Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

dimanche 4 juillet 2010

Des green boutiques... en quelques clics



Si vous avez coutume de faire vos achats sur Internet, il existe un site qui répertorie "les meilleures boutiques en ligne écologiques de France", www.greenboutiques.fr.

Pour ma part, je l'avoue, je suis "old school", car je n'achète quasi-jamais rien à distance. Je me déplace, je tâte, je touche, je sens, puis j'achète.
Mais pour ceux et celles à qui cette tendance facilite la vie, alors effectivement, autant aller sur des sites verts !

Vêtements pour bébé en coton organique, chaussures en matériau recyclé, produits d'entretien pour la maison sans toxique, vous trouverez de tout et tous les liens sur Greenboutiques. C'est un peu le souk ouvert à tous les vents verts ! D'ailleurs l'accueil est un peu comme une maison aux multiples fenêtres qui ouvrent sur autant de marques et d'uni-verts.

Etre écolo, c'est changer de façon de consommer et limiter (naturellement, si, si, c'est possible !) ses besoins. Il est vrai que pour certains, selon l'endroit où ils habitent et leurs insdisponibilités, consommer autrement passe par Internet. Nécessairement. Alors, avant de passer à table, pensez à cliquez sur les adresses sympas, vertes et/ou équitables de Valérie, la meneuse joyeuse du site. Maman qui n'a pas tout son temps, elle partage ses bons plans. Allez voir !

Lien vers Greenboutiques

mardi 22 juin 2010

Une ligne de lingerie comme un peau-aime...



Sans que ce blog ne tombe dans l'esprit conso car ce n'est pas son but, il est des marques qu'il est bon de mettre en avant pour leur démarche et leur audace. Ainsi, la gamme de lingerie Peau-éthique affiche une tendance bohème et équitable. Et elle met cartes sur table !

En effet, sur le site, tout est détaillé, de la création jusqu'au prix du vente, en passant, bien sûr par la fabrication. Tout commence par le coton... jolie plante qui, après floraison et éclatement de capsules rigides, se couvre de bourres, blanches houpettes soyeuses et fibreuses.

To bio or to be bio ? La question ne se pose pas, tant l'absence de traitement par pesticides profite à la qualité de la fibre et aux gens qui la récoltent... à la main. Le travail se fait ensuite sur place, en Turquie ou en Inde, dans des ateliers de Commerce équitable, d'après les modèles dessinés en France. Bon nombre de photos illustrent cet aspect du travail et j'avoue que cette transparence fait du bien. Quand on y pense, des illustrations transparentes, ça peut sembler un drôle de concept ! Et pourtant... La société projette aussi l'aide à la construction d'une école en Inde.

Indélébile, le coton bio Peau-éthique ? En tout cas, aucun colorant cancérigène ou allergène n'est utilisé. Si c'est pas beau, ça. Tout beau, tout bio.
Quant aux modèles, ils sont plus ou moins bohèmes, chics mais pas chocs. La dernière gamme Caresse de soie est plus habillée... enfin, si on peut dire, puisqu'on parle de sous-vêtements ! La gamme Charme est charmante, et la gamme Elégance, sobre et colorée. J'ai un faible pour ce côté simple et franc. Les prix, eux, n'ont rien de surprenant, et c'est tant mieux.

On l'aura compris, Peau-éthique fait du beau bio, et cette franche franchise touche par son honnêteté joyeuse. J'en veux pour preuve la petite abeille qui bat des ailes sur le site. Sans battre le zèle, je vous encourage à vous déshabiller poétique...

Le site de Peau-éthique

vendredi 18 juin 2010

Des sacs éthiques et organiques... C'est parti !



Au départ, il y a l'envie de créer des sacs respectueux de l'environnement et du travail des gens, et de les rendre "biotiful"... A l'arrivée, il y a des sacs en coton bio plutôt jolis et pratiques. La marque "My biotiful bag" est née.

