Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

lundi 23 janvier 2012

Net Wars, la guerre de la Toile



Blackout, attaque, FBI, contre-attaque, Anonymous... Le vocabulaire est percutant et il s'agit bien d'une guerre.
C'est la guerre de la Toile. Retour sur les épisodes de Net Wars.

Sopa et Pipa sont sur un bateau... et mettent le feu aux poudres.
Ces petits noms sont ceux qui désignent respectivement le projet de loi d'anti-piratage sur Internet (Stop Online Piracy Act) et celui sur la protection des adresses IP (Protect IP Act), débattus jeudi devant le Congrès américain.

Combattre les pirates comme prétexte.
Et Google, Wikipédia, Twitter et Yahoo font le blackout. Car ces textes, s'ils passent, permettraient aux autorités de fermer à leur guise tout site soupçonné de piratage.
Et la liberté du Net prendrait l'eau, happée par les sirènes du contrôle.

Avaaz sur tous les fronts.
Flairant le danger, le 19 janvier, le site qui met le paquet sur les pétitions citoyennes, a récolté rapidement plus d'1,2 million de signatures qu'il présente au Congrès. Celui-ci revoit sa position et s'oppose au texte.

Le FBI coule Megaupload.
Le 20 pour la première fois de l'histoire du Net, le FBI bloque l'accès à un site et à ses dérivés. Ne pleurons pas trop sur Megaupload et son dirigeant mégalo qui s'est rempli les poches en faisant payer un abonnement pour avoir accès à des fichiers piratés...

Mais attention aux dérives !
Car cette puissance de frappe ne doit pas servir à désactiver tout site que la Maison Blanche jugerait suspect. Les textes de loi doivent être bien plus cadrés et spécifiques et il y a d'autres manière de protéger le droit d'auteur.
Sans entraver la liberté d'expression et d'échange des internautes !

Les Anonymous protestent.
Pour ces raisons-là et pour démontrer leur potentiel sûrement, les hackers d'Anonymous ont contre-attaqué en bloquant temporairement les sites du FBI et de la Maison-Blanche et aussi celui de l'Elysée qui s'est un peu vite réjoui du démantèlement de Megaupload.

L'Europe en veille.
Et si la France s'est dépêchée de dire bravo, c'est de la Commission européenne (une fois n'est pas coutume...) qu'est venu un rappel au sérieux et au discernement.

Les citoyens en réveil.
Pour péreniser l'abandon de la loi, il faut maintenir la pression citoyenne car certains membres du Congrès veulent la reproposer : "elle est passée par ici, elle repassera par là"...
Ce qu'il nous reste à faire ? Signer la nouvelle pétition portée par Avaaz.

Et rester connectés !

     

dimanche 1 janvier 2012

En 2012, let's reboot !


cette oeuvre de Street art vient du site Street Art Utopia
où je vous conseille vivement de jeter un oeil et même plusieurs !



Rebooter : désigne l'action de redémarrer un système après un crash. synonymes : réamorcer ou redémarrer.

Que se passera-t-il exactement en cette année 2012 ? Tout est possible, rien n'est certain.
Ce qui est sûr, c'est que les changements cosmiques auront un impact sur la Terre et sur l'homme. De quelle grandeur, de quelle nature ? Qui vivra verra.

Et qui ouvrira son esprit à ce qui l'entoure aura peut-être plus de chance de se sentir humain...
Car en 2012 on ne reboote pas seulement l'Univers, mais l'homme !

Il est temps d'arrêter la consommation aveugle, le pillage des ressources naturelles et le remplacement de la connexion à notre environnement par la connexion virtuelle.
Ce n'est pas moi qui prônerais le retour à l'âge de pierre non plus : mais diantre, apprenons à relier les choses !

Ouvrons nos yeux, nos coeurs et transmettons dans la bonne humeur !

On se booste et on reboote ! Joyeux 2012 !

     

dimanche 25 décembre 2011

Fête des lumières...


Photo : © Vincent Paulic
dont j'aime beaucoup les photos à voir sur son site

En décembre et jusqu'au solstice d'hiver, le 21, les jours raccourcissent, la nuit augmente...

