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pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

vendredi 24 février 2012

Mes 11 films de 2011


Il y a bien 11 films, mais ce n'est pas facile à diviser,
alors on peut toujours jouer à "trouve les paires"


A l'heure des César, Oscar et autres récompenses du cinéma, voici mon top eleven sans George pour les films de 2011.

Personne ne me le demande ? Ca n'a aucun rapport avec l'écologie ?
Ca tombe bien, je me lance quand même !
Et puis pour moi "être écolo", c'est s'intéresser au monde qui nous entoure... au sens large, eh oui !
NB : l'ordre est indicatif car ce n'est pas évident de classer ce qu'on aime...

Melancholia
Par le biais de ses deux héroïnes complémentaires, dans une ambiance romantique (dans le vrai sens du terme), Lars Von Trier montre la vacuité des conventions sociales, la déconnexion de l'homme avec ce qui semble le dépasser mais dont il est part : les lois de la Nature, de l'Univers, des possibles... Magistral et mélancosmique.

Tree of Life
Terence Malick touche à la quintessence des choses. Remonte aux origines. Du monde et de la vie. Les images, hypnotiques, sont réelles ou de synthèse, mais toujours touchent au sublime, avec une pointe de mégalomanie grandiose.

Polisse
Le choc. Enfin un film français qui, comme souvent les films anglais (Full Monty, Les virtuoses, Billy Elliott, We want sex equality, etc.), manie la comédie dramatique sociale avec talent, culot et aplomb. Evidemment, c'est loin de n'être que drôle, mais le fait de pouvoir rire de choses graves fait la force du film. Les comédiens sont bien dirigés et super-justes, mention spéciale à Karine Viard et Marina Foïs.

L'exercice de l'Etat
C'est le film politique de l'année.
Olivier Gourmet et Michel Blanc sont brillants, et c'est tout sauf chiant. Surtout en cette période pré-électorale où on entend tout et n'importe quoi, tout citoyen devrait courir voir ce film.

Et maintenant on va où ?
Ou la vision décalée, drôle, touchante, et parfois musicale d'une Libanaise de son pays, des enjeux sociaux et religieux (et donc politiques) qui le caractérise, marqués par la cission entre les hommes et les femmes... pas de fatalisme larmoyant, juste une rélexion douce-amère qui fait du bien.

Le discours d'un roi
Parce que politique et rhétorique ne font qu'une et et que ça ne date pas d'hier ! Colin Firth est authentique dans son personnage bégayant et pas forcément sympathique, Geoffrey Rush impressionnant de spontanéité.

This must be the place
Injustement oublié par tous, ce film a un univers personnel et singulier : franchement lancer une rock star déchue façon The Cure sur la piste nazie, ce n'était pas gagné ! Et pourtant tout fonctionne, notamment la sincérité décalée de Sean Penn, très justement dosée. (si vous n'avez vu que la bande-annonce, ne vous y fiez pas, car sorti du contexte, moi aussi j'ai cru qu'il surjouait).

Tous les soleils
Une comédie à l'italienne sauf qu'elle est française, tournée par un lorrain mais en Alsace (et en plus à Strasbourg, très caméragénique effectivement), avec des personnages barrés mais authentiques (joué par des acteurs justes, Stéfano Accorsi en tête), pour une histoire simple mais pas tant que ça. Vous voulez du soleil ?

The Artist
Pour le côté jusqu'au-boutiste et génial de Michel Hazanivicius qui a osé le film muet noir et blanc avec tous les codes qui vont avec, pour le jeu de Jean Dujardin évidemment et Bérénice Béjo. Pour l'ouverture dans le théâtre-cinéma avec l'ombre portée de Dujardin sur l'écran qui montre ses prouesses...

Black Swan
Mi-horrifique, mi-hypnotique... Terrible ! J'ai complètement marché et me suis laissée emporter par l'histoire de Nina, danseuse névrosée, ni toute à fait blanche, ni noire non plus... Pour la performance de Nathalie Portman, épatante.

Une séparation
Considéré comme le film iranien de l'année, je l'ai aimé mais un peu moins que A propos d'Elly du même cinéaste, sorti avant mais que j'ai redécouvert après (faut suivre :)) et qui m'a vraiment marquée. Force est de constater que la liberté de ton et de mise en scène de Asghar Farhadi est à part dans le cinéma d'aujourd'hui.