Le coton bio utilisé est rigide et souple, brut mais pas brutal. Et les sacs sont à la fois sobres et joyeux, grâce à l'imprimé coloré de la marque et à un subtil surlignage des courbes par un ruban de tissu. Les couleurs de teinture et d'impression sont anti-allergènes et non cancérigènes. Elles sont assez variées, du rose (celle que j'ai choisie), en passant par un bleu doux, ou un tendre chocolat... miam !

Côté éthique pas toc, les usines respectent les droits du travail, notamment en exigeant la liberté d’association, la conformité aux lois et réglementations locales, et en interdisant le travail des enfants ou le travail forcé, ainsi que la discrimination. Petit hic un peu dommage : il n'est pas dit sur le site dans quel pays les sacs sont fabriqués.

En plus de la couleur, ces biotiful bag se déclinent en différentes formes, jusqu'à la petite pochette de maquillage, joliment appelée "Make me biofiul". Beau et bio, c'est la gageure de la marque... on lui souhaite de conquérir des biotiful people !

Lien vers le site My biotiful bag

vendredi 11 juin 2010

La touffe verte sélectionnée par Madame Figaro !

Les encouragements, de temps en temps, y a pas à dire, ça fait du bien ! Et la Touffe verte vient d'être sélectionnée parmi quatre blogs verts par Madame Figaro...

lire l'article



J'en profite aussi pour vous dire que la prochaine programmation de "Charlotte Normand se met au vert" sera les 26 et 27 juin à 16h à la Halle Saint-Pierre (Paris 18e)
réservations : cliquez ici

jeudi 10 juin 2010

Les portes de la perception...


Photo : www.tom.dicillo.com

"If the doors of perception were cleansed, every thing would appear to man as it is : infinite."
(Si les portes de la perception était nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme comme elle est : infinie)
William Blake (1793)

Cette magnifique sentence, quintessence de l'oeuvre de Blake, a inspiré à Jim Morrison le nom de son groupe, The Doors. Actuellement, au cinéma "When You're Strange" retrace brillamment le parcours de ce groupe mythique.
Et le petit plus de monsieur plus, ce sont ces extraits d'un court-métrage tourné par Jim himself "HWY, An American Pastoral"... Ne le sachant pas, je me suis demandée qui était cet acteur qui lui ressemblait tant... Et apparemment, je ne suis pas la seule : Tom Dicillo raconte sur son blog que les gens ne croient pas que ça puisse être Jim !

Savoir si Jim Morrison était écolo ou pas n'est pas vraiment le propos, et d'ailleurs à l'époque, de toute façon, ça ne s'appelait pas comme ça.
Ce qui est sûr, c'est qu'il ouvrait la voie des sens, du ressenti, de la connexion au global et à ce qui nous entoure.
Ses textes poétiques, oniriques, éclatés, accompagnés par la musique des autres, compositeurs et musiciens inspirés, ouvrent l'esprit, guident l'humain en nous. Je ne parle pas de l'aspect drogue ou provoc', mais de l'essence des paroles et de la musique et de ce qu'ils véhiculent. Oui, Jim a brûlé la vie par les deux bouts. Trop d'intensité tue l'intensité.

Mais son oeuvre est là, intacte, et tellement ouverte sur le monde... Elle ouvre les portes de la perception... Ecoutez, regardez ! Vous ne verrez plus les choses de la même manière... Et de ce changement de regard, elle en a bien besoin, notre Terre !

lundi 10 mai 2010

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lundi 12 avril 2010

Marcher dans la Coline...



"Solutions locales pour un désordre global"... Je sors d'une séance de ce film documentaire-essayiste de Coline Serreau. Si j'ai eu un peu de mal, c'est vrai, à me faire à la forme, je ne peux que louer le fond. Non, pas louer le fond de terrain chez cet agriculteur autonome en Inde, quoique j'aimerais bien, mais le contenu du film, son essence. Non, pas l'essence, justement. Dites, faut suivre !

