Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

mercredi 28 avril 2010

On n'OGaime toujours pas


photo greenhotelparis.com/

Vous pouvez signer la pétition contre les OGM. Et ça urge, car avec l'avis "acceptable" délivré par le HCB (Haut Conseil sur les Biotechnologies) à la demande de la multinationale suisse Syngenta par rapport à l’autorisation de mise en culture du maïs transgénique Bt11, l'Europe veut vraiment nous faire passer des vessies pour des lanternes... et accessoirement nous les faire manger !

Je ne reviendrai pas sur la nocivité des OGM déjà décrite dans d'autres billets (dans la rubrique "en savoir + sur les OGM et ce qu'on mange", vous les trouverez). Nocivité prouvée et potentielle, y en a pour tous les goûts ! Et ce n'est pas au mien, décidément, qu'on nous impose cette "culture" de maïs transgénique, soit disant pour éliminer un parasite malfaisant, mais en fait pour servir les intérêts de multinationales sans scrupules.

Non, non et non, on n'a pas besoin des OGM, qui consistent à vendre des plantes malades aux agriculteurs, qui ont donc besoin de plus de pesticides encore pour les traiter et les faire pousser, qui appauvrissent la terre et ne prennent pas en compte toutes les mutations et adaptations naturelles qui font que les parasites chopent eux aussi le gêne de résistance au pesticide et finissent par décimer les cultures quand même. (cf : article )

En outre, en donnant son "feu vert", le HCB prévient : ''les études de toxicité produites n'ont pas encore une puissance statistique suffisante'' et encourage donc à des enquêtes supplémentaires. Pourquoi, alors, l'autoriser ? Et le principe de précaution, qu'on nous sert à toutes les sauces quand ça arrange, n'a-t-il pas cours ici ?

Ca suffit avec cette hypocrisie ! Faisons valoir notre droit d'eurocitoyen.

pour signer la pétition, c'est ici

     

Et si l'effet de serre touchait les ordis...



Aujourd'hui, voici ce qu'indiquait mon Mac quand on lui demandait la température... Non, pas mon mon mac, ni mon mec : mon Macintosch, mon ordi, quoi.

A se demander s'il n'est pas un peu victime de l'effet de serre, car même s'il fait très beau et assez chaud aujourd'hui à Paris, rien à voir avec ces chiffres. Et, en tout cas, pourvu qu'on n'y arrive jamais !

En enquêtant sur sa potentielle surchauffe, je réalise que c'est sûrement une question de paramétrages, mon ordi ayant eu son nettoyage de printemps à lui : un bon reformatage... Et du coup, il a dû passer aux degrés farenheit par défaut... Je vais me pencher sur la question.

A bon printanier, salut.

     

mercredi 21 avril 2010

Eruption et interruptions...


"Ce matin, 3000 licenciés, grève des sapeurs pompiers (...)
Toi et moi, dans tout ça, on n'apparait pas..."
Tryo

L'éruption du volcan désormais célèbre, l'Eyjafjöll, se poursuit toujours, mais il ne rejette qu'une petite quantité de cendres... Pas fol, ce cratère : il s'exprime, invitant le monde à philosopher, puis se calme, lentement, mais sûrement... Pour mieux se réveiller ? Qui sait ?

En tout cas, des théories en tous genres ont fait feu de tous débats suscités par l'éruption qui a forcé l'interruption des vols aériens en Europe du Nord. "Le volcan nous invite à la lenteur", "Le volcan est plus écolo, car il rejette moins de CO2 que le trafic aérien", etc. Sans aller par là, je dirais simplement que ça a obligé à faire autrement. Et à remettre en question la dépendance à l'avion, somme toute ultra-récente, et la "modernitude" à tout va.

Mais, bien sûr, les compagnies aériennes ne l'entendaient pas de cette oreille, et le trafic a repris, presque aussi soudainement qu'il s'était arrêté. Du jour au lendemain, sans que le nuage ne diminue sérieusement, les vols étaient autorisés. Le manque à gagner devenait trop grand pour ces grosses multinationales. Elles continuent à gouverner le monde, mais leur château de cartes tremble un peu.

La loi du marché n'aime pas les interruptions, les imprévus, les manques à gagner. Aujourd'hui, je suis allée chez Surcouf. Une partie des employés était en grève et s'en expliquait aux clients, à l'entrée. François Pinault, PDG de PPR (Printemps-Pinault-La Redoute), propriétaire de la Fnac, avait racheté Surcouf pour éviter la concurrence.
Il se débarrasse maintenant de ces deux enseignes, pas assez rentables, apparemment. Et Hugues Mulliez, un des membres de la famille fondatrice d'Auchan, Norauto, Décathlon, - parmi d'autres -, d'être l'heureux racheteur... Et de proposer aux employés de les garder à -40% de leur salaire ! Pourtant, on peut pas dire que Surcouf ne marche pas...