Marquant traditionnellement le jour du solstice justement, la fête des Lumières est aujourd'hui célébrée le 13 décembre, jour de la Sainte-Lucie, dans les pays nordiques et en Italie.
Qui a dit que les vikings et les veuves siciliennes n'avaient rien en commun ?!

Outre les processions en lien avec Sainte-Lucie, les villes et foyers se parent de bougies, célébrant la lumière retrouvée au vu des jours qui rallongent.
Ces célébrations trouve des résonances dans la Fête des lumières qui se tient à Lyon le 8 décembre bien que l'origine religieuse soit différente et en lien avec la Vierge.

Noël avant d'être la fête de la naissance du Christ était une fête païenne louant la naissance du soleil... celui qui allait à nouveau inonder les jours de ces rayons salvateurs...

Alors dans les grands banquets et beuveries, n'oubliez que tout ceci a bien un lien avec l'astre qu'est notre Terre. Et trinquez à sa santé...

Bonne fête des lumières !

     

vendredi 23 décembre 2011

Dur dur l'après-Durban


Photo : L'Age de glace 4... Scrat en bave !

A l'heure des bilans à l'issue de la conférence sur le climat qui s'est déroulée en Afrique du Sud, il est difficile d'être optimiste... et pourtant rions un peu !

Ne serait-ce que parce que ces conférences au sommet sont de grandes blagues...
Deux semaines d'âpres négociations pour aboutir à une promesse de renégociation en 2015 qui cette fois donnerait lieu à un accord qui serait contraignant. Dans l'art de noyer le poisson, on atteint des sommets !

Le protocole de Kyoto visant à réduire de manière contraignante les gaz à effet de serre des pays industrialisés ne comptait déjà pas les Etats-Unis dans ses signataires. Et voilà que le Canada prend lui aussi la porte des vestiaires.
Le problème, c'est qu'il n'y a pas qu'eux qui peuvent se rhabiller.

On est tous dans le même T-shirt et gageons qu'à l'avenir il va devoir être solide pour faire face aux tensions multiples provoqués par les échauffements. Eux-mêmes dus au réchauffement.
Car pendant ce temps-là, tic-tac le climat...

Réjouissons-nous.
A Durban, les nations ont quand même reconnu qu'il y a un écart entre les engagements actuels et ce qu'il faudrait faire pour limiter le réchauffement à 2°C maxi, seuil à partir duquel les conséquences de ce réchauffement risquent d'être impactantes.
Dans ce genre de réunions, on aime les euphémismes et on sait s'en servir !

Ca permet de masquer le vide des accords. On finit donc sur un "bon pour accord".
Circulez encore plus, y a rien à voir. A décider un autre jour.
Vers 2015 donc. Et alors à ce moment-là, promis juré, l'accord sera contraignant et efficace.

En attendant, le prochain sommet de la Terre sera à Rio, en juin prochain. Alors "Si tu vas à Rio, n'oublie pas, les négoc' c'est chaud" ! Dadadi dadada
Et riora bien qui riora le dernier.

     

lundi 28 novembre 2011

Touffe verte, pub, etc.



Enfin quand j'ai dit hier que j'allais revenir aujourd'hui sur "des aspects plus abstraits", ce n'était pas si abstrait que ça.
Cela a rapport au fait de parler de certaines marques sur ce blog.

Soyons clairs : si je soutiens de temps à autre des marques qui se démarquent par leur démarche durable (alitération en d, ça vaut cher en littérature !*),
je ne conçois pas ce blog comme une vitrine green et ne donc peux pas relayer toutes les initiatives dont on m'informe...

Qu'il y ait de plus en plus d'alternatives éthiques, green, bio, durables, équitables ou tous les noms qu'on voudra bien leur donner, je trouve ça génial.
Que mon blog attire de plus en plus de lecteurs et compte même des fidèles, cela me réjouit.

Que dans ce contexte, on me fasse passer des infos sur des projets qui se montent, des boîtes qui se créent, des marques qui se déploient, c'est bien, ma foi (la rime, même foireuse, ça vaut cher*).

