Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

 

mercredi 23 septembre 2009

Quand la nature dit "stop" !


Une amarante rencontrée à Giverny dans les jardins de Monet.


Il était une fois un géant industriel prêt à tout pour faire de l’argent, de l’Agent orange aux OGM…
Il était une fois plusieurs agriculteurs prêts à croire la promesse qu’une plante génétiquement modifiée contenant un gène (de bactérie !) résistant au pesticide round-up serait la solution aux mauvaises herbes.
Même en arrosant le champ de ce pesticide puissant, la plante OGM survivrait, au contraire des-dites mauvaises herbes qui seraient toutes anéanties…

Oui, mais voilà… Outre le fait qu’on sait de plus en plus que le "magique" pesticide est cancérigène à souhait, il se trouve que rien ne s'est passé comme prévu !
En effet, la nature belle, s'est rebellée.

L'amarante était la mauvaise herbe incriminée dans les Etats de Caroline du Sud et du Nord, de l’Arkansas, du Tennessee et du Missouri.
Et selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique, il y a eu un transfert de gènes modifiés entre la plante OGM et l’amarante.
Ainsi, l'amarante s'est mise elle aussi à résister aux dispersions de round-up.

Pourtant le géant affirmait fièrement qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée était "impossible".
Et sûr de lui, il pensait même pouvoir mesurer une distance de sécurité pour éviter la propagation de spores de plantes OGM…

Pourtant, une fois l'amarante résistante au pesticide, plus rien ne servait désormais d’asperger les champs de round-up, il fallut arracher ces herbes... à la main. Comme le faisaient d'ailleurs les anciens.
Mais les champs étant géants, les agriculteurs découragés abandonnèrent du coup leurs hectares, qui devinrent des champs d’amarante.

Et l'amarante n’est pas une si mauvaise herbe que ça.
Eh oui, tout dépend toujours du point de vue. Les Incas la cultivaient, la mangeait et la vénéraient comme l'un des aliments les plus anciens du monde.
En effet, ses feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux. Et dans amarante, il y a "amar" qui veut dire aimer en portugais...

Mère Nature, créative, a répliqué au géant en proposant une alternative… nourrissante !
Et Monsanto qui prétendait dompter la nature en la modifiant s'est retrouvé démuni face à cet imprévu.

Pendant quelque temps, il ne faudra pas manger l'amarante des champs concernés, tant ceux-ci ont été aspergés de pesticide néfaste avant d’être abandonnés…
Mais d’ici quelques années, quand la terre aura tout "digéré", ils seront sûrement bien utiles !

En effet, la nature ne fait jamais rien au hasard. Et le fin mot de l’histoire, c’est que les agriculteurs se remettent à commander des graines "traditionnelles" et à cultiver des étendues de champs un peu moins géantes. Un peu plus humaines en somme.

Ainsi, le conte triomphe contre les comptes !


Et pour la note de bas de page, sachez qu'en cherchant à quoi ressemble l'amarante, j'ai découvert que j'en avais rencontré une, il y a peu, dans le jardin de Monet à Giverny...

Elle m'avait fait de l'oeil et je l'avais photographiée... Je la trouvais très belle !

     

lundi 21 septembre 2009

Tic-tac le climat



Du 7 au 12 décembre aura lieu la conférence de Copenhague, au Danemark, la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la plus importante depuis celle de Kyoto en 1997.
Aujourd'hui à 12h18, partout en France, les horloges ont sonné pour que les gens (et les gouvernements !) se réveillent. Moi, j'étais à la mobilisation devant le Sacré-Coeur à Paris...
Debout ! Le climat n'attend que nous !

En effet, si on ne fait rien, on court à la catastrophe, on commence à le savoir. La hausse des températures ne sera qu'un des effets du réchauffement climatique, qui va conduire la planète à devenir plus humide, mais avec une répartition des pluies accentuant les inégalités existantes. En outre, la fonte partielle ou totale des glaciers entraînerait une élévation moyenne du niveau des océans comprise entre 9 et 88 centimètres.
Le seul moyen de freiner cette évolution est de réduire les émissions des gaz à effet de serre, méthane et gaz carbonique.
Nique l'effet de serre, serrons-nous les coudes !

