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Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

mardi 25 août 2009

Avis de préservation par les préservatifs : une French letter



Merci à Marina qui passe activement le message en français… French Letter est une marque de préservatif qui préserve aussi… l’environnement ! Comment ?

Tout d’abord, le latex est naturel et non synthétique. Le préservatif est donc entièrement biodégradable, sans émission de déchets, ni toxines. Vu qu’il est à usage unique, la démarche est intéressante… et unique. Ensuite, les forêts du Sud, où est extrait ce fameux latex ont la certification FSC (Forest Stewarship Councill) et les travailleurs qui l’extraient le font dans le cadre du commerce équitable. De beaux actes… Et de belles paroles ! "French Letter" est une ancienne expression anglaise qui représente tout ce qui vient de France, qui est décadent et en rapport avec le sexe.

And now what ? Ou plutôt… Und was kommt noch ? Les préservatifs sont fabriqués en Allemagne et sont conforme à la norme CE. Un condom conforme, le pied ! Enfin, non… Enfin, bon… Des tests ont été faits et en les étirant au delà de 80 centimètres, il n'ont pas éclaté… ça laisse pensif. Une gamme Aphrodisiac vous promet des plaisirs odorants. Pour les autres, ils ne sentent pas plus le latex que des équivalents d'autres marques. L’emballage de ces préservatifs malins est rond et peut s'ouvrir quel que soit le sens ou l'orientation…

Un condom pas con, ça vaut de l’or ? Ben non, pas tant que ça… Alors, à vos souris !

voir le site de French Letter

lundi 24 août 2009

Elle est belle, ma plante, hein ?

jeudi 13 août 2009

Avis de reprise...


C’est la canicule, on a chaud, on souffle… Et moi, je reprends mon spectacle au Théâtre Popul’air après un mois de pause… A deux ans de spectacle, je souffle ma bougie et reprends une respiration.

Dans les petites salles, on rôde, on rôde le show et on se frotte, on se frotte… au public. Pas d’issue possible, on y est, on y va ! Pour le meilleur et pour le rire, souvent. Et d’autres fois, c’est plus galère… « Gratuit avec participation au chapeau », c’est ce qu’indique Billetreduc. D’aucuns retiennent surtout gratuit. Et zappent la deuxième partie… Qui pourtant veut bien dire ce qu’elle veut dire : au chapeau, c’est qu’on donne ce qu’on veut, ce qu’on peut. Gratuit, c’est relatif. On le sait, un spectacle nécessite des gens pour le mettre en œuvre, le monter, l’animer, dans le sens de le faire vivre… Equipe artistique et technique vont de pair. Sans perdre le nord, elles travaillent assidûment. Alors, si parfois des gens acceptent de travailler bénévolement, cela n’enlève rien au fait qu’ils y mettent de leur énergie, de leur temps, de leurs compétences… Comme dans un travail « habituel ».

Alors que d’aucuns viennent voir un spectacle PARCE QUE c’est au chapeau, sans même se préoccuper du thème, soit. Cela peut rimer avec bonne surprise et peut même être synonyme d’ouverture. Mais quand cette motivation unique entraîne une série de comportements de consommation, je dis non. Enfin, non, je ne le dis pas vraiment, pas officiellement, je ne vais pas arrêter la représentation, parce que certains ne suivent pas. Parce qu’il y a ceux qui suivent, et puis il y a le professionnalisme dont je parlais. Mais je ne suis pas là non plus pour faire le guignol 1h devant des gens volontairement hermétiques, qui ne s’investissent pas deux secondes dans ce qu’ils voient. Ils pourraient amener les pop-corns, ils le feraient. Et pour ça, ils paieraient. Car, souvent le comportement d’après, c’est : pas un euro (tout juste quelques centimes parfois) dans le chapeau… et accessoirement une sale critique sur Internet. Mais si ces gens-là ne s’investissent pas, c’est souvent parce qu’ils n’investissent pas un radis, justement. C’est malheureux, mais s’ils avaient payé 40 euros leur place, ils seraient plus attentifs et réfléchiraient même à deux fois avant de se plaindre…

Je réfléchis aussi à cette tendance de notre société de « noter » à tout va : les spectacles, les films, mais aussi la nourriture des autres (comme dans la triste émission de M6 « Un dîner presque parfait »), les commerces, les restaurants… Et plus les gens sont frustrés de l’école où ils ont collectionné des tôles, plus ils pourront sanctionner leur con-temporains... C’est symptomatique de notre société. Et c’est bien pathétique…

Tout ça pour dire, car je ne veux nous enlever notre sourire - ça n’en vaut pas la peine -, que les spectacles au chapeau, c’est bien... mais ça craint… parfois. Et qu’il faut avoir la foi. Pas nécessairement celle de Dieu, je veux dire la foi dans ce qu’on fait, et c’est mon cas. C’est pourquoi je ne lâcherai pas. Parce qu’il y a tous les autres, ceux qui participent activement à l’interaction magique de la scène et de la salle, apprennent, rient, et souvent, du coup, participent financièrement… pour que ça puisse continuer. Je ne lâcherai pas, non. J’ai encore des choses à dire, à faire vivre et à faire passer. Le spectacle évoluera encore…
Je ne lâcherai pas. Et je vais changer de salle… Suite au prochain épisode !