos thyms, nos tomates vertement arrosées, artisanalement bichonnées. L’huile de coude peut-elle faire tourner la société ?

L’huile de colza, en tout cas. Et de palmier, de tournesol : ça décolle. Biocarburants dits de seconde génération, car estimés plus aptes à réduire les effets de serre que les prédécesseurs, à base de bois, feuilles, paille… Un feu de paille ? Je veux… Car pour extraire toutes ces huiles, on massacre les essences… Les bois charnus et essentiels de l’Amazonie, de l’Indonésie. On fait fi des forêts pour les remplacer par des champs de canne à sucre ou de colza. Ca colle pas. Quelques huiles manifestent leur désaccord… On souffle dans le cor qu’on va mieux faire. Et on compte les corps, encore : feu les forêts qui ont souffert !

Fer de lance des moteurs nouvelle génération ? Les moteurs hybrides, j’en parlais, conjuguent un moteur thermique ou électrochimique avec un moteur électrique. L’objectif est de consommer moins de C02. Micro Hybride, Mild Hybrid, hybrides parallèles, hybride série et plug-in Hybrid : il ne s’agit pas là de nom de milk-shake mais de technologie automobile. Beaucoup de bruit pour rien. La plupart des hybrides consomment encore beaucoup de carburant et notamment… les 4x4 ! Ce qui ne les empêche pas de bénéficier d'incitations fiscales dans des pays comme la France… Ca fait froncer les narines. On n’est pas prêt d’arrêter de polluer. On essaie juste de polluer moins.
C’est moins que bien mais c’est plus que rien.

Et les grèves dans tout ça ? Elles sont là pour essayer de freiner : la privatisation toujours plus forte, l’assèchement des réservoirs de solidarité, la paupérisation accélérée… Mais la machine sociale ripe, c’est vrai que ça donne envie de riper à toute allure. Mais tout à l’heure, faudra revenir : le train n’est pas en gare. Gare à nous : chaud devant !

     

vendredi 13 juin 2008

Orange, ô désespoir !

S’il me reste encore du jus, écrire. J’ai perdu ma carte orange.

Oui je sais, elle fera bientôt office d’antiquité, on nous le répète sur les ondes souterraines. Mais quand m’aime, elle me servait… Et je la perds sans y avoir noté mon numéro, en début de mois, évidemment, sinon c’est pas drôle. Serais-je en fin de moi ? Moitié femme, moitié blaireau, la chimère n’a plus de tête. Tête en l’air, je lève la tête et je vois…
Des papillons et des abeilles que les pesticides tuent-rlututu, des hirondelles qui ne reviennent plus-rluberlu. Bof, pas de quoi faire une comptine, en fait. Pour faire la fête, suivre la quatre voies, elle mène direct à l’océan, ils ont fait une route sur la colline, sous le goudron, la plage. Je construis des châteaux en pagne et je regarde l’horizon, orange.
Je fonce. Retour à la case départ, oie blanche, je me retrouve en lettres capitales, à Paris. Eviter le puits, sortir du tunnel, Lady Di m’en dira tant. Tous les jeudis, dis, je brûle les planches en un rien de temps. Je brûle, orange.
Pour conserver mon intégrité, je dis aime la nature et je jure par tous les oursins que nous sauverons les cétacés. C’est assez ! Essayer. Y croire. Boire le jus de l’oursin, orange.
Pour préserver l’altérité, j’arrête de vouloir l’autre changer. J’ai chanté juste et faux, j’ai rangé mes fausses infos, pas de quoi casser trois potes à un connard. L’erreur est terrienne, l’humain émane sous l’horreur. Dans la manne, aigreur. On souffre, on souffle, on siffle. On en veut plus, du pouvoir d’achat, pouvoir être un chat, pouvoir appeler une chatte une chatte sans que les gens voient rouge, orange.
L’Euro du foot a commencé. D’aucuns sont vissés, d’aucuns s’en foutent… Je fais plutôt partie de la deuxième catégorie… Comme allégorie, je propose le carton… orange.
Enfin, arrêter de vouloir dans la force changer. A la place de « je me bats pour », je dis « j’œuvre pour ». Et le ciel s’éclaire. Le ciel, les oiseaux, et ta mère. Amère, je préfère dire amour et saluer l’univers. Il est temps d’une pause, entre stagnation et accélération. Le feu passe à l’orange.
Dans ma boîte aux lettres… Ma carte orange. Le coupon y est, vierge encore. Comme quoi mes voisins… Comme quoi les gens ne sont pas des chiens, ou le contraire, je sais plus bien… Comme quoi l’espoir est permis… Sur la case blanche, j’écris mon numéro, en orange.

     

mercredi 11 juin 2008

Quand la Terre tremble

La Birmanie, la Chine, la Grèce… Va falloir graisser la machine, sinon ça va être pour nous, le machin. La Terre hoquète, elle vomit ses bidules : son moyen de dire à Dudule de rembarquer ses tics et ses trucs.

