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Parce qu’on étouffe sous l’intox, vous trouverez ici des infos écolos décalées,
pour prolonger le spectacle Charlotte Normand se met au vert...

 

jeudi 29 juillet 2010

Le plastique, c'est pas fantastique


Photo extraite de "L'emballage qui tue"
(Inge Altemeir et Reinhard Hornung)


"Le plastique, c'est fantastique", chantait Elmer Food Beat dans les années 90 pour vanter les mérites du préservatif qui bloque les transmissisons de maladies, oui, et qui est aussi un puissant contraceptif. Aujourd'hui, on apprend que les plastiques des emballages alimentaires rendent stériles, et surtout les hommes... Cherchez pas de logique, justement, y en a pas !

Dans le reportage "L'emballage qui tue" diffusé avant-hier soir sur Arte*, il est montré que les plastiques alimentaires contiennent énormémement de phtalates, ces substances sympathiques, déjà montrées du doigt dans les cosmétiques.
On le sait, elles rendent stériles. Les hommes qui en consomment directement, oui, mais aussi les enfants mâles à travers leurs mères. Tout le monde est donc tenu d'y faire attention. D'autant que la magie avec ces substances, c'est qu'on ne sait jamais où ça s'arrête : on démontre un effet nocif, mais plein d'autres peuvent exister aussi dans la même substance ou dans d'autres. C'est comme les trains : un phtalate peut en cacher un autre.

Et dans le train-train de l'industrie alimentaire, qui s'en soucie ? Sûrement pas les fabricants, qui font produire en Chine des emballages interdits de fabrication en Europe. Les Chinois produisent donc pour exporter. Mais, pas fous, ils n'utilisent surtout pas ces emballages pour leur propre alimentation, ni même celle des animaux (comme l'indique la photo). Ca me fait penser au sketch des Inconnus "On va tous vous niquer". Je carricature évidemment, mais c'est un peu ça.

En même temps, ils ont raison, qui peut les blamer ? C'est ce qu'on leur demande et on les paie pour ça. C'est ça, la magie des toxiques, ce qui est toxique à l'endroit A peut être fabriqué à l'endroit B. Et ne semble plus être considéré comme toxique à l'endroit A, puisque finalement, il y revient et y est commercialisé, bien à vue, sur les étagères des supermarchés. Magique, je vous dis !

Et de vue, il est question, puisqu'outre les phtalates et le biphénol A - oui, celui des biberons : eh bien, magique, on ne le trouve pas que dans les biberons - dans les plastiques, les encres des cartons sont aussi mises en cause. Et ce toxicologue suisse (oui, je l'ai toujours dit, les Suisses sont tout sauf lents) de relever : "c'est même dans les emballages les plus attrayants qu'on trouve le plus de substances toxiques." Isn't that ironic ?

Ironique ? Carrément cynique, oui. Car il suffirait d'une décision ministérielle pour tout interdire. Mais quand on interroge la directrice de l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Alimentaire), elle demande de couper la caméra. Réjouissant. Et très rassurants, ces gens qui nous gouvernent. Une fois encore on sert d'abord les intérêts des grandes boîtes avant la santé des consommateurs. Pour nous pas de dessert ! Ou alors emballé au poison. Et encore moins de champagne : certains le boivent, tous les autres trinquent.

Pour finir, un mot de la consommatrice qu'on voit dans le reportage : maman de deux garçons, elle est un peu désorientée et on la comprend. Ceci dit, j'ai un peu de mal à comprendre quand les gens disent : "Je veux faire autrement" et continuent à aller au supermarché et à faire du riz préemballé à cuire comme ça.

Quand on veut faire autrement, il y a vraiment des alternatives efficaces aujourd'hui. A commencer par les AMAP, bon marché dans tous les sens du terme : les légumes peu chers arrivent direct de chez le producteur, sont garantis sans pesticides et bien de chez nous. Et le contrat qui unit l'adhérent et le paysan devient contrat de confiance. Contrat de conscience.