Mais quand certains parlent purement et simplement "d'utiliser mon site" pour mettre en avant leur enseigne, je trouve ça un peu abrupt.
Ce blog n'est pas destinée à faire de la pub, ce n'est pas mon créneau.

Parce que, déjà, consommer mieux, c'est aussi et d'abord consommer moins.
Et parce que ici, je donne des infos à ma sauce, développe des réflexions, partage des coups de coeur ou de gueule.

Et surtout parce que j'aime la liberté de ton inhérente au principe du blog... et comme c'est le mien, c'est mon ton, si c'est le tien, c'est ton ton !
Bah oui, c'était tentant pour quelqu'un qui aime les jeux de mots...

Revenons à nos moutons.
Bêêêê, disent-ils, "Bêêêrk, on n'aime pas trop les gens qui cherchent à "utiliser notre site"" (double guillemets, là ça vaut carrément très cher*)... enfin, c'est une image, hein, les moutons ne connaissent pas le sens du mot "site", qui pour eux correspondrait au mieux à l'espace herbeux où ils piétinent.

Entendons-nous. Des échanges de liens et de bons procédés peuvent se faire.
Je suis juste pour le gagnant-gagnant... dans la cohérence. Et pour avoir ma liberté de choix.

Si on me propose des produits à tester, je ne refuse pas.
Mais il est nécessaire que cela ne m'engage ni à écrire un article, ni à n'en dire que du bien le cas échéant !

Très bêtement, La touffe verte n'est pas une façade... en somme, je blogge comme je suis.

Et même, je blogge donc je suis. Ce qui se passe. Et je fais passer.


*si vous vous demandez à quel jeu mystérieux ces figures de style plus ou moins scabreuses peuvent valoir des points, j'ai envie de dire : "inventons-le" !

     

lundi 7 novembre 2011

G vain


Photo : www.cardstacker.com

Le château de cartes financier tremble sur ses fondations.
Et si les sacrosaintes banques parviennent encore à sortir de leurs bourses de l'argent virtuel pour proposer de "racheter" par exemple la moitié de la dette grecque, cela revient à changer quelques cartes usagées par d'autres mais ne renforce pas l'ensemble de la structure.

Dette grecque : as de coeur ?
On en rêverait : faire semblant de croire que par un bel élan de solidarité et de coeur, les autres pays européens, France et Allemagne en tête, main-dans-la-main-mais-couteau-dans-le-dos-on-ne-sait-jamais, ont "sauvé" la Grèce, l'Europe,- que dis-je, le monde ! - du gouffre. Sarko la bouche en fleur nous ferait presque pleurer.

Ou de pic ? Ils ne s'y attendaient pas, les sauveurs, à ce que le premier Ministre grec les renvoient dans leurs quartiers en proposant un referendum pour valider ou non cette proposition. L'idée s'est retournée contre lui et ses jours de gouvernance sont comptés, mais la pique était là.

G 20 : roi de trèfle ?
Ou comment les dirigeants veulent nous faire avaler des nèfles.
"Les pays développés s'engagent à adopter des politiques de nature à renforcer la confiance et à soutenir la croissance, et à mettre en oeuvre des mesures claires, crédibles et ciblées pour rééquilibrer leurs finances publiques."

Ou le G vain dans le texte... Comment toutes ces mesures sont "en train d'être prévues d'être mises en place"... un jour peut-être.
Et bien sûr pour la fameuse taxe sur les transactions financières prônée récemment par Sarko, il faudra repasser. Pas sa faute, hein, n'ont pas voulu les méchants Américains.

Ballet Sarkobama : valet de pic ?
Ou comment faire des claquettes pour faire oublier la vassalisation de la France...
Franchement, il vaut mieux aller voir The Artist !

Politique de rigueur de Fillon : 2 de carreau ?
2, c'est la note qu'on peut mettre au tandem Sarko-Fillon pour la cohérence de ses actions. Réussir à maintenir qu'augmenter la TVA, les impôts sur les revenus du capital ne contredit en rien la "non-augmentation généralisée de la fiscalité", c'est osé ! Mais ça passe mal.