Vous connaissez beaucoup d'autres endroits où acheter DVD vierges, disques durs, etc ? Moi, pas trop, je l'avoue. Donc, je me suis trouvée bien coincée. Pour les légumes, y a les AMAP. Pour les fringues, y a des créateurs et des initiatives fiables, basées sur le "made in sur place" ou sur la provenance équitable des tissus. Pour le reste de l'alimentaire, y a le bio, en et hors magasins spécialisés. Mais pour l'informatique ? Là, j'avoue, je bugge. Alors, si quelqu'un connaît un vendeur d'informatique éthique à des prix abordables, je suis preneuse.

A tout prendre, arrêtons de voir la vie en micro(processeur), voyons plus grand, vivons global... Et solidaire, tant qu'à faire ! Pour que "toi et moi, dans tout ça", on apparaisse un peu plus...

     

samedi 17 avril 2010

Un volcan éternue... à nos souhaits !



Mercredi, le volcan islandais l'Eyjafjöll a éternué. Ca l'a pris comme ça, ça faisait quelques semaines que ça le démangeait (apparemment il y aurait eu des signes avant-coureurs depuis le 24 mars). Et comme il est situé sous le glacier d'Eyjafjallajokull, un nuage de cendres s'est formé sous l'effet du refroidissement rapide du magma par la fonte des glaces. Et ses postillons entraîne un lot de conséquences... conséquentes.

A cause de l'incident du 15 décembre 1989, où un boeing 747 de la compagnie KLM ayant traversé le panache de cendres volcaniques du mont Redoubt lors de l'approche d'Anchorage, Alaska, avait ingéré quantités de cendres, les compagnies aériennes sont sur la brèche. En effet, ses réacteurs avaient cessé de fonctionner, mais l'avion avait fini par se poser. Moyennant quoi, les quatre réacteurs avaient dû être changés.
Ce souvenir cuisant rend les aéroports fébriles. Ils ont donc décidé de fermer leurs ports, d'abord jusqu'au 16 avril 20h... Puis jusqu'à ce soir 20h... Et un géologue vient d'annoncer que l'activité du volcan s'accroissait. Qui sait combien de temps ça peut durer ? La dernière fois, ce volcan s'était exprimé pendant deux ans durant.

Ce que ça m'inspire, moi, c'est que nous y voilà. Ah, il a l'air malin, l'homme : dès que la nature fait un pet de travers ou crache un peu, comme avec l'épisode des inondations récentes, tous ses acquis s'écroulent. Enfin, ses acquis modernes, parce que c'est "grâce" aux technologies qu'on s'est mis à construire des super-digues là où le bon sens le défiait, et à prendre l'avion à tout vent. Et comment ils font, maintenant, les gens ? Eh ben, ils s'adaptent. Enfin, ils essaient. Se ruer d'assaut sur les trains ? Une grève SNCF paralyse les réservations. Découragent les uns, poussant les autres à voyager gratos. Et profiter de la situation. Pour le train-train, faudra repasser. Comment on faisait avant ? On intégrait les aléas naturels dans les perspectives de route. En somme, on prévoyait qu'il y aurait des imprévus !

Alors, on revient au local, ou au moins... au logique. Je n'éprouve pas de pitié pour ces mutlinationales qui vont perdre des bénéfices et devoir changer leur plan de vol. Mais en bons voleurs qu'ils sont, évidemment, ils sauront faire retomber ça sur les travailleurs plutôt que sur les dirigeants. Notre système est malade. Et si déconnecté de son environnement qu'il ne peut qu'en subir les conséquences quand des événements, somme toute naturels, perturbent un peu les cycles artificiels. Leur petite bourse ne fait pas le poids face aux éléments un peu secoués.
D'ailleurs, c'est mercredi aussi qu'une boule de feu a traversé le ciel du Midwest des Etats-Unis, conséquence probable d'une pluie de météorites...

Un volcan s'exprime, on voudrait qu'on le réprime, les faiseurs de sous dépriment, faisons souhait qu'on se l'imprime : changeons d'air !

     

jeudi 15 avril 2010

Nouveau label... la belle vie, la Bio Cohérence !



Il y a trois jours était lancé le nouveau biolabel exigeant "Bio Cohérence"... Késako, me direz-vous ? Eh bien, c'est simple, c'est un label qui certifie que la denrée sur laquelle il est accollé respecte un cahier des charges bien précis. "Encore un autre label, on ne s'y retrouve plus, c'est un coup marketing, ou quoi ?", pensez-vous. Mais non, point du tout. Au contraire. Il s'agit là de mettre l'accent sur la cohérence... D'où son nom, bien trouvé, héhé.