Le compte est bon. Le 18/12 s'achèvera la conférence de Copenhague. Des décisions concrètes doivent être prises. A 12h18 aujourd'hui, dring ! Sur les marches du Sacré-Coeur, j'avais un peu mal au coeur. Nous n'étions que 300-400, mais les médias étaient là en masse. Dans cette société on s'adresse plus aux médias qu'aux gens, ou aux gens à travers les médias. Mais où est le vrai dialogue ? Le pouvoir de l'échange, de la transmission directe ? C'est dans cet esprit que je fais mon one woman show écolo, parce que j'aime parler directement à l'humain, de préférence avec humour.
Humain, humour, ces mots pourraient avoir la même racine.

Et les maux de la planète ont tous la même racine... La suractivité industrielle et consommatrice de l'homme !
Alors en être ou ne pas en être ? Il faut bouger et faire bouger, évidemment. Et je rêve souvent de construire un monde qui cultive l'intelligence, qui pousse sans pesticides ! Je souhaite qu'on favorise le respect de la nature et de la nature de l'homme, tout à la fois profondément animale, organique, et si puissamment spirituelle.

Comme dans mon spectacle, je rêve qu'on puisse rire de tout ça plutôt que d'en pleurer... Oui, quelque soit la forme, le fond du message est clair... Réveillons-nous, ça chauffe !

     

dimanche 20 septembre 2009

De vertes émeutes émeuvent la Chine



Je parlais dans l'article du 17 septembre de l'espoir lié au potentiel éolien chinois... Cependant la réalité actuelle est encore bien loin du compte... et du conte.

Des émeutes « vertes » secouent le continent, car il en va de la santé des gens, et notamment des enfants. Dans la province côtière du Fujian, les habitants montrent les dents. On leur répond à coup de fusils.
En effet, des milliers d'habitants de Fengwei ont protesté récemment contre la pollution causée par une tannerie et une raffinerie de pétrole. Les déversements de ces usines auraient empoisonné l'eau, bue ensuite par les habitants. Atteints de cancers de l'estomac et de l'œsophage, ils ont alors entamé une manifestation pacifique. Sans réaction des autorités. Ils ont frappé plus fort, prenant des officiels en otages. Lors de la confrontation avec la police, il y aurait eu des tirs d'intimidation et des dizaines de blessés.

Les émeutiers du Fujian condamnent des stockages de déchets dans de vastes bassins à ciel ouvert, qui menacent notamment l'économie ostréicole locale. Depuis ces troubles, des grands-mères se sont dévouées et montent la garde devant ces dépôts. Ainsi, on évite «d'exposer de jeunes hommes ou femmes» et les preuves ne peuvent être enlevées par les autorités locales... Miyazaki n'aurait pas imaginé mieux !

En Chine, le nombre de «villages cancéreux», comme on les appelle, serait en forte augmentation à travers tout le pays. Ainsi, plus de 2000 enfants sont touchés par le saturnisme, la maladie liée à l'empoisonnement par le plomb, parce qu'ils vivent près d'usines métallurgiques. Pour autant doivent-ils aller vivre sur Saturne ? Même s'il a été reproché à des plaignants d'être membres de la secte interdite Falun Gong, les autorités ont tout de même fermé les usines mises en cause par précaution et des patrons ont été arrêtés. Des enquêtes seront ouvertes.

La pollution, devenue une question de sécurité publique, provoque de plus en plus «d'émeutes sociales». Après les dégâts des dernières décennies, les nouvelles installations industrielles sont en pointe dans les normes ou innovations environnementales. Mais l'inertie ou la corruption des autorités locales brouillent souvent la donne. Pékin a donc promis de s'atteler au problème. Des émeutes vertes pour de vertueux efforts !

     

jeudi 17 septembre 2009

La Chine a le vent en poupe



Et si la Chine, qui n'était bizarrement pas directement concernée (en tant que "pays émergent") par les accords de Kyoto, d'un coup, d'un seul, prenait une décision bien sentie, et nous mettait tous KO quant aux émissions de CO2... Et si la Chine faisait fi des remontrances des Occidentaux en faisant mieux qu'eux ? Et si la Chine, en somme, nous "niquait" ?