Et encore une fois, en pleine crise d'un système financier et au-delà des valeurs de la société occidentale en entier, qui est supposé se serrer la ceinture, se tenir à carreau ? Les con-tribuables uniquement.
Et la réduction du budget de la défense ? La réduction des effectifs douaniers au lieu de les renforcer et déniant au passage l'espace Schengen ? La réduction du budget alloué à des supercheries comme le vaccin contre la grippe aviaire qui a fait perdre des millions à la France ? Tout cela, bien sûr, on n'en parle pas...

On devrait plutôt réduire encore le nombre des profs et affaiblir l'éducation déjà pas aidée... Histoire que les gens avalent plus facilement que changer trois cartes donne forcément un bon jeu.

     

mercredi 2 novembre 2011

L'en-vert du décor : lettre ouverte aux théâtres parisiens



Il arrive souvent en ce moment qu’on me demande quand et où je vais rejouer mon one woman show écolo.
Eh bien, "Charlotte Normand se met au vert..." se met au vert justement !

Depuis quatre ans que je le tourne et le fais évoluer, il s’est frotté à bien des publics, a commencé à voyager et s’est fait remarquer par différents médias comme Arte, Métro, Madame Figaro, Ushuaïa TV ou L’Express.
Récemment j’ai obtenu via Biba le Prix des femmes du développement durable 2011 co-organisé par Mondadori et la Fondation Yves Rocher.

Ce prix m’a été donné car mon action de transmission écolo de manière drôle et décalée, par le spectacle et le blog La touffe verte, a été jugée "impertinente et pertinente" par le jury.
Et le prix correspond notamment à une dotation de 10 000 euros pour l’association qui produit le spectacle. C’est beaucoup. Et pourtant, au regard du travail effectué, du chemin parcouru et de l’investissement induit, ce n’est pas trop.
Et cela doit servir à poursuivre l’action engagée et monter de nouveaux projets, comme la pièce à trois acteurs que je viens d'écrire, toujours sur l'écologie traitée de manière légère.

Ce prix ne doit pas être dilapidé en trois coups de cuillers à pot en frais d’exploitation. Oui, les exploitants de salle parisiens portent bien leur nom. A Paris, dès lors qu’on possède un théâtre ou un lieu idoine, tous les coups de théâtres sont permis et surtout tous les tarifs.

Si Paris est la ville de tous les possibles, c’est aussi la ville de tous les excès.
Toutes les salles même les plus petites pratiquent le principe du Minimum Garanti par représentation, montant dû à la salle par la compagnie quoiqu’il arrive (et ce même si la recette est insuffisante). Il est de 80 à 300 euros en moyenne dans les salles de 50 à 80 personnes, et de 300 à des milliers d’euros dans les salles plus grosses, plus centrales et surtout plus renommées. Et une fois le MG atteint, après, il y a souvent encore partage de recettes avec la salle.

Pour les petites ou moyennes structures, présenter un spectacle de manière régulière à Paris, parmi les centaines de spectacles proposés, veut dire jouer dans une petite salle excentrée pour pouvoir rentrer dans ses frais.
Et verser les cachets (aux comédiens et aux techniciens), ce qui est loin d’être possible à chaque représentation.

Ainsi, j’ai joué dans la petite salle du théâtre Darius Milhaud (Paris 19e) de janvier à juin 2011, mais si j’ai pu commencer à avoir des cachets en mars, c’est grâce à l’argent rentré par la tournée du spectacle en province…
Oui dès que le spectacle est joué ailleurs qu’à Paname, on dit "qu’il tourne", ne cherchez pas.
Et là, au mieux les théâtres ou structures vous achètent le spectacle, au moins ils vous proposent un partage de recette de 50-50. Des dates sont d’ailleurs en train de se monter pour l’année prochaine.

Ainsi face à la providentielle province, la cupide capitale ?
Ce n’est évidemment pas aussi simple car le nombre incroyable de salles à Paris en fait un lieu de culture et de théâtre incomparable où tous les brassages sont permis. C’est là que les programmateurs de toute la France viennent découvrir les spectacles et c’est donc souvent de jouer à Paris qui permet aux spectacles de tourner ensuite.
C’est aussi là qu’il est possible de se lancer, dans des petites structures tremplin comme l’est le théâtre Popul’air où j’ai rodé le spectacle pendant deux ans.
Mais aussi attachantes soient-elles ces scènes tremplin sont aussi faites pour être quittées, pour évoluer vers d’autres sphères, dès lors que le spectacle gagne en professionnalisme et que l’on veut vivre de son métier.

