Bienvenue sur latouffeverte.com, un site pas piqué des ver(t)s !
Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

mardi 16 décembre 2008

Il y a le feu au lac


Photo : voleurdimages2.bleublog.lematin.ch

Ils se sont réunis les 11 et 12 décembre à Poznan… "Ils" : les ministres de l'écologie de 192 pays, lors de la conférence sur le climat des Nations-Unis. Objectif déclaré : préparer la conférence de Copenhague de fin 2009, en discutant les grandes mesures visant à limiter le réchauffement climatique. Objectif effectif : ils nous servent du réchauffé !

Sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, on n'avance pas d'un tuyau de poêle par rapport à Bali. Balivernes et compagnie, les pressions du Canada, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie ont eu raison de la bonne volonté des autres pays industrialisés, alors qu'ils étaient vraiment prêts à des efforts… Même les Etats-Unis !
Il semble que la mouvance Obama reprenne effectivement les injonctions d'Al Gore et John Kerry… A voir. Mais c'est tout vu du côté de l'aide au pays en voie de développement pour faire face aux changements climatiques et pour moins polluer : niente, nada, queue de chi ! C'est la crise, hein, "ils" vont quand même pas dilapider l'argent là-dedans !
Quant au débat sur les limitations de la déforestation, les représentants du de l'Australie, Canada (décidément… tabernacle !), des Etats-Unis et de l'Inde se sont montrés hostiles à la reconnaissance de l'importance de la biodiversité forestière et des droits des populations autochtones et autres communautés forestières. Pas clairs.

Pas encore vraiment possible de savoir de quoi il en retourne, à quel climax de climat on aura droit. Bashung (rendons à César...) avait intitulé son best-of "Climax", qui veut dire apogée et/ou orgasme... Les perspectives seront-elles à l'apogée du mauvais ou à une meilleure jouissance des températures et de la nature sur Terre ? Va-t-on enfin desserrer l'effet de serre et les serres de ces chefs de gouvernements qui n'en démordent pas ? Car ça urge, nom d'une courge ! A Poznan, c'était donc la pause Naan, le quatre-heure de ces messieurs qui gouvernent le monde et veulent le beurre et l'argent du beurre. Espérons que les eurodéputés y mettront un peu plus du leur et un peu moins de leurre, ce mercredi à Strasbourg.

Mais ce n'est pas gagné, tant les positions allemandes, polonaises et italiennes tirent le dispositif vers le bas. "L'Europe ne va réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre que de 4 % entre aujourd'hui et 2020 et rate une occasion unique de doper les investissements dans les technologies du futur", commente Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Concernant le marché des quotas d'émissions, les dérogations accordées aux industriels sont si nombreuses, que seules 4% des émissions polluantes de ce secteur vont être soumises aux enchères, ce qui est peu cher payé.
Va-t-on devoir payer pour ce que voteront demain les eurodéputés sur ces mesures du "paquet énergie-climat", comme on l'appelle ?
Il serait bien qu'ils ficellent par le haut…

mercredi 10 décembre 2008

Sapins pas sains et autres seins


Photo : www.petitpepinieriste.fr

On est en décembre et ça commence à sentir le sapin… A moins que ce ne soit le roussi du feu de joie qu’on essaie d’entretenir au forum du gouvernement. On enferme les SDF de force, pendant que l’ONF force le respect… des forêts. Alors, question à trois aiguilles : on prend un sapin pour Noël ou pas ?

Il est souvent cultivé pour l’occasion, donc ne participe au déshabillement des forêts. Et le sapin naturel a meilleur mine que le sapin artificiel, qui génère de la pollution au moment de la fabrication et du transport. Et en outre, il a une durée de vie limitée. Il vous tire vite une sale gueule. Délit de faciès du sapin en plastique, donc.

Reste à tirer à pile ou face où trouver un sapin garanti naturel en France. Car si c’est pour que les pesticides rayonnent plus dans le salon que la lueur des guirlandes, ça vaut pas le coup de jouer. Sarko a de la chance : il s’est fait offrir le sien, sans même l’avoir cherché. Il trône dans la cour de l’Elysée, comme une relique du Grenelle de l’environnement… Mais l'Association française du sapin de Noël naturel, auteur du cadeau, n’a pas exactement pin sur rue n’importe où et notamment pas à Paris.