Donc, pour être claire, ce docu va droit au but et touche à l'essentiel : le vivant. Le vivant que l'homme a rendu... mort. Tout simplement. Le fond, c'est le sol, la Terre. Et plus elle est vivante, c'est-à-dire abrite la vie, plus elle donne de belles plantes, de beaux plants. Pas besoin de business plan pour comprendre que ces vers de terre, accariens et crustacés (si, si) s'occupent chacun de ce qu'il sait faire : l'un touche du bois, l'autre l'attaque et le réduit en plus petits bouts, l'autre encore est spécialisé dans le grignotage d'autres résidus végétaux... On peut décliner les exemples à l'envi.
C'est bien à l'envie que marche ce film. Et marcher, c'est le bon mot, car, si on saute d'un sujet à l'autre, c'est avec un rythme tranquille qui crée le lien et montre combien tout est lié.

On a construit une agriculture de guerre, en détournant tous les toxiques qui restaient après-guerres, inutiles en temps de paix, en pesticides. Et, c'est vrai, il y a un étroit rapport entre domination de la terre et gouvernance agro-industrielle masculine. L'agriculture extensive viole la terre et étend le pouvoir patriarcal des grands trusts chimico-industriels. On a retiré l'agriculture des mains féminines qui la perpétuait respectueusement, pour perpétrer un crime annoncé contre les agriculteurs, et donc contre nous tous, à grands coups de bittes des machines de labour...

Car ce qu'il en ressort, c'est que l'agriculteur est devenu une marionnette agitée par les multinationales qui veulent faire de la nourriture - et des semences ! en phallocrates qui se respectent, le contraire serait étonnant - une marchandise. En revenant à des pratiques de culture basée sur le respect et l'écoute de la matrice terre, notre mère à tous, l'homme peut redevenir humain. Et l'agriculteur se libérer d'une machine industrielle puissante et destructrice. Pour ce faire, différents mouvements qui l'accompagnent se sont développés, du Brésil à l'Inde.

Au gré du film et de ses soubresauts d'humeur et d'image, je me suis laissée porter, car la forme, ça n'est pas si important. J'ai fait fi des décalages de son pour écouter la profondeur des voix et des êtres qui nous parlent. Peu importe, on n'est pas en présence d'un produit cinématographique léché et esthétique, mais face à une oeuvre collective, et c'est éthique. Et pas toc pour un sou. Sous les gravats, la Terre...
La belle, verte, vivante, odorante, vivifiante, nutritive, cognitive... Et Coline porte bien son prénom.

Moi aussi, j'ai envie de crier ma verte féminité, car je me sens en phase avec tous ces intervenants, avec plein d'autres gens du même accabit, et, bien sûr, avec la réalisatrice, véhiculant les mêmes messages et possibles à travers mon spectacle. Car on peut agir en local et avoir des impacts globaux... Et le battement d'aile du papillon devient vert avenir.

voir le site du film

jeudi 1 avril 2010

Un article dans l'Alsace et un reportage sur Arte !

On est le 1er avril, mais ce n'est pas une blague ! Voici deux sujets sur mon spectacle, de quoi lire et de quoi voir. D'abord, "Charlotte Normand se met au vert" a été joué trois soirs de suite en Alsace, à Guebwiller, Drusenheim et Steinbrunn-le-Bas... Si, si ! Allez-y, les non-Alsaciens, essayez un peu de prononcer ces noms, pour voir ! :)
L'accueil là-bas a été fort et chaleureux, comme en témoigne cet article paru dans l'Alsace :"L'humour 100 % bio de Charlotte Normand".


lire l'article

Et puis, hier soir, dans "Global Mag", la quotidienne sur la planète sur Arte, a été diffusé ce reportage sur le rire vert. J'y suis présentée comme la relève en termes d'humour écolo, après Marc Jolivet et Gustave Parking ! C'est un sujet de trois minutes (un peu de patience, on me voit surtout à la fin). Je vous laisse le découvrir...

jeudi 28 janvier 2010

Coeur "Océans"...



Je sors d'une projection du dernier film de Jacques Perrin... et j'ai le coeur océan.
Tant d'animaux, tant d'images, tant de beautés... Des raies de lumière dans l'eau et des raies protectrices : de petits poissons se nichent sous elles, sous leur nageoires comme des ailes... Des membranes colorées se mouvant telles de précieuses étoffes, des touffes d'algues qui cachent des espèces aux aguets... Des bancs de poissons, de dauphins malins... Et des hordes de fous de bassan, fous, alertes, qui plongent et qui au fond n'ont pas peur du fond. Ils côtoient les requins et les dauphins, et tous ensemble piègent leurs petites proies, pour mettre les petits plats dans les grands poissons.