Et c’est là que les choses se corsent pour les raisons évoquées plus haut.
Ceux qui parviennent à sauver la mise sont les boîtes de production qui peuvent investir dans des grosses campagnes de communication, dans le métro, sur le Net et sur les plateaux télé…
On est dans une époque de matraquage publicitaire et le théâtre ne fait pas exception.

Alors, certes le Prix des femmes du développement durable pourrait permettre d’amortir ce genre de frais. Mais recevoir un tel prix, qui récompense l’action et la cohérence, me fait m’interroger.
Car mon action s’est construite dans la cohérence, et si le spectacle s’impose de plus en plus comme impertinent et pertinent, c’est par son cheminement aussi.

Justement parce que j’ai obtenu ce prix je n’ai plus envie de payer pour jouer, mais de pouvoir investir dans le montage de nouveaux projets.
Justement parce que j’ai eu ce prix j’ai envie de jouer dans des lieux où travailler ensemble soit la motivation majeure, dans des conditions équitables pour tous.
Oui, j’ai envie que la pratique de mon métier de comédienne aussi soit durable !

Parce que j’aime ce que je fais, je suis fatiguée d’avoir affaire à des gens qui ne pensent qu’à leur tiroir caisse alors même qu’ils gèrent des lieux de culture.
Parce que j’aime ce que fais, je n’ai plus envie de traiter avec des gens qui ne pensent qu’à assurer leurs arrières, même si cela doit se faire au détriment des artistes… qui pourtant font tourner la boutique... J’en ai assez de cette vaste hypocrisie.
Ailleurs, il est possible de travailler en intelligence et ensemble. Cela doit bien être envisageable à Paris aussi.

Miroir, mon beau miroir, dis, où sont-ils donc ces lieux à Paris ?
Sésame… ouvre-toi !


Car par les retours réguliers que j’ai sur mon spectacle et sur mon blog*, je sais que mon one woman show écolo a de l’avenir et un potentiel de public.
Et j’ai envie de continuer à emmener les gens dans mon uni-vert pour les faire rire, leur faire passer un bon moment tout en suscitant, peut-être, des pistes de réflexion.

J’ai envie d’ouvrir des portes vers de nouvelles collaborations, c’est pourquoi j’écris aujourd’hui ce mot ouvert (faites la liaison, vous verrez).
Alors si vous êtes teneur d’un lieu et avez envie d’accueillir mon spectacle dans des conditions respectables ou si vous connaissez des lieux ou des gens qui pourraient être intéressés, n’hésitez pas à me contacter !

Je reste confiante et vous dis à bientôt on stage…


*le blog La touffe verte compte actuellement en moyenne 650 visites par jour

     

dimanche 9 octobre 2011

De Wall Street à World Street : les cités aux citoyens !



Voilà déjà des semaines que des groupes de personnes occupent divers places stratégiques à New York pour protester contre le capitalisme déshumanisé et la corruption de nos dirigeants.
De la Liberty Plaza à la Freedom Plaza, il n'y a qu'un pas ou presque qu'on franchi divers mouvements qui se passent le relais.

Les premiers étaient ceux du mouvement "Occupy Wall Street", puis d'autres comme "Stop the Machine, Create a New World" sont arrivés. Des people se sont joints aussi, c'était les conjoints pas cons du mouvement.
Mais qu'importe la chronologie, dans cette contestation, les derniers sont les premiers. Et de dernier il n'y a pas, car mieux vaut réagir plus tard que jamais !

Et ces gens, nos concitoyens pas cons, ont pris les devants en sortant dans la rue crier leur désaccord avec la déshumanisation du système et le pouvoir de l'argent envers et contre tous. En-vert et contre tout car évidemment, comme les gens, la planète trinque.
Ecologistes à la base ou pas, on voit bien dans ce mouvement que tous ceux qui veulent vivre dignement et en respect se rejoignent. C'est un mouvement global pour le global.