Le raté de l'année pour moi est La conquête.
Je n'ai pas vraiment accroché avec La guerre est déclarée, au milieu et aux attitudes très parigo-parisiens et qui ne m'a pas touchée malgré le sujet (ce n'est que mon avis, j'en suis consciente).
Enfin, les films que j'ai loupés à regret sont Présumé coupable et L'ordre et la morale... mais rien n'est perdu, je vais rattraper ça !

mercredi 15 février 2012

L'université des Va-nu-pieds : des petits pieds pour un grand pas


Cliquer sur la vidéo pour la voir

Bunker Roy, Indien méritant des castes riches et éduquées, a décidé un jour de changer de chemin et de schéma et a créé l'Université des Va-nu-pieds, basée sur les savoirs et les compétences de chacun et leur mise en pratique.
Pas de cours écrits, pas de diplôme, juste l'école de la vie et du partage.

Ainsi fut construit par 12 architectes et 150 personnes, tous du mouvement Va-nu-pieds, le bâtiment de Tilonia en 1986 qui reçut même le prix d'architecture Aga Khan en 2002.
Le lieu a été paré de panneaux solaires et fonctionne exclusivement avec cette énergie.

Ce savoir-faire a été partagé avec d'autres pays et d'autres hommes... enfin quand je dis hommes, en fait il s'agit plutôt de femmes !
Qui fortes de leurs compétences les ont transmises pour permettre à des villages entiers de s'éclairer, en Afghanistan, en Afrique et ailleurs...

C'est intelligent, généreux et contagieux... Vidéo à regarder et à faire tourner pour un monde qui tourne plus rond !

jeudi 2 février 2012

Net Wars, Acte II : ACTA, l'Europe contre-attaque



Net Wars, la suite.
Voilà que l'ACTA (Accord Commercial Anti-Contrefaçon), signé par 22 Etats de l'Union Européenne entre dans sa phase de ratification par le Parlement Européen et la Commission européenne.
Alors que les lobbys se déchaînent pour faire passer le texte, partout fleurissent des manifestations Anonymous anti-ACTA.
La phase 2 de la Guerre de la Toile est déclarée...

Contrefaçon et piratage sont mis dans un même sac. De toile évidemment.
Mais si la contrefaçon, notamment de jouets, est dangereuse pour les gens (voir le scandale provoqué par les jouets chinois ayant intoxiqué des enfants) et doit être prise au sérieux, le piratage sur Internet ne représente pas le même problème.

Piratage et partage sont assimilés.
Pirater, c'est voler des données.
Partager, c'est échanger des fichiers. Rien à voir !

Les fournisseurs d'accès seraient chargés de trancher.
Le traité veut ainsi responsabiliser les "intermédiaires techniques", c'est-à-dire les fournisseurs d'accès à Internet.
Mais comme le dit Françoise Castex "quand on achète par correspondance une contrefaçon, le facteur n'est en rien responsable". Les FAI deviendraient ainsi de super gendarmes surveillant leurs réseaux.
Or ce n'est pas leur fonction, donc cette surveillance serait forcément inefficace... et surtout inégalitaire et arbitraire !

Une loi fourre-tout.
Du coup, d'éléments épars et disparates on fait une grande soupe liberticide, sous prétexte de droits d'auteurs et leur protection.
Nous ne mangerons pas de cette mixture-là, nous ne voulons pas de langue de bois !

Tout va à vau-l'eau. Voire à vau-l'Europe.
Ainsi, le rapporteur de l'Acta a-t-il démissionné, dénonçant les pressions des lobbys et de la droite du Parlement sur les eurodéputés pour accélérer le calendrier de vote.

La société civile est écartée. Et les eurodéputés écartelés.
Pour que les députés fassent leur job, c'est-à-dire accessoirement celui de nous représenter, nous les citoyens - et mal nommés "concitoyens" - devons faire pression aussi !
A travers la nouvelle pétition d'Avaaz, déjà à 1,5 M de signatures. Objectif : 2 millions. Vous connaissez la chanson : "et un, et deux millions !"

Et restons connectés les uns aux autres, toujours...