Je ne peux pas dire "Je veux faire autrement, mais je continue à faire pareil". Et d'invoquer toujours l'argent (le manque), le temps (le manque), l'envie de cuisiner (le manque). Quand on veut changer, on peut s'en donner les moyens. Il y a des solutions à trouver pour tous, relayées par de nombreux réseaux associatifs. Cela passe par de grosses réadaptations dans le quotidien, c'est sûr. Ca peut demander des efforts au premier abord, mais après, c'est la promesse d'une vie plus saine et plus libre.

Ceci dit, à rappeler la responsabilité individuelle, je n'oublie pas la responsabilité calamiteusement assumée par ceux qui nous gouvernent et nous servent à manger. Il est important de se mobiliser pour faire interdire ces substances et soutenir la recherche de ceux qui se préoccupent plus du citoyen.

Pour que ne nous soyons pas que des con-sommateurs.

*le reportage est encore visible pendant 5 jours sur Arte+7

mardi 27 juillet 2010

Une lune pleine... d'avenir !


Photo : http://theatredelapleinelune.org

C'est un concept né du cerveau d'un homme, Humbert Camerlo, metteur en scène de théâtre, puis d'opéra, créateur à la fin des années 80 du Théâtre de la Pleine Lune. Il s'agit d'éclairer un spectacle à la seule lumière de la lune...

Un lieu-laboratoire, vivier d'expériences scientifico-artistiques voit le jour à Saint-Bauzille de Putois, à 40 km au Nord de Montpellier. Là, Humbert Camerlo, camelot lunaire, fait des tests, élabore des mécanismes et affine son concept. C'est que la lune en tombant un jour dans un de ses miroirs lui a montré de quoi sa lumière était capable. Le miroir a réfléchi, et Humbert aussi...

Ainsi, "la lumière réfléchie par la lune est, dans la frange visible, identique à sa source la lumière du soleil. Dans de bonnes conditions climatiques et selon des modalités spécifiques, la « Pleine Lune » renvoie sur la Terre suffisamment de quantité de lumière solaire pour être utilisée comme source performante d ’énergie lumineuse." Ou comment le spectre lunaire n'a plus rien de fantomatique.

Rendre à la lumière lunaire sa dignité en montrant qu'elle nous éclaire autant que la lumière solaire. Puiser dans le potentiel naturel uniquement la possibilité d'illuminer un spectacle... C'est le pari génial du Théâtre de la Pleine Lune. Il est clair comme la lune que d'autres ont dû le faire avant, dans l'Antiquité, voire après. Mais aujourd'hui, au coeur d'une pollution lumineuse électrique quasi-permanente, c'est une gageure.

Oui, vous qui êtes en vacances et tentez de regarder les étoiles filantes, vous avez dû le constater : même dans les petits villages, les rues restent souvent éclairées toute la nuit. Du coup, voir une étoile filante, c'est une gageure aussi. Même si pour ma part, avec de la patience, je finis toujours par y arriver.
D'ailleurs ceci est en rapport avec cela, puisque l'émission "La nuit des étoiles filantes" avec Hubert Reeves est (tour)née... au Théâtre de la Pleine Lune !

Et ce dimanche soir, c'était la pleine lune. Je le sais, puisque, sans blague, les soirs de pleine lune, mon sommeil est agité et je dors mal. Enfin, quand je dis mal... sûrement que des informations lunaires m'arrivent !
Et ce dimanche soir, les chanceux qui étaient à Montpellier ont pu assister au premier spectacle éclairé exclusivement par la pleine lune. Pour ce faire, il leur fallait se munir de miroirs, alors que la municipalité s'était engagé à éteindre l'éclairage public le temps du show. Et s'il ne faisait pas assez chaud, enfin pas assez clair de lune pour cause de nuages, des bougies étaient prévues. Il fallait entre 1500 et 2000 personnes pour que l'opération réussisse...