Evidemment les printemps des pays arabes ont ouvert la voie. Evidemment les pays arabes ont ouvert la voix.
Il y a eu des cris, du sang, des rires. Et il devra y avoir des effets, du mieux, de la vie.

Gageons que le tour de la France viendra... En attendant, il faut soutenir ceux qui sont en action en signant la pétition sur le site d'Avaaz.
Et à ceux qui rétorquent que signer une pétition en ligne ne sert à rien, je ne peux que rappeler qu'Avaaz était avec Greenpeace le lanceur de la pétition anti-OGM au niveau européen qui a recueilli plus d'un million de signatures et obligé les élus européens à la prendre en considération. Et si.

Dire que ça ne sert à rien et ne rien faire, c'est la porte ouverte à tous les excès... contre nous.
Penser très fort que faire un petit peu c'est déjà beaucoup, ça augmente la portée positive... et soutient ceux qui se bougent !

The show must go on, let's support it !

Comme disait Patrick Bruel dans un style hautement rebelle et philosophique (et même si sa vision mondiale se joue aujourd'hui surtout au niveau du poker) : "Tu dis que c'est trop facile, tu dis que ça sert à rien... mais c'est encore plus facile de ne parler de rien... Alors regarde ! Tu verras tout ce qu'on peut faire si on est deux"...

Et mieux, Patrick : si on était plein de chez plein ?!


La pétition à signer ici
Site d'Avaaz
Article de la Tribune de Genève

Et si vous n'avez toujours pas vu le super docu-fiction "Cleveland contre Wall Street", c'est le moment !

     

jeudi 6 octobre 2011

Remise du Prix des femmes du développement durable 2011


Avec moi sur la photo, deux Christine : Régnier, la rédac-chef de Biba
et Oberdorff, la journaliste d'Ushuaïa TV (cliquez pour agrandir)


La remise du Prix des femmes du développement durable 2011 a eu lieu mardi au musée du Quai Branly.

Je vous l'ai dit, ce prix qui récompense via les huit magazines partenaires des femmes qui s'engagent au quotidien pour le développement durable, que ce soit par une action sociale, économique ou de sensibilisation écologique.

C'était d'ailleurs très marrant de nous voir toutes les huit réunies, offrant un beau panel d'actions différentes et complémentaires pour la construction d'un monde plus vert et plus équitable... j'aurai l'occasion d'en reparler.

Pour ma part, c'est ma transmission écolo dans la bonne humeur a séduit la rédaction de Biba qui l'a décrite comme "impertinente et pertinente" et le Prix englobe l'ensemble de mon action spectacle / blog. Voici qui va me permettre de continuer à di-vert-ir !

En guise de conclusion, j'ai envie de vous copier le discours que j'ai fait... Voilou :

Bonjour. Merci beaucoup pour ce prix, merci à Ernesto Mauri et Carole Fagot de Mondadori et à tous ceux que j'oublient. Merci à Jacques Rocher. Merci évidemment à Christine Régnier rédactrice en chef de Biba.
Si j'ai bien compris, nous sommes toutes des ménagères*... En tout cas, en tant que fille, en tant que femme, comme c'est aussi le cas dans Biba, je me suis demandée ce que j'allais bien pouvoir mettre aujourd'hui...

De super marques équitables et écolos** pouvaient me prêter des habits mais rapport au temps, c'était trop chaud ou trop froid. Ah, ça maintenant qu'on a bousillé le climat, faut bien s'adapter !
Finalement cette tenue, à base de pièces de créateurs et sans aucun made in china, est directement recyclée... de mon placard ! Mais pour recevoir un prix des femmes du développement durable, je me suis dit que c'était à propos.

Mais, me direz-vous, la tenue la plus durable, c'est peut-être encore de ne rien porter ! Alors à un moment, j'ai pensé faire un strip-tease. Et puis je me suis dit "Soyons sérieux".
Quoique...

Mon credo, c'est l'écolo rigolo, celui qui transmet dans la bonne humeur. Comme vous l'a dit Christine, je joue un one woman show écolo et j'ai un blog aussi, La touffe verte. Biba m'a choisie, je dis Biba be loula !