Ca vous ferait rire ? Eh bien, tenez-vous bien, car il semble que ce soit possible. Un rapport d'experts chinois et américains, publié le 10 septembre dans "Nature", fait état ce que coûterait le remplacement de l'énergie fossile (la Chine utilise actuellement des centrales électriques au charbon), par l'énergie... éolienne.

Et la nouvelle donne des ailes, même si la création d'un réseau d'éoliennes occuperait 0,5 million de kilomètres carrés, soit quand même la superficie de la France ! Mais pour la Chine, cela est envisageable. Et le coût ? Il se chiffrerait à quelques 900 milliards de dollars (617 milliards d'euros) sur les vingt prochaines années. Ce montant n'est pas non plus exorbitant, au regard du poids de l'économie chinoise.
Et pourtant, ça déménagerait ! Ce réseau de turbines éoliennes tournant à seulement 20 % de ses capacités pourrait produire jusqu'à 24,7 pétawatts/heure (1 pétawatt est égal à 1 million de milliards de watts), ce qui correspond, selon les experts, aux besoins de la Chine d'ici à 2030 et à sept fois la consommation électrique actuelle du pays.

Loin de ne brasser que du vent en théorie, depuis 2005, les autorités chinoises encouragent le développement des énergies renouvelables, surtout éoliennes, en offrant notamment un régime fiscal favorable. De plus, Pékin a mis en place un système d'adjudications qui garantit une rentabilité raisonnable pour les grands projets de production d'énergie éolienne. La Chine est actuellement le deuxième producteur d'énergie éolienne derrière les Etats-Unis.

Pour les auteurs de l'étude, un éventuel passage à ce système d'éoliennes diminuerait considérablement les émissions de gaz à effet de serre de la Chine, qui est actuellement le plus grand émetteur de C02 mondial. Au lieu de quoi, si elle continuait au régime charbon, il y aurait un accroissement potentiel de 3,5 gigatonnes d'émissions de C02 par an.

Vous me pardonnerez cette fin, mais je ne peux pas m'en empêcher, rapport à la mort de Patrick Swayze il y a quelques jours (qui, je l'avoue, comme bien des adolescentes, m'a fait fantasmer dans ma prime jeunesse dans "Dirty Dancing") : la Chine, "she's like the wind".

     

mercredi 16 septembre 2009

Un sourire, des couleurs



Une petite boutique verte, des vêtements éthiques, confortables et colorés, de la robe aux sous-vêtements, des petits éléments à offrir : déco, bijoux et sacs... Le Sourire multicolore porte bien son nom. Allez y jeter un oeil et un sourire pour aider la courageuse initiatrice de ce projet à trouver sa place au soleil dans le quartier ! D'autant plus que maintenant, nous sommes "voisines", puisque le théâtre du Lieu, où je joue désormais tous les jeudis, n'est pas bien loin !
Elle a d'ailleurs fait un petit article sur le sujet :

lire son article

     

vendredi 11 septembre 2009

Pourquoi j'aime les cosmétiques Doux me...

Cette gamme de cosmétique biologique écologique a été créée par Caroline Wachsmuth, aromathérapeute Suisse.
 Elle a étudié les huiles essentielles et l'art du massage à Johannesburg (Afrique du Sud) et à l'institut Aveda à New-York.

Lors de cette période, elle a commencé à créer ses propres mélanges d'huiles essentielles et à concevoir des synergies personnalisées pour ses amies, quitte à transformer sa cuisine et sa salle de bains en véritable laboratoire de créations ! 


De retour en Europe, elle a réalisé enfin son rêve en créant une marque inédite de cosmétique naturelle, à la hauteur de ses exigences: "Doux me".

Son entreprise, Daylily, est membre de Cosmebio, l'association professionnelle de la Cosmétique Ecologique et Biologique.

J'ai découvert ses produits un peu par hasard, dans une petite boutique, entre deux trains, à Bordeaux... Je partais en vacances et avais besoin de crème pour les mains... Je me suis laissée tenter par la Protection ultime pour les mains... Et je ne l'ai pas regretté ! Mes mains se portent bien, d'hier en demain.