Je n'arrive pas à trouver de retour sur information pour savoir comment c'était... Alors, qui en était ?

article du Midi Libre
site du Théâtre de la Pleine Lune

jeudi 22 juillet 2010

Connaissez-vous Alberta ?


Photo : blogs.reuters.com

Alberta, c'est le petit nom de la plus riche province du Canada. Lacs paradisiaques pour la natation, le ski nautique et autres activités, montagnes aux jolies neiges éternelles (enfin pas tant que ça, on le sait maintenant), le site est idéal pour les touristes en mal de bol d'air. Oui, mais voilà... Alberta cache ses souillures...

Comme je l'indiquais dans mon article de novembre*, alors que des gisements de pétrole sont déjà exploités un peu partout dans la province, Total et d'autres grands groupes vont jusqu'à exploiter les sables bitumeux pour en extraire le pétrole. Le précieux or noir, mêlé à du bitume visqueux et lourd, aggloméré à du sable et du schiste, doit être traité à coup de gaz et d'eau, ce qui revient à polluer encore cinq fois plus pour obtenir un bidon par rapport à l'extraction "normale", déjà pas mal polluante.
"Je pétrole donc je vole, je pollue donc je suie", nous rient au nez ces groupes pétroliers.

Et la province d'Alberta de mettre en avant ses vertus environnementales... en omettant ce petit détail. Ah, l'omerta des pollueurs !
En signe de protestation et de sensibilisation, Corporate Ethics International, à la demande de fondations et citoyens, a placardé des panneaux annonçant '“Alberta: the Other Oil Disaster” mettant côte à côte une photo d'un oiseau mazouté du golfe de Louisiane (intitulée “Gulf Oil SpillDisaster”) et l'autre montrant les sables bitumeux (intitulée “Alberta Tar Sands Oil Disaster"). Pour finir un “Thinking of visiting Alberta, Canada ? Think again,” alpague le touriste et le targue de passer son chemin.

Je ne sais si cette campagne est d'une grande efficacité auprès du public, mais elle a été pas mal relayée par la presse là-bas apparemment. Alors si le paysage de Rocheuses vous fait rêver, "rethink", c'est-à-dire repensez à deux fois votre itinéraire car la province d'Alberta mérite le boycott pour laisser ainsi violer son sol.

Pauvre Alberta, si belle, si fière avec ses Rocheuses qui pointent !
Pour lui rendre sa dignité, vous pouvez soutenir la campagne ici.
Et préférez les gorges du Verdon pour les vacances...

*article "Merdier total " sur La touffe verte
article canadien en anglais ici

lundi 12 juillet 2010

Monsanto a l'amende : c'est coton !


Photo : http://image.mabulle.com

Une fois n'est pas coutume, mais deux fois... ça commence à être coton pour Monsanto !

L'amende concernant la publicité mensongère sur le round-up était certes assez symbolique*. Mais celle qui condamne Monsanto pour avoir vendu illégalement du coton OGM, ça, ça commence à être significatif. Surtout quand le chiffre s'élève à 2,5 millions de dollars. Comme ces gens-là ne comprennent que ce langage-là, on peut se réjouir que l'EPA (l'Agence américaine de Protection de l'Environnement) ait réussi à faire condamner la firme.

Le motif, c'est que la culture du coton génétiquement modifié, qui produit son propre pesticide, est interdite dans dix comtés du Texas. L'EPA essaie d'éviter que les insectes ne deviennent résistants à ces produits. Car elles sont pas cons, les bêtes, à force de cotoyer les plantes modifiées et leurs pesticides internes, elles s'adaptent à ces substances pour survivre. Certains insectes y arrivent, d'autres pas... Et malheureusement, les abeilles sont en première ligne de l'hécatombe. En tout cas, l'interdiction qui vaut au Texas a été ignorée par Monsanto qui, en vendant des graines de coton OGM, l'a violée... 1700 fois ! A la guerre comme à la guerre, semblent dire ces gens-là.