Du coup, je me devais de faire un discours à la fois intelligent, spirituel et drôle. Ca commençait comme ça :
"I had a dream"... mmm, pardon : "J'ai rêvé"... - tout de suite, c'est beaucoup moins classe -
"J'ai révé d'un monde où vert rimerait avec terre, où étiquetable rimerait avec équitable, où humain rimerait avec demain, où écolo rimerait avec range-ton-vélo-Marco-les-voitures-roulent-avec-de-l'eau-et-de-l'eau-y-en-a-à-gogo !

J'ai rêvé... et je me suis réveillée... Dring ! Tic-tac, le climat, tic-tac, la planète, tic-tac !
Réveillons-les mes soeurs, réveillons-nous mes frères !
Réagissons pour que dans quelques années en se retournant sur nos mauvais tics, la seule chose à esquisser soit un joli mouvement de zygomatiques !"


* le sujet des ménagères de moins de 50 ans ayant été abordé, je l'ai recyclé ici
** les marques, c'était Ideo et bilum dont j'ai déjà parlé et Pampa&Pop dont je reparlerai car ce sont de magnifiques vestes en cuir, équitables et gaies


Présentation du Prix des femmes du développement durable 2011
sur le site de Mondadori

     

jeudi 15 septembre 2011

Y a pas de problème !


Photo Jeannie Longo : AFP Denis Charlet

C'est vrai, quoi, vous en voyez, vous, des hics, des hiatus, des couacs, des soucis ? Pas la queue d'un, tout juste des petits incidents et encore... le mot est dit du bout des lèvres.
C'est qu'il ne faudrait pas porter préjudice à la belle harmonie qu'ils nous construisent à grand renfort d'effet de manche... et de bourse.

Non, vraiment, déjà que Fukushima était à peine une catastrophe naturelle, ce qui s'est passé à Marcoule* cette semaine, c'est à peine un accident. RAS, rien de grave.
Un petit 2 sur l'échelle de Richter du nucléaire. D'ailleurs, cette échelle, vous pouvez même passer dessous avec un chat noir dans les bras, il nous vous arrivera rien, juré, craché.

Demandez aux gens qui travaillent sur place. A ceux qui oeuvrent encore au Japon. A la faune et la flore avoisinante.
Ah non, bien sûr, de rejets il n'y en a jamais : impossible ! C'est comme les OGM, ça ne contamine pas du tout les autres plantes.

Et ceux qui prouvent le contraire sont des menteurs. D'ailleurs, y a rien à prouver. Il suffit de dire. Et tout le monde suit.
Ils mentent et on suit. Jusqu'à ce qu'on essuie les plâtres. Et les usines nucléaires.

Non vraiment, y a aussi peu de problème de sécurité dans le nucléaire que de sportifs qui se dopent. Tout ça, c'est des foutaises.
Et Jeannie Longo, on la croirait tout droit sortie de "Brazil" de Terry Gilliam, mais c'est normal ! A 52 ans elle a les mollets gros comme les cuisses d'un athlète de 20 ans mais c'est qu'elle pédale ! Peut-être que c'est vrai, je l'avoue, je n'en sais rien...

Mais ce qui est sûr, c'est qu'on pédale dans la choucroute. On nage en plein délire. Et les bourses sont branlantes. Et la zone euro est en crise. De foi.
Et on en appelle à notre capacité de se serrer les foies, via des politiques toujours plus rigoureuses... quoique incohérentes.

Mais il n'y a toujours aucun problème, vraiment. "Jusqu'ici tout va bien"... tellement bien que je n'arrive pas à trouver le mot de la fin !


*J'aime bien l'article de Corinne Lepage sur le sujet
et aussi cette BD publiée par rue89 d'un journaliste qui avait visité le site en avril

     

jeudi 8 septembre 2011

En tournage dans un château en Bourgogne...



Je reviens d'une escapade en Bourgogne dans un château où j'ai tourné dans un petit court-métrage expérimental de nuit...

Oui, oui, c'est moi, là, au fond de cette grande pièce !

     

vendredi 26 août 2011

Avec la SNCF, c'est pôôôssible...