Du coup, j'ai testé d'autres crèmes (le soin apaisant et nourrisant jour&nuit, le lait démaquillant "rose glacée") et j'ai été séduite. Les produits Doux ont de jolis flacons, airless qui plus est, ça veut dire que le produit n'est pas en contact avec l'air et s'altère donc peu rapidement... Les odeurs et les textures sont agréables.
Caroline a voulu des crèmes et des soins bio et écolos, glamours et frais. Et c'est vrai !

Depuis, j'ai rencontré Caroline et nous avons pu apprécier combien nous étions sur la même longueur d'onde, écolo et féminine. Notre partenariat vous permet de gagner des produits de sa marque, sur ce blog...

C'est jusqu'au 30 septembre, alors : Doux me... Do me a favor : test it !

     

dimanche 6 septembre 2009

Avis d'amour...



"Réveillez-vous" en live, un peu comme l'ambiance d'hier soir...


J'ai vu le cinquième soleil, hier... Belle comme une madone argentine, pure, animée d'une énergie contagieuse, victorieuse... Après un an loin des scènes, Keny Arkana était en concert à Paris. Et j'y étais aussi.

Ca a pourtant commencé par un raté... J'ai rejoint deux amies à la terrasse d'un café où on a tranquillement siroté nos bières, sûres que le concert ne commencerait que vers 22h, comme indiqué sur le site de la Fnac. En outre, passées sur le site un peu avant, mes copines n'y avaient vu personne. Nous sommes donc arrivées sur place à 22h05. L'ouvreur prend nos billets et marmonne « 20 minutes, 30 minutes peut-être », en réponse à notre question sur le début du concert. Et là... Virginie dit : « C'est elle ! ». On se regarde, on entend pas grand-chose et comme on est sûres que c'est en extérieur (sur le site, ils parlaient de « la plage Glazart ») on se dit que ça doit être un disque en attendant... Et puis... Non ! C'est bien elle ! Dans une salle confinée, où on transpire instantanément en entrant.

La porte que nous passons donne sur l'aile droite de la scène, on la voit bien, elle est là, en plein concert déjà. Un peu étonnées, un peu dégoûtées, on oublie notre retard pour se laisser emmener, pour se laisser immerger... c'est le mot, parce que mouillées, on l'est ! En sueur de la tête aux pieds. Mais un concert de Keny, ça se mérite, alors on n'y pense pas, on s'investit, on chante, on pleure, on crie. Oui, je pleure. Quand elle entonne les mots de « Clouée au sol », je n'y tiens plus, je suis submergée par l'émotion. Car elle dit si bien les maux de notre société, l'irrespect pour la planète et que... « Changer le monde commence par se changer soi-même »... Et elle le répète. Et elle chante. De plus en plus. Par rapport aux vidéos que j'ai vues, j'ai la sensation qu'elle a pris de l'assurance, qu'elle s'investit encore plus, entre rap et chanson.

Sa voix... Et la voie qu'elle trace et qu'elle voudrait que tous suivent. En se suivant eux-mêmes d'abord. Elle y tient, ses messages doivent être compris. Elle le dit, à la fin : « C'est pas juste un concert et on oublie à la sortie ». Une fille blondinette évaporée à côté de moi dit : « Qu'est-ce qu'on peut faire ? », alors que devant, près de la scène, on susurre à Keny des réponses qui semblent la rassurer. Elle nous gratifie d'un sourire. Magique. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ben, déjà être un peu moins superficiels, peut-être, parce que poser cette question, c'est ne pas regarder autour de soi, ne pas s'intéresser au sort de la terre et au sien aussi. Elle le dit bien, Keny : « Va où ton coeur te porte ». Le soi en harmonie avec ce qui nous entoure, le monde, les autres. Elle sourie encore et... elle se barre. « Je me barre, ciao, ciao, le foyer, je me barre, je m'en vais respirer autre part, ohohoh ».

Vas-y, Keny ! Continue, ton rap est vital. Pour toi et pour nous. T'entendre ça me redonne l'Envie. La reprise de mon spectacle écolo (au Lieu, à Paris 9 !) est jeudi. Et comme par hasard, il s'ouvre sur une chanson de toi : « Terre, mère n'est pas à vendre »... Ave, Victoria.