Parce que "chez ces gens-là, on ne vit pas, monsieur, on ne vit pas. On compte...", comme le chantait si bien Brel. Mais à force de prendre tout le monde pour des brêles à violer la loi au nez et à la barbe de tous, il fallait quand même bien que les rois des OGM se fassent prendre par la barbichette. Et pour une fois, l'amende est à la hauteur de leurs chevilles bien enflées. Et de se faire rappeler à l'ordre d'autres fois, c'est ce qui leur pend au nez.

Il semble un peu fragilisé, le colosse. Pieds d'argile, les OGM ? Cela se pourrait bien, car ça ne se passe pas vraiment comme prévu. D'abord les "mauvaises herbes" qui se rebellent contre les pesticides et forcent les agriculteurs à abandonner leurs champs**, ensuite cette décision salutaire, et puis la résistance citoyenne partout dans les pays européens qui force les gouvernements à prendre des mesures de sauvegarde... Oui, le dernier bastion de préservation de la biodiversité, c'est encore et toujours nous...

Alors si vous n'avez pas encore signé la pétition pour éviter qu'on ne nous refourgue les OGM via l'Europe, c'est le moment.
Car la Commission européenne a décidé mardi d'assouplir les autorisations aux OGM sur le marché européen***. Cherchez pas la logique, y en a pas. D'un côté, on condamne, de l'autre, on soutient... La loi de l'argent et des couilles en or a la dent dure...

Alors, restons mobilisés... Pour qu'OGM rime définitivement avec pas la peine ! (avec un petit effort de prononciation...)


*cf article "Monsanto définitivement condamné sur le Round up... On nous aurait menti ?" sur La touffe verte
**cf article "Quand la nature dit stop" sur La touffe verte
***article sur le site de Greenpeace
article du Monde sur la question

vendredi 9 juillet 2010

Et si le soleil ne brûlait pas les ailes d'Icare... mais les alimentait ?


Photo : www.solarimpulse.com

Qui a dit que les Suisses étaient lents ? Certainement pas moi, je les connais bien et je pourrais vous en écrire des Romans... Et il se trouve que le vol historique de l'avion à énergie solaire Solar Impulse a eu lieu dans le pays des montres, au-dessus du Jura.

Car, il le jura, Bertrand Piccard n'allait pas s'arrêter à son record du premier tour du monde en ballon sans escale (en 1999, si vous ne savez plus). C'est pourquoi il est l'initiateur du projet Solar Impulse et s'est entouré d'autres grands petits Suisses, dont André Borschberg, le pilote.

Et celui-ci vient de réussir la performance de voler 26 heures en autonomie solaire totale. Et a quand même dû passer 10 heures sans boire, car là-haut, dans sa cabine peu isolée, l'eau avait gelée. Mais cela n'a pas gelé sa prouesse et il était partant pour poursuivre, car il restait encore 40 % d'énergie dans les batteries au moment du retour. Si l'avion pouvait continuer à voler et charger à nouveau ses batteries, Bertrand Piccard a préféré ne pas tirer sur celles du pilote, pourtant en pleine forme.

Le principe est donc "simple" : HB-SIA, le petit nom de ce prototype, a les ailes recouvertes de 12 000 cellules photo-voltaïques alimentant ses quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun. Les batteries de 400 kg installées sur l'avion sont rechargées par ces panneaux solaires tout au long de la journée et fournissent l'énergie nécessaire pour maintenir l'appareil en l'air en vol nocturne. La compétence solaire brille même la nuit !

Et c'est bien l'objectif de cette entreprise, montrer qu'on peut pousser toujours plus loin l'innovation intelligente pour pallier la société du pétrole et de la pollution.
"De démontrer toute l’importance des nouvelles technologies dans le développement durable, et de placer à nouveau le rêve et l’émotion au cœur de l’aventure scientifique", est-il dit sur le site de l'opération*.