Ceux qui ont un peu plus de 20 ans aujourd'hui et qui ont connu les pubs de la fin des années 80 et leurs parodies comme celle des Nuls comprennent mon titre...
Comment ? Oui, d'accord, ceux qui ont un peu plus de 30 ans même !

Donc voilà, l'histoire c'était que quelqu'un demandait des choses apparemment impossibles (livraison en 24h, etc.) et le gimmick était qu'on lui répondait inlassablement "Oui, c'est possible".
Car avec la SNCF tout était possible... tout, même la construction d'un vaste service public indépendant des fluctuations du marché de l'emploi, a fortiori indépendant des fluctuations du marché boursier... Bon, c'était l'utopie des années 80, quoi.

Lundi matin, en revenant de mon expérience de Wwoofing (cf article précédent), je me suis retrouvée dans un TGV Nantes-Paris coincé à Angers pour cause d'inondation sur les voies.

Ben oui, les orages du week-end avaient été violents et avaient désamorcés les pompes qui d'habitude font le boulot... de pompage. Normal, pour des pompes.
Les Shadock l'ont toujours dit, quand on ne sait pas quoi faire, il faut pomper. Et là, il a fallu passer aux pompiers. D'où plus de temps nécessaire. D'où temps d'attente indéterminé en gare d'Angers.

Angers : en général, c'est toujours pas trop loin qu'on est coincé sinon c'est pas drôle... en même temps on est toujours près de quelque part où qu'on soit, me direz-vous. Et vous aurez raison.
Angers, donc. A droite à gauche, des gens râlent évidemment, mais restent plutôt calmes globalement.

Qu'est-ce que vous voulez faire ? Incriminer le Dieu météo ? La foudre ? La pluie ? ...la Sncf ?
Pour le coup, je ne vois pas. Les changements climatiques de plus en plus imprévisibles et les précipitations importantes sont des impondérables et il faut bien faire avec, s'adapter.

Quand la neige tombe à bloc, je trouve déjà vachement bien que les trains continuent à rouler !
Même si d'aucuns continuent à râler, quand on n'a pas le choix... et ben, on pompe ! Et pas l'air des autres, s'il vous plaît, ce n'est pas ça qui va nous faire (redé)marrer !

Rien de grave, donc. Juste beaucoup de retard à prévoir.
Et dans ces circonstances pourtant supportables, il se trouve que la Sncf nous a distribué des paniers repas : des cartons "Sncf assistance".

Avec rien moins qu'un mot d'excuses : "Malgré tous nos efforts, nous n'avons pu vous offrir aujourd'hui un service correspondant à nos engagements et à vos attentes (...) Vous trouverez dans ce coffret une restauration légère (...) Nous vous remercions pour votre patience et nous vous prions d'accepter nos excuses les plus sincères."

Quid du contenu du carton ? Un petit taboulé, une petite conserve de salade niçoise, des petits grillés Pasquier, une petite poche de fruits secs, une de pastilles Vichy, deux petits gâteaux au beurre, 33 cl d'eau... et une compote de pomme bio, ainsi qu'un pâté aux olives (ou aux tomates, selon les paquets) bio aussi !
Bon, les petits pains Pasquier contiennent de l'huile de palme, ça compense. Mais quand même !

J'ai trouvé cela un peu étonnant, me suis demandée si ce n'était pas une bonne manière de faire de la comm' ou une mauvaise manière d'habituer les gens à être assistés...
Cependant, il doit y avoir des assurances qui prennent en charge ce genre de circonstances, sûrement même comprises dans le prix de nos billets.

Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, j'ai trouvé ça plutôt agréable, car justement je commençais à avoir faim... même si j'aurais aussi pu tenir sans cela... même si nous avons finalement eu 2h30 de retard à l'arrivée.
Et le remboursement à plus de 30 minutes de retard ne se fait que si l'incident est imputable à la Sncf, ce qui n'était pas le cas.

Enfin, si d'aucuns avaient été tentés d'ergoter en disant que les pompes ne devraient pas tomber en panne par coup de foudre, ou alors avoir un système alternatif, ils auraient été amenés au silence... pour cause de bouche pleine !

Si, si, c'est possible !

     
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