Vous comprenez rien ? Normal, personne ne sait plus bien. On sait que la Terre tremble, qu’elle a des attaques, qu’elle se gratte les plaques, ploc, ce qui fait choir les bâtiments mastocs. Toc. Et l’homme baisse son froc. La Terre a mal, ça lui provoque des ondes de choc, des vagues à l’âme qui recouvre tout et qui font flop. Une flopée d’homme est emportée.

Et la Terre s’emporte, « comme une boule de flipper qui roule »… (désolée pour la référence) Mais qui tient donc les mannettes de la « machine à boule », comme on dit au Québec ? Qui traumatise ainsi notre belle planète, la faisant vibrer, de droite et de gauche, sans savoir où tirer, en espérant toucher le pompon. Le pompon du marin sursaute sur son béret quand il voit arriver la lame de fond, il en a la larme au front. Océans, mers, montagnes, volcans, rivières, les éléments s’activent et c’est la dérive… Des continents, des sentiments, des boniments… La fin d’une ère ?

Dans quel état j’erre, me demande-je souvent. Quelque part entre terre, ciel et air. Et le ciel gronde dans le sud de la France, et l’air est saturé d’humidité froide… Glagla, je ne voudrais pas vous gluer le moral, mais il ne fait pas bon être prolé-terrien en ce moment… Pour élever notre con-dition, on peut toujours essayer de se faire plus humain, en espérant que ça donnera envie à l’univers de reprendre les choses en main. Main dans la main, avec nous. A deux pieds joints. Vivement demain.

     

dimanche 8 juin 2008

Lou-phoque

Tous les ans, c'est la même rengaine. Et chacun dégaine. Son gourdin ou ses arguments...
...au final ça va mal. Mâle, femelle, c'est égal. Mais, touchez pas aux bébés. Les blanchons, blancs comme neige, ne feraient pas de mal à un mioche. C'est presque à coups de pioche que leurs parents se font massacrer, mais eux seront saufs. Sauf votre respect, je ne sais que penser !

Chassons les phoques !, disent les uns, Phoque les chasseurs !, disent les autres.Aux Iles de la Madeleine, au Canada, il paraîtrait que les phoques sont en expansion, qu'il y en aurait plus que dans les années 70. Ils auraient à bouffer, eux. Parce que sinon, niveau banquise, c'est plutôt un peu partout de la glace nature, ça tient plus du frigo vide, que connaissent bien les étudiants. Etudions donc la question : peut-on tuer les phoques comme on tue, ailleurs, les moutons, les chasseurs assurant leur méthode indolore (validée par le comité vétérinaire canadien !), dans les zones où il y en a encore beaucoup ? Coup de poker assuré, rappelons-le, puisque la peau est vendue pour les fourrures russes et asiatiques, la graisse destinée aux cosmétiques, donc à rougir les lèvres de madame Tout-le-monde ou madame de Fontenay, comme vous voulez. La viande est consommée sur place. Le phoque c'est leur madeleine de Proust à eux, les Madelinots : ils ne jurent que par son odeur de pneu crevé. Aussitôt tous tués, ils se languissent de la prochaine saison où l'animal fera son retour.

La chasse est une activité pratiquée par biens des hommes et qui me laisse perplexe.Prétexte numéro un : se nourrir. On ne manquera pas de rappeler à l'écolo que je suis que les animaux se chassent entre eux… Certes… Certes. Néanmoins, il me semble que les hommes qui chassent en tirent du plaisir. Ah ! Immobiliser la proie innocente, la frapper à mort, lui enlever son pyjama à doublure rouge, mordre la pomme d'Adam à pleines dents (les phoques ont-ils une pomme d'Adam, au fait ?). En un mot : dominer, achever, tuer, maîtriser. Oui, ça fait quatre, mais pour César en conquête rien n'est trop beau. Et en rentrant, Toutou aura mieux que du César à manger et Mimine en aura pour son grade, son mâle fort de sa virilité retrouvée voulant lui en faire tâter. Je divague… Mais j'ai du vague à l'âme quand on mutile les âme, emportées par les vagues. Et pourtant, quand les Inuits tuent des phoques, on trouve ça plus facilement normal. A part qu'eux ont de moins en moins de gras à se mettre sous les canines, les poissons qui nourrissent leurs phoques étant en disparition. Le monde est mal fait, dira-t-on. Moi je dis que c'est plutôt l'homme. Quand un soi-disant défenseur des phoques déclare que la mort de chasseurs embusqués dans les glaces n'est pas grave, on tombe bien bas. Quand pro-phoque devient provoque.

Pendant ce temps, c'est sûr, la glace a encore gagné. La nature demande à l'homme : t'es qui, là ? Et l'aime bien frappé.