Et c'est vrai qu'un peu de rêve ailé et doré dans ce monde de brutes, ça ne fait pas de mal à une mouche !
Icare au soleil ou le vol aux ailes solaires...

*le site de Solar Impulse
source AFP
article Futura Sciences

dimanche 4 juillet 2010

Des green boutiques... en quelques clics



Si vous avez coutume de faire vos achats sur Internet, il existe un site qui répertorie "les meilleures boutiques en ligne écologiques de France", www.greenboutiques.fr.

Pour ma part, je l'avoue, je suis "old school", car je n'achète quasi-jamais rien à distance. Je me déplace, je tâte, je touche, je sens, puis j'achète.
Mais pour ceux et celles à qui cette tendance facilite la vie, alors effectivement, autant aller sur des sites verts !

Vêtements pour bébé en coton organique, chaussures en matériau recyclé, produits d'entretien pour la maison sans toxique, vous trouverez de tout et tous les liens sur Greenboutiques. C'est un peu le souk ouvert à tous les vents verts ! D'ailleurs l'accueil est un peu comme une maison aux multiples fenêtres qui ouvrent sur autant de marques et d'uni-verts.

Etre écolo, c'est changer de façon de consommer et limiter (naturellement, si, si, c'est possible !) ses besoins. Il est vrai que pour certains, selon l'endroit où ils habitent et leurs insdisponibilités, consommer autrement passe par Internet. Nécessairement. Alors, avant de passer à table, pensez à cliquez sur les adresses sympas, vertes et/ou équitables de Valérie, la meneuse joyeuse du site. Maman qui n'a pas tout son temps, elle partage ses bons plans. Allez voir !

Lien vers Greenboutiques

mardi 29 juin 2010

Le pétrole continue à fuir : BP nous fait marrer noir


Photo : www.etyc.org

Si ce scénario catastrophe n'existait pas... faudrait l'inventer. Si, si, BP fait très fort et va de jour en jour plus loin dans l'incompétence... et l'inconcevable.

Ca y est, on est à près de 100 000 barils de pétrole déversés* par jour depuis la plateforme Deepwater Horizon dans la mer ! L'horizon est amer. Et le goût des poissons et des oiseaux du coin aussi. Au point que des débats divisent ceux qui veulent les nettoyer et ceux qui pensent les tuer.
Ca me tue, cette société se fait des milliards de dollars en puisant et vendant du pétrole... qui ne lui appartient pas, car je reste subjuguée aussi par l'arbitraire de ces notions de "propriété privée" quand il s'agit des ressources directes de la Terre. Et attention, ils veulent faire la même chose avec l'eau.

BP se fait des milliards, donc, et n'est même pas foutue d'assurer ses constructions. Dès 2006, BP est sous surveillance du Congrès, depuis une sérieuse fuite survenue en Alaska*. Et qui menace de se reproduire... Evidemment, l'entreprise s'était engagée à consolider ses normes de sécurité. Vaste entreprise.
Surtout que le Congrès n'a pas l'air de surveiller grand-chose et que les réactions d'Obama, même s'il a qualifié la catastrophe de Deepwater de "11 septembre écologique", semblent aussi molles que la nappe brune...

Et même quand ça pète, rien ne se fait, le pétrole part à vau-l'eau. Beau travail, bravo !
Alors, d'abord on dit qu'on va brûler une partie de la nappe, puis on attend donc on ne peut plus brûler, alors on balance du Codexit, hautement toxique, histoire de rendre l'histoire un peu plus fumeuse. On envisage les ballots de cheveux, des gens en envoient des kilos, et puis, non, on se retracte. Ensuite, c'est le tour d'injection de boue lourde, de placement de couvercles qui ne tiennent pas... Et s'ajoutent à cela une fuite de gaz, un bateau foudroyé et une tempête tropicale qui se profile... C'est "Pirates des Carburants", je vous dis !