Greenpeace conseille de faire l’acquisition d’un sapin FSC. C’est bien joli, mais en France, on n’en trouve pas ! Il faut aller en Suisse ! Et après, on dit que les Suisses sont lents…
Quant à Ikea, l’enseigne suédoise, elle reprend les sapins après utilisation pour les transformer en composte et reverser 1 euro à l’ONF. La solution n’est pas bête, mais la multiplication des transports en voiture occasionnés par l’opération ne transporte pas de joie verte. N’est-t-il donc pas possible, en France, d’acheter près de chez soi un sapin sans engrais ni pesticide et le ramener ensuite, près de chez soi toujours, afin qu’il soit recyclé, composté, décomposé, que sais-je ? A Paris, certains parcs et espaces verts prévoient un espace de stockage des sapins utilisés pour s’en occuper en même temps que le reste du parc. Pratique.

Reste que je ne sais toujours pas où acheter mon sapin… Si c’est pas sain, ça sert à rien. Alors, à quel saint se vouer en ce mois de faits d’hiver ? Et d’où vient cette tradition, justement ? Vers le Moyen Age on décorait les sapins avec des pommes, pour rappeler l'arbre du Paradis. Peu à peu, apparemment, les pommes ont été remplacées par des boules.
Alors que j’avais les boules, et que nous abordions une discussion sur d’autres seins, pragmatique, une copine me dit comme ça : « En fait, on fait toutes du 90B, mais c’est la façon de remplir les bonnets qui change. » J’ai trouvé ça percutant, tant la métaphore peut englober de rondes réalités.
Alors, au lieu de me piquer aux incohérences sapines, c’est décidé, je mets mon bonnet… sur ma tête, et je sors affronter le froid !
Et rien ne me sapera le moral.

lundi 8 décembre 2008

TierraUna : plutôt deux fois qu'une !

C'est une jolie boutique ben sympathique… Qui fleure bon le commerce équitable et qui vous servira même un thé autour d'une petite équi-table.

Bijoux colombiens en filigranes d'argent (très beaux !), thés en tous genres, chaussures bigarrées, pâte de mangue, œufs en chocolat surprise… Tout est équitable et abordable ! Les vendeuses sont disponibles et responsables (j'en ai appris beaucoup sur la situation de la Colombie), leur but est louable et sensible.
Sans fable donc, courez dans cet endroit affable !

TierraUna ; 46 rue de la Fontaine au Roi ; 75011 Paris
Metro Goncourt/Parmentier voir la boutique ici

vendredi 5 décembre 2008

Sarkozy à Douai… Pas doué

Hier, c’était le grand jour, le jour J où Monsieur S nous annonçait son plan de relance de notre économie, tel le messie, mais si !

Saint-Nicolas priez pour nous. Demain, les enfants n’auront peut-être pas de chocolat, crise oblige. Pas de bras droit au gouvernement, pas de chocolat ! Seuls les nantis vont y goûter en entier. Et les autres, pour changer, vont continuer à déguster. Car les effets de manche de Sarko, on connaît.

Effets d’annonce ou annonce de relance ? Paiera bien qui paiera le dernier. Si d’aucuns jugent intéressant le plan favorisant les investissements, ça pèche sur les mesures automobiles. Sarko place le seuil de C02 à 160g par kilomètre, alors que l’Europe l’avait fixé à 120 pour 2012… Pas doué ! Pour une fois que l’Europe tire vers le haut en termes d’écologie, il faudrait penser à suivre, M. Grenelle !Gredin, le Sarko ? Il essaie de nous amadouer. Si les contraintes qu’il fixe n’en sont pas, on ne pourra que l’aimer !

Mais notre petite planète n’attend pas. Elle souffre. Elle souffle. C’est apparemment bien peu de chose à côté de l’accouchement de Mélissa Theuriau. Mais enfin c’est un fait. Absolu.
Alors dans ce monde un tantinet absurde, qu’est-ce qu’on fête demain ? La Saint-Nicolas ou la Saint-Glinglin ?
A moins que ce ne soit la Saint-Bling-bling…