Car en matière d'agriculture biologique aujourd'hui, il y en a de toutes les tendances. Celle prônée par Bruxelles, et sur laquelle se calque le label AB français, est tolérante vis-à-vis des OGM, par exemple. Depuis janvier, ils sont en effet autorisés à hauteur de 0,9 % dans les produits AB. On peut donc avoir du chocolat AB bio, contenant de la lécithine de soja OGM. Sympa, non ? D'où cette volonté de plusieurs acteurs de l'agro-alimentaire biologique d'aller vers plus de... bio-logique ! La charte complète donc le règlement européen en imposant notamment le refus des OGM et la nourriture animale 100 % bio et produite sur place... Oui, parce que là aussi, faire du bio et nourrir les bêtes avec du soja importé d'Amérique du Sud, même bio, c'est le monde à l'envers.

Bio Cohérence se met donc à l'en-vert et nous garantira des produits tout beaux, tout bio. Le label sera visible sur des produits dès 2011. Les labels Demeter ou Nature et Progrès, plus répandus en Allemagne, vont déjà dans ce sens.

Parce que, comme dirait Souchon : "On avance, on avance, on avance, on n'a plus assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens... Il faut qu'on avance !"

en savoir plus sur le label

     

lundi 12 avril 2010

Marcher dans la Coline...



Je sors d'une séance de ce film documentaire-essayiste de Coline Serreau. Si j'ai eu un peu de mal au début à me faire à la forme, je ne peux que louer le fond, le contenu du film, son essence. Non, pas l'essence de voitures, justement... vous allez voir !

Ce docu va droit au but et touche à l'essentiel : le vivant. Le vivant que l'homme a rendu... mort. Tout simplement. Le fond, c'est le sol, la Terre. Et plus elle est vivante c'est-à-dire abrite la vie, plus elle donne de belles plantes, de beaux plants.
Pas besoin de business plan pour comprendre que ces vers de terre, accariens et crustacés (si, si) s'occupent chacun de ce qu'il sait faire : l'un touche du bois, l'autre l'attaque et le réduit en plus petits bouts, l'autre encore est spécialisé dans le grignotage de résidus végétaux... On peut décliner les exemples à l'envi.

C'est bien à l'envie que marche ce film. Et marcher, c'est le bon mot, car, si on saute d'un sujet à l'autre, c'est avec un rythme tranquille qui crée le lien et montre combien tout est enchevêtré.
On a construit une agriculture de guerre en détournant en pesticides tous les toxiques des industries d'armement inutiles en temps de paix.

C'est vrai, il y a un étroit rapport entre domination de la terre et gouvernance agro-industrielle masculine. L'agriculture extensive viole la terre et étend le pouvoir patriarcal des multinationales.
On a retiré l'agriculture des mains féminines qui la perpétuait respectueusement pour perpétrer un crime annoncé à grands coups de bittes des machines de labour et à grand renfort d'engrais chimiques. Les grands trusts, en phallocrates qui se respectent, veulent faire de la nourriture et surtout des semences une marchandise.

Et l'agriculteur est devenu une marionnette entre leurs mains. En revenant à des pratiques de culture basée sur le respect et l'écoute de la matrice terre, notre mère à tous, l'homme peut redevenir humain. Et l'agriculteur se libérer d'une machine industrielle puissante et destructrice. Pour ce faire, différents mouvements se sont développés, du Brésil à l'Inde.

Au gré du film et de ses soubresauts d'humeur et d'image, je me suis laissée porter, car la forme prend aussi sa liberté. J'ai fait fi des décalages de son (peut-être dus à la salle où j'étais) pour écouter la profondeur des voix et des êtres qui nous parlent. Peu importe, on n'est pas en présence d'un produit cinématographique léché et esthétique, mais face à une oeuvre collective, éthique. Et pas toc pour un sou.

Sous les gravats, la Terre... la belle verte, vivante, odorante, vivifiante, nutritive, cognitive... Et Coline porte bien son prénom.

Moi aussi, j'ai envie de crier ma terrienne féminité, car je me sens en phase avec tous ces intervenants et, bien sûr, avec la réalisatrice, véhiculant les mêmes messages et possibles à travers mon spectacle.

On peut agir en local en s'inscrivant dans le global...
...et le battement d'aile du papillon devient vert avenir !

voir le site du film

     

jeudi 1 avril 2010

Un article dans l'Alsace et un reportage sur Arte !

On est le 1er avril, mais ce n'est pas une blague ! Voici deux sujets sur mon spectacle, de quoi lire et de quoi voir. D'abord, "Charlotte Normand se met au vert" a été joué trois soirs de suite en Alsace, à Guebwiller, Drusenheim et Steinbrunn-le-Bas... Si, si ! Allez-y, les non-Alsaciens, essayez un peu de prononcer ces noms, pour voir ! :)
L'accueil là-bas a été fort et chaleureux, comme en témoigne cet article paru dans l'Alsace :"L'humour 100 % bio de Charlotte Normand".


lire l'article

Et puis, hier soir, dans "Global Mag", la quotidienne sur la planète sur Arte, a été diffusé ce reportage sur le rire vert. J'y suis présentée comme la relève en termes d'humour écolo, après Marc Jolivet et Gustave Parking ! C'est un sujet de trois minutes (un peu de patience, on me voit surtout à la fin). Je vous laisse le découvrir...