Vaut mieux en rire, mais c'est vraiment triste. Et incroyable que ce genre de société ne soit pas condamnée à verser des milliards de dollars d'amende... aux gens qui vivent du travail en mer, à ceux qui vivent sur les côtes atteintes, aux associations qui font leur possible pour sauver les espèces, aux Etats-Unis pour atteinte au patrimoine !
Je ne sais pas à quels moines BP se voue, mais ils pataugent dans la gadoue. Et c'est bien moins glamour que dans la chanson de Jane Birkin, parce que la mare est planétaire. Qu'est-ce qu'on se marre !

* source ici
** source là

lundi 28 juin 2010

Pas fane de carotte...



C'est vraiment sympa, l'Amap, les légumes sont bons et bios, on échange des recettes... La quoi ? Mais si, vous savez, AMAP : Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne.

Le principe, c'est que les adhérents... adhérent, et donc s'inscrivent pour au moins six mois et payent d'avance (en plusieurs chèques si besoin, pas de panique) leurs paniers hebdomadaires de 10 ou 15 euros. Comme ça, l'agriculteur a des consommateurs assurés et ajuste sa production en fonction. Enfin, ils sont pas si cons les sommateurs, car ils s'impliquent de fait dans le développement d'une "vraie" agriculture bio : cohérente, fraîche et de proximité. Pas de patates venant d'Egypte et portant le label AB par délégation à un organisme de contrôle local pas forcément fiable.

L'Amap, c'est bon marché, dans tous les sens du terme !
Pour dix euros, on a largement assez de légumes pour la semaine pour deux. Impossible de faire mieux ailleurs. Et l'ambiance est conviviale, quand on va chercher son panier, on discute de l'air du temps, et on échange des recettes. Ca permet de cuisiner des légumes inconnus et de découvrir de nouvelles saveurs...

Ma seule réserve : les fanes des carottes. J'ai découvert récemment que cela se mangeait. Alors, j'ai tenté deux recettes de soupe. La première à base de fanes, d'oignons blancs et de fromage frais. Frais, c'est comme ça que j'ai servi ce breuvage, en verrine, pour tester et faire tester... Eh bien, le petit goût d'herbe et de savon a surpris... mais pas conquis. Ensuite, j'ai fait une soupe avec plein de légumes et ai ajouté des fanes, en me disant que, comme ça, le goût serait moins fort... "J'abandonne !" La fane a tout dominé et, vraiment, je ne suis pas fan de ce goût un rien écoeurant...

Enfin, quand je dis "j'abandonne", je ne le pense jamais vraiment. Alors, je me suis dis que le principe d'un blog, c'était l'interaction... Vous me voyez venir, mesdames (et messieurs ! la cuisine n'est plus réservée aux femmes) : si vous avez des recettes qui permettent d'utiliser la fane sous son meilleur profil, n'hésitez pas, faites passer !

Le site du réseau AMAP

jeudi 24 juin 2010

On est footus, on se mange trop...



En apparence, cette chronique n'a de vert que la couleur du gazon... Mais ce qui s'est passé avec l'équipe de France est pour moi très symbolique de la décadence d'une société qui doit vraiment aller vers autre chose... Ne vous fiez donc pas aux apparences !

Tout commence dans le métro... Oui, mais trop : un placard de quatre mètres par trois, une pub pour une marque de vêtements de sport made in petits chinois, avec un gars au centre qui donne l'exemple à des jeunes autour... un certain Evra. Je me marre et me dis "décidément, qui ils vont encore nous starifier, ce gars, je sais même pas qui c'est !"... Eh ben ça donne le ton : autant je connaissais Laurent Blanc, Henry, Lizarazu, Pirès avant le début de la Coupe du monde 98, autant l'équipe de France de cette année, dès le début, j'en avais rien à foot !