Des animaux nagent, tournent, sautent, se frôlent, dansent, d'autres se déplacent la gueule ouverte... Comme certains dans la salle de cinéma qui ne peuvent s'empêcher de commenter à tout-va. Et tout va vite, voilà un requin, un orque qui rôde, une terrible bataille entre un crabe et une langouste. Ouste !
Et puis les plus grands mammifères du monde se laissent porter par les vagues, chantent, se font des mamours. Dans une autre vie, j'étais effrayée par les baleines. Je réalise maintenant qu'elles sont plus paisibles que certains de mes con-temporains. Majestueuses, gracieuses, tranquilles, elles forcent le respect. Leur grandeur et leur air un peu préhistorique nous rappellent à notre humble condition.

D'autres poissons, plus au fond, ont l'air de drôles de pierres. Et pourtant, eux aussi se meuvent avec détermination et harmonie. Ce qui me frappe, dans ce monde marin, c'est que tous, même les tout petits, même ceux tout au fond, respirent la vie, aspirent les possibles. Pourquoi l'homme répand-il ainsi la mort ? Les scènes les plus tragiques ne sont pas celles où des animaux en attrapent d'autres pour se nourrir, mais... les méfaits causés par l'homme.

Je reste un peu sceptique quand je vois sur l'écran "Fondation Total, EDF, Veolia Environnement"... Je comprends Jacques Perrin qui prend les fonds là où ils sont (c'est le cas de le dire). Mais j'aimerais comprendre comment on peut à ce point-là bousiller la nature et faire semblant de vouloir la sauver. Schizophrénie. Il est vrai qu'il n'y a dans le film aucune allusion aux marées noires... Ni même au réchauffement climatique, ce que j'ai trouvé un peu étonnant. Néanmoins, ma réserve s'arrêtera-là, car la beauté parle et le message passe, je pense.

Courez vous immerger, vous ne coulerez pas ! Et la musique de Coulais (il était destiné à composer pour le film !) vous bercera. Ode à l'eau, hommage à la mer pas amer, sauf que... Il nous faut nous bouger pour la préserver... Amen. Et déjà... Amène-toi au cinéma !

dimanche 24 janvier 2010

Invictus Clint...



Une fois encore, Clint fait mouche, Clint est loin de faire moche, et Clint ne mâche pas les maux de société... Non, il n'est pas du genre à remâcher, Clint, il agit, il fonce, encore et encore. Depuis 97, un film par an en tant que réalisateur (et acteur souvent), et ce rythme s'accélère : depuis Invictus, il a tourné à l'automne un film à Paris (avec Cécile de France et Matt Damon) et est sur la production du suivant.

Alors, bien sûr, d'aucuns disent que ses films sont linéaires, plein de bons sentiments... Je ne suis pas tout à fait d'accord. D'une part, ça dépend des films. Car on ne peut pas dire que Million Dollars Baby soit exactement linéaire et prévisible, avec une happy end à l'américaine. Pour ce qui concerne Gran Torino, il y a une vraie ambiguïté et progression dans les personnages (je pense par exemple au personnage du prêtre). Et puis, il y a les autres, je ne vais pas tous les citer...

Dans Invictus, c'est peut-être plus attendu, et pour cause : ça cause d'une histoire vraie, et globalement, l'histoire, on la connaît. OK. Mais malheureusement, on ne peut pas dire que les problèmes du racisme et du rejet de l'autre soient des maux réglés aujourd'hui, donc la façon dont Eastwood porte la démonstration que l'union fait la force et la farce aux opposants, est jouissive et porteuse d'espoir. Et je réalise que, si j'apprécie les films qui montrent ou dénoncent, un peu d'espoir ne fait pas de mal. Ca ne veut pas dire qu'il faut nécessairement finir en fin heureuse et mièvre ou être léger tout le temps, ça veut dire UN PEU d'espoir, une lueur à un moment ou à un autre. Ou alors, s'il n'y en a presque pas, l'empathie avec les personnages m'est nécessaire. Sinon je reste en dehors du film, à distance.