A l'image de Putix, l'icône caricaturée par Action discrète, cette équipe s'est distinguée surtout par ses écarts et sa vulgarité. Pas de quoi m'intéresser à leurs actions sur gazon. Qui, d'ailleurs ne valent pas cher. Or un footballeur se doit d'avoir l'intelligence du ballon et pas juste le ballon de ceux se croient tout permis ! On lui demande pas de philosopher, mais de prendre corps avec le match, c'est quand même son boulot, non ? Non.

Pour ces footeux insolents et arrivés, rien ne semble compter que l'or de la partie. L'or en coupe ? Que nenni, celui qu'ils ont d'office dans leur poche en participant à de telles compétitions, comme la Coupe du Monde. Enfin, quand je dis "participer"... Même les amateurs de foot ont été frustrés par le jeu. Normal, tout est dans le "je".

L'histoire de l'hôtel hors de prix et des diverses réactions ridicules des membres du gouvernement pour les couvrir ou les accuser est à l'avenant. On nage en plein n'importe quoi, plus de repères, plus de respect. Le paroxysme est d'ailleurs atteint dans la magnifique formule sans oxymore qu'adresse un joueur à Domenech l'entraîneur. En même temps, dans une société où même le président dit "casse-toi, pauv' con, casse-toi !", faut pas s'étonner de telles dérives...

Et Brice Hortefeux d'être condamné pour injures raciales, et Woerth d'être soupçonné de tremper dans une affaire d'évasion fiscale, et Guillon et Didier Porte d'être mis à celle de France Inter... Dans ce méli-mélo confus et médusant, on ne distingue plus rien. L'expression, la liberté d'expression, c'est quoi, finalement ? Dire "je t'encule" à quelqu'un ? Ou avoir la possibilité de le dire mais ne pas le faire ? Ou le faire sans rien dire ? On ne sait plus bien...

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'en continuant sur cette voie, on est footus !

mardi 22 juin 2010

Une ligne de lingerie comme un peau-aime...



Sans que ce blog ne tombe dans l'esprit conso car ce n'est pas son but, il est des marques qu'il est bon de mettre en avant pour leur démarche et leur audace. Ainsi, la gamme de lingerie Peau-éthique affiche une tendance bohème et équitable. Et elle met cartes sur table !

En effet, sur le site, tout est détaillé, de la création jusqu'au prix du vente, en passant, bien sûr par la fabrication. Tout commence par le coton... jolie plante qui, après floraison et éclatement de capsules rigides, se couvre de bourres, blanches houpettes soyeuses et fibreuses.

To bio or to be bio ? La question ne se pose pas, tant l'absence de traitement par pesticides profite à la qualité de la fibre et aux gens qui la récoltent... à la main. Le travail se fait ensuite sur place, en Turquie ou en Inde, dans des ateliers de Commerce équitable, d'après les modèles dessinés en France. Bon nombre de photos illustrent cet aspect du travail et j'avoue que cette transparence fait du bien. Quand on y pense, des illustrations transparentes, ça peut sembler un drôle de concept ! Et pourtant... La société projette aussi l'aide à la construction d'une école en Inde.

Indélébile, le coton bio Peau-éthique ? En tout cas, aucun colorant cancérigène ou allergène n'est utilisé. Si c'est pas beau, ça. Tout beau, tout bio.
Quant aux modèles, ils sont plus ou moins bohèmes, chics mais pas chocs. La dernière gamme Caresse de soie est plus habillée... enfin, si on peut dire, puisqu'on parle de sous-vêtements ! La gamme Charme est charmante, et la gamme Elégance, sobre et colorée. J'ai un faible pour ce côté simple et franc. Les prix, eux, n'ont rien de surprenant, et c'est tant mieux.

On l'aura compris, Peau-éthique fait du beau bio, et cette franche franchise touche par son honnêteté joyeuse. J'en veux pour preuve la petite abeille qui bat des ailes sur le site. Sans battre le zèle, je vous encourage à vous déshabiller poétique...

Le site de Peau-éthique