Mais je m'égare, car pour en revenir à "Robin Easthood", avancer en âge semble le motiver à accélérer le rythme et à défendre des causes sociales. Et il ne lésine pas sur les moyens. Les reconstitutions des matches de rugby sont impressionnantes et le nombre de figurants, rien que pour jouer les joueurs de tous les pays, important. Tom Stern à l'image fait encore des miracles. Matt Damon, grossi et durci pour son rôle de capitaine de l'équipe de rugby nationale, est convaincant. Quant à Morgan Freeman (seul acteur jugé digne par Mandela de jouer son rôle) en Mandela, il est criant d'authenticité et très attachant.

Et puis, ce poème "Invictus" (de William Ernest Henley), qui veut dire "invincible" et parle d'insoumission et de courage, a encore des résonances pertinentes aujourd'hui... Plus que jamais, c'est ce dont nous avons besoin pour arriver à dessiner un monde meilleur et plus vert... A vos marques !

mardi 12 janvier 2010

Hommage... De Mano Solo aux Flow




Une des plus belles chansons de Mano Solo...




Flow, une voix rocailleuse et un style musical assez proches de ceux de Mano... La reprise du flambeau ? A suivre...

vendredi 1 janvier 2010

La touffe blanche au vent...



Hier pour le réveillon, une fois n'est pas coutume, j'étais de spectacle au manège de Bartabas à Aubervilliers pour voir le dernier opus de la troupe, "Darshan". Je n'avais jamais vu de prestations de Zingaro, j'avais donc hâte de voir les chevaux pris au garrot, euh au galop. Et la mise en scène d'innover, apparemment.

Après une assez longue attente et guidée désorganisée jusqu'à nos gradins, nous nous sommes retrouvés sur un gradin conique et central, tournant légèrement sur lui-même, afin de nous faire admirer les séquences qui se déroulaient devant et derrière une épaisse toile de cinéma. Les idées s'enchaînent, les images se déchaînent : chevaliers de l'Apocalypse, arche de Noé, retour à la vie primitive, avec ses rapports à l'animal plus direct, guerre, fin du monde... Du moins, c'est ce que j'y ai perçu.
De très belles idées marquent, comme celle où un cheval et son cavalier se trouvent devant la toile, sont doublés derrière, et donnent l'impression de bouger en même temps que leur ombre, alors qu'en fait il y a deux cavaliers et deux chevaux en tout... C'est pas facile, facile à expliquer, ça gagne à être vu !

Globalement, oui, le spectacle vaut le coup. Bartabas et son univers graphique et audiovisuel (la musique est très présente) nous emmènent. Mais c'est vrai qu'il est un peu décevant de ne pas "voir" assez les chevaux, dans le manège, devant la toile, tourbillonner devant nous. Le plus beau moment est pour moi ce cheval blanc, queue levée, tournant à tout galop autour de la piste, en regardant ses comperses qu'on voit courir aussi en transparence floutée. Ils sont derrière le voile, il est devant. Et la queue au vent, ça veut dire qu'il est super-content. Qu'il est tout fier ! Et c'est jouissif à voir.

La soirée s'est curieusement finie, car dans le noir précédant les applaudissements, une femme s'est permis de hurler lâchement un "on s'ennuie !", à l'encontre des comédiens tombés à nos pieds. J'ai trouvé ça d'une irrévérence inouie. Même si j'ai quelques réserves, on ne peut que respecter le travail fourni et on ne harangue pas ainsi l'équipe. Sinon, il fallait rester devant Patrick Sébastien à manger du hareng. Le théâtre, oui, c'est toujours "une prise de risque", dans la mesure où on n'y va pour se laisser surprendre. Après, on apprécie ou moins, on y réfléchit ou pas, on s'extasie ou on fulmine...
Mais pas de triste mine qui tienne, c'est comme la vie. Bonne année dans le vent, verte bien sûr, pleine de surprises... et de respect !
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